Bonsoir à toutes.

Quelques explications concernant le retard de la publication. J'ai eu quelques soucis de santé qui ont nécessité deux petites interventions, rien de grave, plus contraignant qu'autre chose.

Ensuite, un de mes amis à eu un grave accident, il va mieux aujourd'hui, mais durant plusieurs semaines je n'ai pas eu le gout à l'écriture, ni à la légèreté avec laquelle je veux construire cette histoire. Profitez de vos proches, et vivez chaque période à fond, en deux secondes la vie peut basculer...

je reviens a des sujets moins dramatiques, merci pour toutes vos reviews et vos ajouts en favoris, vous faite naître une étincelle de joie à chaque fois.

je reprends un rythme de croisière plus régulier, dorénavant un chapitre par mois, a partir de juin.

pas de Beta pour ce chapitre alors pardon si quelques petites fautes se sont glissées dans le texte.

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Drago POV :

_ C'est vraiment indispensable ? Je demande auprès du métis alors qu'il cherche sa clef d'appartement.

_ J'te l'ai dit Dray' c'est mes chaussettes porte bonheurs !

Je ne peux retenir un soupir de lassitude face à son comportement.

_ Enfin Drago c'est les chaussettes portes bonheurs ! Il est inimaginable que nous partions sans !...Elles sont aussi importante que, la chemise porte bonheur, la montre porte bonheur, le caleçon porte bonheur…

Le sarcasme d'Harry m'amuse, contrairement à Blaise qui ne trouve pas cette remarque à son goût :

_ C'est ça moquez-vous ! N'empêche qu'elles ont fait leurs preuves ! C'est grâce à elles que je suis avec Luna !

_ Tu les portais quand tu l'as rencontré ? Je lui demande.

_ Non ! Mais quand on a conclu oui ! S'exclame-t-il fière !

_ Blaise mon vieux, quelques fois tu me fatigues. Soupire le brun en franchissant la porte de chez Luna.

Ils sont venus tous les 2 en début d'après-midi, accompagnés de steack de soja, salade de fruit et eau minérale…Blaise et son programme nutritif à la con… Nous avons mangé tranquillement en débriefant la soirée. Blaise nous a même fait un power point analysant nos points forts et nos points faibles et ce qu'ils nous restent à améliorer pour battre les bulgares.

Puis avant que nous retrouvions tout le monde chez les rouquins, il avait insisté pour que nous fassions un petit détour chez sa belle avant, histoire de récupérer ses chaussettes.

L'appartement de Luna, est tout sauf sobre. Une multitude de couleurs s'enchainent les unes après les autres. Des toiles, ou le plus précis des détails contraste avec l'anarchie créatrice qu'elle génère sur les autres. Tableau et sculptures reposent successivement sur les murs et sur les meubles… l'artiste a envahi le lieu de la plus complètes des façons et sa fantaisie explose dans chaque pièce.

Cela fait 10minutes que le métis cherche sa deuxième chaussette. Harry et moi sourd à ses appels à l'aide, commentons les derniers résultats du foot anglais, lorsque Blaise pousse un crie en s'éloignant du fauteuil sur lequel il cherche l'orpheline.

_ Bordel ! Les gars sauvez-vous !

_ Mais à quoi tu joues ? Je m'écrie choqué par son comportement.

Incapable de répondre, il me désigne le sol du doigt.

Putain je n'ai jamais rien vu d'aussi moche. Le truc que me montre Blaise, est gros, gris…et puant. La longueur de la queue et l'aspect en général me fait penser à un rat, mais les dents anormalement longues et la longueur des pâtes, rappellent le lièvre...alors que ses yeux et son absence de nez eux me font penser à un serpent.

« putain mais avec quoi et comment cette chose a été conçue ? »

_ C'est quoi ça ? Ma curiosité prend le dessus.

_ Ça c'est Voldemort, l'animal de compagnie de Luna. Me renseigne Blaise

_ Il est dangereux ? demande Harry

_ Elle ! Et déjà en temps normal je dirais que c'est un monstre assoiffé de sang, mais en plus elle est maman depuis peu, alors j'imagine qu'elle protège ses petits…..a moins qu'elle ne les a mangé. Murmure-t-il horrifié.

Harry sort de sa léthargie en nous murmurant de ne pas bouger.

_ Blaise prends la couverture sur le canapé, et quand je te donne le signal tu l'as jette sur….le truc pendant que j'ouvre la porte et que Dray' l'attrape pour le mettre dans l'autre pièce.

_ Il est hors de question que je m'approche de ce truc. Gémit l'affro en se protégeant derrière un cousin.

_ Et pourquoi c'est moi qui dois porter cette chose dehors ? Je demande indigné.

_Merde les gars j'ai trouvé un plan je ne peux pas tout faire !

_ Si tu peux ! Je veux bien te l'ouvrir la porte moi pendant que t'empoigne la chose !

_ Entièrement d'accord avec Blaise ! J'irais même jusqu'à te surnommer Potter le sauveur après ça si tu veux !

Nous nous fixons tous. Aucun de nous ne veux avoir de contact avec la serpillère maléfique qui sert de compagnon à Luna.

La chose doit sentir notre hésitation car elle bouge doucement et se rapproche de nous.

_ Haaaaaaaa faut prendre une décision maintenant ! s'écrie Blaise en se tassant sur le canapé.

_ Ok bon on a qu'à le voter à mains levées. Moi je vote pour Dray. Propose le brun.

L'enfoiré !

Je vais à mon tour prendre la parole, lorsque Blaise me concerte du regard.

Il nous faut qu'une nanoseconde pour désigner Harry d'une seule et même voix.

Surpris puis résigné il échange sa place avec la mienne en lançant un « faux frère » à l'afro.

_ Oh merde pourquoi je dois toucher ça ?!

_ Fait pas ta chochotte Potter t'es l'élu c'est ton devoir !

Je passe outre le regard noir qu'il me lance et reprends :

_ Bon à 3 Blaise lance la couverture, j'ouvre la porte et toi Harry tu le jettes dehors c'est clair ?

_ Compris !...Mais laisse-moi 2 secondes avant le décompte que je prenne la couverture !

_ C'est bon j'suis prêt ! Chuchote Blaise.

_ Ok…1

_...

_...2

_ Attends !...c'est trois je le jette dehors ?! Ou trois je l'attrape ?! Me demande Harry paniqué.

_ Putain Harry mais quelle importance ?!

_ Faut être précis c'est tout ! Et je n'ai pas envie de me louper et de devoir recommencer !...Alors trois je l'attrape ou trois je le fou dehors ?

_ Tu l'attrapes ça te va ?

_ Humhum.

Une fois que mes compagnons d'infortunes furent prêts je reprends le décompte.

« 1 »

Blaise tire la langue sous la concentration, ses mains fermement agrippées aux pans de la couverture, pendant qu'Harry frotte ses mains moites sur son jean.

« 2 »

Je presse la poignée, pendant que Blaise fléchit doucement les jambes et qu'Harry remonte ses lunettes sur son nez.

La bête elle nous regarde tour à tour, immobile, ses yeux rouges fixés sur nous, je jure y lire du mépris…sérieusement cette bête est flippante.

« 3 »

_ Alors j'y vais ? Hésite Harry.

_ Bon sang Mais…

_ Rhaaaaaaa ! Je n'ai pas le temps de répondre au brun, je vois Blaise crier comme si sa vie était menacée, jeter la couverture sur la créature, et sauté derrière le canapé pour se cacher.

