Chapitre 11
Le monde, réalisation, perfection, résultat final de tous les efforts, succès, accomplissement, capacité récompense à un dur travaille. Voilà la définition de cet arcane. Le monde, se trouvait assit, sur une des tours du château. Elle regardait le paysage sous ses pieds qui battaient l'air, ses magnifiques ailes battant faiblement dans son dos dénudé. Elle pleurait. Elle pleurait. Et un jour une femme met sa main dans la votre parce qu'elle porte le monde. Mais elle ne porte pas le monde, elle l'es et elle pleure car elle sait que la seule et unique personne qu'elle ait jamais aimé la haït maintenant. Que cette personne est désespérée et souffre maintenant autant que si on lui avait arraché le cœur et tout ça, à cause d'elle.
Aïna releva la tête vers le ciel. Ce soleil, ce fichu soleil, que la pluie revienne, qu'elle puisse cacher ses larmes de remords et de douleur derrière celles du ciel. Que son cri déchirer se mêle à l'appel de l'orage et que ses yeux fatigués se perdent dans la magnificence des éclaires. Que la pluie revienne. Sa seule alliée. La seule à donner autant de douceur à son corps et à ses ailes. Celle qui ne la contraindrait plus à l'ombre et qui lui offrirait le ciel car personne ne pourrais l'attrapé seulement les flèches enflammée zébrées qui frappaient la terre.
«Vous pleurez?»
«Monsieur Riff!!!»
Cria Aïna en se retournant comme une furie. Elle faillit dégringoler mais ce n'était pas grave. De toute manière ses ailes noires l'auraient sauvée. Ces fichues ailes démoniaques. Oh elle aurait du continuer à les couper à coups de cisaille comme elle le faisait petite en cachette. Elle trembla de la tête aux pieds et regarda à nouveau l'homme. Elle l'aimait, elle l'aimait à en crever. Elle se souvint qu'il était resté avec Sinistra en bas pour retrouver son maître.
«Vous avez trouvé?»
«Non. Il nous faudrait fouiller tous les lieux abandonné des environs mais aller de l'un à l'autre va nous prendre un temps fou. Mais nous n'avons pas le choix.»
Aïna hocha la tête et le regarda faire demi-tour pour s'en aller. Les pensées se bousculèrent dans sa tête. Riff ne pouvait vivre sans son comte et elle ne pouvait pas vivre sans lui. Mais, jamais il ne l'aimerait. Jamais, il ne serait à elle. Sans réfléchir elle courut vers Riff et le rattrapa. Elle passa ses bras autour de son torse et se colla à lui. Sa voix était brisée.
«10 secondes. Laissez-moi-vous tenir comme ça 10 secondes. Les plus belles de ma vie, juste 10 secondes. Soyez à moi juste pendant ce temps-ci et après je ferais ce que vous voudrez. Je volerais avec mes ailes, me ferait voir et trouverais l'endroit que vous chercher bien plus vite que vous. Je volerais jusqu'à en mourir et je vous ramènerais votre comte. Pitié, laissez moi 10 seconde de votre vie et je vous offrirais ce qui reste de la mienne. Pitié…»
1…2…3…5…10, c'est incroyable comme 10 simples secondes peuvent chambouler une vie. Elles passent à une vitesse incroyable mais pourtant c'est comme si le temps c'était arrêté. Aïna lâcha Riff exactement après 10 secondes. Elle se mit debout sur la muraille le dos au vide et le regarda.
«Aligato.»
Et elle se laissa tomber dans le vide. Ses ailes se déployèrent et elle s'envola. Un ange obscure prit son envole aux yeux de tous. Il vola et fila dans les aires comme un messager divin. Magnifique créature, elle vola et fila dans l'air avec vitesse. Elle traversa les landes entra dans les maisons. Peu à peu, la créature se senti faiblir. Si elle ne mangeait pas ses ailes allaient la dévorer de l'intérieures. Elles lui demandaient bien trop d'énergie.
