Pour commencer, BONNE ANNEE A TOUS ! Bien évidemment, je vous souhaite à tous une bonne santé, beaucoup d'amour, de bonheur, d'argent !
Je vous trouve quand même chanceux parce que c'est ma deuxième publication cette semaine (pour ceux qui ne le savent pas encore, j'ai ENFIN terminé ma première grosse fiction « Quatre vies à relier » même s'il est fort possible que je publie, dans un avenir proche ou lointain un épilogue (mais je ne le certifie pas !) et c'est d'ailleurs son écriture qui m'avait ralentie sur « Aller de l'avant ».
Dans tous les cas, je remercie Angel16, dolylavi, birginie, nana10, PatiewSnows, Alex16, Maryfanfictions, mlca66, erika shoval, Grazie, Annetoutsimplement, anayata, Habswifes et Louise Malone d'avoir laissé une review au précédent chapitre ainsi que tous les lecteurs qui s'arrêtent sur cette petite histoire !
Je vous laisse découvrir le dernier chapitre de cette histoire ! A vous de le lire pour savoir s'il y aura un happy end ou non !
Bonne lecture !
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Point de vue de Bella :
Ça faisait maintenant une semaine que j'étais installée dans mon appartement de Florence.
Tous mes cartons étaient enfin vides. Max, mon chat semblait s'être déjà bien acclimaté à notre nouveau domicile même si je pense qu'il préfèrera la petite maisonnette que mon oncle Aro m'avait dégoté à Volterra pour les week-ends et vacances loin de la ville.
Il faisait un peu frisquet dans cette ville –on était à la mi-janvier-mais il faisait beau. Le ciel était d'ailleurs dépourvu de nuages et la neige n'était pas tombée cette année à part quelques centimètres mi novembre que la pluie avait facilement balayé par la suite.
Ça me changeait complètement de Forks et de Phoenix. Florence était d'ailleurs le juste milieu niveau climatique mais tellement plus enrichissante niveau culturel et professionnel ! C'est pour ça que j'avais passé ma dernière semaine de vacances dans les rues de cette magnifique ville italienne, à renouer avec le pays de ma mère, à replonger dans la langue chantante des italiens dont je récupérai assez facilement l'accent.
Les cartons pouvaient attendre.
Surtout quand leur déballage signifiait que j'allais définitivement rester en Italie et pas retourner en Washington par le prochain avion.
Je devais laisser Edward derrière moi.
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Un cocon.
J'étais dans un cocon.
Chaud, doux, accueillant.
Et comme dans un cocon, je m'y sentais bien.
En sécurité.
Je savais que je dormais, que je rêvai, quand je me voyais rire aux éclats en tournant sur moi-même dans la clairière où nous avions eu l'habitude d'aller, à l'époque du lycée, Edward et moi.
Mais qu'importe.
Ça faisait du bien d'être heureuse pour une fois. Même si ce n'était qu'imaginaire.
Parce que ça me faisait chaud au cœur malgré tout.
C'était comme un souvenir que je chérirais quand je me réveillerais.
Qui me tiendra compagnie quand le froid aura regagné ses droits sur mon corps.
J'enfonçai mon visage dans l'oreiller alors que j'étais à plat ventre avant que je ne sente quelque chose de chaud effleurer ma joue.
Et ensuite, se fut un souffle qui se fit sentir contre mon visage.
Le tout, me donna la chaire de poule mais je ne sursautai pas parce que je connaissais ce toucher.
Celui d'Edward.
Ses doigts glissèrent dans mes cheveux, me prodiguant un massage irrésistible qui me sortit définitivement du sommeil.
-Ouvre tes yeux, belle ange, susurra-t-il en utilisant les mêmes mots qu'à l'époque où nous sortions ensemble.
Et parce que je ne pouvais pas lui refuser quoique se soit quand il me parlait sur ce ton là et avec ces mots précis, je les ouvris et le vis en face de moi, me regarder comme si j'étais la plus belle créature de son univers.
Depuis combien de temps n'avais-je pas vu cette adoration à mon égard dans les yeux d'un homme ?
Chez personne en dehors d'Edward, remarquai-je péniblement.
Le sourire en coin tendre de l'homme allongé à mes côtés m'empêcha de ruminer mes sombres pensées et fit battre mon cœur plus fort.
Mieux, il fit courber mes lèvres vers le haut et je sentis une vague d'amour pour lui me submerger sans que je ne veuille la réfréner.
Parce que j'aimai Edward alors que j'avais cru que je l'avais définitivement oublié.
Loin des yeux, loin du cœur.
Mais cette nuit…
Cette nuit, nous nous étions pardonnés avec nos corps.
Cette nuit, nous nous étions découverts à nouveau.
Cette nuit pourrait être un nouveau départ pour nous deux.
Sauf que je réprimais tout de suite l'espoir qui m'envahissait sous cette pensée.
