Rating : PG-13
Genre : entreprenant
Avertissement : texte yaoi, traitant de relations d'ordre sexuel entre deux hommes.
Discalmer : Nonnn, rien de riennnn, nonnnn, je ne possède rien. Par ailleurs, la bouche de Tom Hardy n'est (malheureusement) pas non plus en ma propriété.
Businessman
« Hibari ! Dans mon bureau ! »
Hibari sourcilla avant de se lever, saisissant son pad au passage. Il se doutait de la raison pour laquelle Tsunayoshi Sawada le convoquait et il n'en aurait sûrement pas besoin. Mais il préférait venir armé. Il n'était pas le chef de la sécurité pour rien. Et si sa mission globale était d'assurer l'empire Vongola, et donc éventuellement la survie du directeur, il préférait le traumatiser et massacrer toutes les personnes qui s'approchaient sans autorisation des locaux de l'agence de mannequinat.
Le brun entra dans le bureau sans fermer la porte derrière lui ou prendre la peine de s'assoir. Il ne laissa pas à son cadet le loisir de prendre la parole, enchaînant immédiatement. « À vingt-et-une heures trente, Lou est revenu au studio suivi par l'un des journalistes de manmag. À vingt-et-une heures quarante cinq un hacker a tenté de pénétrer le réseau privé de l'entreprise. À vingt-et-une heures cinquante-trois, la caméra de la zone huit a démontré une défaillance qui a été corrigée le plus tôt poss- »
« Hibari, fermez la porte. »
Les deux hommes se fusillaient du regard, refusant de céder le premier. Finalement, Hibari coupa le silence, sa voix plus affutée qu'une lame. « Monsieur, il est impoli d'interrompre quelqu'un. »
Il ferma la porte, la claquant bruyamment et savourant le léger sursaut du Dixième héritier du plus grand empire de mannequinat jamais créé. Son sourire bien caché, il poursuivit d'une voix égale, « -le plus tôt possible. À vingt-deux heures- »
« Hibari ! Je suis là pour parler d'autre chose. »
Le sus-nommé fronça les sourcils. Discuter ? Il n'en avait vraiment pas envie.
« Monsieur, encore une fois, vous ne devriez pas couper la parole de vos interlocuteurs. », le chef de la sécurité marqua une courte pause avant d'ajouter, « Et je préfèrerai ne pas parler d'autre chose que de travail avec vous. »
Hibari effectua le rapide salut qu'il adressait habituellement au Dixième à savoir une très légère inclinaison du buste sans la politesse normalement exigée quand on s'adressait à un supérieur hiérarchique avant de gagner la porte, déjà prêt à partir.
« Cela concerne le travail Hibari ! »
Haussant un sourcil circonspect, l'aîné attendit que le jeune directeur poursuive.
Tsuna sortit une pile de papiers de son tiroirs. Le tas, haut de bien cinq centimètres, était composé d'enveloppes.
« Il s'agit des plaintes de harcèlement sexuel que vous avez rempli depuis le début du mois. »
Le principal concerné hocha la tête, confirmant silencieusement.
« Depuis le début du mois. »
Approuvant encore, Hibari ne semblait pas dérangé par cette idée.
« Nous sommes le huit ! »
« Il faut croire que beaucoup de déchets traversent cette entreprise. »
« Hibari, toutes ces plaintes concernent Mukuro Rokudo. »
Le chef de la sécurité ne prit pas la peine de confirmer. « Vous trouverez les papiers concernant son renvoi en troisième position dans votre dossier urgent. Vous n'avez plus qu'à signer. »
« Tu veux le renvoyer et me faire perdre l'un des plus grands créateurs de cette époque parce qu'il t'a- », Tsuna réouvrit l'une des lettres, « demandé une agrafeuse ? »
« Il l'a fait d'une façon extrêmement indécente et provocante. »
« Je ne vais pas le renvoyer. », dit Tsuna en levant les bras en l'air, complètement désarmé. Il s'en lavait les mains mais Mukuro ne partirait pas. Même si, parfois, le terme de harcèlement n'était pas exagéré. Il frissonna en repensant aux mains du créateur surnommé l'Illusionniste qui faisaient beaucoup plus que s'attarder en habillant Hibari. Par le plus grand des hasards, le modèle n'avait pas pu se présenter à temps le jour du défilé et Hibari possédait ses mensurations exactes. Le soir-même, la tenue n'avait pas été présentée et n'avait jamais été retrouvée.