Harry réagit aussitôt en chopant Voldemort et court à la porte, je l'ouvre en grand pile au moment où il se débarrasse de la chose. Dans son entrain Harry repousse la porte et celle-ci s'écrase contre ma joue gauche.

_ Rhaaa ! merde ma joue me fait un mal de chien.

_ Je l'ai vaincu ! hurle Harry les bras en l'air.

_ Ouais félicitation saint Potter ! Je bougonne en tenant ma joue.

_ J'espère pour toi que je ne vais pas avoir de marque !

_ Il n'y a pas de victoire sans conséquence Drago, m'explique le brun, puis il met sa main sur mon épaule, et me dit avec condescendance, je suis fier de toi.

_ Redescend sur terre Potter, on a un concours à gagner. Lui dis-je en dégageant son bras.

_ Il est parti ? Demande Blaise en sortant de sa cachette.

_ Ouais ! Tu peux sortir de ta cachette.

_ Putain Dray qu'est ce qui est arrivé à ta joue ? Elle est toute rouge. Me demande Blaise en se redressant.

_ Qu'est qui est arrivé à ton courage ? Je réponds vexé.

_ Si tu parles de mon repli stratégique, il a eu au moins le mérite de nous apporter quelque chose d'unique !

_ Quoi ? Un Dégonflé ?

_ Non ceci ! S'exclame-t-il fière en brandissant sa chaussette trouée.

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20h nous arrivons au Poudlard's.

20h01 début du malaise.

La bande est au complet, Pansy discute avec Fred, Luna prend les commande avec George, mais c'est celle à l'origine de mes pensées et angoisses depuis hier qui attire immédiatement mon regard.

Granger est tranquillement assise à notre table. Enfin tranquillement, pas vraiment.

Sa jambe gauche ne cesse de s'agiter et ses cuticules d'ongles ne doivent être qu'un lointain souvenir vu l'acharnement avec lequel elle mordille son pouce.

Dire que je suis dans un meilleur état serait un mensonge.

La fin de soirée hier est plongée dans un flou total, la tête en plein brouillard je n'ai que peu de souvenirs de notre retour auprès des autres.

La plénitude de notre parenthèse Serpentesque a pris fin des que nous avons quitté la salle.

Pansy nous est rapidement tombé dessus pour nous annoncer notre participation en final.

Blaise hurlait sa joie et toisait nos concurrents d'un air supérieur, tandis que les jumeaux réclamaient leur moment de gloire auprès des nombreuses spectatrices venues les soutenir.

Je ne pense pas me tromper en affirmant que pour Hermione ou moi, cette victoire, bien qu'agréable en soit était la dernière de nos préoccupations.

J'échangeais d'ailleurs un regard à ce moment avec elle, et j'y ai lu le même ressenti qui m'habitait.

Peur et doute.

Le plus nocif des cocktails.

J'en suis encore à me remémorer tout ça, lorsque qu'Harry me pousse à m'avancer pour rejoindre les autres, j'essaie de faire abstraction à ma soudaine tachycardie, et m'avance vers mon purgatoire personnel.

Cette fois ci, c'est Granger que je salue en premier, une fois Pansy en compagnie de Blaise je n'ai pas d'autre choix que de m'avancer vers elle, elle est la première à ma gauche.

Ces yeux rencontre les miens, une fraction de seconde avant qu'elle ne détourne le regard.

Je reste interdit à la fixer quelques instants. Ses joues sont colorées, ses lèvres meurtries signe qu'elle les maltraite depuis quelques heures.

Je trouverais ça adorable dans un autre contexte.

Bon allez Malfoy ne reste pas planté comme un con, dit quelque chose.

- Salut Granger.

Elle sursaute, soupire et me lance un pitoyable « salut » à peine audible.

- Tu vas bien ?

- Noui.

Là encore juste un couinement.

Ça m'agace. Elle était loin d'être aussi timoré la nuit dernière. C'est la Granger sûre d'elle que je préfère, pas son fantôme en demi-teinte.

Je n'ai pas le temps de réagir, elle fuit en direction du bar et de son frère.

Foi de Malfoy elle n'échappera à la confrontation.

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-…2.

Dumbledore le bras suspendu au-dessus de sa casquette Motörhead vissé à l'enver, tient le décompte.

L'arme qu'il tient à la main donnera le signal à Fred d'ici quelques secondes.

On est tous regroupé autour d'une immense piscine. Certains spectateurs ont même eu le droit de faire trempette, et sirotent leur boisson sur les matelas.

Aménagé pour l'occasion, par les soins d'Hagrid, faite de botte de pailles et d'une immense bâche, cette dernière et agrémenté de plantes, boites, bouée, jouets en plastiques…Les participants doivent, le plus rapidement possible, retrouvé un objet qui a été pris à un être cher.

Fred cherche pour son jumeau. La difficulté c'est qu'il ignore quoi chercher.

-…3 !

Un énorme Bang retentit !

Paniquée la foule se tourne vers le maître des lieux, qui surpris, regarde sa main avant de secoué sa casquette pour en extraire la poussière blanche tombé du plafond.

- J'avais dit pas de vraie balle Albus !

McGonagall furieuse monte sur l'estrade des envies de meurtres dans les yeux.

-Hum allez l'épreuve commence.

Le vieux fou nous fait signe de poursuivre, avant de rejoindre sa femme.

Après une minute de flottement ou on entend nettement les termes « stupide inconscient » et « jamais du t'épouser » la foule reprend ses esprits et se ré intéresse au jeu.

-Fred arrête de tirer sur ton bonnet et commence à chercher !

Blaise, qui cette fois à troqué le survêtement pour un costume « nettement plus classe à la José Mourinho » comme il le prétend, commence à crier sur le roux.

Moi je retiens difficilement mes remarques.

- Je vais pouvoir mourir tranquille après ce soir.

George que je n'ai pas vu arriver, me tend une bière.

Je le remercie et hoche la tête.

- Effectivement je n'imagine pas plus ridicule.

Le roux, palmes aux pieds, maillots vintage noir et blanc a bretelle qui lui arrive aux genoux (ordre de Mcgo' pour mieux éviter les déboires) tubas, lunettes de plongé et enfin bonnets bleu hideux pour couvrir les cheveux. Impossible pour lui d'être plus ringard.

- Il doit te retrouver quoi ton frère ?

- On ne va pas tarder à le savoir.

Je m'apprête à insister lorsque mon attention se tourne vers Granger et ma cousine.

La brune ne cesse de s'agiter, encourageant notre partenaire, lui intiment l'ordre d'humilier les bulgares.

Granger elle, plus calme, semble à mille lieux de là.

Si seulement je savais ce qui se passe dans sa tête. Je me doute bien que ce qui s'est passé hier doit la bouleverser, et la faire culpabiliser surement.

Mais qu'est-ce qu'elle croit ? Qu'elle est la seule dans ce cas ? Moi aussi je me suis senti comme le roi des connards ce matin lorsque j'ai eu ma copine au téléphone.

Mes actions d'hier, me rappel tout ce qui me faisait horreur chez l'ancien moi.

Quand je l'ai rencontré, Noémie c'est montrée douce et patiente avec moi, et m'a aidé à m'améliorer, et comment je la remercie ? En embrassant une fille que je connais depuis 2 mois seulement.

Si je suis la logique de mes pensées, je dois m'écarter d'elle et penser à autre chose.

Mais comme le papillon et la lumière, je ne peux m'empêcher de la regarder.

Elle porte une combinaison ce soir. Simple et confortable, le résultat et tout de même sublime sur elle. La couleur prune fait ressortir ses prunelles dorés, elle a agrémenté ses lèvres de la même couleur, rendant le tout hypnotique à mes yeux. Enfin ses longues boucles caramel lâchées de tout entrave, accentuent son côté sauvage.

