Okay

Comme vous allez pouvoir le constater par vous-même, Drago touche le fond. C'est peut-être un peu gros comme euphémisme, je crois…

Bref, donc en fait, vu qu'il aura du mal à aller plus profond seul, on va balancer Harry dans le gouffre et on touille et paf ! (non ça ne fait pas des Chocapics) on voit ce que ça donne.

Bon, évidemment je leur réserve encore quelques petites tuiles mais ça, hein ? c'est de leur faute s'ils sont si attachants.

N'empêche que Drago aurait dû lire la notice…

Et non, NONONON je ne suis pas morte, loin de là… Mais j'entre en Terminale et soudain j'ai comme un nuage noir dans la périphérie de mon crâne qui obscurcit gravement mon inspiration… Mais si j'abandonnais et c'est pas avant longtemps je vous préviendrai…

Bonne lecture !

Aveuglément

Ich liebe meine Einsamkeit.

(J'aime ma solitude)

Finalement, les deux ennemis avaient passé le week-end à l'infirmerie. Après avoir ingurgité une dose de calmants suffisante pour endormir un hippogriffe surexcité, ils s'étaient endormis chacun de leur côté et lorsqu'ils se réveillaient, ils évitaient tout contact par la parole, le toucher ou la vue. Parce que Drago demeurait persuadé qu'il pouvait voir. Que pour voir, il lui suffisait d'avoir mal. Mais néanmoins, afin de ne pas s'attirer les foudres de l'infirmière, il avait décidé de prendre raisonnablement ses pilules. Pourtant sa raison, il sentait qu'il était en train de la perdre, de sombrer lentement mais sûrement dans la folie. Tant pis, il ne serait pas le seul, Harry tomberait avec lui, quelqu'en soit le prix.

Les amis d'Harry lui rendirent plusieurs visites. Les membres de l'équipe de Quidditch, Weasley, Granger, Finningam, Dean Thomas… Mais à chaque fois, sa blessure à la jambe se rouvrait douloureusement et Pomfresh se voyait obligée de chasser les visiteurs laissant Harry seul au fond de son lit. Le départ des visiteurs laissait le brun avec un vague sentiment de perdition. Il avait la nausée presque en permanence. Il avait mal et sa seule compagnie était celle de Malefoy et de l'infirmière, quand celle-ci n'allait pas s'enfermer dans son bureau pour tenter de comprendre ce qui lui arrivait.

Une compagnie bien silencieuse d'ailleurs. Harry aurait donné un bon tas de Gallions pour avoir une idée de ce qui passait par la tête du Serpentard en ce moment. Lui n'avait pas reçu de visite. Ses camarades avaient bien tenté de le voir, mais 'avait été un très mauvais moment et ils s'étaient fait renvoyer par une madame Pomfresh furieuse.

C'était bien la première fois qu'Harry se posait des questions sur l'état d'esprit de Malefoy. Jusque là, il n'avait été qu'un vulgaire serpent essayant de lui nuire par tout les moyens possibles. Mais pendant cette dernière semaine, il avait passé déjà plus de quatre heures d'affilée à ses cotés dans la même salle sans que l'un ou l'autre n'en ressorte les pieds devant. Ce qui était incroyable. À marquer dans les annales pour sûr. Et maintenant qu'il ne pouvait plus penser à grand chose, le Quidditch ne faisant plus partie de ses attributions, ses amis se faisant chasser pour un oui ou pour un non, Malefoy devenait un bon sujet d'interrogations.

Il avait l'air si stoïque étendu, raide comme une planche, subissant son sort en silence… À part lors de ses crises d'hystérie. Harry se demanda ce qui pouvait bien déclencher de tels accès de folie chez le blond. Avait-il peur de ne jamais retrouver la vue ? Clair que s'il était dans son cas… Non Harry n'essaya même pas d'imaginer ce que cela faisait de ne rien voir. D'ailleurs c'était bizarre que Malefoy ne soit pas en train de courir partout en hurlant comme l'un de ces Serpentards de septième année. Aussi loin qu'il se rappelle, Drago n'avait jamais fait preuve d'un grand courage. Il était carrément un peu trouillard le Serpentard.