Il pouvait comprendre pourquoi Hibari était énervé. Mais rationaliser sa colère ne le rendait pas moins inquiétant.
« Dans ce cas, la pochette numéro deux dans le dossier urgent vous intéressera. Elle comporte les modalités de rénovation de Kokuyo, les tarifs des réparations afin de ne plus avoir à les recevoir tous les jours, ainsi qu'une interdiction de m'approcher à moins de dix-huit mètres qu'en tant que directeur de l'entreprise vous devez signer et attester avoir lu. »
Tsuna se massa les tempes, imaginant déjà l'Illusionniste envoyé en prison une heure après qu'il ait approuvé ces papiers.
« Ou sinon, vous pourriez régler ça entre vous. Vous assoir et en parler. Ensemble. »
Le reniflement dédaigneux de Hibari le toucha en plein cœur. Il se sentait toujours aussi petit, misérable et médiocre face au chef de la sécurité. Alors même qu'il était celui qui signait sa paye.
« Tu pourrais peut-être essayer. S'il refuse d'entendre ta réponse, je signerai l'interdiction. »
Le manque de réponse du chef de la sécurité le prit par surprise. Depuis le temps que l'affaire Mukuro-Hibari traînait, ils s'étaient tous attendus à les voir mariés dans l'année. Ou au moins raisonnablement installés et non pas toujours dans la partie séduction. Mais entre Hibari qui ne disait pas ouvertement non – ou pas assez pour que Mukuro sache qu'il était sérieux – et l'Illusionniste qui avançait ses pions pour mieux se reculer juste après, ça ne menait à rien. Et pour la première fois, il entrevoyait l'une des raisons pour laquelle aucun pari sur leur mise en couple n'avait remporté la victoire.
« Hibari … tu sais qu'il est sérieux ? N'est-ce pas ? »
Brusquement, toute l'attention du chef de la sécurité se dirigea sur lui. C'était sûrement la première fois qu'il l'écoutait. La première fois qu'il s'intéressait un minimum à ce qu'il lui racontait. Mais Tsuna ne pouvait pas savourer la victoire, figé sous le regard argenté de son aîné. Hibari cligna des yeux et disparu. C'est en tournant la tête vers la porte à nouveau ouverte de son bureau que Tsuna réalisé qu'il était en apnée depuis plusieurs minutes. Il déglutit difficilement avant d'essuyer la sueur froide qui recouvrait son front.
Quelques étages plus bas, Hibari entrait dans la salle de « création ». La salle où Mukuro et ses laquais avaient placardé la bouche de Tom Hardy sur un poster qui recouvrait tout le mur, attendant que l'inspiration vienne. Hibari claqua des doigts et désigna la porte, les subalternes de l'Illusionniste la prenant en protestant vaguement, leurs remarques étouffées par les tissus sous lesquels ils croulaient qu'ils emportaient avec eux.
Hibari se rapprocha du bureau où se trouvait l'Illusionniste. Il posa ses lunettes refermées dessus, faisant signe à Mukuro de retirer ses pieds de la table. Il s'assit sur le meuble, l'une de ses chaussures parfaitement cirée se posant entre les cuisses du créateur. Il rapprocha la chaise à roulette, son regard cherchant à déchiffrer les expressions de Mukuro. À part un air ahuri parfaitement ridicule, il ne comprenait pas grand chose.