Pourquoi suis-je si sensible au charme de Granger ? Tout serai plus simple si elle était moche et aussi inintéressante que son mec.

Comme si elle avait entendu le cheminement de mes pensées, cette dernière se tourne dans ma direction, son regard rencontre le miens à peine un quart de seconde, avant qu'elle ne détourne aussitôt la tête dans l'autre sens, comme prise en faute.

Ses joues se colorent de rouge alors que mes yeux s'attardent encore un peu sur sa silhouette…

-C'est pas ainsi que cela va s'améliorer.

Luna me ramène brutalement sur terre.

- Quoi ? Je demande interloqué.

Un petit sourire vient fleurir sur ses lèvres roses, lorsqu'elle ajoute.

- il y a clairement un problème de communication.

Merde elle sait ! Je ne sais pas comment mais cette adorable tête blonde qui se promène avec un sert tête en forme de lapin, sait pour mon moment d'égarement avec Granger.

- Ce n'est pas du tout ce que tu imagines !

Bien joué Drago, probablement la phrase la plus cliché du monde !

Putain, je stress et passe une main dans mes cheveux, avant d'ajouter.

- enfin c'est juste bizarre…il y a cette pression et puis..

- La pression il fallait s'y attendre. Me coupe-t-elle avant de boire une gorgé de son jus de tomates.

- Non rien n'était prémédité pourtant. Je lui réponds confus.

- Ba un peu quand même, tous ce monde autour, l'attente des autres…et cette tenue ridicule. S'éclaffe-t-elle.

-Mais enfin ce t-shirt est tout ce qu'il y a de plus…

Ding. Je viens enfin de comprendre que quoi parle Luna. Clairement pas du même sujet que moi.

Sans m'en rendre compte j'étais à deux doigts de lui révéler des choses.

Luna se tourne dans ma direction, secoue la tête en rigolant, et me demande :

- Mais de quoi tu parles Drago ? D'habitude c'est moi qui suis incompréhensible.

-excuse moi j'étais ailleurs.

-J'ai vu.

Je souffle un coup, bois une gorgé de bière pour me recentrer et demande pour changer de sujet :

- Alors on en est où ?

- Ton autre droite Fred ! Bordel mais il n'y a rien sous la boué de cette fille ça fait trois fois que tu regardes ! Concentre toi merde !

Blaise agacé commence à triturer sa cravate, et a déjà menacé 2 fois le roux de représailles.

- Bien joué Frangin tu viens de trouver ma future femme ! S'extasie George en lançant un clin d'œil à la concerné.

- C'est un objet que tu dois chercher Fred, un objet pas une femme. D'ailleurs dans cette tenue tu ne séduirais personne même si la piscine était remplie de dépressives affamées.

-Calme toi Pans'.

- Me calmer Potter. Pansy prend Harry par le cou et le pousse en avant de poursuivre.

- Si t'es lunettes n'étaient pas constamment couverte de grasse, tu verrais que les Bulgares ont déjà trouvés leur objet, et que seul notre rouquin de service et ce prétentieux de Diggory sont encore en train de chercher le leur.

- Aie tu me fais mal Pansy. Harry se dégage de la poigne de ma cousine, se gratte le cuir chevelu, réajuste ses lunettes, et poursuis joueur.

- N'empêche je le comprends Fred, moi aussi j'oublierais ma mission si j'étais en présence d'une jolie fille en maillot de bain.

- Je n'attendais pas moins d'un gars qui pense encore que les chemises style « bucherons canadien » sont à la mode.

- On a dit qu'on arrêtait avec ses chemises, elles sont super confortable. Et je ne parle pas de cette gourdasse orange

- On respect la future madame Weasley !

- je préfère les filles plus distinguées, avec un minimum de forme. Répond Harry en ignorant la remarque du George.

- Tu aurais préféré qui à la place ? Demande ma cousine curieuse.

Souriant Harry se penche vers Pansy, lui embrasse la joue et répond tendrement.

- Ca dépend….Tu as toujours ton maillot de bain bleu ? Tu sais celui avec les fleurs oranges..

Surprise Pansy ouvre la bouche, puis la referme. Elle finit par s'éloigner non sans nous avoir agrémentés d'un rire léger et un sourire idiot sur le visage.

Amusé par l'échange entre les deux, je ne résiste pas à l'envie de taquiner le binoclar séducteur.

- Tu sais qu'il existe un code d'honneur entre ami ?

- Hum ?

- Il faut d'abord que tu demandes mon autorisation avant d'essayer de draguer ma cousine.

Il rit, avant d'ajouter plus bas.

- Dans ce cas Dray, je suppose que je dois te faire la leçon quand tu regardes les fesses de ma sœur ?

Putain ! Je m'étouffe avec ma bière.

Je m'essuie la bouche avec la main, en cherchant une parade quand hilare ce dernier pose sa main sur mon épaule.

- Mon vieux et si on se reconcentrait sur le jeu, et qu'on laissait les filles se débrouiller comme des grandes ?

Encore à moitié troublé par la perspicacité du brun, je finis par hocher la tête et cherche à m'investir sur la scène devant moi.

Seul le bourdonnement de la foule, les spots de lumières et la musique ambiante parvienne au loin dans ma tête. Je n'arrive à me concentrer sur rien, hormis le regard de Granger que je sens dans mon dos.

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C'était de justesse. Vraiment limite, mais Fred a réussi à retrouver les fausses oreilles de son frère à temps.

Extatique ce dernier les a brandit hors de l'eau, en scandant que nous étions en final. Le rouquin alla même jusqu'à pousser le vice en recrachant le surplus d'eau, préalablement emmagasiner, au nez d'un Diggory désabusé, avant de lui serrer la main pour le féliciter de « sa charmante mais néanmoins secondaire participation »

La finale des finales. La der des ders. Le top du top.

Une fois remis de nos émotions, Mc Gonagall nous ouvre les issus de secours présente dans le fond de l'établissement.

Enthousiaste, la foule, suit la grande dame, sous la surveillance constance des nombreux vigiles venus renforcer la sécurité.

Nous arrivons enfin dehors, et surpris, j'aperçois un grand parc attenant à l'établissement.

J'étais loin de me douter qu'un tel jardin pouvait exister en plein cœur de Londres.

Bon bien sûr il y a Hyde Park, Richmond Park et pleins d'autres, mais de là à imaginer une telle merveille dans un quartier aussi fêtard et peuplé.

Peut-être pas aussi prestigieux que celui du centre de la ville, le parc de Poudlard était assez vaste pour contenir un stade de foot et très bien entretenus au vu des fleurs, arbres et bosquets qui s'étalaient sous nos yeux.

En m'approchant j'aperçois que la plus grande partie du terrain est recouverte d'ifs, ces derniers proprement taillés et alignés de façon méthodique, révèlent immédiatement ce qui nous attends pour la suite.

Un labyrinthe.

_Mes chers petits. Comme vous vous en doutez ce labyrinthe représente la deuxième épreuve du jour, et la dernière de ce grand et prestigieux concours.

Plus qu'un trophée, c'est la preuve de votre courage et de votre persévérance que vous remporterez ce soir ! Il n'y a pas plus grand plaisir que de devoir œuvrer ensemble, pour le bien commun, de se surpasser minutes après minutes…Créer il y a 40ans par 4 grand fondateur de notre société moderne, cette compétition, imité mais jamais égalé, nous permet de nous surélever, d'atteindre ce moment de symbiose ou tous nous ne formons qu'un tout. Une équipe soudée, une famille. C'est ainsi que…

_Albus !

