A/N : Et oui, deux chapitres la même journée ! (: Il faut dire que j'ai eu le temps d'écrire en cours aujourd'hui xD Bref. J'en profite pour répondre à Valrie : oui, bien sûr que tu peux :)
elle réfléchisse, la vie de ses amis était entre ses mains. Elle devait agir ! Mais comment ? Une cinquantaine de gardes étaient postés devant le mur derrière lequel elle se cachait. Que faire, que faire, que faire ? Elle examina la situation : ils étaient tous menottés, et les gardes les poussaient pour qu'ils avancent plus rapidement. Mary donna un coup de genou dans les parties génitales de l'un des gardes, ce qui attira l'attention d'un autre qui la gifla tellement fort qu'elle tomba au sol. Elle cracha du sang par terre, mais se releva.
"Fils de catin", murmura-t-elle.
Non, Caroline se supportait plus de témoigner de cela. Ce fut en observant les vêtements que portaient les gardes qu'elle obtint la réponse qu'elle cherchait. Mais cela voulait dire... Qu'elle devait cesser de jouer Laurenn Sanders, et redevenir celle qu'elle avait été il y a quelques années : Caroline Kenway. Ou du moins, pour le moment, Caroline Scott. Elle ne voyait que ça pour les sortir de ce mauvais pas. Elle sortit de sa cachette, armes rangées.
"Hé !", s'écria-t-elle.
Les pirates la regarda d'un air aussi surpris qu'inquiet. Elle s'exposait elle-même au danger ! Mais elle avait un plan.
"Idiote, qu'est-ce que tu es en train de faire ?", murmura Mary.
"T'es un pirate, toi aussi ?", demanda l'un des britanniques, en fixant Caroline.
Elle attendit un peu avant de répondre, puis interrogea celui-ci :
"Emmett Scott est-il celui qui vous a ordonné ça ?"
Il ricana.
"Pourquoi ?"
Elle avait vu juste.
"En tant que fille d'Emmett Scott, je vous prie de relâcher ces Pirates !", tonna Caroline.
Edward et Mary se regardèrent. Edward ne comprenait pas. Qu'est-ce que "Laurenn" racontait ? Les gardes éclatèrent de rire.
"Elle est morte !", répondit l'un d'eux.
Edward fronça les sourcils et serra ses poings, ce qui ne manqua pas à Mary. Mais tout comme lui, Caroline serra ses poings et baissa sa tête, avant de la relever et de s'écrier :
"Elle l'aurait été si elle n'aurait pas tué son père !"
Les rires cessèrent. Caroline craquait, elle commençait à devenir faible, sa voix tremblait.
"Oui, mon père est mort, et je l'ai tué, car il m'aurait laissée mourir seulement parce que j'ai écouté mon cœur et non pas ses ordres !"
"Que dis-tu ?"
Caroline fit de son mieux pour retenir ses larmes.
"Ce que je veux dire c'est... Mon père m'aurait laissée mourir car j'aimais cet homme, affirma-t-elle, en pointant Edward du doigt. Et pas..."
Ce dernier, totalement éberlué, mit du temps pour se rendre compte de ce qui se passait : Laurenn Sanders, femme qu'il avait respectée tout autant qu'il respectait Mary, n'était nulle autre personne que sa femme, qu'il croyait morte, et qu'il croyait avoir abandonnée. Et la voilà sous un aspect qu'il ne lui connaissait absolument pas.
"...Pourquoi ?", murmura-t-il, en hochant la tête.
"Désolée, Edward..."
Caroline se plaça devant tous les gardes, dos bien droit et s'arrêta, net. Puis elle s'inclina devant eux.
"Je vous le demande, non pas en tant que Laurenn Sanders, mais en tant que Caroline Scott, je vous en prie... Libérez-les. Ils sont mon unique famille, ils représentent ce que je suis !"
Les gardes chuchotèrent entre eux puis se mirent à sourire. Méchamment.
"Très bien, on va les libérer."
Derrière elle, quelqu'un la frappa assez violemment pour qu'elle puisse perdre conscience... Le seul mot qu'elle put prononcer avant son évanouissement fut Edward et Mary crier son nom.
