Chapitre 9: Some guys just don't understand the concept of Romance
Alphonse Elric ne passait pas à proprement parler la meilleure soirée de sa vie. Il en était réduit à se planquer dans un coin, afin d'éviter de marcher sur les pieds des innombrables fêtards qui peuplaient la salle. De plus, il devait faire attention à ne pas rester trop immobile, de peur que, le prenant pour une partie du mobillier, certaines personnes particulièrment entreprenantes ne commencent à se bécoter planqués derrière lui. Mais l'avantage d'être aussi grand, c'est qu'il avait un point de vue imprenable sur la piste de danse:
Il pouvait voir Edward et Winry qui n'avaient pas loupé une danse depuis le début, et qui virevoltaient les yeux dnas les yeux sans se soucier des commentaires genre "précoce, le gamin. Mais 'faut avouer qu'il se démerde pas mal, pour emballer les filles" ou "Il a un de ces regards, s'il était pas aussi jeune, j'en ferai bien mon 4 heures, de ce petit alchimiste". Mais Al se promit de faire une petite sélection à son frère bien aimé, quand les hormones se seraient un peu calmées.
Alphonse pouvait aussi voir le commandant Armstrong en pleine démonstration de sa musculature devant une douzaine de filles en pâmoison. Un peu plus loin, la jeune soeur du colosse blond était en pleine discussion avec Heymans Breda, qui avait brillé en tant que trompettiste. Le sous-lieutenant Havoc dansait sans hâte avec la petite fleuriste, et apparemment le bricolage de Winry faisiat des merveilles. Schyzka et Kain Fuery discutaient au buffet. Le sous-lieutenant Maria Ross et le sergent Dennis Broche étaient introuvables, tout comme le colonel Mustang et le lieutenant Hawkeye. Alphonse fit le tour de la salle, avant d'apercevoir une porte donnant sur un balcon avec la serrure bloquée par alchimie. Al préféra ne pas pousser plus avant ses investigations, la perspective d'être brûlé vif et plombé jusqu'à ce que brisure du sceau de sang s'ensuive ne l'enchantant guère.
Maria Ross et Dennis Broche retournèrent dans la salle après leur inspection des divers postes de surveillances. La supérieure de Dennis était sublime dans une robe bleu nuit avec de longs gants blancs, quelques bijoux minutieusement choisis relevant l'ensemble d'un éclat d'or. Notre sergent favori avait cru faire une attaque quand Maria avait essayé sa robe pour la première fois. Toutefois, il n'avait pas encore osé l'inviter à danser. Il décida de tirer partie de leur retour dans la salle. C'était décidé, il ne la lâcherait pas avant qu'elle ne lui accorde au moins une danse. Ou deux. Et pourquoi pas toutes celles de la soirée, après tout? Tout à coup, la musique, classique jusque là, commença à adapter un tempo plus rapide. Dennis prit son courage à deux mains en même temps que celle de son sous-lieutenant adorée.
"Maria? M'accorderez vous cette danse? sa voix tremblait légèrement.
- Avec plaisir, Dennis. Enfin il se décide. J'attendais que ça depuis le début!!
Dennis l'entraîna au milieu de la piste de danse. Il attendit les premières mesures du Rock'n'Roll qui s'annonçait, puis se jeta à l'eau. Ils commençèrent à enchaîner les passes dans un ensemble parfait, esthétique et on ne peut plus rythmé. Au fur et à mesure que la musique devenait forte, le sergent et le sous-lieutenant firent une impressionnante démonstration de rock acrobatique. Le souffle court, Dennis Broche regardait sa supérieure hiérarchique le suivre sans problêmes dans sa danse. De son côté, Maria Ross fut impressionnée par l'habileté de son subordonné. Soudain, la musique s'arrêta net. Dennis fit basculer Maria en arrière, et la rattrapa sans peine, dans un finishing spectaculaire. Ils furent longuement applaudis. Maria, encore un peu essouflée, désigna d'un mouvement de menton (qu'elle a adorable, d'ailleurs, se dit Dennis) la buvette.
"Vous avez été formidable, Maria.
-Je vous retourne le compliment, Dennis. Au fait?
-Oui?
-Si on cessait de se vouvoyer? Après tout, je ne suis plus le sous-lieutenant Ross, ce soir. Pas plus que tu n'es le sergent Broche.
- ça me paraît une excellente idée. Je voulais aussi vous demander si vous n'auriez pas envie de rester encore un peu pour danser, plutôt que de partir dans les étages pour une autre tournée d'inspection. Après, tout, cette occasion ne se représentera pas de sitôt, alors. Autant en profiter, non?
-Je n'ai pas vraiment envie de rester ici, Dennis.
-Ah. Le rouge aux joues, le sergent Broche baissa la tête. Il oubliait qui il était.
- Je préférerais plutôt aller faire un tour dehors avec vous. Vous y voyez un inconvénient?"
Maria Ross avait vraiment un visage ravissant, songea Dennis. Il se surprit à penser que ça ne lui serait pas désagréable de contempler ce visage jusqu'à la fin de ses jours. En fait, il adorerait cela. Il suivit Maria vers les jardins en se disant qu'après tout, ça pourrait faire partie des choses dont ils pourraient discuter. Si on trouve le temps pour ça, pensa-t-il alors que Maria se pendait à son cou. Puis il décida que penser, en un tel moment, relevait plus de la goujaterie que d'autre chose, et décrire ledit moment relevait quand à lui du voyeurisme.