Il était trop tard pour nous. Même si l'illusion était belle.
Cependant, ça ne m'empêcha pas d'admirer Edward alors qu'il me caressait le dos, ses yeux verts toujours plongés dans les miens.
« J'adore tes yeux. Ils sont si expressifs même lorsque tu viens à peine de te réveiller » m'avait-il dit par le passé.
Alors il devait voir cet éclat particulier que faisait briller l'amour dans mes prunelles. Le même qui faisait scintiller les siennes comme de vrais émeraudes.
Au bout d'un moment calme et silencieux, Edward se pencha en avant et m'embrassa délicatement, limite chastement, faisant presque vaciller mes convictions sur notre futur.
Presque.
-Bonjour, souffla-t-il contre ma bouche.
-Bonjour, répondis-je de la même manière.
Puis sans plus attendre, je fis passer une de mes mains dans ses cheveux déjà désordonnés afin de rapprocher sa tête de moi et lui volai un baiser qui se transforma vite en un déferlement de sentiments que ni Edward, ni moi ne pouvions contrôler.
Ça avait toujours été passionné entre nous et apparemment ça le serait toujours.
-Je t'aime, Bella. Oh, bon sang, si tu savais comme je t'aime, susurra-t-il entre plusieurs baisers.
Et même si mon cœur fondit comme neige au soleil face à sa déclaration, je me figeai, reprenant pied avec la réalité.
Notre petite bulle avait éclaté.
Et c'est avec un calme qui m'étonna étant donné que mon esprit et mes émotions étaient complètement en vrac que je lui répondis :
-Je t'aime aussi, Edward. Mais ça ne suffit pas : On ne peut pas ranimer un feu avec des cendres.
Je me sentis mal à l'aise et triste aussi pendant que les traits de son visage s'affaissaient, alors je me levais et commençais à m'habiller assez rapidement.
Je devais quitter cette maison au plus vite.
-Attends, Bella, répliqua-t-il vivement en m'arrachant des mains le pull que je m'apprêtai à revêtir. Tu ne peux pas partir comme ça. Pas après cette nuit.
-Bien sûr que si, répondis-je en attrapant mon jean dans lequel je passais mes jambes avant de me lever et lui faire face. On s'est tout dit : On est désolé pour ce qui s'est passé il y a dix ans. On s'est pardonné. On peut enfin tourner la page sur toute cette histoire. Aller de l'avant.
J'enfilai vite fait mes chaussettes en prononçant ces derniers mots avant d'agripper une manche de mon pull que je tirai vers moi afin de récupérer mon bien.
Sauf qu'Edward ne lâcha pas prise. Au contraire, lui aussi tira sur mon haut en laine avant de parler :
-Je ne te comprends pas, Bella : On s'aime mais pour toi, ça ne suffit pas ? Je sais que notre passé commun joue contre nous, mais on n'est plus des ados ! On n'a apprit de nos erreurs ! On peut sortir de cette épreuve plus fort encore qu'avant !
Oh, que j'aurais aimé le croire, mais j'avais perdu ma naïveté en quittant le lycée.
-Je ne crois pas que je pourrais à nouveau te faire confiance, lâchai-je d'un seul coup, ouvrant les vannes de ce que je retenais depuis notre rupture. J'ai besoin d'un homme sur qui je puisse compter. Un homme qui ne s'enfuira pas au premier obstacle. Un homme qui me soutienne coûte que coûte !
Et même si Edward broncha à chacun de mes mots, il n'hésita pas à me répondre à peine terminée :
-Laisse-moi le temps de regagner ta confiance.
-Nous n'en avons pas, Edward, dis-je en secouant la tête, lasse.
Face à l'incompréhension que ses sourcils froncés dévoilaient, je m'expliquai :
-Je quitte les Etats-Unis à la fin de mes vacances de fin d'année.
-Quoi ? s'exclama-t-il, ahuri.
-Mon oncle m'a proposée un poste d'enseignant en université à Florence, révélai-je. Et j'ai accepté.
-Tu vas aller vivre en Italie ? balbutia-t-il, l'air de ne pas y croire.
-J'ai trop de mauvais souvenirs à Phoenix et à Forks. Je veux définitivement aller de l'avant et oublier tout ce que j'ai vécu ces dernières années. Vivre en Europe une opportunité que je ne pouvais pas refuser car je sais que ça m'aidera à avancer.
-Non, non, non, paniqua-t-il en se relevant complètement avant de quitter le lit et de se poster face à moi, se moquant complètement de sa nudité. S'il te plait, Bella, oublis Florence ! Reste avec moi, on fera de nouveaux souvenirs à Forks qui effaceront, avec le temps, les anciens ! On se mariera et on habitera dans cette maison, comme on l'avait prévue ! Je te ferais des bébés, par dizaine si tu le veux mais reste, Bella !
