Heeeey ! On se retrouve pour la suite, assez vite finalement. Comme promis, les filles rencontrent enfin leur belle famille ! A voir si tout ira bien ou pas…
J'ai fait des recherches sur les réelles familles des filles. Tous les prénoms sont réellement les prénoms de leurs parents et frères et sœurs. A l'exception d'une des sœurs de Eliza que je n'ai pas trouvé (que j'ai du coup prénommée Andrea). Il me semble aussi que Eliza a un beau-père, mais par des soucis de simplicité j'ai juste fait comme si c'était son vrai père (enfin, dans mon histoire c'est son père biologique). J'espère que ça vous ira :D
PDV Eliza
Finalement nous avions décidé de la date pour le repas de famille du côté d'Alycia. C'était pile dans une semaine. Il n'y aurait que sa mère au dîner. Son frère était en déplacement, elle m'avait promis de l'appeler pour lui annoncer et que nous le verrions dès que possible, ce qui n'était pas chose aisée avec nos emplois du temps. Alycia avait parlé posément à sa mère et lui avait annoncé qu'elle lui amènerait une fille. Je n'avais pas entendu sa réaction, mais Alycia m'avait raconté que sa mère l'avait très bien pris, qu'elle était toujours autant ravie de me recevoir. Cela m'avait grandement rassuré.
Et j'étais justement en train d'appeler ma mère pour convenir d'une date.
- Allô ma puce, ça va ?
- Ecoute, très bien, et toi, ça va à la maison ?
-Très bien ! Riley est de retour pour quelques jours !
- Ah bah ça tombe bien, dis-je avec une réelle joie, Je t'appelais justement pour ce repas dont on avait parlé faire pour que je vous présente… cette chère personne qui partage ma vie. Si Riley est à la maison, que toute la famille est réunie, c'est pile le bon moment tu ne crois pas ?
- Oh oui ! C'est une très bonne idée !
Nous convînmes d'une date, exactement une semaine après le repas chez Alycia, et la conversation avec ma mère continua. Avant de raccrocher elle revint sur le sujet.
- Pour notre invité spécial, tu veux que j'en parle à Riley ou tu t'en charges ?
- Mmh bah je l'avais dit moi-même à Patrick et Andrea avant de partir la dernière fois, alors je pense que c'est mieux que je l'appelle moi-même non ?
- Ça me semble mieux aussi. Et on a le droit de connaître le nom de ce gentil garçon ?
Aïe. Jusqu'ici ce sujet avait été évité. Ni moi ni ma mère n'avions explicitement prononcé de phrase au masculin pour désigner la personne que j'allais leur présenter. Elle venait juste de rompre cette barrière. Je ne savais plus trop quoi faire pour ne pas avoir l'air de lui mentir. Un léger blanc s'installa. Il avait déjà dû mettre la puce à l'oreille de ma mère.
- Eliza chérie ?
- Euh, je…
Alycia l'avait dit à sa mère, j'aurais dû être capable de faire pareil. Surtout qu'il serait plus stressant pour Alycia de venir sans savoir quelle serait la réaction de ma famille. Mais j'en étais incapable.
- Je préfère garder la surprise, finis-je par dire lâchement.
- Petit cachotière ! Mais c'est comme tu préfères mon ange. Allez je te laisse bijou. Prends bien soin de toi.
- Toi aussi maman ! Passe le bonjour aux petits et à papa !
Elle me fit remarquer que je devrais arrêter d'appeler mes frères et sœurs les « petits », nous rîmes un peu et finîmes par raccrocher.
Alycia qui était juste derrière moi posa ses mains sur mes épaules.
- Je suis désolée, dis-je, J'ai pas réussi à lui dire…
- C'est rien Eliza, tu peux pas te forcer à faire ce genre de chose. C'est déjà beaucoup ce dîner pour toi je sais. Chaque chose en son temps. Tu sais, au pire on passe la porte et on se barre direct en courant si ça va pas !
L'image que je me fis de cette scène me fit rire. Alycia rit avec moi. Cela me remonta le moral. Après tout ma famille allait sûrement bien le prendre. Comme Maia l'avait dit, ce serait peut-être seulement le fait que je leur ai caché qui les blesserait. Mais je pourrais gérer cette blessure. Enfin j'espérais…
- Tu sais, dit Alycia tout doucement, J'ai peur de rencontrer ta famille, parce qu'en général je déteste ce genre de choses, c'est assez stressant, devoir faire bonne figure devant la belle famille, mais au fond… Au fond ça me fait plaisir de les rencontrer. Je t'aime, alors j'ai envie d'apprendre à connaître les gens que tu aimes et qui t'aiment. Je veux faire partie de ta famille. Passer les fêtes de Noël, de Thanksgiving, les anniversaires, avec toi, en famille.