Elle vola longtemps. Mais elle trouva. Une maison abandonnée a première vue mais bel et bien habitée. Elle entra par une fenêtre et trouva Jezabel. Le docteur se trouvait avec un petit garçon en train de parler. Elle n'écouta pas. Elle avait trop mal, mal à l'épaule à cause d'un coup de feu donné par l'homme aux longs cheveux au moment ou il voulait fuir, mal au dos à cause de ces ailes dévastatrices qui la tuaient de l'intérieure. Elle vit Cain. Il était conscient mais faiblement. Un bandeau noir lui bandait les yeux et ses poignets étaient directement attachés à la table. Aïna ne dit pas un mot. Elle sentit la douleur la prendre et cette fois elle se laissa aller à la transformation. Ses yeux émeraude devinrent de l'or brulant, ses ongles prirent des allures de longues griffes et ses dents se développèrent comme celles d'un vampire. Elle battit furieusement des ailes et fondit sur le docteur. Jezabel ne la vit arriver qu'au dernier moment.
«C'est ici. C'est le dernier endroit ou on l'as aperçut.»
Alane venait de sortir de sa voiture. Il était le seul à avoir prit la peine de parler. Riff et Sinistra étaient tous les deux déjà auprès de la porte d'entrée et d'un même mouvement l'avaient défoncée. Le marquis les suivit en courant et resta silencieux en voyant la scène devant laquelle il était.
Cain n'avait pas bougé mais Aïna était sur le sol couverte de sang. Des filets rouges coulaient de sa bouche alors que son ventre était tellement abimé que l'on pouvait presque voir à travers le trou béant qui s'y trouvait. Elle était vivante. Plus pour longtemps. Sinistra poussa un cri déchirant en la prenant dans ses bras et en l'appelant pour qu'elle reste en vie. La fille aux ailes maudites regarda sa domestique et son regard trouva Riff pour finir sur Alane. Elle pleurait.
«Ils ont fuit. Le docteur et le gosse. Je n'ai pas réussit à les arrêter. Ils sont partit. J'espère que vous me pardonnerez monsieur Riff.»
Elle fut prise d'un tremblement qui la secoua un moment. Quand elle reprit, sa voix était rauque et très faible. Elle regarda le sang avant d'à nouveau regarder les autres.
«Monsieur Riff, mon frère, Sinistra…vous êtes tous là…je suis…contente.»
Rien de plus. Les yeux de la jeune fille se figèrent, son corps s'affala, et son sang cessa de couler. Sinistra trembla et cria. Elle l'implora de rester, de na pas la quitter, de se réveiller mais c'était bien trop tard.
«…Riff…»
Ce n'était pas Aïna. C'était Cain. En entendant sa voix, le majordome courut jusqu'à lui. Il le détacha au plus vite se retenant à grande peine d'exploser. Ses sentiments le mettaient à rude épreuve. Au moment où il voulut enlever le bandeau sur les yeux de son maître, celui-ci le repoussa.
«My Lord?»
Un tremblement de la part du concerné fut sa seule réponse. Le valet insista et cette fois il ne fut pas contrecarrer. Riff recula d'un pas quand ce fut fait. Trop tard. Il était arrivé trop tard pour sauver son maître. Jezabel avait enfin eu ce qu'il voulait depuis si longtemps. Les yeux de Cain.