Lorsqu'elle se réveilla, elle se trouvait dans une prison de glace. Le sol était gelé, ses dents claquaient. Son corps entier tremblait. Où était-elle ? Elle joigna ses genoux à sa poitrine et les encercla de ses mains puis cala son visage de sorte à ne pas sentir le froid. Mais le mur lui-même était gelé, mur sur lequel était appuyé son dos. Elle se balança, espérant pouvoir se réchauffer, mais c'était en vain. Elle allait mourir ici. Elle se mit à penser à Mary, à Thatch, à tous ses amis qu'elle avait — elle l'espère — libérés. Elle pensa à Edward. Si jamais ils se revoyaient, qu'allait-il lui dire maintenant qu'il a découvert qu'elle était Caroline ? Elle releva son visage et fut justement surprise de voir Edward sur le sol, au fond de sa prison. Ils étaient dans la même cellule, et il regardait le mur. Il ne semblait pas avoir froid, lui. Caroline était persuadée qu'elle allait mourir ici.
"E-Edward... ?", murmura-t-elle.
Elle sentit ses muscles se crisper, sa respiration se couper lorsqu'il se tourna vers elle pour la regarder. Dieu sait combien elle se sentait honteuse. Aussitôt il l'a aperçue réveillée, aussitôt il se leva et courut vers elle.
"Comment te sens-tu ?", demanda-t-il, inquiet.
"Je sens co-comme si je m'a-apprêtais à m-mourir, j'ai f-froid, Edward... J'ai t-tellement froid...", peina-t-elle à dire.
Il s'installa près d'elle et retira son manteau pour le lui donner. Elle posa sa tête sur son épaule et ferma ses yeux.
"Quand avons-nous commencé tout ça, Edward ?"
"Commencé quoi ?"
"Les mensonges, les secrets et... tout le reste..."
Silence. Edward cala son bras derrière l'épaule gauche de sa femme et l'amena le plus près de lui, puis posa son menton sur sa chevelure rousse.
"Dors, Caroline. T'en as besoin."
Ce fut les derniers mots qu'elle entendit. Après, le reste était flou.
Elle ignorait combien de temps elle avait dormi, mais elle fut surprise d'être vivante. Surtout qu'elle ne se trouvait plus dans la même pièce ! Elle était... à l'Old Avery ? Non, c'était un endroit qui lui ressemblait beaucoup. Nassau avait été détruit. Elle était allongée dans un lit, couverte de trois couvertures, avec pour seule compagnie Mary, qui était vêtue des vêtements qu'elle portait lorsqu'elle jouait "James Kidd". Elle était assise sur la chaise à côté du lit, et elle regardait son amie somnoler. Elle ne put s'empêcher de sourire lorsqu'elle vit Caroline ouvrir les yeux.
"Caroline."
"Mary ?"
Mary lâcha un rire timide.
"Que s'est-il passé ?"
"Après que tu aies avoué ta véritable identité aux anglais, ils t'ont emprisonnée, avec Edward et Thatch. Vane, Rackham et moi sommes parvenus à nous enfuir, et nous vous avons libéré, toi et Edward."
"Qu'est-il arrivé à Thatch ?"
Le sourire de Mary se dissipa alors.
"Il est mort. Un garde l'a tué."
"...Non..."
Un silence lourd de sens s'installa ensuite. Elle conta ensuite le reste des évènements : Vane s'est échappé et a sombré dans l'alcool alors qu'il était parti sur un autre île, et Rackham s'est fait pendre en Angleterre. Autrement dit, les seuls debout étaient Edward, elle et Mary.
"On a retrouvé le corps de Hornigold, aussi, à Nassau."
"Je l'ai tué, Mary. J'ai tué Ben !', s'exclama Caroline.
Comprenant que ce n'était pas le moment de parler de ça, elle se leva de sa chaise, et conseilla à Caroline de se reposer encore un peu. Juste avant ça, elle lui fit part de ce qu'ils s'apprêtaient à faire ensuite : durant la semaine pendant laquelle Caroline s'était évanouie / endormie, Edward et Mary avaient trouvé l'Observatoire. Sachant qu'il ne restait plus que Roberts sur leur route, l'Observatoire allait être le leur. Dans très peu de temps.
J'ai beaucoup hésité pour la façon dont Edward découvrirait la vérité sur Laurenn. Au départ, je n'avais pas prévu cette invasion sur Nassau, elle m'est arrivée que tout à l'heure, en jouant à AC IV et voyant Vane insulter Hornigold, et c'est de là que j'me suis dit "Il faut que je me débarrasse de Ben !" (pas que je ne l'aime pas, au contraire ! ^^). Et bref, au début, je voulais qu'ils aient une discussion et que juste avant de découvrir l'Observatoire, elle lui avoue ENFIN qui elle est, mais non, j'ai profité de l'invasion, plutôt (:
