Bonjour à vous tous! Voici la suite de cette histoire!

Ce chapitre est un peu plus court que les autres, mais le onzième sera plus long ;-).

Plusieurs choses dans ce chapitre ... !

Merci à ma correctrice! ;-)

Bonne lecture


- Complications -

Les jours passèrent, puis les semaines. Robin avait été amené, comme prévu dès le lendemain de son arrestation, par un jeune promu, le remplaçant d'Emma. Sûrement plus droit et plus scolaire. Plus facile à diriger ou à manipuler. Peut importe, ici, elle avait découvert une nouvelle vie qui lui convenait et qu'elle ne voulait plus quitter. Elle et la mairesse étaient de plus en plus proches. Régulièrement, le shérif lui apportait un café à la mairie, ramenait Henry après l'école ou encore, parfois le week-end, Emma venait tôt au manoir pour le petit-déjeuné.

Un matin, Régina percuta plusieurs choses étranges et cela la faisait sourire.

Henry et Emma étaient dans la cuisine à attendre les divins pancakes avec leurs chocolats habituels, assis sur leurs tabourets ! Ils étaient complices et rigolaient aux bêtises faites la veille par le jeune garçon en faisant tourner sa mère en bourrique. Régina qui attendait que son café coule, était adossée au plan de travail les bras croisés, elle les observait un sourire en coin.

Elle s'imaginait par moment que la blonde soit là tous les matins. Secrètement, elle laissait son cœur se remplir d'un sentiment jusqu'alors inconnu, d'autant plus vis-à-vis d'une femme. Elle se sentait grisée par sa présence, elle aimait par-dessus tout quand elles se retrouvaient seules, à la mairie, à la bibliothèque ou encore au Granny pour un déjeuné d'affaire qui finalement n'était jamais d'affaire. Régina ne comprenait pas trop ce qui lui arrivait, mais c'était plus fort qu'elle. Rien ne pouvait l'empêcher de vouloir et de chercher la compagnie d'Emma. C'était un bonheur indescriptible de ressentir son être vibrer pour quelqu'un, même en silence.

Plus elle regardait les deux personnes devant elle, plus elle distinguait des ressemblances frappantes. Outre leurs estomacs sur pattes et leurs rires identiques, ce matin, elle découvrit d'autres facettes. Au début, elle s'était dit qu'Henry copiait inconsciemment les gestes du shérif dû à son statut de héros, mais aujourd'hui, elle constatait que cela était naturel. Aussi bien chez l'un, que chez l'autre.

- Quelque chose ne va pas maman ? Tu nous regardes bizarrement !

- Oh non non. Vous avez certaines mimiques identiques.

Les deux concernés se regardèrent dans les yeux, fronts plissés, se jugeant avant de rigoler de nouveau.

- La famille Mills a prévu quoi de beau pour ce dimanche ?

- Henry voulait m'entraîner à la fête foraine qui s'est installée à quelques kilomètres de Storybrooke, mais vu le temps, je pense que c'est raté.

Henry faisait la tête, déçu de ne pas pouvoir y aller.

- Ne fais pas cette tête Henry, tu vois bien qu'il pleut des cordes dehors.

Elle s'approcha de lui et caressa sa tête en regardant Emma qui faisait, elle, son regard de chien battu. Dans un sourire amusé, la mairesse capitula malgré son horripilant désir d'y mettre les pieds.

- Très bien, vous avez gagné ! Si le temps s'améliore, on ira à cette maudite foire.

- Ha, mais moi, je n'ai rien demandé !

- Vu votre regard Miss Swan, vous allez assumer et venir avec nous !

Et voilà qu'en voulant aider le jeune Henry, Emma se retrouvera à faire la tournée des manèges si le temps s'éclaircissait. Extérieurement, elle avait l'air bougon, mais la réalité en était tout autre. La blonde était en joie d'être invitée à partager leur week-end à deux.

- En attendant, je propose un jeu de société, puisque nous sommes coincés ici.

- Super maman, je vais chercher ça tout de suite !

Le jeune garçon sauta de sa chaise, heureux du programme qui s'annonçait, direction sa chambre pour en trouver un.

- Je vais vous laisser.

Emma s'était déjà levée et avait mit sa veste quand elle croisa le regard de Régina lui laissant clairement comprendre qu'il en était hors de question.

- Reste Emma. Déjà parce que je suis sûre qu'Henry serait triste que tu partes. Et si on doit partir pour cette fête foraine, je ne voudrais pas prendre du retard pour attendre Madame, et…

La mairesse s'approcha du shérif, porta ses mains sur le col de sa veste qu'elle agrippa pour la faire glisser le long de ses bras dans le but de la lui enlever. La veste arrivée au niveau des poignets, Emma bloquée dans le vêtement, la brune stoppa son mouvement avant de se rapprocher un peu plus près de la blonde. Celle-ci avait son souffle irrégulié, porté par un sentiment qu'elle ne contrôlait plus tant son désir pour la femme devant elle la rendait dingue. Emma le savait, Régina la provoquait. Mais était-ce inconsciemment ou pour lui faire comprendre quelque chose. Dans le doute, le shérif ne fit aucun geste, déglutit et l'incita à poursuivre espérant au fond d'elle un signe.

- Et ?

- Et je veux que tu restes avec moi.

Elle accompagna ses mots d'un geste. Celui d'un baiser sur la joue en tirant sur la veste. Emma fut immédiatement attirée contre le corps de Régina qui prolongea son baiser. Les yeux clos et se mordant la lèvre inférieur, Emma bouillonnait à la sensation de la brune collée entièrement contre elle.

- Je reste… Fut la seule chose que la shérif put dire tant elle était troublée.

Elles se détachèrent finalement en entendant Henry descendre les escaliers et la suite de la journée commença.

Il avait plut toute la journée et les trois protagonistes du manoir n'avaient pas vu les heures défilées. Emma avait perdu lamentablement au bout de quelques tours de Monopoly, mais avait brillé par sa dextérité à dessiner au Pictonary. Ils avaient réinventé les règles et cela les amusait fortement. Henry était heureux et sa mère le voyait. Jamais il n'avait autant rigolé, si bien qu'il en pleurait avec un sourire franc et inoubliable. Régina avait préparé quelque chose de très rapide le midi pour ses deux ventres sur pattes. Mais c'est à l'heure du goûter, quand Régina préparait deux chocolat/cannelle, qu'Henry vint rejoindre sa mère laissant Emma ranger un peu le salon. Il encercla la taille de Régina qui sentit une vague d'amour se propager en elle.

- Je suis heureux maman.

- Moi aussi, mon chéri.

Elle s'était accroupie devant lui pour qu'ils puissent s'étreindre correctement.

- Tu es content de ta journée même si nous ne pouvons pas sortir ?

C'est à cette question que la blonde allait entrer dans la cuisine quand, elle s'arrêta. Non qu'elle fût curieuse, mais elle avait la sensation que c'était un moment mère/fils et qu'elle serait sûrement de trop si elle arrivait. Mais au lieu de faire demi-tour, Emma resta plantée là.

- Oh oui alors. Je ne pouvais pas rêver mieux. Tu sais, je l'aime beaucoup Emma.

- C'est vrai ?

- Oui maman. Elle est cool, elle me fait rire, elle joue super bien à la console et puis elle arrive à faire quelque chose de génial.

- Et quoi donc ? Demanda Régina réjouie du bonheur de son fils.

- Depuis qu'elle est là, tu es plus souriante.

- Henry… Je…

La brune aurait voulu inventer une raison stupide à son nouveau comportement, mais son fils disait vrai. Emma en était la cause et elle ne souhaitait pas mentir à son enfant.

- Oui, c'est vrai. Je me sens bien quand elle est là, avec nous.

- Moi aussi maman. Tu l'aimes, n'est-ce pas ?

La mairesse était de plus en plus sans voix devant les propos de son fils. Comment un garçon de dix ans arrivait si rapidement à mettre des mots sur ce qu'elle commençait tout juste à imaginer possible. L'innocence de la jeunesse, sûrement.

- Je… Disons que… Je… Elle compte beaucoup pour moi.

- Pour moi aussi maman.

Régina serra son fils contre elle. Il était inutile de parler d'avantage.

Emma ne supportant plus ce qu'elle entendait, retourna au salon les yeux remplis de larmes. Elle était heureuse. Elle voulait un signe, elle en avait eu un ! La femme qu'elle désirait venait clairement de dire qu'Emma était importante pour elle et, Henry l'aimait. Pour l'orpheline qui avait grandi sans besoin de personne, elle sentit son cœur envahit par une sensation nouvelle. Celle d'être aimée sincèrement.

Laissant toutes ses émotions de côté chacun pour soi, la journée arriva vite à son terme et Emma décida qu'il était temps de rentrer. Dans le hall d'entrée, Henry la serra fort contre elle dans une tendre accolade avant de se retirer en lui souhaitant une bonne nuit. Les deux jeunes femmes en firent autant, savourant leur courte promiscuité.

- L'inauguration du poste de shérif a lieu lundi ! Ne soit pas en retard Swan !

- A vos ordres Madame le maire !

Le tutoiement s'était imposé rapidement et naturellement entre elles et Régina adorait quand Emma l'appelait ainsi. Cela la faisait frissonner. Emma n'était pas dupe et en jouait légèrement. Ne voulant rien compromettre entre elles, la blonde avait décidé de ne rien faire et laisser Regina approcher d'elle-même si elle le voulait. En réalité, Emma était totalement envoûtée par cette sublime ténébreuse brune. Elle aspirait à la prendre dans ses bras, lui montrer ce qu'elle lui faisait ressentir, le désir qu'elle éveillait en elle. Mais pour la première fois, Emma ne voulait pas perdre la chance d'être avec quelqu'un. Si chance, il y a.

o-o-o-SQ-o-o-o

Lundi matin, une partie des habitants de la ville était présent pour fêter la rénovation et l'ouverture du tout nouveau commissariat. Régina, en maîtresse de cérémonie, lu son discours devant l'assemblée réunie pour l'occasion.

- Merci à vous tous d'être si nombreux pour cette inauguration. Et comparé à hier, quel temps magnifique en ce premier jour du mois de juin pour une occasion comme celle-ci.

A ses mots, elle avait regardé le ciel bleu avec un sourire immense. Elle sentait Emma non loin d'elle et savoir que tout ceci était en quelque sorte pour elle, la rendait simplement heureuse. Les habitants de cette ville avaient, quant à eux, remarqué certains changements chez leur mairesse. Elle paraissait un peu plus humaine et souriante même si cela ne durait jamais bien longtemps. Elle était plus souvent en ville et moins enfermée dans son bureau, légèrement moins hautaine, mais elle restait Régina Mills et il fallait faire avec.

- Qui aurait cru il y a de ça maintenant presque trois mois, qu'ici, dans notre chère petite ville, nous ouvririons un commissariat et que nous aurions pour shérif, une jeune femme avec le comportement d'un enfant de dix ans.

Régina fixa Emma l'air faussement outrée, mais ses yeux reflétaient l'amusement quant à la réaction boudeuse de la blonde.

- Qu'est-ce que je disais ! Insista la brune en montrant du doigt Emma qui croisa davantage ses bras sur son torse, accentuant son attitude immature.

Les citoyens présents se mirent à sourire et à rire de cette remarque.

- L'autorité prend toutes ses formes par moment, mais soyez-en sûr, Emma Swan saura vous protéger et faire ce qui est en son pouvoir pour faire régner à Storybrooke, un climat de paix et serein pour chacun d'entre vous. A partir d'aujourd'hui, si vous avez le moindre problème, c'est dans ce magnifique bâtiment rénové par l'équipe de Mr Leroy que vous pourrez trouver notre shérif. Merci à vous tous !