Je me retournai pour me retrouver face à elle, mon nez collé contre le sien. J'enroulai mes bras autour de son cou et commençai à tourner lentement, comme si nous dansions.
- J'ai hâte de passer toutes ces fêtes avec toi, lui répondis-je, T'offrir des cadeaux à Noël, te faire des clins d'œil complice après qu'un membre de la famille ait lâché une phrase pleine de sous-entendu pendant un repas de famille, rentrer le soir à la maison en ta compagnie et discuter de la journée. Avoir une belle vie avec toi quoi !
- Ce sera parfait…
Elle chuchota sa phrase et ferma les yeux, se laissant bercer pour mes mouvements. Nous tournâmes un long moment ainsi. La maison était silencieuse, je n'entendais que le mélange de nos respirations. C'était paisible, agréable. Comme une expérience hors du temps. Au bout d'un moment, un raclement de gorge de Maia nous tira de cette torpeur.
- Eum, je voulais pas vous déranger, vous aviez l'air si paisible, mais euh, bah, le dîner est prêt alors…
- Ahah, t'en fais pas Maia, répondit Alycia.
- On arrive !
Après le dîner je décidais de m'isoler pour appeler ma sœur. J'étais très proche d'elle, j'espérais que j'arriverais à lui dire pour Alycia. Après les saluts habituels et les quelques questions sur nos vies réciproques, je me lançai.
- Je ne sais pas si maman t'a dit que je venais dîner bientôt.
- Oui ! Elle est déjà en train de préparer les menus !
- Irrécupérable ! Enfin, je voulais t'appeler pour te le dire moi-même. Mais ce dîner c'est pas seulement pour se retrouver en famille, quoique ça va être super de vous revoir tous réunis, mais c'est surtout parce que j'ai quelqu'un à vous présenter…
- Oh ! C'est vrai ?! Tu nous ramènes enfin quelqu'un !
- Ahahah oui, faut croire !
- Je suis super contente pour toi Eli ! Depuis le temps que j'attendais ça ! J'ai toujours eu peur que tu sois triste à cause de ta solitude… Mais c'est fini alors tout ça !
- L'image que tu te fais de moi…
- Non mais non mais c'est pas ce que je voulais dire !
- Je sais bien Riley, je te taquine !
- J'ai hâte de le rencontrer !
- Justement à ce propos… Je… j'arrive pas à l'annoncer aux parents… Tu sais bien qu'on se dit tout toi et moi… J'arriverai à le dire qu'à toi…
- Oulala, tu me fais quoi là Eliza ?
- Laisse-moi aller jusqu'au bout sinon j'y arriverai pas… Ce… C'est pas un homme que je vais vous présenter… Je suis tombée éperdument amoureuse d'une femme…
Il y eut un petit blanc, sûrement pensait-elle que je n'avais pas fini.
- Eliza… Tu sais que je t'aimerai toujours, quoiqu'il arrive. C'est très bien que tu aimes une femme ! Si elle te rend heureuse et que tu la rends heureuse, il n'y a aucun problème !
- Tu le penses vraiment ?...
- Bien sûr ! Et puis ça changera un peu dans cette famille pour une fois ! Tu veux que je le dise aux parents ?
- Non surtout pas ! S'il te plait… Je… J'ai peur de leur réaction, je suis presque sûre qu'ils réagiront comme toi, mais c'est plus fort que moi…
- Je comprends, tu as toujours eu du mal à parler de tes ressentis avec eux… Mais tu sais que ça va leur faire un choc si tu leur ramènes une fille et qu'ils s'attendent à voir un mec ?
- Je sais… Et au pire ils me feront la tête parce que je leur aurais caché la vérité, mais ça me va…
- Bon, comme tu veux, je ne peux te forcer à rien. Mais sache que je te soutiendrai toujours.
- Merci, j'en aurais bien besoin je pense…
Elle voulut en savoir plus sur cette fameuse femme, mais je voulais lui garder la surprise et ne lui révélai rien. La conversation finit par changer de sujet et nous raccrochâmes très heureuses d'avoir pu nous parler.