Je ne sais pas à quel moment j'avais commencé à pleurer mais les larmes coulaient abondamment sur mes joues. Edward avait les yeux brillants mais sembler se retenir de verser la moindre eau salée, voulant me montrer par ses prunelles toute sa sincérité et son amour.
-Je t'aime, soufflai-je.
-Non, comprit-t-il en me voyant reculer d'un pas vers la porte de sa chambre.
-Mais c'est trop tard pour nous. J'ai des responsabilités en Italie, des responsabilités que je me dois de tenir.
-Bella…
-Non, Edward, coupai-je en essuyant mes larmes. Ne rends pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà, s'il te plait.
Inspirant profondément pour me donner le courage de finir cette conversation, j'ajoutai :
-Laisse-moi partir, Edward. Et pour de bon cette fois. Cette séparation est notre seule issue.
Je me retournais et quittai cette chambre qui avait accueillit nos ébats puis sortis de cette maison dont je ne regardais pas la décoration avant de monter dans mon véhicule, au bord de la rupture.
Mais je démarrais et retournai chez mon père sans la moindre hésitation même si je ne pus m'empêcher de regarder dans le rétroviseur intérieur. Sans cela, j'aurais probablement pu éviter de voir Edward sortir en trombe de sa maison, seulement vêtu d'un jean avant de s'immobilier sur son seuil quand il vit que j'étais déjà partie.
C'était fini.
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J'avais raccourci mes vacances chez Charlie –partant le lendemain de Noël- prétextant que je devais faire mes valises alors qu'elles étaient déjà prêtes puis étais partis à Jacksonville voir ma mère et son mari, leur faire mes adieux.
Je devais partir.
Je devais fuir.
Fuir cet espoir vain et cet amour qui ne mènerait à rien.
Et maintenant, je me retrouvais dans mon appartement, à broyer du noir.
A me demander si j'avais fais le bon choix en quittant Forks, en laissant Edward derrière moi.
Allez, Bella, reprends-toi et assumes tes choix ! Tu as un poste en or ! Tu vis dans une ville de rêve ! Même si Edward et toi vous vous seriez remis ensemble, les relations longues distantes ne fonctionnent que dans très peu de cas !
Je soupirai, complètement abattue et décidai de sortir prendre l'air.
Comme les sept derniers jours.
J'avais besoin de me vider la tête de toutes pensées moroses et de me la remplir de toutes ces merveilles que regorgeait Florence.
Décidée, j'enfilai ma veste et attrapai mes clés avant d'ouvrir la porte mais restai figée au seuil, surprenant l'homme en face de moi qui s'apprêtait à toquer.
-Salut, dit-il simplement alors que l'ahurissement m'envahissait.
Ça ne pouvait pas être vrai, n'est-ce pas ? C'était trop beau pour être vrai !
-Edward ?
Son sourire en coin me répondit alors que je reprenais pied avec la réalité et vis avec stupeur qu'il y avait deux valises à ses côtés.
-Qu'est-ce que tu fais là ? demandai-je bêtement, en me retenant à la poignée de la porte.
Je me devais de réfréner l'espoir qui malgré tout, s'immisçait en moi.
Protège ton cœur d'une autre déception.
-Je fais en sorte de remplir toutes les conditions qu'on a besoin pour être un couple, répondit-il. Je peux entrer ?
Et parce que je ne pouvais pas lutter plus longtemps contre mes sentiments, je laissai entrer Edward chez moi.
Dans ma vie.
Parce que je savais, au fond, que je ne pouvais plus vivre sans lui.
Quoi qu'il puisse nous arriver dans le futur.
Nous pouvions aller de l'avant, ensemble.
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FIN
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Ça vous a plu ?
En tout cas, j'ai vraiment eu du plaisir à l'écrire !
Désolée à celles qui voyaient une autre fin, je suis une HAPPPY END FOREVER !^^ Même si j'ai beaucoup hésité à laisser Edward et Bella vivre leurs vies chacun de leurs côtés.
Merci encore de m'avoir lu, de m'avoir écrit des reviews, mise en alerte (mon histoire et moi) et en favoris ! Ça me touche énormément de savoir que ce que j'écris peut plaire !
Bisous à tous,
Katty.
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REPOST LE 6 JANVIER 2013 : Les amis, je pense avoir une bonne nouvelle : Ce chapitre n'est pas le dernier ! J'ai lu et relus encore et encore ce chapitre parce que je trouvais qu'il manquait quelque chose puis des phrases me sont venus en tête… Jusqu'à ce que j'écrive tout un chapitre cette nuit ! Je posterais donc le vrai DERNIER chapitre ce soir, afin que les lecteurs qui ont lu ce chapitre hier voient bien qu'il y a une nouvelle publication (et pas une modification de celui-ci^^) !
Alors je vous dis à ce soir pour l'épilogue de cette histoire !
Katty
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