Bonjour les amis ^^ Alors je crois que j'ai perdu certains d'entre vous en décapitant Alisson lol Oui je sais je suis affreusement méchante ! Bon je vais tenter de ne pas tuer trop de gens, c'est promis lol Mais bon, Peter n'est pas connu pour sa douceur ni le fait d'encaisser sans rien dire. C'est aussi pour sa personnalité si particulière que j'aime ce personnage ^^ Cette délicate cruauté qui le rend si attanchant… Qui a dit « tordue ?! » je vous ai entendu dans le fond ! Tout ça pour dire que je remercie doublement ceux qui sont restés malgré mon horrible conduite envers cette charmante jeune fille ^^ Merci pour vos reviews, vos follow et favorite. Je vous adore, vous rendez ma vie plus belle ^^

Voilà donc la suite de notre histoire…

Bonne lecture !

Chapitre 10

Alors que Christopher se renfermait sur lui-même, comprenant son erreur, mais hélas trop tard, Gérard était devenu fou furieux. Fou étant l'adjectif le plus marquant de sa personnalité. Son cœur et son ego étaient touchés à égale mesure. Victoria, de son côté, voyait là l'occasion de s'imposer enfin. Son mari était hors course, ne souhaitant même pas se venger, se contentant de pleurer sa fille chérie, Allison ne bloquait plus le chemin vers les hauteurs de son Olympe, et Gérard serait facile à manipuler, aveuglé par sa haine plus vivace que jamais. Finalement, les choses ne s'annonçaient pas si mal songeait-elle avec une ironie morbide. Comme la mouche du coche, elle incitait son beau-père à aller régler ses comptes en personne. S'il réussissait, il la débarrassait des Hale une bonne fois pour toutes, et elle s'occuperait du « vieux » ensuite. S'il échouait, il dégageait le terrain, lui laissant le champ libre. Il serait toujours temps de tuer Peter et Derek d'une manière ou d'une autre. Oui, c'était un bon plan.

La seule chose qu'elle n'avait pas prévu, c'était le bâtard ! Jamais elle n'aurait pu imaginer que Christopher l'ait trompé, et pourtant ! Non seulement cet idiot avait couché avec Melissa mais en plus il l'avait engrossé ! Dorénavant sans héritier légitime, Gérard avait décidé de récupérer cet enfant de l'ombre, Scott Mc Call ! Un garçon qui plus est ! Depuis cette annonce victoria n'avait pas décoléré, ne ménageant pas ses reproches à son époux, qui devant cette femme qu'il ne reconnaissait plus, retourna dans les bras de son ancienne maîtresse, la seule à lui apporter du réconfort face à la mort de sa fille. Christopher prenait enfin conscience de ses égarements, jamais il n'aurait dû écouter victoria, il avait réchauffé en son sein un serpent venimeux. Comment avait-il pu tomber si facilement dans ce piège des illusions ? Il s'était laissé manipuler comme un faible, et Allison l'avait payé de sa vie.

Que lui importait de diriger Beacon Hills, dans le fond ! Cette guerre des clans était une erreur, il l'avait toujours su au fond de lui, il avait même maladroitement tenté d'y mettre un terme. Par envie d'abord, puis sur les conseils de Mélissa. Mais voilà, Victoria avait injecté son venin, et lui, comme un imbécile, avait plongé tête baissée. Il s'était retrouvé coincé entre une femme avide de pouvoir et un père plus fou encore que Peter Hale, se convaincant qu'il était heureux d'être là et que leurs désirs étaient ses désirs.

Mélissa aurait dû le rejeter comme une merde devant tant de faiblesse et d'aveuglement, mais sa bonté naturelle l'avait poussée à pardonner. Même le fait de ne pas reconnaître Scott, elle ne lui en avait pas tenu rigueur. Elle avait juste épousé cet homme qui lui faisait la cour mais qu'elle n'aimait pas afin de sauver les apparences. Une fille mère aurait été impensable et son enfant ne méritait pas de vivre sans père, près d'une femme sur laquelle les bonnes gens auraient craché. Elle avait mis ses rêves d'amour dans un coin de son cœur et avait fait avec ce que la vie lui laissait : Son fils et ses souvenirs. Le « père » de Scott était mort il y avait à présent deux ans, dans l'exercice de ses fonctions comme on dit. Ni son épouse, ni Scott ne l'avaient vraiment regretté.

