Bonjour à tous,
Cette semaine, pas de retard à déclarer pour la publication, je vous livre le chapitre tout beau, tout neuf et encore tout chaud aujourd'hui !
Et pour cela, je veux dire un grand merci à mes deux super correctrices que sont Caro et Aurore, car elles ont du me corriger le chapitre en un temps record ! Sans elle, je n'aurais pu vous le poster !
Bien sûr, merci à Dri et Lu, qui sont là pour la fic mais aussi pour tout le reste, je vous adore.
Petite dédicace à ma petite Bella perso pour ce chapitre, tu me lis toutes les semaines et tu aimes, merci beaucoup... on verra ce que tu penses de ce chapitre ci !
Place aux réponses pour mes sans compte !
Isamam : Je te reconnais bien là... être heureuse car Bella cloue le bec d'Ed... Et le bal, tu visualises bien... peut être car on connaît l'ambiance qui y règne en vrai. Contente de te surprendre encore, Jacob en méchant ça change et le mini baiser... fallait bien que ça arrive ! Merci pour tout mamoune. Et la suite, c'est mardi comme d'hab !
Alicia : Merci beaucoup. Jacob reviendrait à la charge d'après toi... hum... affaire à suivre !
Anne Laure : Un rapprochement tu crois ? Réponse un peu plus bas.
Alice : Merci pour ton enthousiasme et ravie que tout t'ait plu.
Fraise : Ed en preux chevalier en a fait flancher plus d'une... lol Et Bella a évolué depuis la dernière fois qu'elle a vu Jacob, c'est sur.
Jennifer : Le « tu me gifles pas » a bien plu à priori, tu n'es pas la seule à m'en parler. Bella assure dans pleins de domaines, j'avais envie de la voir sure d'elle. Et c'est sur que pour le coup, Ed et Jacob sont pas du tout en concurrence dans mon histoire.
Majea, Marion et Maelle : Merci.
Pour Anonyme, je renouvelle, n'hésite pas à laisser ne serait-ce que ton nom, car c'est étrange de répondre à quelqu'un que je ne peux identifier, mais merci à toi.
J'espère n'avoir oublié personne et si c'est le cas, désolée et merci.
Je n'ai pas envie de vous faire un long blabla cette semaine, mais simplement de vous laisser déguster, donc régalez vous !
Chapitre 10 : Renaissance
POV Edward
Nous avions quitté le bar de façon précipitée. A priori ce Jacob faisait parti du passé de Bella, mais elle n'avait jamais mentionné son nom. Je ne pouvais cependant pas m'empêcher d'éprouver un drôle de sentiment à son égard. Il m'était difficile de définir de quoi il s'agissait, mais cela me troublait, je lui en voulais mais j'ignorais pourquoi.
Après avoir pleurée un long moment, Bella s'était endormie dans mes bras, elle était agrippée à ma chemise comme une enfant apeurée. C'était la première fois que je la voyais effrayée par quelque chose et je détestais la sentir dans cet état de détresse.
C'est pourquoi je n'avais pu me retenir de voler à son secours sur la piste de danse. Après avoir été déçu de la voir au bras d'un homme, je constatais qu'elle avait perdu le sourire qui l'animait depuis le début de soirée. Je compris donc que quelque chose d'anormal se produisait et je ne réfléchis pas une seconde, avant d'interpeler l'homme qui l'accompagnait. Malgré sa carrure et son physique impressionnant, je m'étais levé de mon tabouret sans même y penser ou m'inquiéter des réactions éventuelles qu'il pourrait avoir. Tout ce qui m'importait était que Bella aille bien.
Je sentais remuer son petit corps contre le mien, n'ayant pu relâcher la pression de mes bras autour d'elle. Je pouvais sentir l'odeur de ses cheveux, parfumée et envoutante. Elle était elle, un mélange d'arôme de sève d'arbre et d'épices, la décrivant parfaitement, naturelle mais pimentée.
