Voilà l'avant-dernier chapitre de l'aventure, avec le moment que vous attendez toutes! Merci à toutes de votre lecture et de vos avis, ça me fait toujours chaud au cœur!
Chapitre 9 :
Au milieu de l'après-midi, la nouvelle que Pearson avait été arrêté pour être interrogé semblait avoir fait le tour de l'école. C'était le grand sujet de conversation en salle des professeurs. La plupart des professeurs discutaient des raisons qui auraient pu pousser Pearson à commettre les quatre meurtres. Etrangement, aucun d'entre eux ne doutait du fait qu'il était bien l'assassin. Mulder s'assit sur une des chaises en métal pendant un de ses temps libres et écouta les conversations autour de lui. Les spéculations sur les mobiles de Pearson allaient du chantage à la pédophilie. Mulder aurait voulu rappeler qu'aucun signe de sévices sexuels n'avait été trouvé sur les victimes, mais il savait qu'il avait intérêt à garder profil bas et à prétendre ne rien savoir de plus sur cette affaire que ce qu'il avait lu dans les journaux. Quand son portable sonna, il se leva et sortit dans le hall. Il fut heureux de constater qu'aucun professeur ne semblait intéressé par son manège.
- Allo ? demanda-t-il.
- Agent Mulder ? demanda une voix inconnue.
- Oui.
- Officier Greene du commissariat de Juniper. Vous nous avez appelé tout à l'heure pour nous donner des informations sur un suspect potentiel pour les meurtres de Ritley Preparatory School. Un certain Pearson.
- En effet.
- Eh bien, j'ai bien peur que nous ayons été obligés de le relâcher.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Il avait un solide alibi pour trois des quatre meurtres. Sa femme et trois autres personnes peuvent confirmer qu'il était avec eux ces nuits-là.
Mulder passa une main dans ses cheveux, sachant que Scully allait très mal prendre ce nouveau rebondissement. Il avait bien vu son regard hanté quand elle lui avait parlé de Pearson. Il savait qu'elle croyait fermement qu'il était derrière ces meurtres.
- Pour quel meurtre n'a-t-il pas d'alibi ? s'enquit –il. Il se rattrapait aux branches, il le savait, mais il n'avait aucune envie d'abandonner tout de suite la piste de Scully.
- Le concierge. Il prétend qu'il était seul chez lui devant sa télévision. Sa femme était sortie, elle ne peut donc pas confirmer.
- D'accord. Merci beaucoup, répondit-il finalement. Il raccrocha et rangea son téléphone dans sa poche. Sa main gauche attrapa son poing droit, puis il passa ses deux mains sur son front et lâcha un long soupir.
- Et merde, murmura-t-il avec véhémence.
La cloche sonna à ce moment là et des flots d'élèves sortirent des classes, incapables de contenir leur joie d'être enfin libres. Mulder remonta le courant et parvint lentement à la classe de Scully. Il la trouva en pleine discussion avec deux étudiants, et il attendit impatiemment devant la porte qu'ils sortent. Quand ils quittèrent enfin la salle de cours, elle se tourna vers lui. Un regard lui suffit à savoir.
- Ils l'ont relâché, c'est ça ?
- Il a un solide alibi pour trois des quatre meurtres.
- Et le quatrième ?
- Scully, ces meurtres ont tous été commis par la même personne.
- Nous n'en sommes pas si surs. Peut-être qu'il n'a tué que Theresa Fowler mais a copié les autres meurtres pour éloigner les soupçons.
- Il a un alibi pour la nuit du meurtre de Theresa Fowler.
- J'ai vu quelque chose, Mulder. Il faut que tu me croies !
- Je te crois, Scully. Mais nous n'avons aucune preuve, et nous ne pouvons pas le retenir sans preuve, tu le sais bien.
Scully hocha la tête.
- Tu as raison. Du coup, on fait quoi ?
- On reste à l'école ce soir. Je continue de penser qu'il nous reste une chance d'attraper la personne –ou la chose- qui est responsable de ces meurtres.
- D'accord.
Quatre heures plus tard, Scully était toujours assise à son bureau dans sa classe, avec le même tas de copies devant elle. Elle n'en avait toujours pas corrigé une seule. A la place, elle avait passé la majeure partie de son temps à repasser tout ce qu'elle savait de l'affaire au crible, cherchant le moindre détail qui pourrait y lier Pearson. Peu importait le nombre de gens qui pourrait corroborer son histoire, elle savait qu'il n'était pas aussi innocent qu'il paraissait au premier regard.
