Bonjour !

Whaou ! 21 reviews pour ce chapitre, merci énormément ! Je suis vraiment enchantée ! Plein de gros bisous pour vous tous !

Merci aux revieweuses

lily forever, louna13, K-limero, messalyn, Saga Lionheart, caro (as), titemaya, lilichoco, Phofie, callistofall04, Merytre-Hatchepsout, elayna, Cherry, Lia Sail, Ennilla, kiwoui, Lollie Lovegood, Maude, Bertie Crochue et Philae.

Toujours un gros merci pour Whizzbee et ses conseils éclairés !

Sur ce, Bonne Lecture !

Chapitre X

Début de vacances… début de conscience ?

J'avais retrouvé mon chez-moi avec bonheur. J'aimais cette période de réadaptation, de réappropriation. Retrouver mes parents, ma maison, la cuisine, la salle à manger, ma chambre, la salle de bain… Rien n'avait bougé, comme si j'étais simplement partie la veille.

Le lendemain matin, je descendis dans la cuisine avec Jo pour petit-déjeuner. Ma mère était là et je l'embrassai. C'est vrai qu'elle était elle aussi en vacances !

"Alors bien dormi les filles ?

- Oui ! Répondis-je. Enfin en vacances !

- Ca va vous faire du bien. Et en plus, c'est vos dernières vraies grandes vacances, dit ma mère.

- Oh non ! Pitié maman, tu parles comme Jo !

- Ah, tu vois que j'avais raison, fit ma meilleure amie en riant.

- Mais je n'ai jamais dit que tu avais tort, rétorquai-je en me servant du lait chaud."

Nous commençâmes à manger.

"Alors les filles, vous nous avez parlé de vos examens quasiment toute la soirée, mais à part ça, cette année ?

- Une année comme les autres, dis-je d'un ton badin.

- Comme les autres ! S'exclama ma mère. Alors je peux savoir qui étaient ces cinq charmants jeunes hommes avec qui vous étiez ?"

J'échangeai un sourire avec Jo.

"Et bien, celui dont Jo a inondé la chemise, c'est son copain, Richard. Il est à Serdaigle, c'est un type super. Et les quatre autres, c'est les Maraudeurs."

Ma mère écarquilla les yeux. Evidemment, je lui en avais déjà touché deux mots, mais pas forcément en très bons termes…

"Les Maraudeurs ? C'est ceux dont tu m'as parlée ? Ceux que tu détestais ?

- En personne, acquiesçai-je en mordant dans une tranche de brioche.

- Pour reprendre une phrase de Lissy, dit Jo, « ils gagnent à être connus »."

Devant l'air intrigué de ma mère, je lui racontai l'épisode de la retenue.

"Et depuis, on ne se quitte plus ! Terminai-je. Ils sont vraiment adorables. D'ailleurs en parlant de ça, ça serait bien s'ils pouvaient venir la dernière semaine de juillet.

- Et James nous a invité pour la troisième semaine, rajouta Jo.

- Pourquoi pas… Il faudrait que j'en parle avec ton père. Richard sera là ?

- Non, marmonna Jo d'un air maussade. Il part aux Etats-Unis pendant tout le mois de juillet…

- Oh, ça va passer vite, fit ma mère d'un ton réconfortant. Et puis vous allez vous écrire.

- Ca oui ! Assura Jo.

- Elle est raide dingue de lui ! Soufflai-je à ma mère. Et ça dure depuis huit mois…"

Alors que je me servais des céréales, ma mère posa la question qui tue :

"Donc Jo a trouvé un gentil garçon, et toi, tu n'as rien à me dire ?

- Oh… Non… Marmonnai-je en enfournant une énorme cuillérée de céréales.

- Tu vas me dire qu'avec quatre séduisants jeunes hommes comme ceux que j'ai vu hier, tu n'en a pas trouvé un à ton goût ?"

Je mâchai consciencieusement mes céréales. Parler des garçons avec ma mère… Ce n'était pas vraiment ce que je faisais le plus. Je lançai un regard à Jo. Elle me comprit de suite.

"Disons que si, elle en a trouvé un à son goût, mais que celui-ci a refusé de sortir avec elle, répondit-elle pour moi.

- Oh… Pardon, ma chérie, souffla ma mère.

- 'Pas grave, répondis-je en avalant enfin. J'ai réussi à dépasser le stade où je me mettais à pleurer comme une madeleine dès que je le voyais… On est amis maintenant. Comme avant, assurai-je en arborant un sourire.

- C'est lequel ?

- Remus. Le plus grand des quatre, celui qui a les cheveux châtains clairs, répondis-je, sachant que ma mère était très physionomiste.

- Ah oui, fit-elle en hochant la tête. Et les autres ?

- Maman ! Fis-je en éclatant de rire avec Jo.

- Je me renseigne, dit-elle en levant les mains d'un air innocent.

- Et bien, James, celui qui a des lunettes, je le considère comme mon frère. C'est avec lui que j'ai un lien de parenté. Ensuite Peter, le plus petit, ce n'est pas vraiment mon genre. Pour ne pas dire pas du tout.