« - Malefoy ? Tu dors ?

- Non, ta gracieuse voix m'a tiré hors d'une somnolence réparatrice… » Il ne semblait pas très avenant. « Alors, qu'y a-t-il petit orphelin ? Tu te sens trop seul dans ton coin de paradis ?

- Je ne suis pas dans une situation paradisiaque Malefoy. » Siffla Harry entre ses mâchoires serrées. Plus de matches de Quidditch, c'était assez pour assombrir son année scolaire. « Je me demandais si tu n'avais pas peur. »

Silence. Harry tourna la tête en direction du blond. Celui-ci se tourna puis s'assit. Ses yeux allaient et venaient dans la direction générale où se trouvait Harry.

« - Peur de quoi ? Pourquoi tu me parles de ça ?

- Je sais pas moi… Je me demandais de quoi tu avais assez peur pour perdre tout contrôle et hurler comme un malade, te blesser ou balancer des objets dans tout les sens… »

Silence à nouveau. Drago se rallongea et tourna le dos à son ennemi. Harry soupira et continua à observer le plafond. Il n'aurait pas sa réponse aujourd'hui, l'énigme Drago Malefoy resterait indéchiffrable et c'était tant mieux, il n'en avait rien à faire de lui.

''Mais bien sûr'' rigolait une petite voix dans un recoin de son crâne.

« - Est-ce que tu t'es jamais senti seul ? Seul au monde ? Au fond d'un gouffre, aucun moyen d'en sortir et en sachant pertinemment que personne ne bougerait le petit doigt si tu crevais au fond de ton trou ? » Sa voix était étouffée, dépouillée. Pas de morgue, pas de dégoût. « Tu connais la différence entre être seul et se sentir seul ?

- Souvent je me suis senti seul… Ne crois pas que tu es un être exceptionnel, être seul ça arrive à tout le monde.

- Tu ne comprends pas… » Pas d'impatience, juste un constat.

« - En effet, explique toi. » Harry s'efforça de garder un ton neutre. Pour une fois qu'il entretenait une conversation et pas une série d'insultes avec Malefoy, 'aurait été ridicule de gâcher cette occasion de comprendre ce qui se passait dans la tête de son ennemi.

Le garçon blond se retourna à nouveau dans son lit et remonta les draps blancs jusqu'à son menton. Ses yeux étaient d'une fixité effrayante et Harry avait la sale impression que c'était lui qu'il visait. Ça lui rappelait une vieille chanson française moldue. '' Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue…''

« - À Serpentard, tout le monde est seul. Mais on se débrouille, peu de gens se sentent seuls. On a des camarades, des copains, des connaissances. Nous sommes au sommet, on se sent au sommet, on croit être les meilleurs. La désillusion est grande quand tu ne peux même plus voir les apparences bien trompeuses…

- Tu as été seul au sommet…

- … et maintenant je suis seul au pied de la falaise. »

Toujours ce même silence, loin de la tranquillité. Un silence lourd de non-dits, de paroles échangées entre deux sourds par deux muets.

« - Je sais ce que c'est de se sentir seul.

- Ah ouais ? Et quand est-ce que le grand Potter s'est-il retrouvé seul et abandonn ? Je parie que même pendant les vacances d'été tu reçois des nouvelles de tes amis, des petits mots gentils et vides de sens…

- Pas autant que tu crois, Malefoy. » Rester calme, ne pas gâcher cet instant, pour une fois qu'ils discutaient au lieu de se vilipender. « Le grand Potter est très bien enterré dans son trou plein de moldus. Moins le grand Potter en sait, mieux il se porte. Et le grand Potter a beau réclamer à corps et à cris des nouvelles, le grand et magnifique Potter reste seul dans sa petite chambre à attendre désespérément ne serait-ce qu'un signe de vie de la part de ses amis… »

Il avait tout raconté sans reprendre sa respiration et n'avait pu empêcher sa voix de monter. Depuis la fin de sa tirade, il était essoufflé et se demanda un instant s'il n'avait pas trop haussé le ton. Tendant l'oreille il vérifia si Pomfresh l'avait entendu. Apparemment non. Depuis leur dernière… ''altercation'', l'infirmière avait baissé l'intensité du sort de silence. Cet éclat sembla contenter Malefoy d'une certaine manière. Il ne fit pas d'autre commentaire, se tourna dans le lit et fixa intensément la porte de l'infirmerie.