Un bruit la fit frissonner. Elle regarda nerveusement autour d'elle, cherchant le moindre signe de mouvement. A l'extérieur, la nuit était tombée, et comme elle avait éteint les plafonniers, la seule lumière provenait d'une petite lampe de bureau en face d'elle. La pièce était en grande partie plongée dans les ténèbres, et Scully eut tout à coup peur de ce que cette noirceur pouvait cacher. Elle mit la main à sa hanche, et prit son arme pour se rassurer. Elle le posa sur la table, et retint son souffle jusqu'à entendre de nouveau le bruit.
Elle commençait à penser qu'elle l'avait imaginé quand il se fit entendre de nouveau, un léger son de frottement, comme si quelqu'un changeait de position. Elle n'aurait pas pu dire d'où le son venait, mais elle savait d'instinct qu'il était proche. Elle se maudit d'avoir éteint les lumières et se leva doucement, son arme au côté. Précautionneusement, elle se glissa près des interrupteurs à côté de la porte, en balayant la pièce du regard. Son cœur battait à tout rompre. Malgré tous les dangers qu'elle avait rencontrés, malgré le nombre de fois où elle avait regardé la mort en face, elle ne s'était jamais faite à l'idée que sa vie pourrait s'arrêter à tout instant. Elle était dotée comme tout le monde d'un bête instinct de survie : elle voulait vivre, et maintenant plus que jamais puisqu'elle avait un but à sa vie. Elle porta sans y penser sa main à son ventre encore plat. Mulder aurait préféré qu'elle rentre à l'appartement pour la sécurité du bébé, mais elle s'y était fermement opposée, et il n'avait pas essayé d'argumenter avec elle.
Elle était stable quand elle traversa la salle. Elle s'était entrainé à ne jamais rien laisser paraitre de ses sentiments dans ses actions. Même quand elle était en fait terrorisée, comme c'était le cas à ce moment précis, elle paraissait toujours calme. Elle se devait de l'être, car un tremblement de ses mains pouvait dévoiler ses buts et facilement lui coûter la vie.
Elle alluma la lumière de la main gauche, et les lumières s'allumèrent brusquement, dispersant les ténèbres de la pièce. Sa main droite leva son pistolet au niveau de ses yeux, et elle re-balaya la salle du regard. Rien ne sortait de l'ordinaire. Le bruit devait venir de l'extérieur.
Son pistolet toujours dans une main, elle sortit son téléphone et composa le numéro de Mulder.
-Mulder, j'ai entendu quelque chose près de ma salle, murmura-t-elle dans le téléphone.
Alors qu'elle disait ces mots, elle entendit de nouveau le bruit, plus fort, cette fois-ci.
- J'arrive tout de suite.
Il raccrocha, et Scully se retourna vers la porte. Elle attrapa la poignée et commença à la tourner, mais elle se mit à tourner d'elle-même. Les deux mains de Scully se crispèrent immédiatement sur son arme, et elle la pointa sur la grande silhouette qui se dressait dans le couloir.
- Scully, c'est moi, murmura Mulder
- Excuse-moi. Tu as trouvé quelque chose ?
- Non, je n'ai rien vu.
Il commença à examiner le revêtement en lino du couloir.
- Je suis certaine d'avoir entendu quelque chose, Mulder.
- Peut-être que c'est parti quand ça a réalisé que nous sommes deux. Cette chose cherche des proies faciles.
Au moment où il disait cela, ils entendirent tous les deux un son faible un peu plus loin dans le couloir. Immédiatement, Mulder sortit à son tour son arme, et ils se glissèrent silencieusement dans le couloir, tachant de ne pas faire entendre le son de leurs pas. Le concierge avait éteint les lumières en partant, ne laissant que les deux lumières d'urgence illuminer l'endroit, lui conférant un aspect sombre et gris.
Ils atteignaient le bout du couloir quand ils entendirent un bruit sur leur gauche. Ils se tournèrent en même temps et pointèrent leurs armes sur la porte ouverte des toilettes des garçons. Ils restèrent immobiles en entendant le son devenir plus fort. Au bout de quelques secondes, une silhouette apparut au coin, dissimulée par l'obscurité.