- Et l'autre ? Sirius, c'est ça ?

- Oh… Fis-je en touillant machinalement mon bol de lait.

- Il est vraiment beau garçon ! Continua ma mère.

- Je n'ai pas dit le contraire. Mais… Enfin… C'est le Don Juan de Poudlard. Et sur le plan relation amoureuse, il a la maturité d'un orang-outang…"

Pourquoi ? Pourquoi ai-je dit ça, alors que je revoyais l'image de Sirius, me sortant le plus sérieusement du monde qu'il n'était pas contre une vraie relation…?

"C'est à ce point là ? Fit ma mère en haussant les sourcils, me sortant de mes pensées.

- Oui, soupirai-je.

- Tu as l'air déçue."

J'arrêtai enfin de remuer mon lait et regardai ma mère avec un air interloqué.

"Il y a de quoi être déçue ! M'exclamai-je alors. C'est vraiment désolant qu'un garçon comme lui ne soit pas un peu plus mature !

- Je disais ça comme ça, dit calmement ma mère.

- Et depuis quand tu veux me caser ? Demandai-je pour changer de sujet.

- Je ne veux pas te caser. Je veux simplement que tu sois heureuse. Et comme tu as eu quelques déboires cette année, ça serait bien pour toi de passer à autre chose.

- Vous vous êtes passées le mot toutes les deux ou quoi ? Fis-je en les regardant tour à tour. Jo me dit exactement la même chose !

- Peut-être parce qu'on t'aime, espèce de petite bécasse, lança alors ma meilleure amie, qui s'était contentée de m'observer depuis qu'on avait commencé à parler de Sirius."

Levant les yeux au ciel, je reportai mon attention sur mon bol de céréales. Ma mère et ma meilleure amie s'étaient transformées en agence matrimoniale… Je n'avais vraiment pas besoin de ça !

Le planning des deux semaines entre filles était précis : le matin, nous avions décidé de faire nos devoirs de vacances, et l'après-midi, farniente !

Nous passâmes la première semaine à nous faire dorer au soleil, à flâner dans les rues de Londres, que ce soit du côté moldu ou sorcier. L'après-midi du jeudi fut particulièrement chargée : il nous fallait trouver les cadeaux d'anniversaire pour la fête, et aller nous inscrire au ministère de la Magie pour passer le permis de transplanage.

Pour la première étape, j'avais déjà réfléchi à divers cadeaux, et prit un bon petit tas d'argent sorcier.

J'étais assez fière de moi : pour Jo, j'avais prévu un nécessaire à balai première qualité. Vu comment elle était folle de son balai, elle pourrait s'en occuper encore plus ! Ensuite, pour Remus, j'avais pensé à un livre sur la Défenses Contre les Forces du Mal dont il m'avait énormément parlée. Honnêtement, dès que je l'ai vu, j'ai été enchantée : la couverture était magnifique, limite un livre de collection ! Et les chapitres à l'intérieur regorgeaient d'informations inédites ! Parfait !

Pour James, j'avais réussi à dénicher un exemplaire assez rare sur le Quidditch (regroupant toutes les feintes, attaques, etc) après m'être, discrètement, assurée qu'il ne l'avait pas déjà.

Alors, Jo, c'était fait. Remus, aussi. James, idem. Quand à Peter, son anniversaire n'était qu'en octobre, on n'allait pas le lui souhaiter avant, ça ne se fait pas… Aïe ! Et Sirius ? Alors là, panne sèche… Sirius… Qu'est-ce que je pouvais bien offrir à Sirius ?

"Jo ! Appelai-je en la rejoignant dans le Chemin de Traverse.

- Ah, tu as fini ! Alors, qu'est-ce que tu as acheté de beau ? Fit-elle en plongeant son nez dans mes paquets.

- Espèce de curieuse ! Lançai-je en m'écartant. Tu sais très bien ce que j'ai acheté, sauf pour toi, évidemment !

- Et alors ? Qu'est-ce que tu m'as pris ?

- Tu verras bien, dis-je avec un grand sourire. Par contre, j'aurais besoin de ton aide ! Je ne sais pas quoi prendre pour Sirius !

- Aucune idée ?

- Aucune ! Rien de rien ! Le vide !

- Bah… Un séjour en Afrique !

- Pardon ?

- Ben oui, ça me paraît bien pour une personne ayant la maturité d'un orang-outang ! Dit-elle avec un sourire sadique.

- Jo, ce n'est pas drôle, fis-je d'un air consterné.

- C'était pour rire, dit-elle en me prenant par le bras. Mais tu as tout le temps de réfléchir parce là, on doit aller au ministère !"

Je suivais Jo sans broncher. Elle connaissait par cœur le ministère de la Magie, pour la simple et bonne raison que ses parents y travaillaient. Moi, c'était la première fois que j'y mettais les pieds. Nous sortîmes du Chemin de Traverse et traversâmes plusieurs rues. Nous atteignîmes enfin une ruelle d'apparence assez miteuse. Je jetai un coup d'œil sceptique à ma meilleure amie, qui se dirigeait d'un pas conquérant vers une vieille cabine téléphonique rouge aux vitres crasseuses.