_ Oui mimine ?...le regard noir que pose Minerva sur son rockeur de mari, le pousse à freiner son élan narratif.

_Et donc comme je m'apprêtais à le dire que le meilleur gagne. Il embrasse ses clients d'un regard fier.

_ Les règles Albus.

_ Hum j'y venais ma douce. Je vais demander aux deux équipes finalistes de bien vouloir se présenter à l'entrée du labyrinthe. Le premier à saisir le trophée fera gagner son équipe.

Aucune règle vous avez carte blanche.

Une acclamation de joie et d'encouragement se propage dans la foule.

Blaise qui jusqu'à présent se muait dans un silence religieux et concentré nous recentre pour nous donner ses dernières consignes.

-ok mes petits lapins, nous voici à la dernière ligne droite. Avant de commencer je voulais juste vous dire que j'étais extrêmement fière de vous tous…Mais que si on échoue maintenant je vous pends tous par la peau du cul et je vous force à manger le space cake d'Hagrid !

Je n'ai aucune idée du gout que peut avoir ce gâteau mais à voir la tête des autres ça ne doit vraiment pas être bon.

Nous nous groupons autour de Blaise, ce dernier passe ses bras autour de Luna et de Fred qui sont à ses côtés. Nous l'imitons afin d'écouter ses dernières recommandations.

Se faisant, ma main frôle l'épaule de Granger qui est aux côtés de son frère, lui-même à ma droite.

Je la voie se raidir, secouer la tête et se recomposer un visage neutre.

Je n'ai pas le temps d'y prêter plus attention, notre coach reprend son discours.

_ Bien, je pense que nous devrions nous séparer par groupe de deux à l'intérieur. Il peut y avoir des pièges et à plusieurs on a plus de chance.

_ Oui c'est une bonne idée. Approuve Luna.

_ Comment on se sépare ?

Harry n'a pas le temps d'ajouter quoi que ce soit que déjà plusieurs voix se font entendre :

Pansy : Je prends Potter !

Harry : Je choisi Pansy !

Blaise : Moi Luna !

Hermione : Pansy !

Moi : Je choisi Granger.

A l'entente de son nom cette dernière me regarde horrifié.

_Non.

Je plante mes yeux dans les siens, histoire de lui signifier que la discussion était clause.

_Si !

_Non ce n'est pas une bonne idée.

Les autres intrigués par notre échange, commence à nous observer bizarrement.

_ Bande d'ingrat on n'a même pas été cité une seule fois.

George boudeur, croise les bras sur son torse, et les discussions reprennent de plus belle.

Au bout de quelques minutes Blaise n'y tient plus et met un terme aux discussions.

_ Ok bon on va faire autrement ! Harry Mione Pansy et Dray vous formerez la première équipe, pendant que les jumeaux Luna et moi on monte la seconde.

Victoire ! Elle va moins faire la maline la petite Grangie !

Je jette un coup d'œil lourd de sens à la furie aux cheveux bouclés, qui cette fois soutient mon regard en y mettant toute sa colère. Ses iris aux reflets dorés pourraient presque faire peur s'il n'y avait pas la présence des autres, pour nous protéger de tout écart.

Un autre Bang retenti et me sors de ma torpeur. Je vois Blaise s'élancer comme un taré dans le labyrinthe en nous lançant une ultime recommandation :

_ Ne laissez pas ses bouffeurs de yaourt sous stéroïdes me voler ma coupe !

Harry plus pragmatique, pris le temps de réajuster ses lunettes puis se met en marche en nous gratifiant d'un :

_ Bon ba y'a plus qu'a.

Ha ce Potter, plus entrainant tu meurs.

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Le doigt fin et gracieux de Granger effectue un cercle autour de son visage, tout aussi gracieux, avant de répondre à son frère :

_ J'ai l'air d'une boussole ?

_ Non mais d'une miss je sais tout si !

Potter ne fais pas attention au regard réfrigérant que lui lance sa sœur et poursuis sa monté sur l'échafaud.

_Non mais c'est vrai. Ça sert à quoi de passer son temps à lire si t'es pas fichu de nous trouver le nord dans un labyrinthe.

_ Je sais pas moi, on pourrait commencer par chercher la mousse pour s'orienter. Enchaine Harry s'enfonçant d'avantage dans les limbes de la bêtise.

_ Une chose pour commencer frangin ! Tu as déjà vu de la mousse sur ce genre de végétaux toi ? ET surtout dis-moi à quoi cela peut te servir de trouver le nord ici ? La bonne direction peut être à partir de n'importe quel point cardinal !

_ C'est toujours au Nord qu'il faut aller ils le disent dans presque tous les films !

_ Lesquels s'il te plait ? Demande une Granger narquoise.

_ Pirates des Caraïbes, Indiana Jones, Pocahontas.

_ Je rêve ou tu viens vraiment de citer Pocahontas ?

_ A qui la faute si j'ai dû le subir une bonne centaine de fois entre mes 8 et 12 ans ?

_ Rien ne t'obligeais à regarder et c'est pas moi qui ai pleuré à la fin !

Choqué Harry regarde sa sœur et s'écrit :

_ T'avais promis de garder ça pour toi !

_ Fallait pas m'énerver !

_ Quand tu es comme ça je me dis que tout tes soins d'orthodontie ont dû aggraver ton côté psychorigide, et tu dois souffrir de trouble de la personnalité.

Je vois les narines de Granger se dilaté et expirer de l'air avec violence.

Impressionnant.

_ Répète un peu pour voir ?!

Pansy intervient avant que les deux ne se jettent d'autres amabilités à la figure.

_ Allez on va faire demi-tour et prendre sur notre gauche cette fois.

Maugréant des choses inaudibles, la fratrie suit néanmoins docilement Pansy.

Cela fait 8minutes que nous tournons en rond dans se putain de labyrinthe, et pas moyen d'avoir un moment pour parler avec ma source de frustration première.

Non seulement les circonstances ne s'y prête pas, mais en plus cette peste m'évite comme l'herpès.

_ Je sais on doit se surélever.

_ Se surélever ? Mais de quoi tu parles ?

_ Ouais Potter éclair nous de ton génie. Je demande ironique en croisant les bras.

_ Un de nous porte une demoiselle ici présente et grâce à la hauteur on va pouvoir s'orienter.

Silence. Pour une fois que Potter ne sort pas une absurdité, il faut profiter de ce moment et lui rendre hommage en laissant le silence accompagner cet éphémère éclat de génie.

Pansy, Granger et moi nous concertons du regard, à la fois impressionné et choqué par la présence d'esprit du brun.

Quoi que le regard pétillant de Pansy laisse supposer une admiration nettement plus poussé que la mienne.

_ Je monte sur Harry !

Pansy commence à s'avancer vers Potter. Ce dernier légèrement embarrassé, remet ses lunettes en place avant de se racler la gorge.

_ Bien alors hum, je…je mets vais mettre ma main sur toi, enfin je vais te ploter, heu te porte ! et hum. Bref on fait comme ça.

Pansy limite hystérique hoche la tête, validant les propositions du brun non sans le gratifié d'un « J'ai pas la nuit devant moi active le nimbo »

Bordel, J'ai jamais vu ma cousine l'air aussi niaise. Mais qu'est-ce qui se passe avec ces deux-là ?

Puis réalisant que l'échange entre les deux handicapés de la courte échelle me permet d'avoir quelques instants tranquilles avec Grangie.

