N\A : Ce chapitre, à l'image du 8e "la honte", est un EPOV et un BPOV. C'est à dire que la narration passera de Bella à Edward plusieurs fois.
Chapitre 10 Retrouvailles
EDWARD
Nous étions à quelques kilomètres de la maison, et, déjà, j'entendais les pensées affolées des Cullen.
Le temps presse... j'espère qu'Esme a su le convaincre ! Heureusement, elle semble calme en ce moment mais l'énergie peut lui revenir n'importe quand...fit la voix de Jasper
Où es tu, Edward ?! criait celle de Rosalie.
Esme ouvrit la porte et me fit signe d'entrer. J'obéis, légèrement à contrecoeur mais je me rappelai les paroles d'Esme : Elle t'appelle, Edward ! Elle te réclame.
"Je ne t'ai pas abandonné, mon amour. J'arrive, je suis revenu pour toi !"
Ma famille, en me voyant arriver, ne sut pas vraiment la réaction qu'il était préférable d'avoir en pareil situation. Je croyais voir leur dilemme intérieur : Devaient-ils être heureux de revoir l'un des leur ? Soulagés de voir que je n'avais rien fait de stupide ? Ou peut-être être en colère de revoir le faible qui avait succombé au vice ? Le seul des Cullen à avoir osé poser ses lèvres sur la gorge d'un être humain?
Mais je me faisais des idées. Ils étaient des gens bien. Ils pardonnaient, ils m'aimaient. Je lisais dans leurs pensées une véritable joie de me revoir sain et sauf et cette seule idée suffit à me donner du courage et à me pardonner moi-même l'acte horrible que j'avais commis.
Je m'éclaircis la gorge :
- J'ignore ce qui m'a pris ce soir là mais j'espère que vous sentez à quel point je suis déçu par mon comportement. Je ne voulais pas la perdre et... par ma faute, elle est en train de vivre précisément tout ce que j'avais juré de lui éviter.
Je levai les yeux vers mon père adoptif.
-Carlisle... Cela fait un siècle que tu m'as pris sous ton aile. Tu t'es occupé de moi et tu m'as inculqué toutes tes valeurs dont celle du respect des êtres humains. J'ai trahis ta confiance et je m'en excuse. J'espère réussir un jour à obtenir ton pardon...
Il resta un moment immobile puis il me sourit et posa sa grande main sur mon épaule. Tous s'approchèrent alors de moi, comme si le geste de Carlisle leur en avait donné la permission. Emmet m'ébouriffa les cheveux, Rosalie m'embrassa sur la joue et Jasper me serra brièvement contre lui.
Alice était assise dans les escaliers de marbre qui menait à la chambre où Bella étaient allongée. En me voyant m'approcher, elle ne sourit pas et ne fit aucun geste, se contentant de me regarder fixement dans les yeux. Puis elle lança froidement :
- Tu lui as fait beaucoup de peine, Edward.
- Je sais. dis-je en baissant légèrement les yeux.
- Tu sais aussi que tu as beaucoup de chance qu'elle veuille toujours de toi après ce que tu lui as fait ?
- Oui. J'en remercie le ciel à genoux.
Son visage s'adoucit. Elle se leva et m'enlaça fortement ce qui me prit totalement au dépourvu.
- Tu lui a manqué, me murmura-t-elle à l'oreille. Et à moi aussi.
Je l'embrassai sur la joue, elle me poussa légèrement vers le haut de l'escalier et je continuai à grimper les nombreuses marches qui me menaient à ma douce Bella.
Ma main trembla lorsque je la posai sur la poignée de la porte de notre chambre.
BELLA
Patiente, a dit Alice, sois patiente, Bella. J'étais à peu près autant capable d'attendre que de danser le quick-step.
Non, en fait, en ce moment j'étais autant capable d'attendre que de lever le petit doigt.
Pourtant, une heure plus tôt, mon corps bouillonnait, incapable de rester en place ! Si Alice n'avait pas quitté ma chambre au pas de course j'aurais été capable de lui projeter le lit de métal en pleine figure. L'énergie allait et venait à intervalles régulier et amener avec elle une agressivité telle que je n'en avais jamais ressenti lorsque j'étais...
Quoi? Humaine ? Vivante ?