Régina fut applaudie et elle se sentait bien. Longtemps, la brune avait pensé qu'elle n'était pas aimée par ses concitoyens, mais plus elle passait du temps avec eux et plus elle se rendait compte que l'erreur venait d'elle. A trop vouloir les prendre pour des pantins ou des sous-fifres, ils en étaient arrivés à presque avoir peur d'elle alors que, quelques mots échangés suffisaient à les satisfaire. Elle descendit de sa petite estrade où quelques personnes l'attendaient pour lui serrer la main, puis elle s'avança vers Emma qui s'impatientait. Le shérif voulait investir les lieux.

o-o-o-SQ-o-o-o

Mr Gold arriva derrière Henry qui allait se rendre avec sa mère et Emma dans le nouveau commissariat. Mais sentant une main sur son épaule, Henry se retourna pour y découvrir droit appuyé sur sa canne, le propriétaire de la boutique d'antiquités.

- Henry, je peux te parler quelques instants.

- Bien sûr. Répondit Henry dans un grand sourire.

- J'aimerais te donner quelque chose. C'est un livre qui est en ma possession depuis plusieurs années.

- Pourquoi me le donner?

- Parce que je crois en toi Henry. C'est un livre très précieux et très spécial. Seul toi peux comprendre.

Malgré les mystères que Mr Gold émettait, Henry fut intrigué par l'idée d'avoir en sa possession ce fameux livre.

- En quoi crois-tu Henry? Crois-tu en la magie?

- Je ne sais pas, je... Oui, je crois.

- Alors prends ceci.

Mr gold lui tendit le livre marron, plutôt épais dont la couverture lui inspirait confiance et découverte.

- Once Upon A Time... Ce sont des contes de fées?

- Oui Henry. Crois-tu en eux?

- Oui! Depuis que je suis tout petit.

Mr Gold n'ajouta rien de plus et tendit davantage le bouquin vers le jeune garçon. Henry s'avança de plus en plus et approcha doucement ses mains vers l'ouvrage. De chaque côté, il attrapa entre ses doigts, le livre. À cet instant, il sentit son cœur se gonfler d'une force chaude et inconnue. Il releva la tête et plongea son regard dans celui de l'antiquaire.

- Rumplestiltskin !

- Oui, Henry. C'est bien moi. Tu vas lire bien des choses sur moi et tu vas apprendre les différents noms que l'on me donne, mais je vais te demander quelque chose d'important et de difficilement acceptable.

- Dîtes toujours. Insista Henry sur la défensive.

- Je veux que tu aies confiance en moi, et que tu gardes précieusement ce livre sans en parler à personne.

- Et pourquoi je ferais ça ?

- Je te l'ai dit, je crois en toi. Gardes le. Lis le. Mais ne laisses pas la peur te submerger et gardes en tête tes sentiments actuels.

- Je ne comprends pas.

- Tu es un bon garçon Henry, n'oublies pas ce que tu es aujourd'hui et à qui tu le dois.

- Vous parlez de ma mère ?

- Tu le découvriras par toi-même. Juste, laisse le passé où il est, et, protège ce que ton cœur te dicte envers ceux que tu aimes, car c'est la solution de tout.

Henry, plus qu'intrigué par cette conversation, il finit par accepter d'un hochement de tête le lourd secret que lui donnait le propriétaire de la ville. Silencieusement, l'homme fit demi-tour pour retourner à ses occupations. Henry, lui, mit le livre dans son sac et se promit de le lire intégralement avant de faire quoi que ce soit.

o-o-o-SQ-o-o-o

Pendant ce temps, au commissariat, le shérif et le maire faisaient l'état des lieux du bâtiment fraîchement rénové.

- Alors ? Ça te plaît ?

- C'est super Régina ! Les locaux sont vraiment très pratiques et fonctionnels. Et regardes… Qu'avons-nous là ? De superbes cellules flambantes neuves ! Dit-elle en les montrant des deux mains accompagnées d'un grand sourire ce qui fit rire la mairesse.