"Je t'en prie, fit-elle en m'invitant à entrer d'un ton cérémonieux."

Je m'exécutai, une expression vraiment incrédule sur le visage. Jo prit alors le téléphone et je la vis composé le 6-2-4-4-2. Soudain, j'entendis une voix féminine, résonnant dans la cabine :

"Bienvenue au ministère de la Magie. Veuillez indiquez votre nom et l'objet de votre visite.

- Johanna Burrows et Lyssandra Rogers, nous sommes venues pour nous inscrire au permis de transplanage, répondit Jo.

- Merci, dit la voix féminine. Le visiteur est prié de prendre le badge et de l'attacher bien en vue sur sa robe."

Quelque chose tomba dans le réceptacle de métal destiné à rendre les pièces inutilisées et Jo ramassa nos badges. Elle me tendit le mien, un badge carré, portant l'inscription : « Lyssandra Rogers, inscription au permis de transplanage. »

Alors que je l'épinglai sur mon T-shirt, la voix retentit à nouveau :

"Le visiteur est prié de se soumettre à une fouille et de présenter sa baguette magique pour enregistrement au comptoir de la sécurité situé au fond de l'atrium."

Soudain, je sentis le plancher de la cabine se mettre à vibrer, et je finis par m'apercevoir que nous étions en train de descendre dans le sol. Au bout d'une longue minute, l'obscurité de notre descente laissa place à une grande lumière.

"Le ministère de la Magie vous souhaite une bonne journée, dit la voix."

La porte s'ouvrit et je ne pu contenir une exclamation stupéfaite. Nous avions atterri dans un hall gigantesque et somptueux, dont le sol, un magnifique parquet de bois foncé, était ciré à la perfection. Le plafond d'un bleu fabuleux semblait incrusté de symboles dorés en mouvement. Les murs étaient recouverts de lambris sombres et luisants, et de nombreuses cheminées étaient aménagées. Celles de gauche servaient pour l'arrivée, et celles de droite pour le départ. Enfin, une splendide fontaine trônait majestueusement au milieu du hall.

"Bienvenue dans l'Atrium du ministère de la Magie ! Chantonna Jo. Allez, viens, il faut aller nous faire contrôler."

Nous traversâmes la foule pour arriver à l'autre bout du hall, pour nous retrouver devant un sorcier à l'air jovial, assis derrière un bureau, où était écrit « Sécurité ». En nous voyant, il nous salua et nous demanda de nous approcher, avant de nous passer sur le corps une longue tige dorée.

"Puis-je avoir vos baguettes magiques, s'il vous plaît ?"

Jo tendit la sienne. Le sorcier la plaça sur un appareil de cuivre qui se mit à vibrer, et une étroite bande de parchemin sortit de l'appareil :

"25,4 centimètres, bois d'if, plume de phénix, en usage depuis six ans.

- Tout à fait, dit Jo.

- Bien, dit-il en lui rendant sa baguette. A vous maintenant !"

Je la lui tendis et il la posa sur la balance de l'appareil.

"22,8 centimètres, bois d'acajou, crin de licorne, également en usage depuis six ans, c'est bien cela ?

- Oui, répondis-je."

Il me tendit ma baguette magique avec un sourire.

"Bonne fin de journée, jeunes filles !"

Je suivis Jo jusqu'à une grande porte d'or, qui menait à un hall plus petit, où une vingtaine d'ascenseurs s'alignaient derrière des grilles dorées. Nous entrâmes dans l'un deux en compagnie d'un groupe de sorciers et sorcières, les grilles se refermèrent et l'ascenseur monta lentement. La même voix féminine que dans la cabine téléphonique s'éleva, et nous indiqua chaque niveau. Le sept, tout d'abord, celui du Département des jeux et sports magiques. Puis, le six :

"Niveau six, Départements des transports magiques, Régie autonome des transports par cheminée, Service de régulation des balais, Office des Portoloins, Centre d'essai de transplanage."

Les portes s'ouvrirent et Jo m'entraîna dehors. Le couloir était d'un blanc cassé me faisant penser à un couloir d'hôpital, mais était parfois recouvert de fiches montrant les différents moyens de transports sorciers. Nous nous dirigeâmes vers ce qui me semblait être la réception.

"Bonjour, dit Jo à une femme d'une quarantaine d'année, nous venons nous inscrire au permis de transplanage."

La femme se leva et prit deux parchemins, sortit une Plume à Papote, et demanda :

"Vos noms ?

- Johanna Burrows.

- Lyssandra Rogers.

- Dates de naissance ?

- 20 février 1960.

- 1er février 1960.

- Vous êtes à Poudlard ?

- Oui.

- Quelle année ? Quelle maison ?

- Nous allons commencer notre septième année à la prochaine rentrée, Serdaigle toutes les deux, répondis-je, alors que la plume remplissait les parchemins.