Elle remonta ses genoux contre sa poitrine, posant les pieds sur la banquette arrière de la voiture, et gémit doucement contre moi, en murmurant quelques mots incompréhensibles. Je ne pouvais voir son visage, mais j'avais pleine vue sur sa nuque si sensuelle. Elle était d'une finesse incomparable et contrastait à merveille avec ses épaules délicates et musclées, image divine de la féminité.
Je me surpris à avoir ce type de pensées à l'encontre de Bella, je la trouvais certes très jolie, mais elle n'était pas mon type de femme. Elle était bien trop indépendante, manquait de confiance en elle et... et il s'agissait là des deux seuls points « négatifs » qui la caractérisaient à mes yeux.
A ce constat, mon cerveau fonctionna à vive allure et un tas de questions emplirent mon esprit. A l'image d'un diablotin et d'un ange de cartoon, mon cerveau constata les choses, en apportant à la fois le pour et le contre.
Comment une femme comme Bella peut te donner envie de la protéger ainsi ? C'est une Texane et non une New Yorkaise, elle n'a pas besoin d'un homme. Mais pourtant ce soir, tu l'as tiré d'affaire. Tu l'as détesté à ton arrivée, mais il serait temps que tu t'avoues que ta façon de la voir a changée. Tu l'as trouvé méprisante, alors qu'elle est d'une grande générosité, son côté sauvage tu es en train de l'apprivoiser, elle est belle, douce et a du tempérament à la fois. Et il faut bien admettre que la sentir dans tes bras à cet instant n'est pas pour te déplaire. Oh... mon... dieu... se pourrait-il ?
Un coup de frein me sortit de mes rêveries et lorsque je relevais la tête, je constatais que nous étions au ranch. Jasper et Alice se retournèrent vers moi. Je pus voir que cette dernière avait les yeux rougis par les larmes. Mon ami n'avait pas lâché sa main de tout le trajet, voulant conserver une connexion et lui apporter son soutien.
Soudain, Bella remua contre mon torse et elle releva la tête. L'immobilité de la voiture avait du la réveiller et c'est les yeux plein de larmes qu'elle nous regarda tour à tour.
- Comment te sens-tu ? L'interrogea Alice.
- Ça va aller, ne t'en fais pas pour moi. Je vais aller voir Naïade et me mettre au lit.
- Je t'accompagne. Intervins-je.
- Si tu veux. Me répondit-elle sans grand enthousiasme.
- Le temps de déposer nos affaires et prendre une veste et je te rejoins.
Je partis à l'hôtel déposer nos chapeaux et le sac à main de Bella. Puis je partis en cuisine nous faire une tasse de café et pris deux vestes avant de me diriger vers les écuries. Lorsque j'arrivais vers les portes, j'entendis mon amie en pleine conversation avec ses chevaux.
... il était là ce soir. J'ai fais un bon de 5 ans en arrière, lors de cette fameuse nuit, tu te souviens ma belle. Tu n'étais pas encore dans ma vie Sham'sou, mais il valait mieux pas pour toi, j'étais dans un état lamentable...
Elle sanglotait et ne voulant pas la trahir en écoutant aux portes, je me raclais la gorge et m'avançais vers elle.
- Oh tu es là ?
- Oui, je t'ai entendu discuter, j'ai préféré te montrer que j'étais là, car tu ne m'avais pas entendu.
- C'est gentil, merci pour ta discrétion.
- C'est normal. Tiens enfile ça, tu vas geler sur place sinon. Dis-je en lui tendant la veste que j'avais pris pour elle. Un café ? Demandais-je en lui montrant une tasse.
- Et attentionné avec ça ! Sourit-elle.
- J'ai l'impression que ta jument a encore été d'une grande aide il y a 5 ans.
- En effet. Je n'ai malheureusement pas été de très bonne compagnie au début de notre relation. Mais déjà à ce moment là elle a su m'apporter ce dont j'avais besoin, malgré la complexité du lien qui nous unissait.
Je ne voulais pas la questionner, si elle voulait me parler de cette période de sa vie, je l'écouterai, mais je ne souhaitais ni la brusquer, ni la mettre mal à l'aise, donc je ne l'interrogeais pas. Et étonnement elle reprit la parole et m'expliqua le calvaire qu'elle avait traversé quelques années plus tôt.
