C'EST FINI…
Chapitre 10
« Joyeuses retrouvailles »
La neige tombait sur le camp militaire. Candy avait été envoyée de l'autre coté de la frontière avec un groupe de maquisard qui l'amenée par des voies non légales, les mêmes que les soldats utiliseront pour ramener les prisonniers de guerre. Mais elle arriva au camp, saine et sauve. Ses amies étaient déjà reparties à Paris. Elle était dans tous ces états. Elle n'arrivait à ne rien faire, à part attendre. Après une attende qui leur parut à tous interminable, le camion des prisonniers arriva au camp à l'aube. Candy, qui avait finalement réussi à fermer l'œil pour quelques minutes, se réveilla en sursaut. Ils étaient là ! La mission périlleuse avait réussi, ils avaient perdu quelques hommes, mais ils purent libérer tous ceux qui étaient captifs. Ils avaient maigris et étaient malades à cause non seulement des mauvaises conditions mais aussi le fait d'avoir été fait prisonniers par l'ennemi sur leur territoire, les conditions de captivité étaient plus que médiocres ; ils étaient très heureux d'avoir été libérés.
Candy était entrain de chercher son mari des yeux parmi tous ces gens qui courraient pour se rendre à l'abri. La plus part avait été tires de leur lit et ils étaient à peine habillés et certains était pieds nus. Ils avaient des couvertures dans les camions mais pas de chauffage.
Elle finit par voir son mari en train d'aider des malades à se lever.
- Michael ? Dit-elle
Il leva la tête et vit sa bien-aimée et lui sourit. Elle se précipita vers lui et lui sauta au cou. Ils restèrent ainsi pendant un moment et enfin il chercha ses lèvres et il l'embrassa passionnément. Terry était en train d'aider les malades mais il ne put s'empêcher de voir Candy courir vers son mari et l'embrasser avec autant de fougue. C'était comme si on lui enfonçait un couteau en plein cœur. C'était sa Candy, sa demoiselle Taches de son, sa demoiselle Tarzan, la reine de ses pensées ! La vie était cruelle. Rien ne se passait comme on le prévoyait ; la femme avec qui il aurait voulu faire sa vie, était mariée à un autre… La douleur, mélangée à la joie de la voir, le rendait indifférent.
Candy était toujours dans les bras de son mari.
- Mlle Casse-cou ! Mon Dieu ! Tu es venue me chercher ?
- Tu ne pensais tout de même pas que j'allais t'abandonner, mon lieutenant d'amour…
- Je t'aime…
- Je t'aime Michael, ne me fais plus jamais peur comme ça !
Ils continuaient à s'attendrir pendant un moment.
- Candy ? Fit une voix
Elle se retourna et elle vit le jeune homme aux cheveux longs, à la barbe longue et aux lunettes cassées, amaigri et malade, boitant un peu, mais c'était bien lui !
- Alistair ! Chéri excuse-moi dit-elle à Michael
Elle se précipita vers lui et se jeta dans ses bras.
- Candy !! Oh comme c'est bon de te revoir ! Dit Alistair
- Alistair oh Alistair !! Dit Candy
- Candy, qu'est-ce qu'une gentille fille comme toi, fais dans un endroit pareil ? Ce n'est pas la place d'une femme…
- Et c'est la place des hommes ? Vous faire tuer ça vous amuse ? La guerre n'est la place de personne Alistair ! Oh mon Dieu je n'arrive pas à croire que tu sois dans mes bras ! Je pensais ne jamais te revoir !
- Mais de quoi parles-tu ? J'allais revenir…
- On te croyait mort, Alistair….
- Mort ?