- Bien, fit-elle en prenant les parchemins et en nous les donnant. Signez vos formulaires ici, ajouta-t-elle en montrant le bas du papier. Parfait. Gardez vos formulaires, vous le ramènerez pour votre première leçon, et je vous donne ceci en même temps. Ce sont les horaires des cours de transplanage. Nous vous conseillons de venir au moins deux fois par semaine. Plusieurs salles de cours sont à votre disposition, selon les niveaux.

- Merci beaucoup, dit Jo.

- De rien. Passez une bonne fin de journée."

Nous prîmes nos formulaires et nos horaires en nous écartant légèrement du bureau.

"Il y en a en début d'après-midi, à deux heures, nota Jo. On pourrait faire les boutiques après ou revenir faire bronzette, non ?

- Oui, parce qu'après… Le matin, c'est grasse matinée, et en fin de journée, bof bof…

- Mais que vois-je ? Ma cousinette adorée ! S'exclama soudain une voix masculine."

Je levai la tête avec des yeux ronds, et je poussai une exclamation de joie : James, Remus, Peter et Sirius se tenaient au bout du couloir. Là, je ne pu m'en empêcher ; je me mis à courir vers eux les bras grands ouverts. James sembla avoir eut la même idée et se précipita vers moi. Nous nous jetâmes dans les bras l'un de l'autre en poussant des cris de joie et il me fit tourner dans les airs.

"Et nous alors ? On fait parti du décor ? Demanda Remus avec un grand sourire."

Sans lui laisser le temps de dire une autre ânerie, je l'étreignis. Il me lâcha au bout de plusieurs secondes et se tourna vers Jo, alors que je faisais de même vers Peter, puis Sirius. Je me jetai littéralement dans ses bras. Il me serra avec force, enfouissant son nez dans mon cou, et nous restâmes enlacés de longues secondes. Enfin, nous nous écartâmes, un large sourire sur le visage.

"Mais qu'est-ce que vous faîtes là ? Fit Jo, tout sourire elle aussi.

- Apparemment la même chose que vous, nota Remus. S'inscrire pour le permis de transplanage.

- Tu vois que j'avais raison de vouloir y aller aujourd'hui ! Fit Sirius en tapant James à l'épaule.

- C'est sûr ! Répondis-je."

Je les regardai avec des yeux pétillants, ne pouvant m'empêcher de sourire comme une demeurée. Remarque, on était tous les six à sourire comme des demeurés…

Ils allèrent s'inscrire rapidement, et prirent leurs horaires.

"Ca serait bien qu'on aille ensemble aux cours, non ? Fit Remus.

- Super idée ! Approuva James. Vous préférez quoi les filles ?

- Ceux de quatorze heures, répondis-je.

- Ouais, c'est clair, je suis d'accord, dit Sirius."

Nous montâmes dans l'ascenseur.

"C'est quoi ces paquets ? Fit James en se penchant vers les miens.

- Ah, ça, ce sont certains cadeaux pour certaines personnes, en vue d'une certaine fête d'anniversaire, lui dis-je en écartant mes sacs.

- Mais c'est très intéressant tout ça, dit-il en tendant la main.

- Bas les pattes, espèce de curieux. Tu es pareil que Jo ! Et elle aussi a des cadeaux !"

James fit un pas vers Jo qui commençait à se mettre derrière Remus et Peter pour se protéger, quand je sentis mes paquets m'échapper des mains. Je me retournai et vis Sirius qui plongeait son nez dedans.

"Hé ! Rends-moi ça tout de suite, fis-je en riant. Et puis de toute façon, le tien n'est pas là !

- Ah oui ? Et il est où ? Demanda-t-il.

- Nulle part, je ne l'ai pas encore acheté. Pour tout te dire, je ne sais pas quoi t'offrir…

- Quoi ? Fit-il en prenant un air outré.

- Je ne sais pas quoi t'offrir, répétai-je en articulant. Le trou noir. Le néant. Aucune idée.

- Oh… Bon, ben reprends ton sac dans ce cas, dit-il en me tendant ledit sac."

Je le regardai en reprenant mon dû, alors que Jo tentait toujours d'échapper à James, Remus et Peter se tenant entre eux.

"Ne me fais pas la tête, Sirius ! Fis-je en pointant un doigt vers lui. Je n'y peux rien !

- Oui, mais quand même, je suis déçu…

- Mais… Sirius… Ecoute, je sais ce qu'on va faire, tu vas me dire ce que tu souhaites, et on ira l'acheter ensemble, d'accord ?

- Toujours à faire marcher tes méninges, pas vrai ?

- C'est surtout pour ne pas que tu me fasses la tête, rétorquai-je.

- Alors ça veut dire que tu n'aimes pas que je te fasse la tête ?

- Non, répondis-je simplement. C'est un crime ?"

Il eut un sourire mystérieux. A ce moment, l'ascenseur arriva à l'Atrium.

"Bon, vous allez arrêter ! Fit Peter.

- Oui, approuva Remus d'un ton agacé vers Jo et James. Sérieux, il ne nous reste qu'une semaine avant d'avoir nos cadeaux !"

Nous sortîmes de l'ascenseur et nous nous dirigeâmes vers l'une des cheminées.