- J'étais amoureuse tu sais. Je croyais que c'était l'homme de ma vie, il m'avait promis monts et merveilles, jusqu'à ce que je m'installe dans la réserve des Kickapoo. C'est une tribu d'indiens à l'Est de la ville.
Je restais silencieux, car je voyais qu'elle cherchait ses mots, alors que les larmes menaçaient d'inonder à nouveau son doux visage.
- Lui qui était la douceur incarnée, s'est révélé violent. A plusieurs reprises, il m'a menacé, mais ne m'a pas touché… enfin, jusqu'à ce soir là...
Elle laissa échapper un sanglot et je la vis trembler. Inquiet, je la soutins et l'attira vers une botte de foin contre le mur du box. Elle lâcha sa tasse de café qui se rependit au sol, mais ne sembla même pas remarquer qu'elle n'avait plus sa boisson entre les mains. Je l'assis, alors qu'elle frissonnait toujours et pris place, debout face à elle. Elle se passa machinalement un doigt sur la fine cicatrice que j'avais remarqué à son arcade. Son visage était déformé par la douleur, ses yeux fixant machinalement le sol.
A cet instant, je compris ce qu'il lui avait fait et je le détestais pour cela. Une colère sourde s'insinua le long de mes veines, raidissant tout mon corps. J'attrapais Bella par les épaules et la serrais contre moi. Elle se blottit contre mon torse, alors que des gouttelettes d'eau salées inondaient ma chemise. Elle reprit cependant son récit où elle l'avait laissé alors que j'ignorais si je serai capable de l'entendre jusqu'au bout.
- Ce soir là... il avait bu, j'étais inquiète de ne pas le voir rentrer. Et lorsqu'il a franchi la porte, il tenait à peine debout. Il empestait l'alcool, sa démarche était mal assurée et ce que je vis dans ses prunelles me terrorisa. Je savais ce que ce regard voulait dire. Il avait envie de moi, mais vu son état... Puis tout s'est accéléré, il m'a sauté dessus, sa douceur laissant place à la brutalité, j'ai crié, l'ai supplié d'arrêter, mais il ne l'entendait pas ainsi. Il m'a frappé au visage pour me faire taire, m'insultant. Suite à ce coup, sa violence a envahit tout son être, son désir pour moi s'est transformé en une haine que je ne comprenais pas et que je ne comprends toujours pas. Il m'a... battu, cognant sans relâche sous mes hurlements, on aurait dit un animal. Après un poing dans mon visage, qui me laisse un souvenir indélébile sur l'arcade, je suis tombée au sol. Il a continué de me rouer de coups, jusqu'à ce que je perde connaissance, me laissant pour seule image, ce regard noir qui m'a hanté pendant longtemps. J'ignore combien de temps je suis restée sur le parquet de la cuisine, mais lorsque j'ai ouvert les yeux, j'eus le sentiment qu'un rouleau compresseur m'était passé sur le corps. J'ai rassemblé mes dernières forces pour me relever et attraper le téléphone pour appeler ma sœur. Heureusement pour moi, il avait déserté les lieux. J'ai fait mon sac et j'ai attendu Alice. Elle m'a emmené au poste de police où j'ai déposé plainte et il y a eu cette interdiction d'approcher. La suite, tu la connais.
J'étais sous le choc. J'avais souffert tout le long de son histoire, ses pleurs étaient un véritable supplice et à cet instant, je n'avais qu'une envie : pulvériser ce salopard ! Comment du haut de son mètre 90 avait-il pu s'en prendre à ce petit bout de femme ?
Je la dégageais de mon torse pour la regarder et la vis toujours se frotter son sourcil, son corps secoué de spasmes.
- Même avec cette marque tu reste une très jolie jeune femme.
- Merci... elle me rappelle surtout que jamais plus je ne voudrais être la victime de qui que ce soit. Plus aucun homme n'aura cette emprise malsaine sur moi, j'étais naïve, mais il m'a détruit, tu comprendras maintenant ma méfiance et mon côté sauvage. Me dit-elle en relevant les yeux vers moi et un faible sourire sur les lèvres.
