Coucou désolé pour cette longue absence, mais j'ai dû faire face à de gros problèmes personnels qui ne m'ont pas laissé le temps à l'écriture.
Enfin bref, me revoilà maintenant avec un nouveau chapitre, qui j'espère vous plaira, parce que moi j'en suis pas vraiment fan...

Le prochain chapitre est en cours d'écriture, donc il arrivera …. quand il arrivera. Mais n'ayez crainte je n'abandonne absolument pas cette fiction. J'ai tellement horreur de lire des fictions qui sont très vite abandonnées par leur auteur, qu'il m'ait impossible de faire de même.
Donc l'espace entre les chapitres sera peut-être un peu long quelques fois, mais je la terminerai jusqu'au bout.

Voilà , voilà, aller je vous embête pas plus longtemps et je vous laisse à votre lecture.
Et n'oubliez pas de me laisser un petit commentaire, ça me fait toujours très plaisir de les lire.


Chapitre 8 : Attraction et sanction

POV Alexiane.

En me réveillant ce matin je me sentais prête à déplacer des montagnes. Comme animé d'une soif de revanche, j'étais bien décidé à me donner à trois cents pour cents. En effet, à cause de ma blessure d'hier et de l'injonction du médecin, j'avais loupé toute une après-midi d'entraînement et ça je ne le supportais pas. C'est pourquoi ce matin, encore, je m'étais levé avant tout le monde. Malgré la douleur qui tiraillait ma jambe, je me fit violence et m'extirpais du lit avec précaution.
Une fois en tenue de combat, je jetais un coup d'œil furtif en direction de l'horloge qui trônait au-dessus de la porte d'entrée du dortoir : 6h45. J'hésitais un instant indécise sur le fait de réveiller ou pas mon Declan afin qu'il puisse se préparer en douceur. Je savais qu'il n'était pas du matin et qu'il aimait prendre son temps. Mais la vue de son doux visage endormi m'en dissuada. Oh ! et pis zut, je pouvais bien lui laisser encore quelques précieuses minutes de sommeil.
N'attendant davantage, je quittais la pièce d'un pas boitillant. Rrrrrrh saleté de blessure !
J'inspirais profondément et enfouis ma douleur au fond de moi. Aller Alex tu peux le faire, ce n'est qu'une petite blessure de rien du tout, me répétais-je comme pour me donner du courage.
Après un bref petit déjeuner revitalisant, qui pour moi, se limitait à un café au lait. Je pris la direction de la salle d'entraînement, bien décidais à rattraper mon retard d'hier.
Arriver à destination des bruits étranges attirèrent mon attention, c'était comme si quelqu'un s'entraînait au combat. Était-ce un autre novice aussi matinal que moi ?
Intrigué par le bruit, je m'avançai discrètement dans la salle et y découvris avec stupeur mon leader martelant de violent coup de poing un sac de frapper.
Il me tournait à moitié le dos et n'avait même pas pris la peine d'enfiler un tee-shirt, préférant dévoiler au grand jour sa musculature incroyablement aguicheuse. Je hoquetais de surprise et admirai avec envie ses muscles se contractaient au rythme de ses mouvements. J'aurai sans doute dû rebrousser chemin, ne lui prêter aucune attention et partir loin. Après tout c'était mon leader et il était totalement indécent de ma part de baver ainsi devant lui. Mais j'en étais incapable. Son torse galbé comme un dieu grec avait eu raison de ma morale et il m'était impossible d'y détourner le regard. Je sentis mes poings se fermer.
Mon Dieu qu'il était canon !
Si le concours du plus beau torse existait, il était sûr de remporter le premier haut la main. Je maudissais l'effet que ce corps de rêve provoquait en moi. Tout de même, il y avait quelque chose de franchement dérangeant de fantasmer ainsi sur mon leader, juste parce que physiquement il était la perfection incarnée. J'eus toujours pensé que c'était un truc de mec ça : être au bord de l'explosion devant une plastique de rêve. Pour calmer mes pulsions, j'enfonçais mes ongles dans mes paumes et fermais les paupières pour ne plus risquer d'apercevoir ce que je mourrais d'envie de toucher. Je tentais de retrouver ma santé mentale au fond du bourbier de lubricité dans lequel je m'étais enfoncée, quand la voix de ma conscience raisonna dans ma tête s'efforçant tant bien que mal de me ramener à la raison : Aller Alexiane ressaisis toi, c'est ton leader.
Ton leader, bon sang! Arrête de fantasme ainsi sur lui. Merde tu as pensé à Declan !
L'évocation de Declan me fit instantanément revenir sur terre. Quelle odieuse personne se faisait, baver sur mon leader alors que j'avais un petit ami aimant et attentionné.
Instantanément j'ouvris les yeux et fis demi-tour le plus vite possible, priant le tout-puissant pour qu'il ne m'ait pas vu le mater avec envie. Arriver dans le couloir, je me surprise à reprendre mon souffle, comme si tout ce temps j'avais retenu ma respiration.