Victoria décida donc que cet adolescent était une embûche qu'elle ne tolèrerait pas. Son existence même était une véritable gifle et elle ne pouvait tolérer qu'il vive. Alors elle élabora de nouveaux plans. Elle devait trouver quelqu'un de confiance pour mettre fin aux jours de ce petit bâtard ! L'ennui, c'est qu'autour d'elle elle ne savait à qui se fier réellement, les hommes du clan étaient fidèles à Gérard et à Christopher. Donc un homme extérieur…

De leur côté, Peter et Derek avait remis le club en état et repris leurs activités, non sans rester sur leur garde. Ils ne savaient plus trop de qui il fallait réellement se méfier. Gérard, Christopher ou Victoria. Peter avait toujours su que cette femme était un poison virulent et qu'il convenait de s'en méfier comme de la peste. Sous ses airs de bonne épouse, elle n'était qu'un Claudius en jupon. Gérard était une bête à abattre. Seul Christopher lui posait souci, il ne savait guère ce qui se passait derrière son regard vif. Il s'était attendu à la voir débouler arme au poing le lendemain de son « petit cadeau » à Gérard, mais contre toute attente le père de feue Allison n'avait pas bougé une oreille. Il semblait même prendre quelque distance avec sa famille. Après tout, il était compréhensible qu'il se rapproche du seul enfant qui lui restait. Car naturellement, Peter était au courant, comme de tout ce qui se passait en ville. Un oiseau ne pouvait pas péter à Beacon Hills sans qu'il en soit aussitôt informé. Ils avaient des oreilles partout et c'était indispensable pour avoir toujours une longueur d'avance sur leurs ennemis ou leurs collaborateurs.

Actuellement il se trouvait dans son bureau, celui-là même où Derek avait mis Stiles à l'abri, en train de discuter avec son neveu.

- Je croyais que tu souhaitais revoir ce jeune homme… Tu ne sais pas ce que tu veux, Derek. Quand le shérif et moi nous y opposions, tu étais prêt à partir en guerre, et maintenant que tu as notre bénédiction, tu le fuis ! Je ne te comprends pas, tu as vraiment l'esprit de contradiction !

Derek hélas aurait eu du mal à contredire son oncle. Il évitait Stiles comme le plus dangereux des criminels ! Non, en réalité ce n'était pas exact, car les bandits ne lui foutaient pas autant la frousse que ce grand adolescent dégingandé ! Derek s'obstina dans un silence boudeur ce qui eut pour effet de très rapidement énerver son oncle. Celui-ci, sans prévenir et malgré l'âge de son neveu, lui expédia une claque derrière le crâne.

- Répond-moi quand je te parle !

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? s'agaça Derek.

- Donne-moi une putain d'explication ! Bon, je reconnais que je trouve préférable que cette histoire se consume comme un feu de paille avant même d'avoir commencée, c'est un immense soulagement pour moi. L'ennui, c'est que je ne suis pas certain que ça en soit un pour toi.

- Tu réfléchis trop. Laisse tomber, tu veux. Je n'ai pas envie d'en parler.

- Et bien tu vas quand même le faire !

- Tu vas me torturer peut-être, ironisa Derek.

- Ne me tente pas.

Ils échangèrent un de leurs sourires complices si précieux à leurs yeux. Puis le plus jeune repris la parole.

- Je ne sais pas ce que je ressens et ça me donne une peur bleue. Si ce n'est que du désir ça disparaîtra après l'avoir… tu vois. Mais il ne mérite pas ça. Et le shérif finira par m'émasculer si je joue avec son fils. Et si je… ressens quelque chose, c'est pire. Je ne veux pas de ça, tu comprends ? Je ne souhaite pas m'attacher à qui que ce soit. L'amour c'est pour les faibles et les idiots.

- Tu es déjà un idiot, tu ne risques plus rien de ce côté-là.

- Sois sérieux, merde !

- Ho ! Mais je le suis. Il faut être un sacré crétin pour refuser de connaître l'amour.

- C'est toi qui me dit ça ?

- J'ai aimé, Derek.

