Amis du jour, bonjour, bonsoir et bienvenue.

Ko' dévoile: BOUM C'EST MOI !

Me voilà de retour, pour vous jouer un vilain tour ! Mouahahahahahaha... Et arrêtez de pleurnichinouiner, je ne suis pas venue les mains vides. Non, j'ai apporté... Un petit chapitre rien que pour vous ! *smile* Comment ça, "ça vous plaît pas" ? Ah ben là, je ne peux plus rien pour vous...

Avant toute chose, chers adorateurs, (laissez-moi rêver, voulez-vous ?) je dois vous prévenir que ce qui va suivre est loin d'être rempli de fleurs bleues, et de pétales de roses, comme dans le chapitre sur Kaya, ou sur Mihawk, par exemple. Nan, ce que je vous propose aujourd'hui va vous révéler une autre facette de moi-même. Parce que s'il est vrai que j'aime bien le fluff qui fait rêver, sachez que je n'en apprécie pas moins l'atmosphère sombre et dérangeante qui se dégage de ce chapitre. Et "dérangeante" est peut-être le mot le plus approprié. Ce chapitre est dérangeant, par rapport à notre éthique sociale, je dirais. Et c'est à ce juste titre que j'ai modifié le rated.

A présent, je vous laisse seul maître de vos actes : vous lisez, ou vous lisez pas. Quoi qu'il en soit, je vous souhaite une agréable lecture.

Vous savez déjà que One Piece n'est pas mon oeuvre (mais bel et bien celle d'Oda) mais je vous le rappelle quand même. Je reste cependant responsable de la situation que je vous présente.

Enjoy !


Folie.

Le silence règne en maître. Un silence pesant, tendu. Un silence saturé de produits chimiques, de poudres en tout genre, d'odeurs nauséabondes. Un silence dans lequel il ne fait pas bon de rester. Un silence de mort. Un silence simplement altéré par un bruissement strident de gaz. Un silence uniquement dérangé par le souffle incessant du grand, de l'immense génie fou de la science qu'est Caesar.

Mais lui, le silence, il ne le perçoit pas. Il est dans sa bulle, dans ses pensées, dans son monde. Il est seul dans son univers. Mais il s'y sent bien. Il n'entend pas le silence autour. Ne ressent pas sa présence intimidante. N'a même pas conscience de ce qui l'entoure. Il n'y a que lui. Lui, et son expérience. Il a perdu la notion du temps et de l'espace.

Il n'y a que lui.

L'œil vif et avide de nouvelles découvertes, il observe. Derrière la vitre, il y a un petit lit d'hôpital, recouvert de draps blancs immaculés, sur lequel gît un enfant, inconscient, comme endormi. On pourrait le prendre pour un ange, rêvant de contrées lointaines, de fées et de dragons, si les muscles de son visage n'étaient pas autant contractés, et si de son corps ne sortait pas cette plainte sourde et sinistre.

Cet enfant ne dort pas, et rêve encore moins. Cet enfant, cette petite fille d'à peine trois ans, est un cobaye. Un simple cobaye. Un cobaye qu'on a jeté en pâture au grand méchant fou. Un être, une vie, réduit à l'état de chose, « d'outil », pour la science.

Et le grand méchant fou, lui, observe. Il a fait avaler à ce spécimen humain sa toute dernière invention : une potion qui augmente la vitesse de propagation des messages nerveux. Et il attend, patiemment, de voir les réactions de son premier test. A première vue, le cobaye semble rejeter la solution chimique. La question est de savoir qui, du corps ou du breuvage, gagnera ce qui est peut-être le dernier combat de ce premier cobaye.

Quand le sujet commence à être secoué de spasmes et de convulsions, le sourire du scientifique s'agrandit, et ses yeux se font plus grands. Il note, sur un carnet, tout ce qu'il trouve intéressant à retenir : le temps que le sujet met avant la première secousse, le temps qui s'écoule entre la première et la dernière, les différents états par lequel il passe avant d'abdiquer. Lorsqu'enfin le corps du sujet s'écroule, que ses yeux convulsés ont arrêté de saigner, que ses membres raidis ont cessé leurs sinistres craquements, le chercheur ouvre la vitre, s'approche de son « test », et attire à lui les différentes tables, montées sur des roulettes, prévues pour la suite de l'expérience. Il est impatient de disséquer son cobaye pour voir comment le poison a réagi dans son corps. Il pourrait appeler des assistants – ça n'est pas le nombre qui manque ici – mais il n'en fait rien. Il a envie de disséquer ce corps seul, pour être aux premières loges des différentes découvertes à venir.