La semaine passa à une allure folle. Nous étions à quelques heures de notre dîner chez la mère d'Alycia et j'angoissai. Elle me comprenait et essayait de me rassurer le plus possible. Mais c'était compliqué. Nous nous y rendions en voiture car c'était assez loin. Nous dormirions sur place et repartirions le lendemain matin. J'avais en plus le stress de devoir dormir là-bas, de me réveiller en pyjama sous les yeux de sa mère. Une pression inutile que je me mettais en plus.
- J'ai une idée pour te détendre, lâcha Alycia d'un coup.
Elle était au volant. Nous étions sur un voie rapide pour encore quelque temps. Je la regardai en levant un sourcil curieux. Sa main droite quitta le volant et se posa sur ma cuisse. J'avais mis une robe pour paraitre plus présentable. Sa main froide sur ma cuisse nue m'électrisa. Je voyais très bien où elle voulait en venir et cette pensé m'excita en un quart de seconde. J'eus un sourire en coin et fixai son joli profil, toujours concentré sur la route, comme si de rien n'était. Sa main remonta doucement et arriva contre ma culotte.
- Non mais c'est pas possible !, s'exclama Alycia sans que je ne comprenne.
- Bah quoi ?, dis-je timidement.
- Mais j'ai à peine commencé que t'es déjà excitée comme une huitre !
- Une huitre ?!
- J'avais que ça en tête !
J'éclatai de rire. Cela la fit sourire mais elle me calma bien vite en passant sa main sous ma culotte. Je basculai ma tête contre l'appui-tête et fermai les yeux. Sa main me caressa tendrement mais avec vigueur. Elle me connaissait maintenant, elle savait quels gestes allaient m'amener à coup sûr à la jouissance. En à peine cinq minutes je jouies bruyamment dans la voiture. J'entendis Alycia avoir un petit rire de satisfaction qui me fit tourner le visage vers elle. Elle était belle quand elle riait. Elle retira sa main, la regarda, hésita, porta ses doigts à sa bouche, les suça quelques seconde, avant de poser sa main sur le levier de vitesse. Je la regardai avec des yeux ronds.
- Bah quoi ?, me dit-elle sans quitter la route, J'allais quand même pas en foutre partout !
J'explosai littéralement de rire. Elle ne me suivit pas au début, mais mon rire finit par entraîner le sien. Nous riions toujours lorsqu'elle se gara devant chez sa mère. Nous sortîmes de la voiture en essayant de nous calmer.
- Aaaah, soufflai-je, Merci Aly, pour le coup, ça m'a vraiment détendue.
- Avec plaisir !, répondit-elle avec un clin d'œil, Prête ?
- Prête !
Elle me prit la main, exerça une légère pression, et frappa à la porte. Elle me lâcha la main quand sa mère ouvrit.
La mère d'Alycia nous salua avec une grande joie, elle me prit même dans ses bras. Ce geste me mit mal à l'aise au début, mais son étreinte semblait tellement sincère qu'elle me soulagea.
- Entrez, entrez, dit-elle en nous laissant passer pour refermer derrière elle, Ça me fait tellement plaisir de vous recevoir !
Elle prit nos affaires pour les ranger et nous invita à entrer dans le salon où la table était mise. Je regardai la pièce avec intérêt. Elle était assez petite mais donnait une impression chaleureuse. Il y faisait bon vivre. Une table ronde au milieu de la pièce, dressée avec amour. Un canapé accueillant sur le côté. Alors c'était ici qu'Alycia avait grandi ? Il me tardait de découvrir le reste de la maison. Je sentis Alycia s'approcher de moi et déposer son menton dans le creux entre mon épaule et mon cou. Elle enroula ses doigts avec les miens.
- Un peu moins stressée maintenant qu'on y est ?, demanda-t-elle.
- Et toi ?
Nous rîmes en silence et sa mère revint. Alycia s'éloigna de moi. Elle n'était pas trop du genre à me papouiller en public.
- J'aime beaucoup comment vous avez présenté la table, madame Carey, dis-je pendant que nous prenions place.
- Oh merci ! Mais tu peux m'appeler Leone.
J'acquiesçais pour toute réponse. J'étais un peu timide dans ce genre de situations.
Le dîner commençait bien. Leone voulu tout savoir de notre rencontre. Bien sûr elle savait comment nous nous étions connues, mais elle voulait un peu plus de détails. Au début Alycia avait l'air gêné, mais elle se rendait bien compte que cela faisait plaisir à sa mère. Je donnais moi aussi quelques détails. Elle semblait m'apprécier. J'aidais à changer les assiettes quand nous passâmes au dessert. La moindre des politesses lorsque nous étions invités quelque part, mais Leone en fut très ravis.