- Tu vas peut-être enfin réussir à me rendre les dossiers en temps et en heure.

- Très drôle ! Je fais tout mon possible mais vu que le bourreau de travail qui me sert de patron ne paie pas les heures sup, et bien, je ne finis pas à temps. Et je ne bosse pas pour la gloire !

Régina se mit à rire, posant sa main sur le bras d'Emma. Elle glissa ses doigts le long de sa manche et finit par attraper avec une infinie douceur la main du shérif. Elle se calma et s'approcha d'elle un peu plus, leurs corps se frôlant. De sa main libre, la brune emprisonna l'autre main de la blonde, se retrouvant face à face, main dans la main. Elle recula doucement entraînant avec elle une Emma hypnotisée.

- Tu n'as pas tout vu, suis-moi. Prononça-t-elle dans un murmure.

Le shérif ne prononça guère un mot, ses cordes vocales s'étant envolées très loin. Toujours main dans la main, elles montèrent un escalier qu'Emma n'avait pas remarqué jusque-là. Arrivées en haut, Régina sortit un petit trousseau de clés de sa poche et ouvrit la porte se trouvant sur la gauche. Elles entrèrent dans la pièce qui s'avère être un grand appartement. Emma restait dans l'entrée, ne sachant pas vraiment quoi faire.

- Ça te plaît ?

Une main dans le dos du shérif, Régina se délectait de chaque contact avec sa blonde.

- Oui, l'appartement m'a l'air sympa !

- Il est pour toi.

- Pardon ?

La surprise et l'incompréhension vibraient dans sa voix.

- Mais, pourquoi ?

- Doucement Emma, c'est un logement de fonction. Ça sera mieux que chez Mary-Margaret. Plus intime.

La blonde se plaça devant la mairesse et se retient de ne pas l'embrasser à l'instant. Elle la désirait tellement, depuis le premier regard à vrai dire. Finalement, elle l'enlaça et la serra fortement contre elle. Une de ses mains caressant sa nuque sous ses cheveux, se délectant de sa peau douce, l'autre posée au creux de ses reins comme pour l'empêcher de s'enfuir et voulant lui transmettre ce qu'elle ressentait. Régina avait le cœur qui battait si fort qu'elle était certaine qu'Emma pouvait le sentir contre elle. Elle aurait voulu faire quelque chose, mais elle ne souhaitait absolument pas stopper ce moment de bonheur. Les lèvres d'Emma se posèrent en douceur sur la joue de la brune, puis, glissèrent jusqu'à son oreille...

- Merci Régina.

- Hey, vous êtes là ?

La voix d'Henry se fit entendre dans le commissariat et c'est à regret qu'elles se détachèrent. Leurs yeux parlaient pour elles et chacune des deux femmes comprirent qu'elles auraient aimé que cela dure plus longtemps.

- Tiens, ce sont tes clés. Viens, sinon henry va se mettre à hausser le ton. Un peu comme toi par moment… !

- Héééé !

Le sourire aux lèvres, elles retrouvèrent Henry assis au bureau d'Emma.

- Héééé, j'vous attends moi !

- Qu'est-ce que je disais. Murmura-t-elle en fixant la blonde dans les yeux, un rictus amusé sur le visage et un sourcil arqué.

- Ruby et Mary Margaret ont prévu une petite fête au Granny pour l'ouverture du poste du shérif ! On y va ?

- Oui Henry, nous y allons.

Le shérif récupéra ses affaires et rejoignit les deux protagonistes de son bonheur actuel à l'extérieur. D'un commun accord, elles prirent chacune leurs voitures respectives et se retrouvèrent devant l'entrée du restaurant. Rien n'aurait pu être plus parfait, la soirée se déroulait bien, Emma et Régina d'un bout à l'autre de la pièce discutant avec un peu tout le monde, se cherchaient continuellement du regard... Chacune manquait à l'autre, et silencieusement, chacune désirait se retrouver.