"On va boire un verre au Chemin de Traverse ? Proposa Lupin.

- Oh oui ! Bonne idée ! M'exclamai-je en même temps que James.

- Bon, qui passe en premier ?"

Jo et Peter, puis Remus et James partirent. Je me retournai vers Sirius :

"Alors, tu as réfléchi à ma proposition ?

- Ca se pourrait, dit-il. Oui… J'ai le cadeau idéal…"

Nous rentrâmes à notre tour dans la cheminée. Il prit de la poudre de cheminette et m'attira doucement contre lui, me prenant par la main. Je me sentis une nouvelle fois mal à l'aise. Mal à l'aise, mais étrangement bien…

"Quel cadeau ? Demandai-je encore pour cacher mon trouble."

Avec un sourire de prédateur, il se pencha vers moi et me glissa à l'oreille :

"Ta petite culotte de soie bleue…"

Alors qu'un frisson me parcouru la colonne vertébrale, il se redressa et lança d'une voix forte en faisant tomber la poignée de poudre verte à nos pieds :

"Chemin de Traverse !"

Une fumée nous enveloppa et je retins ma respiration.

Quelques secondes plus tard, nous nous retrouvions dans une rue du Chemin de Traverse. Je repris mon souffle en toussant.

"Ce n'est vraiment pas mon moyen de transport préféré, marmonnai-je en m'époussetant.

- Bon, c'est quand vous voulez…"

Nous tournâmes la tête pour voir James, Remus, Peter et Jo, debout devant notre cheminée. Nous sortîmes de la cheminée, et je remarquai les sourcils froncés de mon cousin. Suivant son regard, je m'aperçu que Sirius et moi nous tenions toujours la main. Alors qu'il voulait ouvrir la bouche, Sirius fut plus rapide :

"Un mot, un seul, et je te préviens que ça va mal se terminer.

- Allez, James, relax, chantonna Jo. Ils se tenaient juste la main. Bon, on y va ? Ajouta-t-elle sans lui laisser le temps de répondre."

Je me donnai un rapide sort de nettoyage, en détachant enfin ma main de celle de Black.

"Sirius, attends, l'appelai-je, alors que les autres prenaient quelques mètres d'avance.

- Oui, ma belle ?

- C'était une blague ? Pour la petite culotte ?

- A toi de voir… Répondit-il."

J'ouvrai des yeux ronds. En même temps, une puissante vague d'énervement me traversa.

"Une petite culotte ? Hein ? M'exclamai-je alors, furieuse. Tu ne changeras donc jamais, Sirius Black ! Tu ne penses vraiment qu'à ça !"

Et je le plantai là en rattrapant les autres d'une démarche furibonde. Bon… D'accord… J'y étais peut-être allée un peu fort… Mais c'était sorti tout seul ! J'étais en colère contre lui ! Mais… contre moi aussi… Pourquoi ? Tout simplement parce que je commençais à m'apercevoir avec horreur que son charme me laissait de moins en moins indifférente ! Et ça, je me l'interdisais ! Il ne fallait pas ! C'était Sirius Black ! Sirius, le tombeur. Sirius, le dragueur. Sirius, le Don Juan. Sirius, qui confondait les filles avec des paires de chaussettes (ou des mouchoirs, au choix…). Il fallait que je sois forte, pour ne pas ressembler à ces dindes stupides qui me sortaient par les yeux ! C'est surtout cette faiblesse qui m'agaçait. Cette faiblesse qui me poussait à croire que je pouvais lui plaire… Vraiment lui plaire… Non, mais qu'est-ce que je disais là ?!?!

Alors que mon cerveau s'était mis à délirer tout seul, nous nous étions assis à une table d'un café. Je commandai une Bièraubeurre. Les autres se mirent à parler de la fête. J'écoutai d'un air distrait, sans pouvoir empêcher mon cerveau de continuer son délire…

Non, mais c'est vrai quoi ! Avoir un faible pour Sirius, c'était quelque chose que je m'étais toujours refusé. C'était pratique avant, je ne pouvais pas le voir en peinture. Puis, on avait appris à se connaître. Mais il y avait eu Remus. Sauf que maintenant, on se connaissait parfaitement et Remus, il a bien fallu que je fasse une croix dessus… Il faudrait peut-être que j'en parle avec Jo… Ah non ! Non ! Non ! Je n'en parlerai pas à Jo ! Parler à Jo, ça voulait dire avoir un problème avec ça, or, je n'ai pas de problème ! Tout va très bien ! Sirius est mon ami, c'est un gars super, un pur canon –quoi ? il faut dire ce qui est-, mais je n'ai AUCUN PROBLEME !

"Lissy ? Youhou ? La terre appelle la lune ! Dit soudain une voix, alors que je vis une main passer devant mes yeux.

- Hein ? Quoi ? Fis-je en sursautant, regardant le propriétaire de la main, à savoir James.

- On parlait de la fête, dit Peter. Tu nous as écoutés au moins ?

- Heu… Pas… Pas vraiment, soufflai-je. J'étais perdue dans mes pensées…

- On a vu ça, me dit Remus avec un sourire.