- Et ça t'a mené où, tu peux me le dire ? A la souffrance, à rien d'autre !

- Tu as tort, enfin en parti. C'est vrai que j'ai souffert, je l'admets et plus que tu ne l'imagines. Parfois, je me dis que j'aurais dû fermer mon cœur, comme tu le fais, mais ce n'est pas ça la vie, Derek ! Si tu n'aimes pas au moins une fois, ta vie sera inaboutie. Il te manquera toujours quelque chose et tu avanceras en boitant, sans même t'en apercevoir. Quoiqu'on fasse on finit tous au cimetière, alors autant vivre intensément.

- Je n'ai pas l'impression que tu suives tes propres conseils…

- Mon amour à moi a vécu et il est mort. J'ai juste dû apprendre à continuer sans lui.

- Tu parles du shérif ?

- Oui. Tu es conscient que je vais devoir te tuer après une telle débauche de sentiments ? se moqua Peter.

Les deux hommes s'observaient en coin, analysant l'autre.

- Pourquoi tu ne retournes pas vers lui ? interrogea Derek un peu provocateur et très curieux.

- Tu l'as bien regardé ? Il ne le souhaite pas.

- Toi, je te regarde, et tu ne sembles pas le vouloir la plupart du temps alors que tu en as envie. Si vous êtes aussi habiles l'un que l'autre à la dissimulation, il ne se passera rien, c'est certain.

- Non, mais je rêve, tu as réussi à retourner cette conversation contre moi ! s'exclama Peter avec une lueur d'admiration dans le regard. C'est de toi dont nous parlions.

- Oui, mais vu tes piètres résultats en relations amoureuses, je crois que tu devrais t'abstenir de me conseiller.

- Il y a bien longtemps que je n'avais pas autant eu envie de te foutre mon pied au cul ! Très bien, fais ce que tu veux. De toute manière, c'était une mauvaise chose.

- Tu viens de me faire tout un speech pour me dire le contraire ! s'irrita Derek.

- Tu as mal compris…

- Tu me prends pour un con ?

- Un peu, oui.

Derek, furieux, envoya balader le livre de comptes qu'il vérifiait avant cette conversation de dingos et se leva brutalement.

- Il vaut mieux que je m'en aille.

- Oui, c'est ça, va te chercher un trou mâle ou femelle à combler ! Et continues de ne rien ressentir !

- Le plaisir me suffit.

- Comment un tel crétin peut-il avoir le même sang que moi !?

Le discours de Peter pouvait paraitre en totale contradiction avec sa réaction première face à la relation entre Stiles et Derek, mais cette dernière n'avait été dictée que par la peur et la colère. A présent, il voyait les choses différemment, enfin d'une certaine manière. Il continuait à penser qu'il aurait mieux valu que ces deux-là ne se croisent jamais, mais puisque c'était fait, autant boire la coupe. Le tout c'était de savoir si elle contenait l'ivresse avec du vin aux arômes envoutants ou la mort avec de la cigüe. Dans leur cas, probablement les deux. Néanmoins, il ne voulait pas que Derek quitte ce monde, vieux ou jeune, sans avoir aimer au moins une fois comme lui avait aimé John. La vie était vraiment une chienne et l'esprit de Peter quelque chose de particulièrement alambiqué.

Il regarda son neveu quitter la pièce, les mains enfoncées dans ses poches et le dos raide. Nulle doute qu'une fois calmé, il réfléchirait à ce que son oncle venait de lui dire.