Je ne pouvais pas mieux la comprendre qu'à ce moment précis. J'étais touché qu'elle se soit livrée à moi de cette façon.
- Je suis désolé pour ce qui t'es arrivée, je maudis ce..., enfin je ne comprends pas comment on peut oser frapper une femme... surtout toi.
Je viens vraiment de dire ça ?
Il était clair cette fois que les charmes de Bella ne m'étaient pas insensibles. Je pouvais même dire qu'elle me plaisait ce qui était très déstabilisant, tellement elle était différente de mes précédentes conquêtes.
C'est à cette seconde que je compris ! Je compris que ce que je ressentais pour ce Jacob en début de soirée n'était autre que de la jalousie. Sentiment insensé, mais j'étais jaloux qu'il ait possédé Bella à un moment de sa vie.
- Surtout moi ? Répéta-t-elle le visage rougit en se mordillant la lèvre.
Je fixais cette dernière comme si elle représentait la tentation ultime. J'avais pu y goûter plus tôt dans la soirée, l'espace de quelques secondes et je dois bien admettre que ses lèvres étaient d'une douceur incomparable. Bella s'aperçut que je fixais sa bouche de cette façon et amplifia son action sur sa lèvre. Je crus devenir fou à la vue de cela et je ne pensais plus qu'à l'embrasser.
A quoi joue-t-elle ? Se pourrait-il qu'elle veuille la même chose que moi ? Après tout, elle ne m'a pas giflé au bar.
Je relevais mon regard vers le sien et y découvrit une lueur que j'identifiais comme du désir. Mais je ne pouvais profiter de cet instant, l'Edward Masen d'il y a quelques temps l'aurait fait sans aucun souci, mais je devais admettre que j'avais changé et je ne souhaitais surtout pas jouer de la fragilité de Bella en cette soirée. Elle venait de me livrer qu'elle ne pourrait plus se lancer au hasard dans une histoire, je ne pouvais donc pas céder à la tentation de ses lèvres.
- Je… je crois que je vais te laisser. Articulais-je la voix rauque.
- Es-tu certain que c'est ce dont tu as envie ?
Cette fille veut ma mort ! Bien sur que non, ce n'est pas ce que je veux, j'ai simplement envie de me saisir de ta bouche et goûter à ta langue !
- Edward, j'ai l'impression que je suis en train de te perdre ! A quoi penses-tu si intensément ? Sourit-elle.
- Je… je…
Son regard m'hypnotisa, j'y vis quelque chose de différent, la peine avait entièrement disparu, laissant place à un pétillement dans ses iris.
- Tu quoi Edward ? S'agaça-t-elle. Utilise des mots simples et dis-moi ce qu'il te passe par la tête, je t'en prie.
Venait-elle réellement de me supplier ? Je compris qu'elle savait exactement ce à quoi je pensais, elle voulait seulement que je sois le premier à agir. Très bien, dans ce cas… ACTION !
- Peut-être serait-ce plus simple que je te montre plutôt, qu'en dis-tu ?
- Je suis d'accord avec cela et….
J'approchais lentement mon visage vers le sien en déposant mon index sur ses lèvres, afin de la faire taire. Nous n'étions séparés plus que de quelques centimètres, nos nez s'effleurèrent dans une délicate caresse, pendant que je glissais une main derrière sa nuque et une autre au creux de ses reins. Dans la même action, je montais sur le ballot de foin, l'obligeant à reculer, puis une fois assis, je l'installais sur mes genoux et picorais timidement sa bouche.
Ces quelques frôlements firent exploser une multitude de sensations, électrisant mon épiderme, de la pointe de mes orteils à l'extrémité de mes oreilles. Un frisson parcourut ma colonne vertébrale, lorsque Bella reprit ma bouche plus fermement. Je souris contre ses lèvres aux vues de son impatience, mais la serrais plus fort contre moi, avant de partir cette fois ci à l'assaut de sa langue. C'est à bout de souffle que nous rompîmes ce merveilleux baiser qui me laissait déjà une sensation de manque.