Je me retrouvai un instant seule avec la mère d'Alycia dans la cuisine.
- Je suis heureuse pour Alycia, dit-elle pour briser la petite gêne, Tu m'as l'air d'une fille adorable, je suis sûre que tu es quelqu'un de très bien pour ma fille.
- Oh, euh merci… Je vous promets de faire mon possible pour bien m'occuper d'elle… Et la rendre heureuse.
- C'est ce que chaque mère demande pour ses enfants.
Je pris la pile d'assiettes à dessert pour les emmener dans le salon. Mais elle m'arrêta avant que je ne sorte de la cuisine.
- Tu l'aimes ?, me demanda-t-elle sans aucune arrière-pensée.
- Enormément.
Elle m'envoya un magnifique sourire dans lequel je retrouvai la bouille d'Alycia. Lorsque nous arrivâmes dans le salon nous rigolions.
- Hé béh, intervint Alycia, Vous vous liguez contre moi dans la cuisine ?
- Exactement !, répondit Leone avec humour, Comme tu laisses faire les corvées à ta moitié, il faut bien qu'on crache un peu dans ton dos non ?
- Aoutch !, répondit l'intéressée.
Nous finîmes le repas dans cette bonne humeur ambiante.
Une fois terminé, Alycia et moi remplissions le lave-vaisselle pendant que sa mère nettoyait la table.
- Je suis soulagée !, dis-je, Une bonne chose de faite. J'espère que ça va aussi bien se passer avec ma famille…
- Mais oui, y'a pas de raisons !
- Ça me ronge t'as pas idée…
- Plus qu'une semaine à tenir mon cœur, ça va aller…
Alycia s'approcha doucement de moi et déposa ses lèvres contre les miennes. Tout doucement, pour m'apaiser.
- Ah, pardon, je ne voulais pas déranger, dit Leone quand elle entra dans la cuisine.
Alycia me lâcha et se mit à rougir.
- C'est-c'est rien, dis-je pour rassurer tout le monde.
- Vous êtes belles comme des cœurs ! Bienvenue dans la famille Eliza.
- Merci beaucoup.
La soirée finit sur le canapé du salon. Nous papotions un peu, de tout, de rien, maintenant que la glace était brisée, il était très facile de trouver des sujets de conversations. J'avais maintenant hâte de rencontrer son frère.
Après de longues discussions nous allâmes nous coucher. Je découvrais enfin la chambre d'Alycia. C'était une chambre d'ado. Des posters de séries, d'acteurs, de chanteurs, au mur. Une parure de lit avec des motifs japonisants. Un bureau d'étudiante avec un désordre qui devait demeurer là éternellement.
Nous nous changeâmes en silence avant de nous glisser sous les draps. Comme à son habitude, Alycia se blottie contre moi et je la serrai. Nous restâmes dans cette position un petit temps avant qu'elle ne vienne trouver ma bouche. Le baiser, au début soft, devint plus insistant et plus excitant. Sa main finit par se glisser sous mon haut pour me caresser la poitrine.
- Tu veux vraiment faire ça ici, dis-je en stoppant le baiser, Avec ta mère qui dort pas loin ?
- Bah c'est pas comme si c'était la première fois que ça arrivait.
- Ah ! Tu as déjà ramené des messieurs dans ce lit ?
- Oui, répondit-elle en ricanant, Enfin juste deux !
- Tu veux dire que je suis dans les draps qui ont ressenti ta première fois ?
- Ressenti…, t'es bête ! Mais oui, je suppose qu'on peut dire ça comme ça…
- Ouuuuh, ça m'intéresse d'un coup. On n'en a jamais parlé. Ça s'est passé comment ?
Nous chuchotions dans la pénombre de la pièce. C'était agréable. J'avais l'impression de retourner à l'adolescence, de faire quelque chose de presque interdit. J'avais envie de parler avec elle toute la nuit.
- Pas très bien faut avouer, commença à raconter Alycia, Je l'aimais pas vraiment, mais il avait insisté pour venir dormir chez moi quand ma mère n'était pas là. Et forcément c'était pas pour jouer aux échecs. J'avais envie de le faire, j'avais l'âge, la plupart de mes copines l'avaient déjà fait, c'était l'époque où on était entraîné par le phénomène de groupe. Il a été doux avec moi, mais bon, j'ai eu un peu mal et j'ai pas tout de suite eu envie de le refaire quoi. C'est en partie pour ça qu'on s'est séparé.