- On t'a même enterré…
- Mon Dieu ! Mais comment ? Oh… L'accident d'avion… Mais…
- Oui, dit Candy
- J'ai été touché, j'ai cru que c'était la fin…
- Alistair, allons te mettre au chaud et te soigner, dit Candy en l'entraînant à l'intérieur du camp
Ils se dirigèrent vers l'intérieur du camp, Candy ne le lâchait pas d'une semelle. Ils entrèrent à l'intérieur et on donna un lit à Alistair des vêtements propres. Terry était venu voir Alistair. Un jeune soldat passait par là et sourit à Candy.
- Mme Durand, bonjour, ça va ? Dit le soldat
- Oui, merci…, dit Candy
Alistair sursauta ; « Mme Durand », pas « Mme Grandchester » ?
- Mme Durand ? Dit Alistair, Mme Michael Durand ? Pas Mme Grandchester ?
- Oui dit Candy inquiète
- J'ai manqué un épisode ou le coup que j'ai reçu à la tête était plus grave que je ne le croyais… Tu ne devrais pas être Mme Terrence Grandchester, Candy… ? Terry ?
Candy et Terry paniquèrent, Alistair risquait d'en dire trop…
- Mme Grandchester ? Dit Michael, Oh… Non, ils ont fait semblant d'être mariés pour entrer dans le camp ennemi…
Candy et Terry poussèrent un soupir de soulagement, ils avaient complètement oubliés qu'ils avaient prétendu être mariés ! Alistair qui ne comprenait toujours pas, regarda Candy et il vit son regard suppliant. Il regarda Terry et vit le même regard, alors il se tourna vers Michael et dit ;
- Michael ! Espèce de cachottier ! Comment as-tu pu me cacher que tu as épousé Candy ? Après tout c'est ma cousine !
- C'était pour des raisons de sécurité. Moins l'ennemi sait de choses sur toi, mieux c'est… C'est pour ne pas mettre la vie des gens qu'on aime en danger. C'est aussi pour ça que je n'ai pas de photo de Candy sur moi… Heureusement que personne ne le savait car Candy et Terry sont venus visiter le camp en tant que mari et femme..
- On a dû le faire à la frontière, dit Terry, pour que le douanier laisse Candy tranquille
- Et j'ai dû faire semblant de ne pas connaître ma femme, dit Michael en la serrant contre lui. Tu ne peux pas savoir combien c'était difficile…
- Pour moi aussi, dit Candy en le regardant amoureusement, j'avais envie de me jeter dans tes bras…
Alistair regarda Candy et Michael et il regarda Terry et il vit son regard blessé. Que s'était-il passé ? Il avait accompagné Candy à la gare pour qu'elle aille voir la première de Terry et rester avec lui éventuellement… Comment était-elle partie de New York en France en pleine guerre en tant que Mme Michael Durand ?
- Lieutenant Durand, toubib… On a besoin de vous dit un jeune soldat en passant
- J'arrive ! Candy chérie à tout à l'heure, dit-il en l'embrassant sur le front…
- A tantôt chéri, dit Candy
Michael s'en alla en laissant les 3 amis seuls.
- Candy ? Terry ? Dit Alistair, vous pouvez m'expliquer… ?
- Je suis marié à Susanna Marlowe, dit Terry
- Merci de n'avoir rien dit, fit Candy
- Quoi ? Vous voulez dire que Michael ne sait pas que vous avez un passé ? Dit Alistair étonné, vous ne pensez pas qu'il a le droit d'être au courant ?
- ça fait trop longtemps Ali, il ne va pas comprendre… dit Candy
- Je pense bien ! Moi je le sais et je ne comprends rien ! Dit Alistair
- Quand on s'est revu Terry et moi, Michael venait d'être blessé par balle et Terry lui avait sauvé la vie…
- Lui dire que Candy était la femme que j'aurai dû épouser n'allait pas lui faire du bien, surtout qu'il sortait d'une opération délicate…, dit Terry
- Ensuite c'était trop tard…, dit Candy
- Ok… Mais s'il apprend que vous lui avez cacher ça… Il va croire que vous l'avez fait intentionnellement pour vous voir sous son nez !