Nous nous scrutâmes un moment, sans comprendre ce qui nous avait menés à ce rapprochement, mais nous ne cherchâmes pas à comprendre. Bella gesticula un instant, et ce retrouva la seconde suivante, à califourchon sur mes cuisses, ses mains crochetées derrière ma nuque et un sourire de diablesse accroché à ses douces lèvres.
- Eh bien Mademoiselle Swan... serait-on impatiente ?
Elle ne répliqua pas et je reçus un baiser magistral en guise de réponse. En même temps, je sentis ses mains faire glisser ma veste le long de mes bras. Elle me poussa légèrement sur la poitrine pour me faire allonger et me surplomba de toute sa beauté. Elle me fixa dans les yeux, tout en se mordillant la lèvre inférieure, pendant qu'elle défaisait un à un les boutons de ma chemise. Je me laissais faire docilement, découvrant son corps avec mes mains, caressant ses cuisses, effleurant son ventre.
Après avoir écarté les pans de mon vêtement, elle déposa des baisers, brûlant ma peau, de mon nombril à la base de mon cou. Elle remonta très lentement jusqu'à mon oreille, qu'elle croqua délicatement du bout des dents, m'extirpant un gémissement de plaisir. Ses mains s'aventurèrent jusqu'à ma ceinture qu'elle défie d'un geste rapide et maîtrisé. Mais je ne l'entendais pas de cette façon.
Je m'emparais de sa taille d'une main, de ses épaules de l'autre et la fis basculer pour que je la domine à mon tour.
- Je crois que je suis un peu en avance sur toi, je dois rétablir l'ordre sur le champ. Dis-je en la regardant droit dans les yeux.
Elle parut étonnée de ma réplique, mais compris illico ce que je voulais dire, lorsque mes mains s'approchèrent de sa veste. Je la lui enlevais doucement et passais ma main le long de son ventre sculpté avec finesse, jusqu'à atteindre les boutons de son boléro. Je dégrafais les quelques pressions et déposais un baiser sous sa mâchoire, avant de descendre à la naissance des ses seins, et ouvrir son gilet délicatement, ce qui la fit frissonner.
J'admirais sa magnifique poitrine encore dans son sous vêtement, elle était aussi belle que lorsque je l'avais aperçu au bord du lac lors de la soirée feu de camps. Les joues de ma belle virèrent au rouge, ce qui la rendit encore plus attirante. Je repris ma douce torture, jusqu'à accéder à son nombril. Je détachais son ceinturon et les trois boutons de son short. Elle se dandina pour retirer ses santiags et souleva ses fesses pour m'aider à lui enlever se vêtement superflu.
Elle était divine, ses dessous noirs contrastaient magnifiquement avec sa peau claire. Je découvris un petit tatouage au bas de son ventre. Je reconnus les initiales R et C entrelacées et décorées d'un petit cœur. Je passais mon index sur ce motif que je ne comprenais que trop bien. Elle sourit face à ma découverte mais trembla à mon contact.
- Seriez-vous chatouilleuse mademoiselle Swan ?
- Je t'interdis ne serait-ce que de penser à me faire cela, sinon, je devrai me venger et tu sais comme je peux me montrer épouvantable dans cette situation.
- Oh oui ! Je ne vais pas tenter le diable ce soir je crois. Dis-je dans un sourire.
- Je crois que c'est préférable… inutile de gâcher ce moment. D'ailleurs…
Elle ne finit pas sa phrase, mais me repoussa d'un coup pour m'allonger et me surplomber à nouveau.
- Cette fois, je crois que c'est moi qui suis en avance.
Elle reprit là où elle s'était arrêtée, c'est à dire au niveau de ma ceinture. Elle ôta les quelques boutons de mon jean, dans lequel j'étais de plus en plus à l'étroit. A l'image de Bella un peu plus tôt, j'enlevais mes bottes habilement, pendant qu'elle jetait un regard gourmand sur la bosse de mon boxer.