- Et tu pensais à quoi alors ? Demanda Jo d'un air curieux."

Je sentis mon rythme cardiaque s'accélérer brutalement, alors que quatre paires d'yeux s'étaient braquées sur moi. A quoi je pensais ? Vite ! Il me fallait une réponse ! Vite ! Alors que j'ouvrais la bouche, le serveur arriva avec nos commandes. Ouf !

"Bon, alors, de quoi parliez-vous au sujet de la fête ? Demandai-je d'un ton banal pour changer de sujet.

- Ca serait bien que vous arriviez vendredi soir, comme ça on pourra tout préparer samedi, répondit Remus.

- Et il faudrait qu'on vote pour qui fera la cuisine, ajouta James.

- C'est à ce moment qu'on t'a sortie de tes songes, continua Jo, parce que j'ai pensé que tu serais parfaite en cuisinière !

- Quoi ? Moi ? Pourquoi moi ?

- Parce que ces garçons ont déclarés être nuls en cuisine, et moi, la dernière fois où j'ai voulu faire cuire quelque chose… Enfin… Tu te souviens du désastre, grimaça Jo.

- Oh oui, je m'en souviens… Ta cuisine aussi je pense… Mais enfin ! Il n'y a pas d'elfes chez toi ? Demandai-je à James.

- Si, mais ça serait plus cool si on le faisait nous-mêmes !

- Rectification, fis-je en levant la main. Si je le faisais moi-même.

- Tu as tout compris ! Dit James avec un grand sourire.

- Mais… Mais… Mais… Balbutiai-je. Je ne vais quand même pas me farcir le menu toute seule ! Je ne sais même pas ce que vous voulez ! Et je ne suis pas une cuisinière professionnelle !

- Tu as notre entière confiance, renchérit James. Tant sur le menu que sur ton talent !

- Vous n'êtes qu'une bande de lâcheurs ! M'exclamai-je. Je vais rester toute seule dans la cuisine pendant que vous serez en train de vous amuser ensemble !

- On sera en train de faire la déco', dit Jo. Et on ne te laissera pas seule, rassure-toi !"

Je penchai la tête en arrière en poussant un soupir exaspéré.

"Vous n'avez donc aucune pitié pour moi ? Vous vous rendez compte de la pression que vous me mettez sur les épaules ? Préparer un repas d'anniversaire, pour six personnes, je n'ai jamais fait ça !

- Cinq personnes, rectifia Peter avec un air triste, je ne serai pas là. Mes parents ont décidé d'aller en vacances à la dernière minute.

- Ah bon ? Oh non, c'est nul ! Fis-je en le regardant avec un air déçu.

- C'est comme ça… Mais j'espère que vous prendrez des photos, au moins !

- T'inquiète, on va pas te laisser tomber, Peter ! Fit Remus."

Je lui souris, avant de me redresser :

"Mais… on change de sujet là ! Ajoutai-je précipitamment. Je suis sûre que je vais tout rater ! C'est un repas entier que vous me demandez ! Et vous êtes de véritables ogres, me lamentai-je en regardant les garçons.

- Mais non, on te fait confiance, répéta James en me prenant par le bras. Et ce n'est pas la peine de faire un truc quatre étoiles non plus !"

Je jetai un coup d'œil vers Remus, qui leva les pouces en signe de totale maîtrise. Peter, quant à lui, m'envoya un visage compatissant mais amusé. Jo ! Ma meilleure amie ne me lâchera pas ! Je la regardai avec espoir. Elle me lança un grand sourire ravi. Arghh… Et Sirius, qui n'avait pas dit un mot depuis le début ? Il me regardait d'un air neutre, un vague sourire sur les lèvres. Mais soudain, j'eu l'idée !

"Non, dis-je. Je ne peux pas faire ça. Je vais devoir suivre mes premiers cours de transplanage, finir les devoirs de la rentrée, prendre un temps fou pour vous dégoter un truc potable à ingurgiter, apprendre comment ça se fait, et en plus, il va falloir que je trouve un cadeau pour Sirius, qui va me faire la gueule si je ne lui trouve rien. Vous ne voulez quand même pas que je n'offre rien à votre meilleur ami pour préparer un simple repas d'anniversaire ?"

Je leur lançai un sourire, agrémenté d'un air subtilement angélique. Ils étaient cuits. Mais ma victoire fut de courte durée. Je vis Sirius se lever et me tendre la main, un sourire machiavélique sur les lèvres.

"Quoi ? Fis-je en le regardant.

- Ne crois pas t'en sortir à si bon compte, ma belle. Pour les cours de transplanage et les devoirs, je te fais confiance, après tout, tu es une Serdaigle. De plus, on peut t'aider à choisir le menu pour ce « simple repas d'anniversaire », comme tu l'as si bien dit. Et pour le cadeau, je crois avoir une idée, termina-t-il avec un sourire charmeur, fier d'avoir ainsi misérablement balayé mes précieux arguments. Bon alors, tu viens ?

- Où ça ? Demanda soudain James avec un air soupçonneux.