Précautionneusement, il passe un masque autour de sa bouche, se muni de gants, place l'outil de recherche scientifique selon son bon désir, et entame le lent et méticuleux travail qu'est celui de disséquer un corps.

Il commence par ouvrir une veine, et prélever du sang de son sujet. Il place la poche rempli de liquide rouge vermeil là où des assistants viendront la récupérer plus tard, et poursuit son travail en ouvrant le bras gauche. Il observe, attentif et terriblement impatient, la merveille qu'a produit sa toute nouvelle invention. Il note précieusement les points positifs, puis les points négatifs, avant d'aller voir du côté de la main.

Il observe une nette accélération de la croissance des ongles qui l'intrigue quelque peu. Il en arrache un qu'il enferme dans un sac et qu'il pose dans la corbeille « à analyser » sur sa gauche. Puis, il déplie un à un les cinq doigts convulsés que la mort avait glacé dans des positions peu conventionnelles. Au craquement sec produit par le pouce, le scientifique fait la moue. Il n'aime pas dégrader un sujet avant de l'avoir analyser. Il souffle. Il devra faire plus attention pour la main droite.

Après avoir prélevé une partie de cette main, il la laisse de côté, pour s'intéresser à la nuque de son cobaye. Mais lorsqu'il veut le retourner pour être plus à l'aise pour la découpe, cette dernière émet un craquement sinistre significateur. Caesar s'arrête dans son mouvement, fusille du regard le cou encore blanc de son sujet, avant de le remettre dans sa position initiale. Après un tel son, il peut être certain que la nuque est inutilisable.

Il rage.

Pour passer son début de colère, il entame la dissection de l'estomac de son cobaye. Alors son sourire s'agrandit. Il peut nettement voir là où est passé sa potion. Soudainement, l'envie de suivre son parcours le prend. Il se décide alors à faire une entaille du haut de la gorge jusqu'à l'estomac.

Il suit ainsi le chemin de sa mixture : après sa descente dans l'œsophage, elle s'est mélangée dans l'estomac, détruisant une bonne partie des cellules essentielles au bon fonctionnement de l'organe. Il note sur son carnet cet aspect dans les points négatifs.

Il retrouve ensuite des traces de son innovation dans le sang de son sujet. Il en avait déjà croisé dans le bras gauche. Pour plus de précision, et avant toute autre action, il extrait le cœur de son sujet, et le pose dans un sac à part. Sa dissection fera l'objet d'une aventure indépendante.

Et il poursuit son investigation.

Tout y passe. Les poumons, les intestins, les organes génitaux, le cerveau. Tout. Il ne laisse rien échapper. Il ne doit rien laisser s'échapper. C'est vital. Pour lui. Pour la science, certes, mais surtout pour lui. Pour sa propre personne. Pour le scientifique de génie qu'il est. Pour sa réussite personnelle. Pour son amour-propre. Pour sa liberté, pour son confort psychologique. Il ne doit rien laisser. Il n'y a rien d'autre que lui, le scalpel, et son sujet.

« Son sujet »… Ce n'est pas un enfant. Ce n'est pas un humain. Ce n'est pas un être. Ce n'est même plus un corps. Plus rien, dans ce carnage, ne rattache cette chose à une quelconque vie sur terre. Ce n'est qu'un moyen pour parvenir à ses fins. Ce n'est qu'un outil, destiné corps et âme à la science. Enfin, surtout corps. L'âme, personne ne lui a jamais demandé son avis.

Mais Caesar n'en a que faire. Plus il découpe, plus il découvre, et plus ses yeux s'agrandissent et son sourire se fait plus large. Même sous son masque de scientifique on peut deviner ce sourire immense. La chose qu'il a entre les mains est pour lui le plus précieux de n'importe quel trésor. Ca n'est pas une vie, non. C'est une source de nouvelles découvertes pour la science.

Et puis, il se lasse. Il a fouillé l'enveloppe corporelle de son cobaye de fond en comble. Il ne reste plus rien. Alors, il souffle de plaisir, pose ses instruments de torture, enlève ses gants, enlève son masque, et se dirige vers son escargophone. Ce dernier est directement relié à une salle voisine, où un assistant est toujours prêt pour suppléer son grand maître.