Je tourne vers la jeune femme dans le but de lui parler, et qui c'est peut-être me rapprocher d'elle pour la porter moi aussi, lorsque je vois le bout de sa chaussure s'engouffrer derrière un buisson.

Alors ça non ! Grangie chérie tu ne vas pas te défiler !

Ni une ni deux je m'élance à sa poursuite.

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Putain de branche. C'est la troisième que je me prends dans la tronche. J'ai Faillit perdre un œil à cause de Granger, et cette ingrate ne ralentie pas sa course pour autant.

5 minutes que je la suis. Le mois qu'on puisse dire c'est qu'elle ne choisit pas les bons itinéraires.

Hors mis les branches et les racines j'ai également traversé un parterre de pierres piégés soufflant de l'air ou des paillettes (je brille autant que Freddy Mercury) mais le pire ça été la marelle piégé, déjà le ridicule de la situation a failli me tuer, j'ai d'ailleurs clairement perçu le rire de cette garce de Granger au moment où j'ai posé le pied sur la première case.

Tout au long de ce jeu stupide plusieurs jets de mousse à raser ont mis à néant un de mes t-shirt préféré.

Heureusement (enfin tout dépend du point de vue qu'on adopte) que la pluie torrentielle qu'on a dû traverser ensuite à nettoyer le tout.

Enervé, trempé et gelé c'est ainsi que je poursuis cette petite peste de Granger.

Bien que minime la demoiselle a toujours su conserver sa petite avance sur moi. Me permettant de voir quel chemin elle prenait mais pas assez pour la toucher. Frustrant.

_ Putain Granger, c'est un tantinet puérile comme réaction tu ne trouves pas ?

_...

_ Tu pourrais au moins répondre !

_...

Allez savoir pourquoi je ne continu de la suivre malgré tout…

Au bout du je ne sais combientième de virages je finis par tomber sur ma convoitise agenouillé derrière un buisson.

Pas le temps de réfléchir je la rejoins en mois de temps qu'il n'en faut pour le dire et lui agrippe le bras pour ne pas qu'elle m'échappe.

Au contact Granger se tourne vers moi, me surprend en posant sa main contre ma bouche et m'intime l'ordre de faire silence, en plaçant son index sur ses lèvres.

_ chut.

J'acquiesce lui faisant comprendre que je ferais silence.

Elle retire sa main, agrandit l'espace entre les branches qu'elle s'est dégagé et me montre ce qui la pousse à agir ainsi.

Je m'approche, et intrigué regarde le spectacle désolant qui se joue devant moi.

Nous sommes tout près de la coupe.

Au centre d'un carré assez spacieux comparé aux chemins empruntés précédemment, je vois Luna et les 2 rouquins aux prises avec l'équipe des bulgares.

Personne ne s'est encore emparé de la coupe, les protagonistes se font face.

Du moins sauf Blaise qui je ne sais pourquoi est maintenu prisonnier par la poigne musclé d'un géant blond.

Je vais pour demander à Granger pourquoi personne ne réagit quand soudain on entend un bruit électrique.

Agité, Blaise essai de se défaire de son geôlier.

_ Fait pas le con pose cette tondeuse Boris. Fred (si c'est bien lui) accompagne sa demande en tendant les mains et en faisant signe de les poser à terre.

_ Pas question ! Ecartez-vous du trophée ou Boris fais une nouvelle coupe à votre ami ! Lance un Victor Krum au summum de sa couardise.

Le Boris en question approche dangereusement la tondeuse du crane de Blaise.

_ Non mec allez, tu sais combien de temps il faut pour faire le volume ? Et je ne te parle pas de l'entretient ! Imagine je commande mes produits en ligne depuis Boston et je ARG !

La montagne de muscle resserre son emprise.

_ Laisse mon amoureux tranquille sale vilain Scroute à pétard !

Un rire gras suit l'insulte proféré par la blonde.

_ Ta copine à vraiment un grain !

Les 4 autres atrophiés du cortex cérébral ricanes bêtement au commentaire de leur leader.

Je sens ma colère monter d'un cran à l'écoute de ce grand con. Luna est mon amie et je ne supporte pas qu'on s'en prenne à mes amis.

La crispation qui agite le bras de Granger m'indique qu'elle est dans un état similaire au mien…Et me rappel par la même occasion, que je ne l'ai pas lâché depuis toute à l'heure…

De l'autre côté de la haie, George prend part au conflit et essai de raisonner le bulgare.

_ Allons Krum voyons, ce ne sont pas des manières dignes de toi. Eloigne cette arme des cheveux de mon ami, je suis sûr qu'on peut se départager autrement.

Krum croise ses impressionnant bras sur son tout aussi impressionnant torse et lance d'une voix froide.

_ Tient toi près Boris.

Blaise commençant à sentir les vibrations de la tondeuse s'écrit paniqué :

_ Retourne toi Luna, ne regarde pas ça mon amour !

Fred vint enlacer une Luna sanglotant, et lance avec toute sa rage :

_ Un jour je pisserai sur vos protéines et je vengerai Blaise !

_ Qui va pisser sur qui ?...Ha tient la coupe est là !

Harry, arrivant comme un cheveu sur la soupe met quelques secondes à comprendre ce qui se passe sous ses yeux.

_ Bon sang un de mes chemisiers neuf ! Franchement Dumbledore a de ces idées !

Pansy, qui suit Harry de près et dont le haut semble recouvert d'une matière visqueuse arrête de se plaindre une fois que ses yeux enregistrent la situation.

Alors que la tension semble s'être vaguement dissipée au vu de l'arrivé inattendu du brun, Potter, encore lui, remet de l'huile sur le feu :

_ Blaise ?! Mais qu'est-ce que tu fous dans les bras de ce homard géant ?

_ Le homard s'apprête à réduire à jamais la crinière de ton pote abruti.

Je vois Granger se taper la tête en murmurant « quel crétin mais quel crétin »

_ Oh ?!…Bon alors déjà ont dit réduire à néant..hum… Et pas besoin de s'énerver les gars. Blaise on va te sortir de là.

_ Ouais ba évite les cours de vocabulaire si tu veux bien ?! Pas sûr que ça nous aide là. Commente un Blaise transpirant inquiet de la réaction de son tortionnaire après le commentaire du « sauveur ».

Je ne tiens plus en place. L'envie de foutre une raclé aux Bulgares est plus que tentante, je regarde Granger et lui demande :

_ Qu'est-ce qu'on attend pour les sortir de là ?

Avant qu'elle ne me réponde je vois un sourire en coin se dessiner sur lèvres :

_ C'est exactement ce que j'allais te demander.

_ Ha tien tu te décides à me parler ? Je demande faussement surpris et cynique à souhait.

Granger lève les yeux au ciel, et répond d'une voix un peu moins assuré :

_ Ce n'est pas le moment Malfoy, on réglera ça plus tard.

_ Crois-moi j'y compte bien. Lui dis-je en la fixant du regard.

_ Hum..Bon on y va ?

_Comment ? On se jette dans le tas ?

_ Je ne vois pas d'autre solution, j'en ai marre d'attendre, et ces buisson ne sont pas trop épais on passe au travers et hop.

Amusé je l'imite.

_ On passe au travers et hop ?! Même pas une esquisse un début de plan que ton génialissime cerveau nous aurais concocté en moins de 2 ?

L'ombre d'un sourire nait sur sa bouche.

_ Mon cerveau t'ordonne de bouger tes fesses et d'aller sortir nos amis de là.

Puis sans me laisser le temps de répondre, ou de proposer une autre alternative, Granger se recule, prend son élan…et fonce dans le tas.