- Ca ne te regarde pas, répondit Sirius. Mais je te promets que je te la ramène en un seul morceau.

- C'est bon, James, dis-je alors qu'il ouvrait la bouche. Il va juste me faire acheter son cadeau d'anniversaire. Et soit tranquille, s'il nous prend une chambre au Chaudron Baveur, je te promets de ne rien te dire ensuite !"

Je n'en revenais même pas de ce que je venais de dire. C'était sorti tout seul. Comme ça. Pouf ! Et n'allez pas vous imaginer que j'espérais secrètement que Sirius allait faire ça. Ah Non. Car je vous le rappelle, je n'ai aucun problème !

Bon… Au moins, ça avait eu le mérite de couper le sifflet à James… Quand à Jo, Peter et Remus, ils se retenaient de rire devant la mine ahurie de mon cousin. Prenant un air parfaitement détendu, je me levai et pris la main que me tendait toujours Sirius.

Sans un mot, je le suivais dans les rues du Chemin de Traverse, absorbée par la sensation de sa main dans la mienne. C'était… terriblement agréable !

Ah-mais-non-c'est-pas-possible !! Non ! Non ! Et non ! Il ne faut pas que je pense des choses pareilles !

Soudain, il s'arrêta et se tourna vers moi, plongeant ses yeux dans les miens.

"Je te demande pardon pour tout à l'heure. Je disais ça pour plaisanter.

- De… quoi ?

- Pour la petite culotte. Je disais ça pour plaisanter.

- Ah ! Oh… C'est rien… J'ai réagi un peu brusquement aussi… Je sais bien que tu aimes m'embêter, et je tombe toujours en plein dedans !

- C'est vrai, dit-il en souriant. J'adore quand tu es furieuse. Tu as un charme fou quand tu es comme ça. Encore plus que d'habitude."

Il fallu un certain temps à mon cerveau pour enregistrer ses deux dernières phrases. C'est mon cœur qui comprit le premier, et qui se manifesta brutalement en voulant à tout prix sortir de ma poitrine.

Non. Là. Non. Je voulais bien faire un effort pour ne pas tomber raide sous son charme et ne pas ressembler aux cruches de son fan-club, mais il fallait quand même qu'il y mette du sien un minimum !

"Sirius, commençai-je en tentant de rester impassible, tu vas finir me faire rougir !

- Tu l'es déjà, ma belle, rétorqua-t-il d'un air sérieux."

Inspirer. Expirer. Et surtout, remettre les connections neuronales en place !

"Bravo, tu sais très bien te faire pardonner ! Réussi-je à sortir avec un air sûr de moi.

- Ce n'était pas pour me faire pardonner, dit-il. Je dis simplement la vérité.

- Et bien ! Des compliments de Sirius Black, je suis comblée pour la journée ! Dis-je en essayant de prendre un ton ironique."

Encore une fois, ses yeux devinrent perçants, comme s'il cherchait à voir ce que je cachais derrière le masque d'impassibilité que j'étais miraculeusement arrivée à me mettre sur le visage. Comme s'il cherchait à voir si… s'il me faisait de l'effet !? Non, je divague ! Je me mets à lire dans son regard maintenant, v'là autre chose !

Sentant mon masque fondre dangereusement comme neige au soleil, je détournai la tête et regardai la rue.

"Alors ? Où se trouve ton cadeau ? Demandai-je d'un ton nonchalant."

Il plissa légèrement les paupières, me lançant un dernier regard perçant. Puis ses lèvres s'étirèrent en un large sourire et ses yeux redevinrent rieurs. Je me détendis enfin.

"Suis-moi, dit-il en recommençant à marcher."

Il ne m'avait cependant pas lâché la main. Bon. On ne peut tout avoir.

Et puis, on ne faisait que se tenir la main. Rien de mal à ça ! … N'est-ce pas ?

Sirius s'arrêta enfin devant une grande boutique : « Au Royaume du Hibou – hulottes, chouettes effraies, grands ducs, chouettes lapones. »

Nous entrâmes. Un joyeux vacarme atteignit mes oreilles. Je lui lançai un regard étonné.

"Tu veux un hibou ? Toi, tu n'as pas de hibou ?

- Au risque de te décevoir, non, répondit-il d'un air amusé. Quand j'étais chez moi, on utilisait celui de notre chère et belle famille… Et quand je suis parti chez James, j'ai utilisé le leur. Ca m'embête de leur emprunter, donc ça tombe plutôt bien que tu ne saches pas quoi m'offrir !"

Un vieil homme, le vendeur sans doute, vint à notre rencontre.

"Bonjour, jeunes gens ! Si vous êtes ici, c'est que vous avez sûrement besoin d'un hibou ! Avez-vous une préférence ?

- Non, répondit Sirius d'un ton vague. Je crois qu'on va faire un tour, si ça ne vous dérange pas ?

- Pas du tout ! Allez-y !"

Nous commençâmes à marcher entre les cages.

"J'aime bien le tien, dit Sirius.

- Horus ?