- Et le deuxième ?
- C'était le dernier avant que je te rencontre. J'ai eu d'autres histoire avant lui hein. Mais comme on parle uniquement de ce qui s'est passé dans ce lit !
Je ris.
- Je l'avais présenté à ma mère, c'était un peu comme ce soir au final. On était amoureux, on en avait très envie, alors voilà…
- Tiens, tu m'avais jamais parlé de lui.
- C'est pas très cool de parler de ses exs non ? Enfin, je pense que j'avais peur de te faire du mal en te parlant d'une autre personne que j'ai aimé avant toi. Je pense qu'il restera toujours dans mon cœur.
- Et pourquoi vous vous êtes séparés ?, demandai-je piquée par la curiosité.
- Il m'a trompé… Je lui en ai beaucoup voulu, j'en ai beaucoup pleuré. Mais je savais au fond de moi qu'il m'aimait quand même. C'est juste qu'il était comme ça, il avait besoin d'aller voir ailleurs. J'ai préféré qu'on en reste là. Je l'aimais, mais pas assez pour supporter une vie aux côtés d'un homme qui avait besoin d'autres femmes. On a gardé contact, on ne se parle plus beaucoup, on prend juste de nos nouvelles de temps en temps.
- C'est beau… Enfin, je veux dire, le fait que tu le garderas dans ton cœur.
- Ça ne te rend pas jalouse ?
- Non, c'est normal, on rencontre plusieurs personnes au court de notre vie, c'est évident que certainnes vont nous marquer.
- J'aime ta façon de voir les choses… Et toi alors, ta première fois ?
- Bah écoute, ça c'est mieux passé que ce que je m'étais imaginé ! J'étais jeune mais j'étais folle de lui. Il était plus âgé que moi. Beaucoup plus âgé… On a fait ça dans son appart, c'était pratique. Il avait de l'expérience, je trouvais ça super sexy. Il avait dépucelé plusieurs filles. Je ne comprends toujours pas aujourd'hui pourquoi je trouvais ça sexy mais bon… Du coup il savait y faire.
- Je vois le truc. Et vous êtes restés longtemps ensemble ?
- Un peu plus d'un an. J'ai finis par le quitter à cause de la différence d'âge, ça pouvait pas marcher.
- Et t'as eu beaucoup de copains depuis ?
- J'avoue que j'en ai eu pas mal… J'arrivais jamais à me poser donc les mecs avaient tendance à défiler. Demande à mon coloc', y'a une époque où il en pouvait plus ! Un visage différent chaque matin. Enfin il exagérait un peu, mais c'était presque vrai… Mais tu vois, maintenant que je t'ai rencontré j'ai compris d'où ça venait. C'était parce que je ne cherchais pas un homme.
- Oooooh t'es adorable !
- Non mais c'est vrai ! Même sur The 100, j'ai couché avec plusieurs acteurs…
- Oui, je sais Eliza, ahah !
- Enfin là n'est pas la questiiiiion ! Et à partir du moment où j'ai compris que je tombais amoureuse de toi, tout a changé. Il n'était pas question que ça dure aussi peu longtemps qu'avec tous ceux d'avant.
- Eliza…
Elle m'embrassa.
- Mais du coup je comprends pourquoi t'es un peu plus coquine que moi au lit !, dit-elle en s'exclamant presque à voix haute.
- Hé, je pense pas que ta mère veuille être au courant de ça !
- Ah ah, t'en fais pas, elle s'endort assez vite.
- Mais comment ça je suis plus coquine que toi ?! Qui-est-ce qui m'a sorti un accessoire l'autre jour, hein ?!
Il faisait noir mais je savais que je venais de la faire rougir.
- Maiiiis, répondit-elle en cachant son nez sous le drap, J'avais envie de tester d'autres trucs avec toi… J'ai le droit non ?
- T'es trop mignonne ! Bien sûr, et ça m'a fait super plaisir… Dans les deux sens du terme…
- Ah ?
Je retirai le drap de devant son visage et l'embrassai à pleine bouche. La fin de notre discussion avait ranimé mon excitation. Nous fîmes l'amour en silence. Cela ne nous était jamais arrivé de faire autant attention aux bruits que nous pouvions faire. Cela avait quelque chose d'assez excitant.
Le lendemain matin nous partîmes toutes les deux le cœur serein. Pour me dire au revoir Leone me prit dans ses bras et nous ordonna presque de revenir vite. Nous lui promîmes de revenir avant de repartir en tournage.