Alane marchait un peu comme un zombi. Il ne distinguait plus grand-chose. La seule pensé qui l'occupait c'était qu'Aïna était morte. D'un coup il comprenait beaucoup mieux le comte quand celui-ci avait perdu sa sœur. Maintenant il se haïssait. Il aurait du la protéger. La sauver de tout ça, la préserver. Sinistra était sortie en ville s'occuper des préparatifs pour l'enterrement. Elle avait refusé d'attendre le matin. Tiens comme c'était étrange. En fait les deux filles n'avaient eu que 17 heures d'intervalles entre leurs deux décès. Oui, mortes presque en même temps. Le marquis n'avait même pas prit conscience qu'il était maintenant près des chambres des servantes. Il n'en prit conscience que quand il vit la porte de Sinistra entrouverte. Sur son lit, il apercevait quelque chose d'étalé, quelques chose de noir. Des plumes. Elles devaient venir de sa sœur. Qu'es ce qu'elle faisait avec? Il s'en fichait. Il était prêt à tout pour avoir une bride de ce qu'était sa petite sœur. Il entra et alla près du lit. Alors un détail attira son attention. Il y avait tellement de plumes et de plus…
Riff était auprès de Cain. Il le tenait dans ses bras. Il n'y avait rien à faire d'autre. Le comte maintenant aveugle n'avait plus de repères. Il ne lui restait que les bras de Riff. Mais c'était cruel, ces bras qui l'avaient si souvent rassurés le mettaient mal à l'aise maintenant. Il en avait besoin mais le souvenir de ce que cet homme lui avait fait le rendait malade. Le jeune homme se dégagea. Il n'arrivait plus à rien. Il voulait que son ami le prenne dans ses bras pour le rassurer mais s'il le faisait il avait l'impression de repartir dans ce qui s'était passé quelques heures avant. Il n'arrivait pas non plus à dire ce qui s'était produit à Riff. Il n'y arrivait pas. Son cœur battait trop, tout son corps lui faisait trop mal. Et il y avait Mary. Son souvenir sa mort l'achevait. Tant de douleur, tout était arrivé si vite, si puissamment, si cruellement. Il voulait mourir lui aussi, rejoindre les anges et retrouver sa petite sœur dans un paradis blanc loin de toute la saleté des hommes, leurs souillures qui avaient été jusqu'à empoisonner cet ange de pureté qu'était Mary. Il se coucha sur son lit et attrapa à tâtons un coussin qu'il serra dans ses bras en enfouissant son visage dedans. Pfffff, il ne lui restait même pas les yeux pour pleurer.
Le valet était silencieux. Il ne savait que faire. Cain souffrait tellement et le voir ainsi lui déchirait le cœur. Mais son maître ne voulait plus se réfugier vers lui comme il l'avait toujours fait avant. Il le repoussait en tremblant comme si il craignait quelque chose. L'homme avait voulut l'interroger mais les seules réponses qu'il avait eu étaient des silences et des mouvements de recules. Il entendit des bruits de pas. Il vit arriver le marquis essoufflé. Quand l'homme fut vers eux il reprit son souffle avant de dire faiblement.
«Les mises en scène. C'était Sinistra. Je viens de trouver dans sa chambre tout ce dont elle s'est servie. C'est une des cartes. J'ai trouvé ça.»
Il leur tendit une carte de tarot ou était marquée l'arcane de la force. La force, au moins on savait maintenant d'où venait la puissance de la domestique. Force, courage, conviction et énergie. Voilà qui expliquait qu'elle ait pu contacter la mort (Jezabel), et pouvait ainsi expliquer son comportement. Ainsi cette femme qui semblait avoir tant envie de sauver Aïna allait de toute manière la tuer.
Sinistra essuya ses larmes. Elle marchait en silence des documents sous le bras. Un sentiment de vide l'avait prise. Elle n'avait plus d'objectifs maintenant. Comment continuer.
«Force.»
La femme leva la tête. Une silhouette. De longs cheveux blonds, des yeux bruns tout à fait banals, le teint maladif, l'être qui venait d'apparaître fit reculer la carte de la force d'un pas. Cette femme était venue au départ pour donner un faux témoignage disant avoir vu Aïna dévorer son mari. Elle avait parfaitement bien joué son rôle surtout en montrant les plumes à Cain. Mais le vrai rôle de cette femme n'était pas celui là.
«Justice.»
La femme rit. Elle regardait Sinistra avec hargne et riait. Elle bondit et en moins d'une seconde se trouva à quelques centimètres de la domestique. Cette dernière sentit une douleur lui traverser le ventre, un gout de fer lui remplis la bouche alors que son corps cédait sous elle la précipitant sur le chemin de terre souillant le sol d'un liquide noir et chaud.
«Tu aurais du prendre garde Force. Nous trahir, tu aurais du savoir que nous t'attraperions tôt ou tard.»