- Oui, il est marrant. Pas plus gros que ça, mais il cache bien son jeu ! Un peu comme toi d'ailleurs…

- Charmeur, chantonnai-je en regardant une magnifique chouette effraie. Tu n'as vraiment pas de préférence ? Ajoutai-je pour éviter de retomber dans une conversation à pente très glissante.

- Non, vraiment… Choisis ! Dit-il soudain.

- Quoi ?

- Choisis. Je te fais confiance, répéta-t-il.

- Mais enfin, c'est pour toi ! Ca sera ton oiseau !

- Et bien choisis pour moi. Vas-y."

Je lui jetai un regard interloqué.

"Mais… Et si celui que je choisis ne te plaît pas ?

- Je te fais confiance, répéta-t-il encore, visiblement campé sur ses positions."

Toujours aussi surprise, je commençai donc à regarder avec une plus grande attention les volatiles. En même temps, une partie de mon cerveau ne cessait d'avoir l'esprit rivé sur nos mains, toujours liées. Je n'osai pas retirer la mienne. Pourquoi il ne retirait pas la sienne au fait ? C'est lui qui m'avait tendu la main, donc c'était à lui de la retirer !

"Alors, tu as une idée ? Demanda-t-il.

- Je cherche… Soufflai-je en passant une des cages en revu.

- J'en ai vu un, dit-il.

- Lequel ?

- Ah… Mystère… Devine !

- Sirius ! C'est moi ou tu es en train de me tester ?

- Moi ? Naaann !"

Je levai les yeux au plafond, sans m'empêcher de rire devant sa tête de gamin. Soudain, mes yeux tombèrent sur un hibou grand duc. Il était magnifique. Des plumes d'un noir de jais, des yeux d'un bleu gris électrique…

"Je ne sais pas si c'est celui-là, mais j'en ai vu un magnifique. C'est toi, mais en piaf !"

Il haussa un sourcil avec un regard interrogateur.

"Ca veut dire que tu me trouves magnifique ?"

Il pensait sans doute que j'allai me mettre à balbutier comme une dinde. Mais non, je décidai d'entrer dans son jeu.

"Je ne vais pas dire que tu es un monstre de laideur. Au vue de la majorité de la population féminine de Poudlard, tu serais même un véritable canon."

Ses lèvres s'étirèrent en un sourire visiblement amusé.

"Et toi alors ? Fais-tu partie de la majorité de la population féminine de Poudlard ?

- Et bien… Dis-je en faisant mine de réfléchir. Je ne sais pas. A toi de voir ! Terminai-je en lui décochant un regard enjôleur."

Son visage légèrement surpris me montra qu'il ne s'attendait pas à ça de ma part. J'affichai un air victorieux.

"Et c'est celui-ci que j'ai choisi, continuai-je en lui montrant le hibou.

- Moi aussi, finit-il par dire."

Nous appelâmes le vendeur, qui sortit l'animal de la cage pour le mettre dans une autre plus petite. Vue de près, il était encore plus beau.

"C'est un oiseau très calme, dit-il. Je n'ai jamais eu aucun problème avec lui. Et il est très affectueux !

- Combien coûte-t-il ? Demanda Sirius.

- Je crois que ça ne te regarde pas, dis-je en fronçant les sourcils. Va attendre dehors.

- Je ne veux pas que tu te ruines !

- C'est ton cadeau. Alors va attendre dehors ! Répétai-je."

Il s'exécuta, me lâchant la main par la même occasion. Je me tournai vers le vendeur.

"Ca vous fera dix gallions, mademoiselle.

- Bien, dis-je en sortant mon porte-monnaie, vérifiant que Sirius n'essayait pas d'écouter de dehors.

- Oh ! Il ne regarde pas, pouffa le vendeur. En tout cas, permettez-moi de vous dire que vous formez un couple tout à fait charmant !"

Mon porte-monnaie tomba à terre en éparpillant son contenu sur le sol. Je me penchai en catastrophe pour tout ramasser, les mains tremblantes.

"Heu… Nous… nous ne sommes pas en couple, balbutiai-je en me redressant, les joues écarlates.

- Vraiment ? On ne dirait pas… répondit le vendeur avec un petit sourire."

Je lui déposai les dix gallions sur le comptoir, avant de prendre la cage et de sortir précipitamment de la boutique en bafouillant un « Au revoir » qui ressembla plutôt un à gargarisme.

"Tiens, voilà ton cadeau ! Dis-je à Sirius en lui tendant la cage.

- Merci !"

Il s'approcha de moi et me déposa doucement un baiser sur le front en enroulant son bras autour de mes épaules. Je restai figée, encore sous le choc de ce que m'avait sorti le vendeur.

Enfin, Sirius reprit le chemin vers le bar, me tenant toujours par les épaules.

Sans savoir pourquoi, je tournai la tête vers l'intérieur de la boutique de hiboux.

Le vendeur n'avait pas bougé de son comptoir, le petit sourire toujours imprimé sur son visage.

A suivre…

Alors, vos commentaires ? Bises à toutes et à tous ! Et si je ne poste pas avant : Joyeux Noël et Bonnes Fêtes de fin d'année !

Titre du prochain chapitre : « Moi… et l'Autre »