- Mais ce n'est pas ce qu'on fait, dit Candy, on respecte nos vœux de mariage…
- Je sais Candy, dit Alistair, mais ça va ressembler à ça…
- Il faut arriver au pont pour le traverser…, dit Candy
- Ok, je ne dirais rien, mais… Enfin…, dit Alistair
- Moi, ce que je ne comprends pas, dit Candy pour changer de sujet, c'est pourquoi tu a été reporté mort… ?
- Moi j'ai compris. Mon voisin de lit… Nous nous sommes trompé d'identité… J'ai pris la sienne et il a prit la mienne… Maintenant je sais qu'il est mort… Oh mon Dieu ! J'ai été capturé… Et comme nos chaînes n'ont pas de photo…
Il enleva sa chaîne avec la plaque d'identité et il lut ;
- « Jake Medows »…
- Oh… dit Candy, je suis désolée pour ton ami, mais je suis ravie que tu sois vivant
Candy se jeta encore à son cou. Elle était tellement heureuse.
- Oh…, dit Alistair en riant, je devrais mourir plus souvent, Candy tu m'as manqué, vous m'avez tous manqué…
- Archie va être aux anges et Patricia ? Oh mon dieu ! C'est un miracle ! Oh Alistair !!!
Ils riaient ensemble en parlant du bon vieux temps. Terry laissa les deux cousins seuls. Candy annonça à Alistair les nouvelles de la famille ; Archie et Annie étaient mariés, le bébé qu'il avait appelé Anthony…
- Anthony ? Oh… dit Alistair
- Annie m'a dit qu'il voulait appeler le prochain « Alistair »…
- Le prochain ?
- Si prochain il y a… dit Candy en riant
- Oh… J'ai un petit neveu…
- Patricia, ne s'est pas remise de ta disparition, elle rabroue tous les prétendants potentiels….
- Oh… C'est bon à savoir, dit Alistair en souriant, Patricia, elle m'a tellement manqué ! Surtout ici, où on côtoie la mort tous les jours… ça faisait de bien de savoir que Patricia m'attendait…
- Elle t'attend toujours, Alistair
- Elle me croit mort, Candy…
- Et bien il faut te dépêcher de retourner en Amérique et rectifier ca, avant qu'elle ne décide de continuer sa vie…
- Oui… Comme toi… Candy, je sais que tu aimais Terry de tout ton cœur… Que s'est-il passé ? Je n'arrive toujours pas à croire que tu sois mariée à Michael !
Candy lui raconta ce qui c'était passe avec Terry et Susanna.
- Tu es bien trop bonne Candy, comme d'habitude… Tu aurais dû rester et trouver une autre solution… Tu as fait un énorme sacrifice. Tu aurais dû nous avoir avec toi pour te conseiller
- Oui, peut être. Mais c'est du passé. Michael est mon présent et mon avenir
- Tu es sure que tu ne t'accroches pas à lui pour oublier Terry ?
- J'aime Michael, Alistair et il m'aime
- C'est un type bien. Il m'a donné encore plus envie de venir ici… Me battre, quand il a reçu le télégramme…
- Notre soirée a été coupé court, il était si charmant
- Archie disait que tu n'étais pas indifférente à l'uniforme…
- Il m'a aidée à descendre de la tour avec cette valise stupide…
- Tu étais complètement gaga devant lui…
- C'était le bon vieux temps…
- Espérons que cette guerre va bientôt se terminer, elle dure 4 ans de trop !
Ils continuèrent à parler de la famille, Candy ne le lâcha pratiquement pas. Elle le coiffa et lui fit sa toilette…elle commença par la poitrine…
- Candy tu es une excellente infirmière, dit Alistair, mais tu vas me rendre fou !
Candy éclata de rire !
- Alistair, je suis ta cousine et une femme mariée ! Soldat, retenez-vous !