Le narrateur fut donc prié d'aller voir ailleurs s'il y était.
Et il y alla.
Une fois qu'il eut discrétement scellé la porte à l'aide de son alchimie, Roy rejoignit Riza au balcon. La lune était véritablement énorme ce soir là, et baignait les jardins dans une lueur féérique.
Riza eut soudain un petit rire et désigna du doigt un couple trahi par la lueur lunaire. Ils étaient assis l'un à côté de l'autre sur un banc et s'embrassaient langoureusement. Lui était blond et portait un uniforme militaire, elle était brune at avait une robe bleu nuit.
"Si ce n'est pas le sergent Broche et le sous-lieutenant Ross!! murmura Roy. Visiblement, cette soirée est favorable à la romance échevelée.
- Ne sont ils pas adorables? Riza avait l'air sincérement émue. Ils savent que la hiérarchie, le réglement militaire sont contre eux, mais ils préfèrent ne pas en tenir compte. En seriez vous capable, Roy?
- ça dépend pour qui. Je ne mélange pas la vie privée et la vie militaire, et je respecte le réglement plus que tout. Cela dit (il caressa de ses doigts le dos nacré de Riza), je ne pourrai pas faire autrement que faire une entorse à mes principe pour quelqu'un. Une personne très particulière qui me soutient, m'aide, me sauve la vie régulièrement, et me pardonne quand je me conduit comme un parfait imbécile.
- Et si cette personne vous demandait des explications concernant vos rapports avec le reste de la gent féminine? Le regard de Riza s'était fait très dur tout à coup. Roy comprit que c'était là que le bâ blessait.
- Je lui répondrait ceci: je ne suis pas un super héros qui n'a jamais aucun trouble. Et justement, la réputation qu'on me donne à Central est incomplête. Certes, je passe beaucoup de temps à sortir avec différentes femmes, mais jamais avec celle à qui j'aurai aimé avoir le courage de le demander. Ce qui fait que lesdites idylles ne vivent pas au delà de 24h, car elles ne sont pas aveugles, elles voient bien que quelqu'un d'autre occupe mes pensées. Et de plus, jamais aucune d'elle n'a franchi la porte de ma chambre. Pas plus que je suis entré dans la leur. (Il y eut un long silence) Dites moi, Riza... Si je vous demandais d'être non seulement celle qui me soutient à mon travail, mais aussi celle qui soutiendra mon coeur, si je vous disais que c'est vous à qui je pense depuis que vous êtes entrée dans ma vie, si vous saviez que je serai prêt à tous les sacrifices pour vous gardez auprès de moi, que répondriez vous?
- Je vous dirai une seule chose, Roy. Riza se tourna vers lui, baignée dans la lumière argentée de la lune.
C'est pas vrai, pensa ce dernier.Ca devrait pas être permis d'être aussi belle...
- Si je me suis engagée, c'est pour vous. Si j'ai vécu toutes ces aventures, c'est pour vous. Si vous n'êtes pas aveugle, vous aurez compris que vous n'avez nul besoin de me demander de prendre la première place dans votre coeur, celle que vous occupez dans le mien. Mais j'aime autant vous avertir d'une donnée importante: Je ne vous partagerai avec personne. (elle l'attrapa par le col d'une pigne de titane) Vous êtes à moi, à moi seule, parceque je vous aime... Et parceque tu m'aimes, aussi. Oui, tu m'aime, dit-elle comme songeuse. Si je disparaît à ce moment précis, tu en mourras, Roy Mustang. Je crois que l'on peut dire que tu t'es fait avoir, joli coeur. Tu as beau te tailler une réputation de tombeur, tes beaux artifices ne valent plus grand chose quand tu te laisses aller au romantisme échevelé. Viens par ici."
Elle commença à l'attirer vers elle, victorieuse. Roy bafouilla, mais ne put s'empêcher ses mains de l'enlacer tendrement, et il la sentit frissonner.
"Riza, je...
-Tais toi..."
Là aussi, le narrateur est prié d'aller se faire voir, donc vous n'avez plus qu'à faire travailler votre imagination.
Edward et Winry étaiet épuisés, mais ils ne pouvaient plus s'empêcher de danser. Ils n'avaient pas envie de briser ce moment magique, loin de toute pensée ou de toute parole. Peu de gens suivaient la valse qu'ils dansaient. Ils étaient pour ainsi dire seuls sur la piste.
"Winry?
-Oui, Edward?
-Je suis content d'être là. Avec toi. Et je suis content de te voir si belle.
Winry piqua un fard et n'arriva pas à articuler une parole.
-Dis moi, poursuivit Ed, comme hypnotisé, Tu as tes clés à molettes sur toi?
Winry fit non de la tête.
-Tu crois que je peux t'embrasser sans risques, alors?"
La musique mourut, et ils se trouvèrent en face l'un de l'autre comme s'ils se voyaient pour la première fois. Ed se sentit vaguement se pencher vers Winry. Celle ci tendit presque machinalement ses lêvres. Leurs yeux ne se quittaient pas. Puis un bruit de fusillade retentit et quelqu'un hurla
"Tout le monde à terre!! On prend le contrôle du bâtiment!!"
Edward ferma les yeux et serra les poings. Il avait déjà tabassé des gens pour avoir essayé de le tuer. D'autre pour l'avoir traité de petit. D'autres pour avoir tué ses amis. Mais là, il allait massacrer ces troubles fêtes pour avoir commis le crime suprême:
L'AVOIR EMPÊCHE D'EMBRASSER WINRY.