- Plus un geste ! ordonna Mulder. Retournez-vous lentement et mettez vos mains en l'air.
La silhouette obéit et commença à se retourner lentement, les mains en l'air. Il se retrouva face à Mulder, plissant les yeux à cause de la lumière pourtant faible des lumières d'urgence qui tombaient sur lui.
- M. Nutt ? demanda finalement Mulder.
- Ou-ui ? répondit faiblement Nutt en regardant un agent puis l'autre, la confusion se lisant très clairement sur son visage.
- Que faites-vous ici ?
- Je devais finir des corrections, répondit-il. J'ai du répondre aux appels de la Nature, et les toilettes des professeurs sont de l'autre côté du bâtiment
Mulder soupira et baissa son arme.
- Est-ce que vous avez vu quoique ce soit en venant ici ?
- Non, pourquoi ?
- Est-ce que quelqu'un d'autre est toujours là ?
- Pas que je sache. Les gens ne restent pas si tard, d'habitude, surtout depuis les meurtres. Mais il fallait vraiment que je corrige ces copies, je ne peux pas le faire chez moi, mes enfants ont deux et quatre ans.
- Donc vous n'avez rien vu ou entendu de suspect ? demanda Mulder en se massant le front avec la main qui ne tenait pas son arme.
- Non. Mais pourquoi toutes ces questions ?
- Très bien, M. Nutt,je vais vous raccompagner à votre salle, vous allez récupérer votre travail, puis j'irai avec vous jusqu'à votre voiture, et vous rentrerez directement chez vous.
- Vous n'êtes pas de vrais professeurs, tous les deux ? dit Nutt en regardant leurs armes. Qui êtes-vous ?
- Nous sommes des agents fédéraux, lui répondit Scully.
- Vraiment ?
- Oui, et pour votre sécurité, je vais vous demander de faire exactement ce que nous vous disons.
- Alors vous êtes en couverture, ou quelque chose comme ça ? c'est comme dans les films. C'est très…
- Silence ! le coupa Mulder avant que Nutt ne puisse continuer.
Nutt se tut immédiatement et observa Mulder écouter avec attention. Tous les muscles de son corps étaient tendus, prêt à entrer en action. En le regardant à ce moment précis, n'importe qui pouvait voir la puissance qui se dégageait de lui. Il semblait indestructible.
Quand le son retentit de nouveau, ils l'entendirent tous les trois. C'était à coup sur le bruit de pas, mais un autre son l'accompagnait. Ce son ressemblait plus à un bruit de succion, comme si la personne traversait une flaque de quelque chose indéterminé. Le bruit venait de plus loin dans le couloir, vers le fond de l'école.
- Retournez à votre salle de classe, et verrouillez la porte, ordonna Mulder à Nutt. L'homme acquiesça en tremblant avant de se retourner pour obéir à Mulder. Les deux agents remontèrent silencieusement le couloir, suivant les pas qui ralentissaient petit à petit. Au moment où les deux agents atteignirent le bout du couloir, les bruits de pas s'arrêtèrent. Ils tournèrent au coin et découvrirent la chose à environ 10 mètres d'eux. L'ombre semblait humaine, mais bizarrement amorphe, comme si elle portait d'épais vêtements.
Les deux agents levèrent leurs armes au niveau de leurs visages, et Scully prit la conduite des opérations en criant :
- Tournez-vous lentement.
Même dans la faible lumière, ils purent voir la silhouette se raidir et se mettre à courir. Son allure était légèrement chancelante, mais la chose restait rapide, si rapide le bruit de succion de ses pas se fondirent les uns dans les autres jusqu'à ne produire qu'un son continu. Mulder se lança immédiatement à sa poursuite, Scully sur ses talons. Elle se félicita d'avoir mis des vêtements et des chaussures plus fonctionnels avant le début de leur ronde.
La silhouette atteignit la porte du fond en un temps record, et l'ouvrit avec tant de force que Mulder fut presque surpris qu'elle ne casse pas sous la poussée. Le temps qu'il l'atteigne à son tour, la porte avait déjà commencé à se refermer, et il tendit sa main libre pour la rouvrir. Ils se retrouvèrent dans la plaine derrière l'école, la silhouette courant toujours sur deux jambes malgré sa démarche vacillante, presqu'animale. Mulder la suivait de près, ne gagnant pas de terrain, mais n'en perdant pas non plus.