- Candy… dit Alistair torturé
- Tout va bien ? Demanda Michael
Alistair remercia le ciel pour la presence de Michael.
- Oui, dit Candy, chéri, tu veux finir la toilette d'Alistair, je dois aller chercher des serviettes propres
- Bien sur, Candy…, dit Michael avec un sourire moqueur
Candy s'en alla et laissa Michael avec Alistair.
- Alors Alistair… On a des problèmes avec le service de ma femme… ?
- Euh… Non, dit Alistair en rougissant
- Alistair, ça fait des années que tu n'as pas vu de femmes… Ta sœur te mettrait dans cet état !
Ils éclatèrent de rire de bon cœur. Candy retourna à Paris avec Alistair. Ils étaient entrain de débattre s'ils devaient écrire la nouvelle ou attendre le retour d'Alistair…
- Une lettre, ils vont croire que c'est une blague…, dit Alistair
- Alors vas-y sur place alors, on t'a libéré de ta mission, tu peux retourner à la maison… Et tu arriveras avant la lettre….
- J'aimerais que tu viennes avec moi…
- Oh, Alistair, à moins que je sois enceinte, et je ne le suis pas, je reste ici avec mon mari…
- Candy… Alors tombe enceinte ! Et reviens avec moi !
- Alistair ! Dit Candy en rougissant
- Quoi, je ne veux pas te laisser ici…
- Michael est la pour me protéger et…
- Terry ?
- J'allais dire ; et Dieu…
- Oh… Désolé Candy, mais tu sais au fond de toi, tu sais qu'il te protégera avec sa vie. Inconsciemment tu veux être près des deux hommes que tu aimes…
- Deux… ?
- Je sais que tu aimes toujours Terry, Candy et tu l'aimeras toujours
- Alistair, on peut parler d'autre chose ?
- Ok… Donc je retourne en Amérique, sans toi…
- On va se revoir, Alistair
- J'ai survécu un accident d'avion. Tu survivras cette guerre Candy…
- Tu pars quand ?
- Demain matin, je prends le bateau, alors je quitte ce soir…
- Je dois finir mon travail, mais je viendrai pour te dire au revoir
- D'accord, Candy.
Alistair retournait donc chez lui. Il va créer un choc, surtout qu'on le croit mort. Mais il avait hâte de revoir son frère, sa nouvelle belle-sœur, son neveu et surtout Patricia… Enfin de la lumière au bout du tunnel. Il avait du faire le fou pour éviter d'être trop torturé par l'ennemi. C'était facile à faire, tout ce qu'il avait à faire, c'est parler de ses inventions… ça semblait tellement invraisemblable ! Et revoir Candy… Qu'il aimait en secret était un délice pour lui… Elle était mariée à Michael, toujours amoureuse de Terry. Pauvre Candy !
Candy termina son travail et elle vint passer les dernières minutes avec Alistair avant son départ.
- Tu vas me manquer encore Candy
- Alistair ! Dit-elle en le serrant contre elle, tu me manquais tellement, je n'arrive toujours pas à réaliser que tu es vivant ! Tu fais une grosse bise a tout le monde de ma part, ok ?
- D'accord Candy. Tu es sure que tu veux rester ici ?
- J'aurais voulu venir avec toi, rien que pour voir la tête de tout le monde, mais… Alistair, tu l'as dit toi-même, j'ai les deux hommes que j'aime ici, il n'y a aucun autre endroit où je voudrais être… dit-elle doucement
- Candy… Bon. D'accord. Prends soin de toi et tombe enceinte pour l'amour du Ciel !
Ils éclatèrent de rire et Alistair s'en alla avec un groupe d'autres soldats américains. Il était triste de quitter Candy mais il était heureux de retourner au bercail. Il était très impatient pendant la traversée. Il rencontra un jeune homme appelé Jonathan Brooks et il se lia d'amitié avec lui.
- Tu vas à Chicago ? Demanda Jonathan, moi aussi !