Ils étaient sortis de l'infirmerie sains et saufs. Drago avait pu quitter son lit et s'était dirigé vers la Salle Commune la main contre le mur, l'autre serrant sa canne. Elle était ensorcelée, forcément. Un très bon sort de Repérage. Excellent sortilège. Ses médicaments faisaient un bruit de crécelle dans la poche de sa robe. Un courant d'air balaya le couloir. Drago descendit des escaliers, fit attention à ne pas trébucher sur les pierres brutes du sol puis, après encore cinq minutes de marche parvint au passage vers la Salle Commune.

« - Morituri te salutant. » Annonça-t-il.

Il entendit l'accès s'ouvrir et entra dans la Salle Commune.

L'écho des conversations chuchotées mourut dès son entrée. Il y eut un long silence puis des pas précipités vers lui. Drago reconnut la marche nerveuse de Blaise et à côté de lui, le feulement des pieds de Sally-Anne. Elle traînait des pieds, tout le temps, et sa robe balayait souvent le sol.

« - Drake ! Nott est r'v'nu ! Il a tout caf… »

La voix de Blaise s'éteignit lentement. Il y eut le raclement du passage de la Salle Commune derrière le blond et il sentit quelqu'un surgir du couloir. Drago fit volte-face et se recula. Ça sentait les ennuis à plein nez.

Les ennuis avaient une odeur de cachots et de caféine.

« - Monsieur Malefoy, bon retour parmi nous… »

Les ennuis avaient une voix doucereuse et lourde de menaces. Perks se rapprocha de lui et murmura tout contre son oreille, avec le ton d'un gourmand observant un mille-feuille avec délice : « You're hip deep in shit… » Drago frissonna mais tint sa position face à son professeur. Il entendit le claquement furieux des talons de Pansy et le pas lourd de Crabbe et Goyle. Et celui plus timoré de Cepheus.

« - Monsieur Malefoy… J'ai patienté le temps que votre petite équipe soit au complet pour vous annoncer à tous une grande nouvelle… »

Mauvais. Nott avait cafté visiblement. Quelle était la punition ? Soudain, Drago eut conscience des regards posés sur lui. Il les sentait picotant sa nuque, lui donnant la chair de poule. Ces regards affamés, avides d'un événement que tous attendaient. Rogue allait leur passer un savon. Face à une centaine d'élèves. De Serpentard. La bile monta à la gorge de Drago. Il la ravala dans une déglutition douloureuse mais garda un goût amer et infect dans la bouche.

« - Vos pérégrinations nocturnes ont porté leurs fruits. Soyez-en soulagés… Vos confrères sont actuellement à Sainte Mangouste pour traiter le choc psychologique qu'a provoqué vos expériences… »

Une fille gloussa dans le fond de la pièce. Quelqu'un eut un sanglot étouffé. Jonas Thompson peut-être. Le silence enveloppait Drago, l'isolant du monde dans son petit enfer glacé et noir. Rogue continua, toujours aussi mielleux.

« - Ce fut un si délicieux spectacle que vous nous avez offert. Un véritable bonheur. Mais dites moi… Qui a invité monsieur Cepheus Nott à prendre part aux festivités ? »

La bile fit un retour en force et Drago dû se rappeler de respirer. Ses entrailles semblaient avoir disparu et le silence pesait si fort sur ses épaules qu'il redoutait que ses jambes ne se dérobent sous lui.

« - Répondez.

- ……… Moi… » Grinça Malefoy entre ses dents.

Les jointures de ses phalanges étaient blanches à force de serrer sa canne à en exploser le bois. Le pire est que personne n'avait jamais invité Nott. Il s'était invité tout seul ce crétin.