- Halte ! Agent fédéral ! Je vais tirer !
Il tira, mais la silhouette ne ralentit pas pour autant. Mulder releva son arme et tira un coup d'avertissement qui passa juste au-dessus de sa tête. Il ne se retourna même pas.
Maudissant son souffle court, il repartit dans un élan fou à la poursuite de la silhouette à travers les terrains boueux autour de l'école. Il sentait le sol devenir de moins en moins stable à mesure qu'il avançait, et devina qu'ils approchaient des marais. Il ne pouvait pas laisser cette chose atteindre les marais : il était certain que si la chose les atteignait, il serait incapable de la retrouver. Ne voyant pas d'autres choix, il tira de nouveau, en visant l'épaule- ou du moins, ce qui aurait été l'épaule sur un être humain. La balle atteint apparemment sa cible : il entendit comme un grognement animal, et la silhouette s'arrêta. Avant que Mulder ait bien compris ce qui se passait, la créature s'était retournée et courait vers lui. Malgré l'obscurité, Mulder put noter quelques traits caractéristiques de la créature dans la lumière de la demi-lune. Son visage était bosselé, comme si la créature avait eu une multitude de tumeurs sur les côtés de la tête. Ses yeux étaient sombres, et ressemblaient plus à deux trous dans sa tête défoncée. Pour autant que Mulder aurait pu en dire, la chose n'avait pas de cheveux, ni aucun des traits caractéristiques aux êtres humains. Le corps entier était difforme, le nez n'était rien de plus qu'une sorte de bosse légèrement plus gonflée que les autres au centre du visage, et sa bouche, une simple fente en bas de la tête.
Dans une embardée, la créature se précipita sur Mulder. Celui-ci était trop surpris pour penser à tirer, et il se retrouva tout à coup sur le dos, dans la boue. La créature se tenait au-dessus de lui, hargneuse. Son pistolet n'était plus dans sa main, et ses doigts fouillaient frénétiquement la boue sans le trouver. La créature recula d'un pas, ouvrant grand la fente qui lui servait de bouche. Il lança un son sourd, inhumain, à mi-chemin entre un cri et un grognement, avant de se retourner vers Mulder.
A ce moment, les doigts de Mulder rencontrèrent avec soulagement le métal froid du pistolet. Il le leva devant lui et tira trois coups rapidement. Avec un autre cri sourd, la créature tomba sur lui. Mulder se tira de dessous ce poids et se remit sur ses pieds. Il contempla la créature pendant un moment, le souffle toujours court de la course et de l'attaque qui avait suivie. La créature semblait changer sous ses yeux. Les espèces de grumeaux sur son corps disparurent , les cheveux poussèrent, ses yeux apparurent, et en quelques instants, Mulder eut sous les yeux le corps d'un homme nu.
Il se rendit compte tout à coup que quelque chose n'allait pas.
- Scully ! appela-t-il, cherchant désespérément à entendre une réponse ou le bruit de ses pas dans la boue. Mais il n'entendit rien d'autre que le chant des criquets et les cris langoureux des crapauds.
- Scully ! essaya-t-il encore, plus fort, cette fois.
Il fit volte-face, cherchant dans les arbres tout ce qui pourrait lui être utile, mais il ne vit rien.
- Bon sang ! jura-t-il avant de se remettre à courir vers l'école.
Scully avait perdu Mulder dans leur folle course dans le couloir. Comme d'habitude. C'était dans ses moments-là qu'elle maudissait ses jambes trop courtes. Aves ses longues jambes, Mulder arrivait toujours à suivre la chose ou la personne qu'ils poursuivaient, mais elle se retrouvait toujours derrière. Mais elle continuait de courir, sachant qu'elle avait toujours une chance de les rattraper. Elle espérait pouvoir être utile.
Au moment où elle entrait dans la forêt, quelque chose entra violement en collision avec ses genoux, la projetant par terre. Son pistolet glissa de ses mains, et elle entendit le bruit mou de sa chute à quelques pas d'elle. Scully essayait de se relever quand elle sentit un poids s'installer à la base de son dos, la clouant au sol.
- Surprise de me voir ? demanda une voix familière.
Cette fois-ci, il ne prenait même pas la peine de déguiser la malice dans sa voix.