Et moi, comme un con je fais de même. A croire que je suivrais cette fille n'importe où.

Bordel, cette nana aura ma peau.

Les 5minutes qui suivent sont un mélange de tout et n'importe quoi…surtout du n'importe quoi en fait.

Tout ce passe tellement vite, j'ai seulement des brides d'images qui s'inscrivent dans ma mémoire…à court terme j'espère :

1 Nos amis surpris par notre arrivé fracassante.

2 Pansy qui la première à réagir, court devant ce Boris et remonte son chemisier pour lui montrer son soutien-gorge !

3 Boris qui dans un moment de béatitude totale lâche Blaise qui en profite pour se dégager et se retourne pour donner un coup de pied dans le tibia de son tortionnaire, en le traitant de « sociopathe capillaire » avant de lorgner sur les atouts de ma cousines, qui elle lève les yeux au ciel avant de lui accorder 3 secondes de reluquage express.

4 Harry se jetant aux pieds d'un bulgare qui se dirige vers la coupe. Et quand je dis se jette aux pieds, je parle au sens littéraire du terme. Potter c'est enroulé autour de ses chevilles pour l'empêcher d'aller plus loin.

5 Les jumeaux, plus fort que je ne l'aurais cru de prime abord, ont tous deux pris le dessus sur un Bulgare, l'un assis sa victime cherche à lui faire manger des cailloux, l'autre après 30 secondes de combat pathétique, à bases de coup de pied mollasson et d'grippage de cheveux a finalement eu raison de son adversaire en le poussant dans un buisson et en lui remontant son caleçon jusqu'aux épaules.

Faut vraiment que je revois mon cercle d'amis…

Granger quant à elle s'est avancé directement vers Monsieur-j'ai-tellement-de-produits-chimiques-dans-le-corps-qu'a-chaque-fois-je-chie-la-temperature-terrestre-augmente-d'un-degrè, se pose devant lui, l'index levé, semble lui faire une leçon (pas moyen d'entendre ce qu'elle dit avec tout ce remue-ménage) et lui colle un magistrale coup de poing dans le nez.

Wow…suis-je normal si à ce moment précis je me sens excité ?

Deux options s'offre à moi. Me positionner près de ma furie ou cas ou Victor veuille se venger, ou me lancer et attraper la coupe.

_ Prend la coupe, elle ne risque rien. Moi je finis de ramasser ses jolies petites fleurs.

Luna, qui rebouté par la violence ambiante, c'est retranché dans son monde. Et bien qu'elle distille ses encouragements de sa charmante voix fluette, jamais elle ne prend part au….appelons ca combat.

C'est seulement au moment où mes doigts touchent le métal froid de la coupe, que je me rends compte que j'ai retenu mon souffle.

Je ne me suis jeter sur Mister muscle n°5 qui s'apprêtait à me ravir le trophée. Le piétinant sans une once de remord (sans toucher le visage, un Malfoy sait faire preuve de bonté quand il le souhaite) faisant gagner l'équipe in extremis.

Stupeur.

Silence.

Et hurlement de joie.

Blaise cour dans ma direction. J'ouvre les bras pensant qu'il me prendrait dans les siens pour me féliciter, et me retrouve con lorsqu'il m'arrache la coupe des mains.

_ Je l'ai eu ! J'ai vaincu ! J'ai gagnéééé !

Heureusement que les autres, nettement moins ingrat, sont venus eux.

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POV : HERMIONE

Arctic Monkeys ou Suede ? Do i wanna know ou Saturday night ?

Un album dans chaque main, j'hésite depuis 10min devant ma chaine hifi.

Bon en même temps à 05h56 l'heure n'est pas à la discussion mentale.

Qui plus est on est dimanche matin, donc va pour les Arctic.

Et puis fantasmer sur Alex Turner est une très bonne alternative pour se vider la tête.

Et j'ai vraiment besoin de me vider la tête.

La fête qui à suivit notre victoire va être inscrit dans les annales.

Ce weekend a été chaotique émotionnellement parlant.

Drago Malfoy n'est pas bon pour mes nerfs….ni pour mes hormones.

Et voilà que j'y repense…

De lassitude je me dirige vers mon canapé et me vautre dessus sans la moindre délicatesse. Et puisque le sommeil ne vient pas, je décide de m'avancer sur mon programme dominical.

Je pioche dans mon bol de céréale, et commence mon nouveau bouquin.

Page 36, « Laura se demanda si ce charmant psychologue savait ce qu'il faisait, hypnotiser son frère était risqué, s'il revoyait le meurtre de leur mère une fois de plus, David n'y survivrait pas.

Semblant comprendre son dilemme, l'homme blond se leva, enleva ses lunettes et la profondeur de ses yeux gris… »

_Rhaaaa ! Mais merde c'est un complot ?!

Dépité, en colère après moi-même je jette le roman au bout du canapé.

Après ce baiser échangé, j'ai l'impression que plus rien ne tourne rond autour de moi.

Et ce n'est pas un putain de baiser qui devrait chambouler de mon monde de cette façon.

J'ai lutté durant tout le weekend. Me forçant à croire que ce baiser n'était rien, qu'il n'avait rien changé. Et pourtant, je pressens tout le contraire.

J'ai fui Malfoy lorsque celui-ci a cherché à me parler, redoutant qu'il ne veuille recommencer, ou pire…tout arrêter. J'espère qu'il regrette nos agissements, mais plus encore je veux que ça l'obsède autant que moi. J'attends avec impatience de revoir Ron, pour me prouver que lui seul me fait vibrer, mais angoissant à l'idée de ne rien ressentir.

Paradoxe insupportable à vivre.

Cette nuit a été un vrai calvaire. Dès son arrivé j'ai su que j'étais foutu.

Personne n'a le droit d'être aussi canon en simple jean et t-shirt. D'ailleurs maintenant que j'y pense, les magasins ne devraient pas avoir le droit de vendre des choses aussi provoquante. Le t-shirt de Malfoy était clairement un appel au viol ! Il moulait son torse d'une façon bien trop provoquante ! Et depuis quand un t-shirt dévoile les bras de celui qui le porte ?! J'ai dû scotcher sur les bras de Malfoy une bonne partie de la soirée ! Non mais quelle Gourdasse !

Et moi qui n'étais promis d'agir en femme sûr d'elle, j'ai fuis au premier bonjour.

C'est surement ce que je regrette le plus ! Maintenant il va croire qu'il a de l'ascendant sur moi !

Je me haie, non vraiment il y a des jours ou je me haie…

Et puis merde ! Il ne comprend rien aussi le con ! Cela m'a semblé parfaitement clair que je ne voulais pas le voir ! Et Monsieur Malfoy décide de me suivre dans ce labyrinthe !

Bon en même temps j'avoue que je me suis sentie flatté à le voir me poursuivre…Et le moment de la marelle à juste été à mourir de rire. Voir Malfoy mettre de côté sa superbe pour rattraper une femme…je doute qu'il l'ait souvent fait. Peut-être pour sa copine ?!….Sa copine.

Je suis un monstre.

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Cela fait 15 bonnes minutes que je me lamente sur mon triste sort lorsqu'un coup frappe à ma porte.

Je me redresse en sursautant, faisant tomber la moitié de mon bol de céréale au sol. Heureusement qu'il n'y a pas de lait.

Je tends l'oreille mais rien. Je vais pour me recouché en pestant après mon chat, surement lui la cause de ma maladresse, lorsqu'à nouveau des coups se font entendre.

Cette fois, plus de doute possible c'est bien de ma porte d'entrée que vient le bruit.