« - Qui a eut le réflexe déplorable de raconter tout ceci au Directeur ? »

Le groupe se tendit. Drago entendit Nott gémir derrière lui. Pansy fit claquer sa langue sur son palais en signe d'agacement. La poigne de fer du blond sur sa canne commença à trembler de rage contenue. Et d'amertume. Et de honte.

« - Repondez ! Le coupable se désigne !

- … Moi…

- Plus fort Nott, que tout le monde en profite !

- … MOI ! »

Des huées retentirent sur la droite, près de l'âtre. Il y eut des quolibets et un sifflement. Quelqu'un cria ''À mort la balance !''. Drago ferma ses yeux et les rouvrit. Il savait ce qui allait venir bientôt.

« - À qui revient la faute en ce cas ?

- ………… Moi. »

Il l'avait sentit venir celle-là. A côté de lui, Blaise bougea légèrement. Gregory et Vincent grognèrent.

« - J'ai aussi ma part de responsabilité. On aurait dû envoyer paître Cepheus. Tous. Mais il s'est ram'né et…

- Je me contrefiche de qui a fait quoi… Vous êtes responsables. Tous. Et Malefoy en premier puisqu'il prend ce lourd fardeau avec tant de bonne volonté. »

Zabini le protégeait ? En tout cas il avait essayé. Mais il fallait un bouc émissaire en dehors de Nott. Et pourquoi pas Drago ? Il devait avoir sacrément déçu Rogue pour servir de bouc émissaire… La salle était redevenue silencieuse.

« - Donc Malefoy, vous avez fait une erreur. Une grave erreur. Une erreur stupide, tout comme vous l'avez été pour cette opération de vendetta… »

Ça faisait mal. Très mal. Ses tripes étaient revenues le temps de se prendre cette critique comme un coup de poing dans le ventre. Son cœur battait la chamade et Drago avait l'impression que sa poitrine allait exploser. Et la voix calme et froide de son professeur.

« - Savez-vous ce qu'a coûté votre erreur à votre Maison, monsieur Malefoy ?

- … Non. » Perdu pour perdu, il était mort de toutes les manières. « Mais allez-y professeur, informez moi des derniers développements de l'affaire s'il vous en prie…

- Trois cents points. »

La voix de Rogue résonna, rebondit sur les murs de pierre, glacèrent le feu taciturne brûlant dans la cheminée. Les trois cents points perdus s'infiltrèrent partout, imprégnèrent ses os par leur absence glacée. Trois cents. Un trou sans fond. Le gouffre dont il avait parlé à Potter. L'air se figea dans ses poumons. Des points si précieux, ceux qui auraient pu leur assurer des victoires, qui auraient pu leur offrir une Coupe des Quatre Maisons sur un plateau vert et argent. Un symbole. Disparu. Évanoui. Réduit à un rien du tout.

Ses jambes allaient le lâcher. Très bientôt. Il avait la tête légère et une froide transpiration faisait courir des frissons le long de son dos.

« - Soyez fier de vos exploits Malefoy. Portez avec plaisir le poids des conséquences de vos actes. Quant à vous Nott, je demande à toutes les personnes présentes dans cette salle, qui est pour son excommunication ? »

L'excommunication. Alors il y avait échappé ? Un bruit d'étoffe.

« - Nott, à la majorité absolue, vous n'êtes plus un Serpentard. »

Un bruit de déchirure. Une exclamation incrédule. Et Drago. Comme il se sentait seul. Porter sa faute lui-même. Avec fierté. Comment ? Comment ?

« - Zabini, pour avoir suivit votre camarade Drago et voulant assumer la responsabilité avec lui… Soyez fier de vos actes…

- Quelque soit la conn'rie que j'fais, j'assumerais ! » Fit la voix éclatante de Blaise dans le silence de la salle.

Drago avait froid. Ses dents claquaient et il dû faire un effort important pour arrêter le flageolement de ses jambes. Les conséquences. La fierté.