Lorsque le gastéropode a fini de sonner dans le vide, Caesar ne laisse même pas le temps à son interlocuteur de dire la moindre chose. Il ordonne. Un mot. Un seul. Tranchant, comme une lame de rasoir. Résonnant, comme un glas.

« Suivant. »

Et il raccroche.

Il adresse un dernier regard satisfait à la dépouille de son cobaye, avant que cinq hommes, tous vêtus de scaphandriers jaunes, ne viennent l'en débarrasser. Rapidement, ils ramassent le cœur, la poche de sang, l'ongle. Ils changent le lit, enlèvent toute trace de sang sur les tables et sur les outils, rangent un peu la pièce. Lorsqu'enfin tout paraît propre, ils s'éclipsent rapidement, pendant qu'un sixième homme, un petit garçon d'un peu plus de deux ans dans les bras, pénètre dans la salle.

L'enfant est un peu ébloui et apeuré par la grande salle froide et silencieuse, mais lorsqu'il voit Caesar, son sourire se fait plus marqué et ses yeux s'illuminent.

Le grand scientifique prend le petit être par la main, et le conduit derrière la vitre. Il l'écoute d'une oreille distraite ce qu'il lui raconte, tout en l'installant sur le lit, et en continuant de sourire. Il ajoute rapidement dans une solution verdâtre et peu avenante des liquides en tous genres et, d'un geste tout à fait naturel, il en remplit un verre qu'il tend à la petite chose. Cette dernière le regarde de ses grands yeux.

« Bois ! C'est un antidote. Tu guériras vite avec ça. »

Alors, confiant, le petit boit avidement.

Quatre minutes plus tard, le sujet blêmi. Dans la demi-seconde suivante, de premières secousses l'étreignent. De l'autre côté de la vitre, les yeux de Caesar s'illuminent à nouveau.

Il est à nouveau seul. Seul dans son monde. Seul dans son univers. Seul. Cela fait maintenant très longtemps qu'il a perdu la notion du temps et de l'espace. Cela fait trop longtemps qu'il a perdu la notion de la vie. Scientifique de génie, reclus dans son laboratoire. Fou solitaire, obnubilé par ses désirs, enfermé dans son inhumanité.

Du pas de la porte de la salle silencieuse et saturée de tant de folie, Law observe. Cela fait un moment qu'il est là, debout, à scruter les activités du scientifique. Un instant, une ombre est passée dans ses yeux. Un instant, il a entrouvert la bouche, désireux d'émettre une parole, une phrase, une pensée, qui pourrait changer le cours des choses.

« Te rends-tu seulement compte de tous les crimes que tu commets ? »

Car il en est persuadé. Caesar ne se rend compte de rien. Caesar est enfermé dans sa folie. Caesar est esclave de sa folie. Et ces quelques mots auraient peut-être une infime chance de lui faire ouvrir les yeux.

Peut-être.

Mais ce n'est qu'un instant. La seconde suivante, les yeux du chirurgien de la mort ont retrouvé leur nonchalance habituelle, et sa bouche s'est refermée. Il fait demi-tour, pour aller prendre l'air, le même air blasé et neutre sur le visage qu'à l'accoutumé. Il ne dira rien. Il a d'autres plans en tête. Il préfère laisser Caesar à sa folie. Quitte à entraîner la mort d'encore quelques vies.


NdK ... Voilà. Dérangeant, n'est-ce pas ? Sachez que la folie est un thème qui me séduit tout particulièrement. Et Caesar semblait le personnage idéal pour le mettre en application. Surtout que ça faisait longtemps que j'avais envie d'écrire sur lui. En fait, en vrai, j'adore vraiment ce personnage. (D'ailleurs, ça fait longtemps qu'on l'a pas vu, pour ceux qui suivent l'animé, comme moi. Il me maaaaanque ! :'O)

Bref, arrêtons-là ces enfantillages, voulez-vous ? Je vous souhaite de bonnes vacances pour ceux qui y sont, du courage pour ceux qui bossent, et du plaisir, pour ceux qui comptent continuer de lire des fanfictions. En espérant que ce chapitre vous ait plu, et au plaisir de vour revoir très bientôt, dans une review ou autre part :]

NdZ Et voila la véritable passion de Ko' : les trucs bizarres, la folie et les sciences... Pour ceux qui ont désormais envie de vomir, tout le plaisir est pour nous :)