Je regarde l'heure, et ma pendule Dark Vador m'indique qu'il est 6h32. Qui peut bien venir me faire chier à cette heure ?

Certainement pas Pansy, elle doit avoir fait le tour de toutes les églises, mosquées et synagogues du coin pour remercier Dieu, sous toutes ses formes, pour lui avoir permis de monter sur les épaules de mon frère…Dans des cas comme celui-ci mon pilier fait preuve d'une ferveur religieuse quasi divine.

_ Grangie je sais que tu es là ouvre.

Putain de Bordel de Merde !

Mais pourquoi est-ce qu'il est là ? Comment est-ce qu'il connait mon adresse ? Qu'est-ce que je fais ?

_ Granger…

Allez respire Hermione, respire. Ne dis rien voilà, pas de bruit, il va croire que tu dors, ce qui serait parfaitement légitime au vu de l'heure !

_ Granger, j'entends la musique, alors ou tu ouvres, ou je fais un scandale dans ton hall d'immeuble et crois-moi tes voisins s'en souviendrons.

Non non non non non non ! Malfoy ne peut pas débarquer chez moi ! Malfoy ne peut pas débarquer chez moi alors que mon appart n'est pas rangé ! Malfoy ne peut pas débarquer chez moi alors que je suis démaquillé et je porte un short gris informe, un t-shirt Ramones qui a vu trop d'hiver et mes pantoufles nounours en forme de Yoda troué au talon.

Je veux mourir.

_ Grangie…tu as 30 secondes.

Putain. Ai-je le temps de me changer en 30secondes ? Ou de ranger mon salon ?

_ Grangie 20 secondes.

Nooon. Je ramasse vite fait les céréales tombés par terre, et les mains tremblante en remet autant sur le sol au moment de les déposer dans le bol.

_ 10 secondes.

J'arrange mes cheveux, et refait mon chignon de fortune.

_ Plus que 3 secondes avant que je ne ruine tes futurs fête du voisinage.

Putain qu'il m'exaspère !

J'ouvre la porte d'un coup sec.

_ De toute façon je n'ai jamais aimé ces fêtes à la con !

Puis devant mon air surpris je reprends plus sérieuse :

_ Qu'est-ce que tu veux Malfoy ?

Il me montre mon portefeuille.

_ Te rapporter ça. Me dit-il nonchalant.

_Comment est-ce que tu ?...

_ Je te l'ai subtilisé quand j'ai vu que tu refusais de m'adresser la parole. Ca n'est pas très poli comme attitude.

_ Et fouiller dans le sac des femmes c'est mieux peut être ? Je lui demande en lui arrachant le portefeuille des mains.

_ C'était la seule façon pour que tu m'écoutes, et je te l'ai dit, j'obtiens toujours ce que je veux. Me dit-il en fixant des yeux.

Je peine à déglutir, et j'ai l'impression de faire entrer le loup dans la bergerie lorsque je m'écarte pour le laisser entrer.

Il pénètre doucement dans mon chez moi. Mon refuge, le lieu qui en dit plus sur moi que n'importe quel autre.

Il semble savourer l'instant, je le vois regarder autour de lui, s'attardant sur chaque poster, photo et décoration.

Faut dire qu'il y a de quoi faire. Ma passion pour la musique et la lecture ont investi les moindres recoins de mon appartement.

L'effigie de Robert Plan et Iggy Pop se partagent le haut d'un mur, l'espace du bas lui est dédier à mes vinyles et CD, oui je suis de la vieille école, je suis une amoureuse des objets, je n'ai jamais adhéré au mp3 ou tout autre support numérique, bien trop volatile pour moi. L'autre côté de la pièce, lui est dédié aux livres. Il y a des piles et des piles de livres. Aucun de classé, je n'aime pas les classements, par genre ? Auteurs ? Dates ? Je préfère les ranger ou il y a de la place, le tout donne une certaine cacophonie assez plaisante à voir.

Il poursuit son tour d'horizon, et je triture mon t-shirt victime d'une légère angoisse.

Je me sens totalement mis à nue.

Il se tourne vers mon canapé un léger sourire sur les lèvres, son regard est attiré plus haut, je le vois froncé les sourcils à la vus de mes deux répliques de sabres lasers. L'un bleu et l'autre vert.

_ Leurs lumières tamisent bien la pièce. Je me justifie gêné.

Il hausse un sourcil, et me refait un sourire en coin.

_ Je vois ça.

Puis je me maudis d'avoir ouvert la bouche.

Maintenant c'est moi qu'il observe. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que lorsque Malfoy regarde quelque chose, c'est toujours avec intensité.

Je vois ses yeux remonter le long de mes jambes. J'ai les mains moites.

Il s'attarde sur mon t-shirt, et je jurerais voir ses lèvres se pincer au moment où son regard se pose sur ma poitrine…Et mon absence de sous-vêtements. Mon cœur fait une embardé spectaculaire.

Il inspire un coup et reprend son examen.

Il arrive au visage, que je devienne rouge, et encore une fois ses prunelles s'accrochent aux miennes.

_ Tu es prêtes à parler maintenant ?

J'essaie de reprendre contenance.

_ Tu ne me laisse pas trop le choix.

Puis avant qu'il n'ajoute quelque chose :

_ Tu veux boire quelque chose ?

Il acquiesce.

_ Un café s'il te plait.

Heureuse de me soustraire à son regard, et d'avoir une excuse pour m'agiter et reprendre mes esprits je vais dans ma cuisine.

Mes mains ont cessé de trembler lorsque je reviens dans le salon avec sa commande.

Il est devant mon patchwork de photo. Il se retourne à ma venue, effleure volontairement mes mains, avant qu'un sourire suffisant que j'ai envie de réduire en bouillit, ne vienne fleurir sur ses lèvres.

_ Merci beaucoup.

_ Pas de quoi. Bon tu voulais parler ? Je t'écoute.

C'est tout moi ça. Quand je ne maitrise rien, je deviens agressive.

Ma demande le fait sourire, comme s'il s'attendait à ce que je réagisse ainsi.

Il m'énerve !

_ Je reconnais bien là ton empressement ma petite Grangie.

Il se moque l'enflure.

Un regard de ma part le dissuade de continuer sur sa lancé. Ça et la crispation de mes poings serrés sur jambes.

_ Tu as mal ?

_Quoi ?

_ Ta main ? Est-ce que ça te fait mal ? demande-t-il soucieux en désignant ma main droite.

_ Ma main ?...oh ça ? Je regarde mes mains pour voir ou il veut en venir, et j'aperçois mes jointures rougies par le choc.

_ C'est plus le bruit a été impressionnant, je n'ai pas tapé trop fort. Je secoue les doigts gêné, et reprend :

_ C'est son amour propre qui a souffert.

_ Oui surement.

Le silence refait surface. Je me rends compte que sous son air sur de lui, Malfoy ne l'ai pas tant que ça.

_ Bon je ne pense pas que tu vas me rendre les choses faciles…mais Granger je voulais te parler de ce qui c'était passé vendredi soir dans cette salle.

On y est. Une enclume vient de me tomber dans l'estomac.

Malfoy semble être attient du même symptôme de la bougeotte que moi, puisqu'il se lève et déambule dans mon salon.

_ Je sais que c'est très mal ce qu'on a fait. Et ce n'était pas franchement prémédité…enfin même si je pense que nous savions tout deux qu'il y avait un risque pour que ça dérape.

Incapable d'ouvrir la bouche, je me contente d'hocher la tête lorsque celui me regarde comme pour me demander de confirmer.