J'avais toujours de la difficulté à réaliser que ces deux adjectifs ne me concernait plus désormais... Mais bref, l'important c'est que lorsque j'avais mes crises, je ne souffrais plus. Contrairement à maintenant !
Lorsque la morsure était fraîche, j'avais eu l'impression que la douleur qui me submergeait ne pourrait jamais être surpassé : les trois jours qui ont suivis m'ont prouvé le contraire ! Au moins je ne délirais plus. Je pouvais, depuis 24 heures environ, aligner plus de trois mots correctement avec une syntaxe correcte et j'avais cessé de voir des formes démoniaques dans les ombres de ma chambre, la nuit. Alice restait toujours avec moi pour me veiller mais c'était par simple précaution.
Les Cullen étaient si adorables avec moi! Je m'en rendais seulement compte lorsque je n'était pas dans une de mes crises de violence, mais ils l'étaient bel et bien. Bien sûr, ils s'assuraient tous que j'étais en train de somnoler dans mon lit avant d'entrer dans la chambre.
Emmet, Rosalie et Jasper passaient souvent , Carlisle venait prendre de mes nouvelles et s'assurait que la transformation s'effectuait normalement, Esme m'apportait régulièrement une serviette d'eau chaude pour me réchauffer et Alice restait à mon chevet jour et nuit.
Il ne manquait qu'Edward. Où était-il ? Que faisait-il ? Pourquoi me laissait-il toute seule ?
Que ne donnerais-je pas pour revoir son visage d'ange et lui dire que je ne lui en voulait plus ?
Une porte s'ouvrit à l'étage du dessous. Une voix de ténor me fit sursauter et frissonner.
Il était là ! Il était revenu !
Les pas dans l'escalier se rapprochaient de plus en plus.
J'entendis la poignée tourner tout doucement...
EDWARD
Dieu ! Qu'elle était belle ! Trois jours d'absence avaient suffit à me faire oublier à quel point Bella me faisait tourner la tête.
Elle était allongée dans notre lit, toute douce et fragile. Sa vulnérabilité me donnait envie de la serrer contre moi jusqu'à ce que le monde cesse de tourner. Ou jusqu'à ce que le soleil s'éteigne.
Je ne savais toujours pas si Esme m'avait dit la vérité concernant son désir de me revoir et j'entrai dans la pièce d'un pas hésitant...
Mais son sourire me fit vite perdre toutes mes craintes et je me précipitai vers elle. Je m'installai à ses côtés et je caressai ses cheveux soyeux, une expression béate et stupide sur le visage.
- Edward...
- Bella, commençai-je mais ma voix était tremblotante à cause de l'émotion. J'ai été un tel crétin !
- Edward... répéta-t-elle
- Pardonne-moi, mon amour ! Je t'en supplie ! Tu vas voir ! On va s'occuper de toi et tout ira bien, d'accord ? Je t'assure que ta transformation s'effectueras dans le meilleur climat possible, Bella. Je te veillerai jour et nuit s'il le faut.
Bella m'interpella une troisième fois mais j'était si absorbé par mes excuses bidon que je ne l'entendit pas jusqu'à ce que..
- Edward !
- Oui, ma Bella, qu'y a-t-il ?
- ... J'ai faim...
Hey Hey !
J'ai une grande nouvelle ! J'ai officiellement décidé de la fin de cette fic ! Je crois qu'elle ne fera pas l'unanimité... mais c'est de cette façon que je l'imagine. Elle est déjà organisée et couchée sur papier (dans l'ordinateur, en fait). Je ne crois pas que cette fic puisse se terminer autrement... Bien que j'espère tout de même que Stephenie Meyer en aura trouvée une différente (vous comprendrez pourquoi lorsque vous la lirez!). Vous vous dites sans doute que c'est bizarre d'écrire une histoire et de ne pas être d'accord avec sa propre finale ? Eh bien, vous avez raison ! loll Mais l'idée m'est venue et elle refuse obstinément de partir !
Désolée pour se pitoyable chapitre... J'avoue que je voulais m'en débarrasser puisque j'ai très hâte de publier ceux qui suivent... mais ce n'est qu'un chapitre transitoire (et incroyablement mauvais, il faut le dire.) C'est pour ça que j'ai décidé de le publier en même temps que le onzième.
Menu du prochain : Les vrais problèmes commencent !
Bye Bye
Moonsonata