Le chef de la sécurité fit retomber sa veste derrière lui. Il tira sur sa chemise, la sortant de son pantalon pour la retirer aussitôt.
« Tu ne parles pas. »
Sa ceinture maintenant défaite, il s'attaqua à son pantalon.
« Je ne comprends pas ce que tu racontes. »
Il saisit la main de Mukuro, l'introduisant entre les pans ouverts de son pantalon.
« Et je t'interdis de te lever tant que tu n'auras pas retiré tes talons. C'est ridicule et je les déteste. »
Semblant reprendre ses esprits, Mukuro découvrit ses dents sur un sourire carnassier.
« À vos ordres. »
Tsuna s'étrangla avec son café comme son mur s'ouvrait en deux pour dévoiler un écran gigantesque. Il avait oublié ce système que Irie Shoichi et Hibari avaient convenu d'installer ici afin de sauvegarder les vidéos perdues. De cette façon, dès qu'une caméra était débranchée, des caméras espions prenaient le relais et enregistraient directement la zone dans son bureau. C'était bien la première fois qu'ils étaient confrontés à cette situation en sept ans de pratique.
Il chaussa ses lunettes avant de les retirer tout aussi sec et rougir de la tête au pied.
« Ordinateur ! Annuler enregistrement ! »
« Vous avez demander l'opération « annuler enregistrement ». Voulez-vous « interrompre enregistrement » ou « effacer enregistrement » ? »
« Efface, interromps, je veux que ça disparaisse ! »
« … Tsunayoshi Sawada. Vous n'avez pas accès à l'opération « interrompre l'enregistrement » ou « effacer enregistrement ». Veuillez contacter un supérieur. »
« Mais je suis le directeur ! Je suis … c'est moi qui … c'est … »
Note de fin de l'auteur : … j'ai découché ? Bon, mais MIB3 était bien marrant (pour moi). Je me suis bien amusée, j'ai bien shipé tous les personnages et crié Bromance avec ma partenaire de crime. Et après j'ai acheté Space Channel 5 part 2. Et je l'ai terminé. Puis je repars ce soir. Et là je vais repasser. Hm … joyeux anniversaire Mukuro, en espérant que les derniers textes arrivent rapidement !
PS : Hibari … lunettes …
PPS : la bouche de Tom Hardy …
PPPS : pour ceux qui se demandent, l'ordinateur s'appelle Jarvis. Parce que je ship Jarvis tout seul. Jarvis is for love ! Jarvis is magic ! Jarvis is a unicorn riding a double rainbow !
Merci à Metempsychosis-chan : je suis une psychopathe sur les heures. Et je troll abondamment en fêtant depuis plusieurs années mes 21 ans ou 18 selon mon humeur. Heureuse de ne pas être la seule avec des attitudes spéciales ;) . De mon point de vue, Kyoya n'est pas tant cruel que... hm... doutant lui aussi. Il l'a dit, les deux ans c'est important. Donc si Mukuro le quitte et qu'il préfère avoir passé deux ans avec lui au lieu de deux ans moins un jour, c'est parce que Mukuro et lui c'est important. Enfin, c'était difficile à formuler dans le texte comme (je suis en retard) c'est du côté de Mukuro. Mais ça n'est pas du sadisme. Pas cette fois en tout cas. Et merci pour Fiévreux ^^ ! Je me suis bien amusée à fluffer un peu.
Merci à delphine : Mais il ne faut pas pleurer! Tout va bien, ils s'aiment, ils sont ensemble et tout et tout. Ils sont juste... extrêmement maladroits ? Et assez effrayés. Après ils vivent heureux et compagnie hein!
Merci à Hadurra (qui aura son drabble) : Mais ne pleure pas toi non plus! Tout va bien comme je le disais plus haut. Ils sont juste... eux ? Merci pour les compliments en tout cas. Ça faisait un petit moment que je n'avais pas utilisé cette écriture plus... attristante on va dire. Je voudrai ne pas perdre la main.