- Superbe, on pourra faire le voyage ensemble, je reviens de la guerre et on me croit mort…
- On te croit mort ?
- Une terrible méprise… Mais je vais rectifier ça et les surprendre
- ça tu peux le dire, surtout tes parents
- Mon frère est mon meilleur ami, il m'a tellement manqué… J'étais capturé par l'armée ennemie et j'ai fais semblant d'être fou…
- Tu en as des histoires à raconter… Continue
Ils passèrent le reste de la traversée ensemble. La plupart des passagers étaient des blessés de guerre et le cargo étaient plein de dépouilles mortelles de jeunes soldats tombés sous les balles. L'atmosphère était plutôt maussade. Les responsables de la guerre devraient trouver un compromis bientôt car cette guerre avait assez duré.
Patricia O'brien était avec sa grand-mère qui avait encore eu une idée d'aller travailler un hôpital à New York ! Bien sur la grand-mère était partie sans crier gare comme d'habitude et Patricia avait dû la chercher pendant des jours à Chicago quand elle reçut finalement une lettre de sa part, qui lui disait qu'elle était à New York en train de travailler gratuitement dans un hôpital où tous les blessés de guerre venaient se faire soigner. Patricia était allée voir son amie Annie qui était occupée avec son bébé.
- Annie, j'ai des nouvelles de grand-mère
- Ah oui ? Où est-elle ?
- A New York…
- New York ? Oh… Au moins elle n'est pas en Europe…
- La prochaine fois, qui sait ? Elle est tellement imprévisible… Comment va Anthony ?
- Comme tu vois, il se porte à merveille
- Tu n'as pas de nounou ?
- Oui, mais comme je suis à la maison, j'aime m'en occuper seule… Peut être c'est parce j'ai été abandonnée, je ne veux pas qu'il se sente abandonné si je suis là…
- Annie… C'est ridicule…
- Peut être, mais c'est un plaisir pour moi de m'en occuper
- Je vois… Bon, je dois aller à New Yor,k dit Patty en se levant
Le sac à main de Patricia tomba par terre et le contenu se renversa sur le tapis. Il y avait la « boite à bonheur » qu'Alistair avait donnée à Candy, qui a son tour l'avait donnée à Patricia pour l'encourager. La boite se mit à jouer de la musique… Patricia n'en revenait pas, elle avait des larmes aux yeux.
- Patty, est-ce que ça va ? Demanda Annie inquiète
- La « boite à bonheur »….
- Oui ?
- Alistair l'avait donnée à Candy, il l'avait fabriqué pour elle comme cadeau quand elle allait à New York à la première de Terry
- C'était gentil de sa part
- Candy me l'a donnée quand j'étais triste pour Alistair pour m'encourager. La musique jouait au début et puis un jour la musique s'est arrêtée toute seule
- Tu l'avais fait tomber ?
- Non… Elle ne jouait plus de musique depuis…
- Et aujourd'hui, elle joue de la musique…, dit Annie… C'est pour ça que tu es triste ? Tu penses à Candy et Alistair…
Ce n'était pas ça, mais Patty préférait laisser Annie croire, que c'était pour ça qu'elle pleurait. Elle se rappelait du jour où la boite à bonheur s'était arrêtée. Elle avait un mauvais pressentiment. Quelque temps après ils avaient reçu la nouvelle de la mort d'Alistair… Le pire jour de sa vie. La boite à bonheur avait arrêté de chanter et maintenant elle recommençait…
- Oui, Annie. Excuse-moi, je ne voulais pas t'inquiéter.
- Ne dis pas de sottises, Patricia. Tu as le droit de pleurer… ça soulage
- Merci. Je dois y aller, dit-elle en finissant de ramasser le contenu de son sac à main.
Elle embrassa son amie et le bébé et s'en alla chez elle prendre un sac de voyage et alla prendre le train pour New York.