Stiles de son côté se morfondait littéralement. Ses brèves illusions s'étaient brisées sur le mur de la réalité. Il avait vraiment cru à sa chance dans un premier temps… La conversation avec son père, celle qu'il redoutait à en avoir envie de vomir, s'était étrangement bien passée. Il s'était attendu à des reproches, un rejet, voire des insultes ou une bonne trempe, mais non, John Stilinski avait une fois de plus démontré qu'il était un père formidable. Le meilleur. Il avait donné son accord pour une relation que n'importe quel autre père aurait refusé en bloc. Certains auraient renié leur progéniture, et l'aurait jeté à la rue, mais pas John. Cette fois encore il avait été présent comme tout au long de l'enfance puis de l'adolescence de son garçon. C'était un homme extraordinaire, Stiles en était parfaitement conscient. Bon, la discussion sur l'amour et la sexualité avait été la plus gênante qu'il connaîtrait sans doute dans toute sa vie, du moins il l'espérait. Car quand le terme de sodomie avait été prononcé, Stiles aurait voulu que le plancher de la cuisine l'aval pour le soustraire au regard bleu et sérieux de son père. Mais le sol était resté bien solide sous ses pas et il avait dû subir plus d'explications qu'il n'était prêt à en subir ! John avait dit OK, mais à condition de savoir dans quoi tu t'engages. Et deux heures plus tard, Stiles le savait, pour ça oui ! Et pourquoi avait-il subit ça ? Pour que Derek le raye de son univers comme on efface une goutte de pluie sur une vitre. Sans doute ne le trouvait-il plus si intéressant après ses pauvres performances. Mais merde, il aurait quand même pu lui laisser un peu de temps pour apprendre !

Après tout, ce n'était pas si surprenant, cette défection. Comment un gars aussi banal que lui avait pu y croire ? Même quelques jours… Il ne lui avait pas fallu longtemps pour redescendre sur terre, et bon Dieu que la chute était douloureuse. C'était stupide de ressentir des émotions si violentes pour quelqu'un que l'on connaissait à peine. Des années qu'il se pensait amoureux de Lydia, qu'il la regardait de loin, la plupart du temps dans les bras de ce crétin de Jackson, et jamais, à aucun moment, la souffrance ne lui avait miné le moral à ce point. Avec le recul, il constatait que ça n'en était même pas d'ailleurs. Il se sentait idiot en plus ! Un jouet qui avait amusé Derek quelques minutes ! Il détestait cette sensation de honte qu'il éprouvait devant sa bêtise, et il haïssait la douleur de son cœur. Il ne verserait aucune larme, certainement pas ! Ce salaud n'en valait la peine. Il n'allait tout de même pas lui laisser aussi cette victoire. Mais quand il se revoyait, pauvre couillon allait vers Hale, tout sourire et le cœur en bandoulière, alors que celui-ci tournait les talons comme s'il ne le connaissait pas, il sentait une boule au fond de sa gorge qui refusait de quitter ce nid. Depuis ce jour-là sa vie n'était que colère et tristesse. Il se sentait souillé et c'était sans doute le plus difficile à supporter. Il avait une furieuse envie de cogner Derek, tout mafieux qu'il soit ! Et après tout pourquoi pas ?

Sans même réaliser pleinement la stupidité de sa décision, Stiles se leva de son lit avec une énergie qui lui faisait défaut ces temps-ci, dévala les escaliers et sortit en claquant la porte sous le regard ironique de John. Il connaissait un Hale qui allait avoir des ennuis. Sans doute un autre père se serait-il inquiété de savoir que son fils allait affronter un truand, mais le shérif savait que Derek ne ferait pas sciemment de mal à son fils. Ça valait mieux pour lui d'ailleurs, déjà qu'il avait une sérieuse envie de lui vider son chargeur dans le cul !

Un coup sec raisonna contre le battant de la porte de son bureau, dans sa propriété, et Peter donna l'autorisation d'entrer. Un grand jeune homme blond et bouclé, au visage d'ange déchu pénétra dans la pièce avec une assurance que ne possédait pas les autres employés des Hale.

- Ha, Isaac. Tu as des nouvelles ?

Ce dernier, resté debout face à son patron, la posture criante de respect hocha la tête.

- Oui, patron. Comme vous le pensiez, Christopher Argent a coupé les ponts avec sa femme et son père. Il s'est installé à l'hôtel alors que les deux autres ont emménagé dans le pavillon de chasse de leur propriété.

Le jeune homme ne put retenir un sourire ironique en songeant à la colère que devait ressentir ces deux-là de devoir loger à présent dans une petite maison construite au départ pour un domestique.

- De toute évidence, ils se sentent plus en sécurité derrière leurs grilles. Ce sont vraiment des idiots… J'ai parlé à Christopher comme vous me l'avez demandé. Il ne veut plus participer à cette guerre. Il dit que ce n'est plus la sienne, qu'elle lui a couté trop chère. Je pense qu'il est sincère.