- Régina ?

- Mary-Margaret, bonsoir.

- J'aurais aimé qu'on discute un peu toutes les deux.

Mary-Margaret était timide et la mairesse lui sourit malgré son envie intérieure de rester un peu seule à observer une certaine blonde.

- Bien sûr, de quoi voulez vous parler?

- Ça fait longtemps qu'on se connaît, vous et moi, on pourrait peut-être passer au tutoiement.

- Pourquoi pas, avec plaisir. Donc, de quoi veux-tu parler?

- Je sais que notre relation est un peu tendue, et sincèrement, je ne sais pas pourquoi. Mais je t'ai bien observé ces derniers jours et je sais que tu n'es pas celle que tu prétends être devant tout le monde.

- Que veux-tu dire par là? Demanda froidement la mairesse.

Régina était perturbée par ses mots et cela l'intrigua d'être si facilement découverte. C'était la première fois que quelqu'un, hormis Emma, s'intéressait davantage à elle.

- J'aurais aimé être une amie pour toi depuis le jour où j'ai mis les pieds à Storybrooke. Mais, ton apparence froide et hautaine n'ont pas aidé.

Mary-Margaret osa poser sa main sur celle de Régina, ce qui la poussa à plonger ses yeux dans ceux de l'institutrice.

- Je voudrais m'excuser. Sincèrement. Je ne sais pas ce qui t'a poussé à être plutôt dur avec tout le monde et plus particulièrement avec moi, mais, je veux m'excuser pour ne pas avoir cherché à comprendre et à changer les choses. Nous sommes tous très fier de toi. Tu as beaucoup changé Régina. En bien. Tu es quelqu'un de bien, je l'ai toujours su. Mais j'avais peur de t'approcher. Aujourd'hui, je me rends compte que c'était bête de ma part et tu n'attendais sûrement que ça. Je viens juste de remercier Emma pour avoir réussi ce coup de maître en quelques semaines.

- Mary-Margaret…

- Non attends, je n'ai pas fini. Peu importe ce qu'il s'est passé, ce que j'ai fait, je voudrais qu'on recommence tout depuis le début, si tu es d'accord, évidemment. Depuis l'arrivée d'Emma, nous te redécouvrons tous, et cela plaît à tout le monde. Sans exception.

La mairesse était très touchée par les mots de sa voisine.

- Merci, c'est très gentil. Il est vrai qu'Emma a changé beaucoup de choses. A vrai dire, je ne sais même pas pourquoi j'ai agi comme ça. J'avais peut-être peur, je ne sais pas. Une protection ou une défense, mais je ne sais même plus de quoi. Je m'excuse également, tu ne méritais pas que j'agisse de la sorte.

Régina resserra sa main sur celle de la petite brune.

- J'accepte volontier de tout recommencer. Sur de nouvelles bases, plus sereine.

Les deux jeunes femmes se sourirent sincèrement, heureuses d'avoir crevé l'abcès qui les séparait, sous le regard brillant du shérif qui souriait affectueusement.

Les deux jeunes femmes continuèrent de parler un moment jusqu'à ce que Ruby, Ashley, Tink, Belle, Ariel et Emma prennent place autour d'elles pour finir la soirée. Chacune un verre à la main, les langues se délièrent et les amitiés se formèrent. Rire et bonne humeur étaient au programme et cela faisait bien longtemps que Storybrooke n'avait pas connu cela. Puis, un peu plus tard dans la soirée, il ne restait que les huit femmes quand la clochette de la porte d'entrée se fit entendre.

- Emma ?

Celle-ci releva la tête à la mention de son prénom et perdit instinctivement son sourire.

- Neal...


Voila pour cette semaine! Mouhahaha

Alors? Qu'en pensez-vous? Quelles sont vos questions?

Au prochain chapitre, vous en saurez un peu plus sur le mystère planant à la fin du chapitre 8!

Passez un bon week-end!

Bisous à vous toutes!

Sonia ;-)