« - Messieurs Goyle et Crabbe, pour avoir agit sans réfléchir et avoir suivit aveuglément les ordres de Malefoy, il vous est désormais interdit de parler à celui-ci ni à aucun de vos camarades de cette folle équipée. »

Mauvais pour eux. Ils avaient besoin de quelqu'un pour les guider. Où allaient-ils trouver une personne pour leur dire quoi faire ?

« - Miss Parkinson, parce que vous avez trouvé le divertissement attrayant, vous porterez les chaussures réglementaires de l'uniforme, plus de parfum et aucun maquillage ne vous sera autorisé. Et aucune relation durant toute l'année avec quelque Serpentard que ce soit. »

Incroyable comme Rogue savait deviner leurs motivations, les choses qui leur ferait le plus mal. Porter le fardeau avec fierté.

C'était une manière de dire que la chasse était ouverte.

Avec des jambes instables, Drago se dirigea en silence vers les dortoirs. Rogue avait terminé. Il descendit les escaliers avec difficulté, ouvrit la porte de la chambre et s'arrêta face à son chevet. De sa main gauche, il sentait le rideau de soierie fine qui fermait son lit aux regards des autres. Il se rappelait, il était une fois où le rideau n'était pas en soie, où le rideau était vert et argent. Il tâtonna à la recherche du pichet d'eau et se servit un verre. Au fond de lui, le gel s'installait dans ses os. Le sang battait dans ses oreilles. À la moitié du verre, il arrêta de boire et se souvint de ses pilules.

Revoir la lumière du jour ?

« … trois comprimés dans de l'eau, comptez jusqu'à trente et ils seront dissout… »

La Maison avait carte blanche. Et il devrait en ressortir tête haute. Jusqu'à ce que Rogue fasse un signe.

Un.

Ses yeux morts fixaient le verre d'eau. Au fond, le comprimé faisait des bulles en se dissolvant, colorant le liquide en bleu foncé. Comme de l'encre.

« … Si tu te laisses marcher sur les pieds, tu ne pourras plus les utiliser… »

Deux.

La poignée de la porte bougea mais le battant ne s'ouvrit pas. Quelqu'un cria et un coup sourd fut porté sur la porte. Puis d'autres cris s'éloignant.

« … suffisent, il y a des risques d'effets secondaires sinon… »

« N'aies jamais honte de tes actes, Drago. »

Trois.

Les bulles crevaient la surface du liquide couleur outre-mer. Les pierres grises du mur laissaient des ombres sur le reflet de lumière à la surface. Un hurlement retentit plus haut, dans la Salle Commune.

«Trois cents points… »

« Soyez fier… » « Portez avec plaisir… »

« Le poids de vos actes… »

« MOI ! »

Quatre.

Un corps qui tombe, d'autres cris. Il y eut l'explosion caractéristique d'un sortilège de désarmement.

« Je sais ce que c'est de se sentir seul. »

« … secondaire… »

« MOI ! »

« Trois comprimés suffisent… »

Cinq.

La porte s'ouvrit soudain sur le bruit d'une respiration saccadée. Le battant claqua en se refermant et la personne reprit son souffle. Drago compta lentement jusqu'à trente et avala d'un seul trait la potion.

« - Quesstu fous Drake ?

- Je prends mes médicaments. » Répondit Drago d'une voix laconique à son compagnon de misère.

La potion avait le même goût amer de bile que la fierté.

Avant de consommer un médicament, lire attentivement la notice

Drago : x.x Est-il seulement possible que je sombre plus profond ?

Yuki : ……………euuuuuuuh…..

Mnémo : Difficilement mais ça peut se faire…

Harry : Et c'est qui qui ramasse ses restes quand il se sera fait exploser la tête ?

-L'auteur fiche le camp-

Severus : - Bordel que je suis méchant…

Drago : u.u Non pas du tout…

Nott : . Je peux savoir à quoi ça rime cette excommunication ?

Harry : -soupir à renverser des chameaux véloces- J'imagine que c'est un de ces ''grands mystères'' dont la réponse est évidente mais qu'on fait style de pas comprendre mais qu'en fait c'est très débile parce que…

-L'auteur assassine Harry et demande des reviews-