A notre retour Maia voulu tout savoir, dans les moindres détails. Et tout fut raconté, sauf la nuit que nous avions passée, et le petit moment dans la voiture. Maia me demanda si j'avais enfin dit à mes parents que je leur amenais une fille. Ma réponse fut toujours négative. Je lui avais dit que j'avais prévenu ma sœur mais ce n'était pas assez. Elle ne me sermonna pas car elle savait que j'avais beaucoup de mal, mais elle essaya quand même de me convaincre en employant un ton doux. Gentiment Alycia lui dit d'arrêter. Maia s'excusa mais je ne lui en voulais pas. Elle avait raison. Et je savais que j'allais regretter ma peur.
Et tout fut confirmer lors de cet effroyable repas.
PDV Alycia
Samedi suivant. Nous nous rendions au dîner chez ma future belle famille. Nous avions pris un bus qui passait non loin de chez Maia et moi et qui nous déposait à cinq minute de la maison d'enfance d'Eliza. Elle s'arrêta un instant en plein milieu de la rue.
- Ça va Eli ?
J'avais un stress fou qui montait en moi, bien qu'il fût atténué par le fait que la rencontre avec ma mère s'était bien passé, mais je savais qu'Eliza était en plus grande détresse. Elle ferma les yeux et respira un grand coup plusieurs fois.
- Ça va aller mon cœur, je suis là…
Je m'approchai d'elle pour poser mes mains sur ses épaules mais elle se dégagea.
- Attend, j'ai besoin de cinq minutes…
Je n'avais pas imaginé que ça pouvait lui faire un tel effet. C'était pourtant elle qui avait la première voulu qu'on en parle à nos parents. J'étais persuadée qu'elle avait plus peur du mensonge que ses parents allaient découvrir. Plus que du fait de leur amener une fille. Je ne pouvais pas la laisser comme ça. Je tentai une nouvelle approche. Elle se dégagea de nouveau avec un peu plus de violence. Qu'à cela ne tienne, je l'attrapai fermement cette fois et la serrai fort contre moi. Elle se laissa faire.
- Ça va aller je te dis, c'est juste un petit quart d'heure à passer, après tu verras, tout ira bien et tu seras contente de l'avoir enfin fait.
- Oui, tu as raison…
Je lui déposai un baiser sur la joue et elle finit par reprendre sa route. Nous tournâmes au coin d'une rue et nous étions arrivées. Eliza prit une énorme inspiration avant de toquer à la porte. Ce fut son père qui nous ouvrit. Il nous salua d'un air très enjoué, mais paru vite déstabilisé lorsqu'il croisa mon regard. Il bredouilla mais finit par me saluer. Il nous fit entrer pour que nous accédions au salon où tout le monde attendait. Je sentis une vague de malaise traverser toute l'assemblée. La première à parler fut Riley, je la connaissais car Eliza m'avait montré des photos de sa famille avant que nous venions.
- Eliza !, s'exclama la sœur, Comment ça va ?
Eliza feignit sa joie de tous les retrouver. Ils me saluèrent tous un peu intrigués.
- Je… Je vous présente Alycia…
Lucy, sa mère, finit par s'approcher de moi pour me prendre légèrement dans ses bras. Ce geste me surpris mais m'apaisa. L'ambiance se détendit un peu et nous passâmes à table. Riley, qui avait bien senti l'ambiance tendue, me posait plein de questions pour apprendre à me connaître et pour essayer de m'intégrer. Peu à peu Patrick et son autre sœur s'y mirent aussi. Son père mit un peu plus de temps mais finit également par entrer dans nos discussions. Seule sa mère restait à l'écart. Je l'observais du coin de l'œil pour essayer de comprendre ce qui n'allait pas. Elle ne m'appréciait pas ? Ou bien elle n'aimait pas le fait que je sois une fille ? Ce fut après un long moment que je me rendis compte à quel point elle ressemblait à Eliza. Se frères et sœurs ne ressemblaient pas autant à leur mère. Mais Eliza et elle, il n'y avait aucun doute sur le fait qu'elles étaient liées par le sang. Sa mère était belle, elle avait conservé les traits fins dont Eliza avait dû hériter. J'étais perdu dans ma contemplation quand d'un coup la situation dégénéra.
Ouaiiiis bon je sais j'ai coupé en mode suspense, j'aime bien faire ça :D , mais comme j'aime pas trop ce que j'ai écrit après, avec cette coupure vous aurez l'impression que la suite est bien ahah !
J'attends vos messages avec impatience )