- Je dois dire que vous êtes un morceau de choix, Miss Bolder, si c'est bien là votre vrai nom. Voyez-vous, dés que la police m'a emmené et a commencé à me poser des questions sur Theresa Fowler, je me suis rappelé notre petite conversation d'aujourd'hui. Cela m'a paru trop proche pour n'être qu'une simple coïncidence. Et là, j'ai compris ce qui s'était passé. Pour une raison ou pour une autre, vous avez dit à la police que j'avais tué ces gens. Je n'aime pas beaucoup que l'on m'accuse de meurtre, Miss Bolder. Surtout si ces accusations sont fausses.
Son pied appuya plus fort sur le dos de Scully qui mordit l'intérieur de ses lèvres pour s'empêcher de crier.
- Pourquoi êtes-vous revenu ? demanda-t-elle.
- J'étais en voiture, et j'ai vu la vôtre qui était toujours sur le parking. J'ai trouvé l'occasion parfaite pour prendre ma revanche. Je pourrais vous tuer et disposer votre corps de telle façon que tout le monde croira que vous êtes une autre victime.
Il éclata de rire, et le son fit frissonner Scully d'horreur. Il fallait qu'elle le fasse parler : c'était sa seule chance de survie.
- Si ce n'est pas vous qui avez tué ces gens, alors qui ?
Elle tendit les bras en avant, mais son pistolet était trop loin pour qu'elle l'atteigne. Précautionneusement, elle glissa son ventre sur le sol, essayant d'échapper à la pression du pied de Pearson.
- Honnêtement, je n'en sais rien. Ce n'est pas que je m'en fiche. Je lui dois une fière chandelle.
- Pourquoi ?
- Parce que cette petite pute était enceinte, et qu'elle menaçait de tout dire à ma femme. Je réfléchissais à un moyen de la tuer moi-même quand le tueur en série est intervenu.
A ce moment, Scully sentit la pression de ses jambes faiblir, et elle passa à l'acte. En poussant sur le sol, elle se retourna rapidement. Elle saisit les jambes de Pearson, et le déséquilibra. Il tomba. Elle essaya de ramasser son revolver, mais il fut plus rapide. Elle sentit deux bras fort l'attraper par la taille par derrière, et elle lutta, tentant désespérément d'échapper à son étreinte. Elle lança des coups de pieds, mais au premier essai, ceux-ci ne rencontrèrent que de l'air. La deuxième fois, cependant, ils rencontrèrent le corps de Pearson, et il poussa un cri de douleur en desserrant sa grippe autour de sa taille. Le coup de pied suivant l'atteignit dans le ventre, et il la lâcha complètement. Elle se releva et se retourna pour lui faire face. Elle recula, ses pieds cherchant son pistolet dans la boue. Il s'était également relevé et avançait doucement vers elle.
Il plongea vers elle, et elle leva le genou qui lui rentra dans le nez, avant de le faucher au niveau des pieds. Elle cogna son coude contre son visage, et sentit le nez craquer sous l'impact. Enragé, il l'attrapa de nouveau avant qu'elle puisse réagir, et ses mains commencèrent à s'approcher de son cou. Ses doigts se serrèrent sur sa trachée, l'empêchant de respirer. Scully se sentit perdre conscience, sentit ses coups devenir plus faibles et moins précis. Elle s'obligea à rester consciente le temps de le frapper au côté, mais le coup ne sembla pas l'affecter. Elle essaya de le frapper aux jambes par des coups de pieds, mais il les évita. Il sentit sa vie partir doucement, et il sourit.
- Quel effet ça fait de savoir que votre vie est sur le point de se terminer ? demanda-t-il.
Elle suffoqua, et ses mains serrèrent plus fort, et son sourire s'élargit. Elle tenta sans succès d'éloigner ses mains de sa gorge. Au moment où elle commençait à accepter l'idée de mourir, elle entendit un bruit sourd, et la pression sur son cou se relâcha.
- Scully, est-ce que ça va ? demanda une voix familière près d'elle. Son cerveau souffrait toujours du manque d'oxygène. Le visage de Mulder devint flou, comme s'il flottait devant elle. Elle sentit une de ses mains se placer derrière sa tête, tandis que son autre bras passait derrière ses épaules pour la soutenir. Elle plaça la tête sur son épaule. A ce moment, elle se laissa emporter par la vague de lumière blanche, et sombra dans l'inconscience.