_ Avant ça ne m'aurait pas perturbé plus que ça, mais les choses ont changés depuis, je ne suis plus le même, je ne veux pas être comme mon père.

Il marmonne sa dernière phrase et j'ai toute les peines du monde à suivre le chemin de ses pensées.

Mais je sens qu'il ne faut pas l'interrompre.

_ Ce que je veux dire c'est que je suis avec Noémie, et malgré ce qu'elle montre parfois, c'est une fille bien qui ne mérite pas ça…

Je décroche. La culpabilité refait surface, non seulement j'ai trahis Ron, mais en plus j'ai fait du mal à Noémie, même si je ne la porte pas dans mon cœur, je n'ai pas à lui faire subir ça.

Il y a autre chose aussi qui me dérange. La tournure que prend le discours de Malfoy. Il va me dire qu'il regrette et que plus jamais cela ne doit se reproduire, et bien sûr il aura raison…mais pourquoi est-ce que je me sens déçu ?

_...qu'une vie, et je ne veux pas prendre le risque de passer à côté...Heu Granger tu m'écoutes ?

_ Hein ? Heu…oui ? Enfin je pense avoir saisi le sens général.

_ Qui est ?

_ Hum est bien regrets, blabla, et qu'on ne doit plus recommencer. Ses yeux s'assombrissent. Si sérieux je jure c'est flippant.

_ Heu ce n'est pas ça ?

Il souffle, se pince l'arrête du nez et me dit d'une voix froide :

_ Je fais l'effort de venir. J'essaie de faire les choses bien pour une fois, tu n'imagines pas à quel point je prends sur moi pour ne pas te sauter dessus, et toi pauvre idiote tu n'écoutes pas à traitre mot de ce que je viens de dire ?!

Oublier le « je prends sur moi pour ne pas te sauter dessus » oublier le « je prends sur moi pour ne pas te sauter dessus » oublier…si ça se trouve c'est pour m'étrangler ?

_ Me sauté dessus ? Je couine mal à l'aise.

Retour du sourire en coin, puis il se penche vers moi, m'enivrant de son odeur.

_ Mais heureusement pour toi, les immondices que tu portes aux pieds freine efficacement toute pulsion.

Fuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuck !

Peut-on a ce point être plus honteuse que maintenant ?

_ Alors d'abord c'est des chaussons collectors et puis…

_ Ce n'est clairement pas le sujet. La phrase claque, glacière.

Oui la, au vu du regard réfrigérant qu'il porte Malfoy à clairement des envies de meurtres sur ma personne.

_ Hum. Excuse-moi…la situation n'est pas facile pour moi non plus. Ca me perturbe. Tu disais ?

Il se rapproche de moi. Me forçant à me caler contre le dossier du canapé.

_ Ce que je disais petite idiote c'est qu'au final je ne regrettais rien, et que je voudrais voir ou cela nous mène !

C'est quand même la deuxième fois que Malfoy me traite d'idiote en moins de 10min….attends quoi ?

_ Quoi ?

_ De plus en plus expressive Grangie !

Choqué je cherche à reprendre mes esprits.

Je me lève, Malfoy à la gentillesse de s'écarter, et cette fois c'est moi qui fait les allés et retours dans mon salon.

Je vais définitivement bousiller mes chaussons à force.

_ Attends ce n'est pas possible ?! On est tous les deux en couple je te rappel ! Et pour moi cela veut dire quelque chose !

_ Je suis entièrement d'accord avec toi la dessus, tu l'aurais su si tu m'avais écouté jusqu'au bout.

_ Alors tu veux quoi que je devienne ta maitresse ?!

_ Non simplement de prendre les choses comme elles viennent. Si les choses continuent et si ce qui passé venait à se reproduire il vaudra à la longue prendre une décision. Je te l'accorde.

Mais avant ne faisons pas comme s'il ne s'était rien passé, je ne veux pas et j'en suis incapable.

_ Mais Ron…

Il me coupe :

_ J'ai parfaitement conscience que notre vie amoureuse n'est pas….propice à ce que je viens de dire…Je n'ai pas trouvé mieux désolé…me dit-il au regard lourd de sens que je lui envoi.

_...

_Crois le ou non j'aime ma copine, la dernière chose que je veux c'est de lui faire du mal ! Mais je ne veux pas non plus faire l'autruche….Il commence à s'énerver.

Il souffle, et semble se reprendre.

_ Je sais qu'il y a une certaine….Alchimie entre nous ! Peut-être que cela ne va pas durer ? Peut-être que si ? Tout ce que je sais c'est que je n'ai pas envie de passer à côté d'un truc qui pourrait être…chouette.

Je prends mon visage en main et secoue la tête de dépit.

_ Je ne te demande pas de bousculer ta vie pour moi Granger, tout comme je n'ai pas envie de bousculer la mienne, juste de reconnaitre qu'il y a un truc, et de le laisser arriver ce qui doit arriver…si ça doit arriver.

Je retourne m'assoir complétement paumé

_Je ne m'attendais pas à ça. Tu me demandes un truc dingue là.

_ Pas si dingue que ça…Pense à ses derniers jours, reconnait au moins qu'il y a un truc !

Je tourne les yeux dans sa direction. Encore une fois je suis subjugué par sa beauté et son charisme.

Putain même fatigué, avec des balises sous les yeux Malfoy ferait oublier les vœux de tout un couvant.

Je repense à notre rencontre, a sa chemise ridicule, aux joutes verbales qui ont de suite ont pris part entre nous.

Je me souviens de l'anniversaire de mon frère, de sa proximité, et de mes réactions face à lui.

Puis se baiser qui est en train de changer les choses entre nous….rendant les choses plus…vraies.

Malfoy à jouer franc jeu avec moi. J'ai peur de regretter un jour ce que je vais dire, mais encore plus si je passe à côté de ça en me demandant inlassablement et si….

_ Très bien oui, il y a quelque chose.

Comme s'il avait suivi les cheminements de mes pensées, Malfoy dessine un sourire arrogant sur son beau visage, et en fixant me demande :

_ Et donc qu'envisages-tu de faire ?

_ De t'étrangler d'abord et de laisser les choses se faire ou non ensuite.

Son sourire s'agrandit. Plus sincère cette fois.

_ Bonne décision ma petite Grangie. Je suis fière de toi.

Vexé et surtout gêné de m'être dévoilé je réponds en grognant :

_ Maintenant sort d'ici avant que je ne change d'avis.

Il se penche m'embrasse au coin de la bouche, à cheval entre la bouche et les lèvres.

_ Toujours prêt à combler tes moindres désires ma belle.

Avant que je puisse réagir, et pendant que j'essaie de régulariser mon rythme cardiaque.

Malfoy se lève, prends son blouson, se dirige vers la porte.

Et me déclare sourire aux lèvres :

_ Je suis heureux que nous ayons eu cette discussion, fait de beaux rêves Granger, à bientôt.

Encore à moitié sonnée par ce qui vient de se passer, je mets du temps à réagir et à me rendre compte qu'il est sur le départ.

Il ouvre la porte, me jette un dernier regard, puis alors qu'il est pratiquement sorti :

_ Non mais sérieusement débarrasse toi de ses chaussons.

Vexé et énervé j'en prends un en main et le jette de toutes mes forces dans sa direction.

Malfoy plus rapide à déjà fermé la porte lorsque le chausson rebondi mollement contre cette dernière.

Seul son rire, étouffé par les murs et son éloignement croissant me parvient.

_Dans quoi je viens de me fourrer ?

A bientôt pour la suite...si vous la voulez bien sûr, si c'est le cas vous savez ce qu'il faut faire. ;)