Elle se saisit de chaque côté de mon pantalon et l'attira vers mes chevilles, avant de le faire rejoindre le sol, avec le reste de nos vêtements. Nous étions à nouveau à égalité et la tension montait entre nous, électrisant l'air qui nous entourait.
Je voulais faire en sorte que ce moment soit doux, après la soirée au bar et les souvenirs de Bella remontés à la surface, je ne voulais en aucun cas la brusquer. Aussi, je lui intimais de s'allonger ce qu'elle fit docilement.
Je fis glisser les bretelles de son soutien gorge, pendant que j'embrassais ses épaules, et il termina rapidement au sol, suivi de son string et mon boxer.
Elle était divine, allongée ainsi, nue, s'offrant à moi. Après avoir déposé une couverture sur les bottes de foins, je m'installais au dessus d'elle, laissant mes mains dessiner son corps, en alternant mes gestes de quelques baisers.
Cette nuit était pour Bella, je ne pensais qu'à son plaisir, aussi, lorsque j'atteignis sa féminité, mes doigts la caressèrent furtivement, alors qu'ils lui arrachaient une plainte de satisfaction. J'embrassais ses lèvres intimes, avant de remonter à son visage. Son regard me donna l'autorisation que je lui demandais et d'un geste le plus délicat possible, je la pénétrais, sans lâcher ses yeux. Nous gémîmes en cœur, alors que je commençais des vas et viens en elle.
Elle respirait de plus en plus vite à chacun de mes assauts et se cramponnait à mes épaules, comme si c'était ce qui lui permettait de ne pas se noyer. Son regard s'assombrit, ce qui redoubla mon excitation pour elle. J'avais besoin qu'elle se laisse aller entièrement, aussi, je descendis une main entre nos deux corps, pour atteindre l'endroit où nous étions liés, et passais mes doigts sur son petit bouton. Elle se mordit la lèvre sensuellement face à mon geste et me parut, à cet instant, plus belle que jamais.
Je sentis son corps trembler, elle n'était pas loin de la libération, tout comme moi. J'accélérais mes coups de reins afin qu'elle m'accompagne jusqu'à l'extase, ce qu'elle fit au moment où j'effectuais un dernier mouvement en elle. Elle se souleva et s'accrocha encore plus à ma nuque, dans un râle de plaisir. Mes gémissements l'accompagnèrent, avant que je m'allonge doucement sur son petit corps, frissonnant.
Nous venions de partager un moment, comme je n'en avais jamais connu. Malgré mon grand nombre de partenaire de jeu, je n'avais jamais ressentis ce qui m'animait lorsque je collais mon oreille contre la poitrine de Bella. La chamade de son cœur était merveilleuse, une mélodie rythmée, me rappelant ce que nous avions fait quelques secondes plus tôt. J'écoutais ses battements se ralentir, jusqu'à reprendre un cadence normale. Nous n'avions échangé aucun mot jusqu'à maintenant et étions toujours connectés.
Je me retirais d'elle et soulevais mon visage, pour voir une larme sur sa joue. Une larme orpheline et silencieuse, coulait le long de son visage. Je m'affolais face à ce spectacle qui me déchirait les entrailles.
- Tout va bien Bella ? J'ai fait quelque chose qu'il ne fallait pas ? Demandais-je hésitant.
- Non. Souffla-t-elle.
- Mais alors pourquoi... pourquoi cette larme ?
- Car depuis 5 ans, je ne me suis jamais sentie aussi vivante que tout à l'heure. Je croyais qu'il m'avait brisé et tu viens de réveiller mon corps et mon cœur. Tu ne peux imaginer à quel point cela fait du bien de se sentir en vie.
Waou...
J'étais stupéfait d'entendre cela, car je ressentais la même chose. Depuis des années, depuis ma toute première fois pour être exact, je me contentais du sexe, par besoin, par pulsion. Je n'avais jamais fait cela par sentiment. Je ne pensais qu'à moi dans ces moments là. J'utilisais le sexe pour obtenir ce que je souhaitais des femmes, je savais que j'avais facilement les faveurs de la gente féminine et je ne me faisais pas prier pour profiter de mes charmes.