- Oui, moi aussi. Il désir mettre à l'abri le fils qui lui reste. Je peux comprendre cela. Je pensais que sa colère allait se tourner vers moi… Mais finalement ce sont Gérard et Victoria qui encaissent l'onde de choc. Cet homme est vraiment très clairvoyant. Dommage pour lui et sa fille que cela n'ait pas été le cas plus tôt. Maintenant, j'ai une autre mission à te confier… A toi et à Boyd.

Isaac manifesta un vif intérêt devant cette annonce. Il était d'une loyauté sans faille envers les Hale, capable d'aller jusqu'en enfer et d'en revenir pour eux.

- A vos ordres, patron. Peter sourit de contentement devant cette abnégation qu'il appréciait à sa juste valeur.

- Je veux qu'on laisse courir le bruit que Boyd nous trahit. Discrètement, naturellement. Il ne faut pas que ce soit trop flagrant si je veux que Victoria tombe dans le piège.

Seul le regard attentif d'Isaac manifesta sa curiosité.

- Elle se croit intelligente, mais elle est tellement prévisible, continua Peter. Son esprit est d'une banalité affligeante. Elle va tenter de se débarrasser à la fois de nous et de l'héritier, Scott Mc Call. Mais le clan Argent ne compte pas de traitres à part elle, nous le saurions si c'était le cas, n'est-ce pas, Isaac.

- Sans nul doute, patron.

- Alors, elle va chercher un tueur ailleurs pour s'occuper du gamin et laisser à Gérard le soin de nous éliminer de sa route. Elle va prendre des contacts, et je veux qu'elle aille directement à Boyd et donc à moi, sans même s'en rendre compte.

- Et je peux vous demander en quoi cela va servir nos intérêts, patron ?

- Tu peux, Isaac, tu peux. Gérard a coutume de dire qu'il est parfois préférable de laisser faire le sale boulot par un autre. Il a raison. Et c'est lui qui va le faire quand nous lui ferons savoir anonymement que sa belle-fille a embauché un tueur pour liquider son jeune héritier. Avec Boyd comme porte-flingue nous saurons tout du plan de cette saleté, et le vieux pourra la coincer. Le connaissant, il va résoudre le problème rapidement et de manière définitive, et nous, nous n'aurons rien à nous reprocher. Ce seront des affaires de famille…

- Je mets le plan en œuvre dès que je quitte votre bureau, patron.

Et pour Gérard ?

- Je suppose que lorsque Chris va se rendre compte que son père tente de lui voler son fils pour le transformer en tueur et le mettre à la tête su clan, il ne va pas apprécier… Là aussi laissons leur le soin de régler leur mésentente.

- Ce vieux salaud, reste tout de même un danger pour nous, patron. Qui sait ce qu'il peut faire avant que Chris ne lui règle son compte.

- C'est exact et c'est pour cela que j'ai une autre requête à te faire, plus personnelle celle-ci. Ne quitte pas Derek des yeux. Jamais. Soit son ombre même dans son intimité si tu vois ce que je veux dire.

- C'est ce que je suis toujours, patron. Et ça le saura tant que j'aurais un souffle de vie. Je vous dois tout, et je ne suis pas un ingrat.

- Je le sais, Isaac Lahey. Je ne te confierais pas mon neveu si j'avais un doute. J'ai aussi trouvé la taupe, mais ça, nous allons nous en occuper tous les deux.

- Derek est au courant de tout cela ?

- Non. Il a d'autres priorités pour le moment.

- Le gosse Stilinski.

- Mets deux hommes à sa surveillance. Lui aussi pourrait devenir une cible. Ils auront beau être discrets, je me méfie de Gérard… Il a l'œil pour déceler les faiblesses chez les autres. Et je crois que Stiles va en devenir une de taille pour Derek.

- Ce sera fait. Il ne lui arrivera rien de fâcheux, patron.

- Tu peux y aller, à présent. Tu as des choses à faire.

L'ange déchu tourna les talons et Peter resta seul dans son bureau, pensif. Il se demandait quand Stiles allait se décider à venir défier Derek. Parce qu'il était certain qu'il le ferait. Le contraire le décevrait énormément. Et Peter supportait très mal la déception. Et plus encore que les choses ne se déroulent pas selon le chemin qu'il leurs traçait.

A suivre...