Sinistra regarda l'autre femme. Le sang dans sa bouche la gênait pour parler mais son regard ne faiblissait pas. Ses yeux fixeraient jusqu'au bout celle qui venait de la tuer.
«J'aurais voulut tard et sans me prendre Aïna. Mais on n'a pas toujours ce qu'on veut. Au moins je vais aller la rejoindre.»
«Tu l'aimais vraiment. C'est pour ça que tu as fait cette stupide offre. Tu nous offrais de continuer avec nous si on la laissait partir. C'était stupide. Aucune de vous deux n'est irremplaçable. Tu n'aurais pas du.»
«Je sais force mais que veux tu. L'amour rend fou. Je le referais s'il le fallait. Toi oh carte de la justice, tu me juge mais ton verdict me rend heureuse. Moi qui ne savais pas comment en finir seule tu m'ouvre la voix vers le seul lieu ou personne ne viendra nous séparer. Adieu justice.»
5 heures du matin, 22heures depuis la mort de Mary, 22 heures bien tristes et bien chargées de douleur. Riff marchait dans une des allées du château quand il trouva Sinistra. Pas tout à fait morte. Juste encore assez vivante. Il alla vers elle et s'agenouilla. Il la regarda. Elle la source de tous ces malheurs pourquoi es ce qu'on avait pu lui faire du mal? C'était une carte de Délilah, comment avait elle été vaincue? La femme aux cheveux de nuit l'attrapa par la manche.
«Je suis heureuse…je meurs comme elle…Aïna, ma douce et tendre…mon unique amour. J'ai trahis…je meurs.»
Elle resserra un peu sa prise avant de vouloir s'approcher un peu de Riff. L'homme se pencha vers elle comprenant qu'elle voulait lui parler. Il ne risquait plus rien vu son état. Elle était perdue mais voulait lui laisser une dernière parole.
«…Emeral…forest…un…cent…ième………vite.»
La dernière trahison de Sinistra envers Délilah venait d'être dévoilée. Et avec ça, la preuve du camp qu'avait choisit la femme. L'Emeral forest, poison rare se trouvant dans la collection du comte. Diluée à un centième dans de l'eau, il sert à simuler la mort. Comme l'on fait Juliette pour son amant fidèle Roméo et Suzette pour un traître qu'elle est venue chercher après sa mort. Sauf que là, pas de Roméo mais une petite fille blonde qui avait été enterrée il y a 22 heures. Mary.
Epilogue? Et bien simple, tout est bien qui finit bien dans le meilleur des mondes. Mais ce n'est pas le meilleur des mondes. C'est la vie. Mary a été sauvée, elle n'était pas morte mais avait été empoisonnée par le poison qu'avait dévoilé Sinistra. La force avait changé le poison pensant avertir le comte une fois l'opération finie. Pour finir, elle y a survécu quand même bien qu'il y a fort à penser que jamais plus, la belle petite fille aux cheveux d'or ne remettra les pieds dans un endroit clos. Mais à part ça? C'est simple, Cain doit vivre avec sa cécité. Il a finit par retourner dans les bras de Riff. Il n'en a plus peur maintenant. Il a su parler, il a su comprendre et il a su sentir la différence entre la chaleur de son ami et la puissance de son bourreau. Alane…il est mort. Suicide. Mais personne ne comprend comment il a pu prendre autant de poison sans mourir avant. Certains parle de justice divine disant que le ciel l'avait punis de protéger sa sœur qui en fin de compte était l'assassin. Oui, tous les indices de la chambres de Sinistra avaient disparut.
Oh il y a quand même quelque chose d'autre à dire.
Force: confiance, ferveur, parvenir à quelque chose de dangereux, héroïsme et résolution.
Monde: Le chemin de la libération et la vie éternelle.
Au fond, ce n'est peut être pas si mal que ça. Il y a au moins des vainqueurs.
And it's that all?
Reviewwwwwww je veux des reviex plein de review des tonnes de review je veux plonger dedans la tête la première et me dire, comme je les aime ces review XD.