Mais cette nuit venait de tout bouleverser. Bella me transformait, faisant ressortir le meilleur de moi même. J'apprenais à découvrir des facettes de ma personnalité que j'ignorais totalement avant d'arriver dans son ranch. En quelques semaines, je changeais, ELLE me changeait.
- Je peux l'imaginer Bella, car tu es la première femme qui me fait me sentir si bien auprès d'elle. Ta douceur, ton abandon, tu es toi tout simplement et j'aime ça.
Je l'embrassais frénétiquement, comme si j'avais peur qu'elle ne s'évapore, je devais la sentir contre moi. Je l'enlaçais et la collais à mon torse. Elle posa sa tête sur mon épaule et je nichais mon nez dans ses cheveux. Nous restâmes ainsi un moment, jusqu'à ce que le froid devienne inconfortable. Ainsi, nous nous décidâmes à bouger et rentrer se mettre au chaud.
POV Bella
Le froid me piquait la peau et Edward avait la chair de poule. Aussi, nous ramassâmes nos vêtements au sol. Il enfila rapidement boxer, jeans et bottes et mis sa chemise, la laissant ouverte sur son torse parfaitement sculpté.
Je me rhabillais sous le regard pétillant d'Ed, qui me dévorait des yeux. Je m'enroulais dans la couverture pour sortir de l'écurie et attrapais la main de mon amant pour le diriger jusqu'à chez moi. Je n'hésitais pas une seule seconde à le faire entrée dans mon espace privé, j'avais envie qu'il le découvre, qu'il investisse les lieux. Je ne pouvais pas me tromper, mon cœur et mon corps avaient parlé pour moi et il m'était impossible de lutter contre eux.
Je poussais la porte, alors qu'Ed m'embrassait dans le cou, et l'attirais à l'intérieur. Il observa mon chez moi, un sourire de contemplation aux lèvres.
- Si je ne savais pas qu'il s'agissait de ta maison, j'aurais facilement pu le deviner. Elle te ressemble tant.
J'étais ravie de sa réaction, il n'imaginait pas à quel point il me touchait en me disant cela. C'est pourquoi, je sautais sur ses lèvres et m'agrippais à sa nuque. Dans un mouvement rapide et fluide, il me souleva du sol, empoignant mes fesses pour me plaquer contre lui. Instinctivement, mes jambes se nouèrent à sa taille et nous nous embrassâmes avec passion. Je stoppais notre baiser, pour lui indiquer ce que je souhaitais qu'il fasse.
- La porte... là bas... et après... la petite porte sur la gauche. Dis-je haletante.
Il suivit mes directives et nous fit entrer dans la salle de bain. J'avais eu si froid qu'une bonne douche, serait bénéfique, d'autant plus si nous la partagions.
- Auriez-vous des idées derrière la tête Mademoiselle Swan ? Me questionna un Edward faussement indigné.
- Aucune Monsieur Masen. Si vous le souhaitez, vous pouvez m'attendre dans le salon, le temps que je prenne une douche pour me réchauffer.
- Je crois qu'il est préférable que je vous tienne compagnie. Vous pourriez avoir besoin de moi.
- Voyez-vous c'la ! Et en quoi pourriez-vous m'être utile ?
- Oh... peut être pour cela...
Et il nous fit entrer tout habillés dans la cabine de douche. Je riais aux éclats, lorsqu'il alluma l'eau, qui se déversa sur nous. La température était glaciale, mais au contact de sa peau, cela m'était égal. J'étais dans ses bras et c'est tout ce qu'il comptait ce soir. Il venait inconsciemment de me faire avancer d'un grand pas et me sentir si légère était tout simplement magique.
Et voilà, le premier lemon de ma fic... Qu'en avez-vous pensé ?
Je tiens à préciser que pour ne pas couper l'action, je n'ai pas fait intervenir la petite protection nécessaire à tout rapport, cependant, nous sous entendrons qu'elle y était... car bien sûr, la sécurité avant tout !
Vous remarquerez que finalement, Jacob a bien fait d'intervenir au bar !
A mardi prochain.
Bisous
Cha