Ce fut l'âme en feu et l'esprit confus que je tentais de mettre de l'ordre dans le chaos luxurieux dans lequel je m'étais fourrée. Mon comportement m'avait énormément déçue. Pour la première fois de ma vie, j'avais reluqué avec envie et sans le moindre scrupule le torse parfait d'homme et j'avais aimé ça. Je mettais même imaginer faire plus que me rincer l'œil. J'avais littéralement bavé sur cette plastique de rêve. Mais le pire c'était que c'était celle de mon leader ! Mon leader, MERDE !
Non mais quelle conne je fais !
Reluquer mon leader, l'homme qui pouvait me virer de la faction en un claquement de doigt.
Putain mais Alex tu joues à quoi ?!
Je me giflais intérieurement, sans comprendre pourquoi cet homme avait un tel effet sur moi. En trois jours dans cette faction, il m'avait : intimidé, effrayé, torturé et pourtant quelque chose chez lui me griser. C'est étrange mais il dégageait un je-ne-sais-quoi qui m'électrisait. Son arrogance, sa suffisance, son côté mâle alpha, sa musculature de rêve et son regard pénétrant provoquer en moi un subtil mélange de peur et d'envie.
Je sursautais quand je sentis de bras entouraient ma taille et des lèvres se posèrent sur mon cou.

Declan : Ça va ma puce ?

La voix douce de mon petit ami me ramena instantanément à la réalité. Je me retournai lentement et fis face à son délicat visage. Je le dévisageai un instant avec l'envie irrésistible de l'embrasser. Sans lui laissait le temps de comprendre, je posais mes mains de chaque côté de son visage et fondis sur ses lèvres comme si ma vie en dépendait. Je l'embrasser fougueusement, brutalement même, ce qui n'était pas du tout mon genre. D'habitude je suis douce et beaucoup moins entreprenante, le laissant diriger chacun de nos moments intimes. Mais cette fois-ci c'était moi aux commandes, j'en avais besoin, et quand je sentis ses mains pressaient mes hanches, je compris qu'il aimait ça. Après quelques secondes, il se sépara de moi à bout de souffle me fixant d'un air agréablement surpris.

Declan : Woaw, c'était pourquoi ça ?

J'avais les joues en feu et l'esprit hagard.
Hé merde, je lui dis quoi ?! Jamais je ne m'étais comporté ainsi ?!
Oh, rien c'est juste que j'ai maté et fantasmer sur notre leader torse nu et que j'avais besoin d'un truc pour calmer mes ardeurs ?!
Je secouais la tête pour enlever Eric de mes pensées, puis repris d'une voix enjouée.

Moi : Rien, j'ai juste eu une envie.
Declan : Mmmmh j'aime bien. Tu es devenue plus audacieux, jamais avant tu n'aurais fait ça. Ce baiser fut extra. Dit-il en faisant courir ses lèvres sur mon cou.

J'avais honte de moi, il avait adoré notre baiser, alors que moi … mmmh comment dire... je l'avais trouvé correct. Non pas que Declan embrassait mal, non, non, non, l'erreur ne venait pas de lui, mais de moi étrangement j'avais eu l'impression qu'il me manquait quelque chose...
Alors que je torturais mon esprit pour comprendre ce qui clochait chez moi, j'aperçus mon leader sortir de la salle d'entraînement. Il avait revêtu un t-shirt noir, qui moulait à la perfection ses abdominaux. Mon Dieu qu'il était beau. Il nous dévisagea un instant, puis pris la parole d'une voix autoritaire.

Eric : Je peux savoir ce que vous faites ?

Declan sursauta et se retourna visiblement nerveux.

Declan : Euh rien... on … faisait juste...

Eric fixait mon petit ami qui tentait par tous les moyens de formuler une phrase correcte. Puis doucement son regard se posa sur moi, me dévisageant avec insistance comme s'il cherchait à me déstabiliser. Ce qu'il réussit à merveille, son simple regard m'électrisait et m'envoûtait.µ
Je luttais de toutes mes forces pour retrouver ma santé mentale, quand par chance Declan, reprit la parole.

Declan : Rien, on s'en va ! Dit-il en agrippant ma main et me tirant en direction du réfectoire.

Une fois Eric à quelques pas de nous, mon petit-ami retrouva pleinement ses esprits.

Declan : Ce mec est dingue ! Il me fiche la trouille à chaque fois que je le vois.

J'acquiesçai silencieusement, tandis que je me giflais intérieurement. Putain Alexiane ressaisis toi et arrête de penser à lui. Cet homme est dangereux, et si jamais il découvre ce que tu es, tu es foutue !
Je secouais la tête forçant mon leader à sortir de mes pensées, sans y parvenir. S'en suit alors un débat absurde entre ma libido et ma bonne conscience. Bon, d'accord il était bâti comme un dieu, d'accord il était ultra-sexy, d'accord je l'avais reluqué avec envie, mais maintenant il fallait en finir. Ne plus penser à lui et se focaliser sur Declan. Eric était mon leader et il ne devait être rien de plus à mes yeux désormais, ma survie dans cette faction en dépendait. Voilà une sage décision !
Une fois que Declan eut fini de petit déjeuner nous nous dirigeâmes vers la salle d'entraînement où Quatre et les autres transferts nous y attendaient déjà. Nous prîmes place au milieu du groupe, comme si de rien n'était, espérant que notre retard ne soit pas remarqué. Mais notre instructeur nous regarda autoritairement.

Quatre : Vous êtes en retard !

Declan baisa les yeux et s'excusa maladroitement, avant que Quatre ne reprenne d'une voix neutre.

Quatre : Bon ça va pour cette fois.

Il croisa les bras et nous expliqua le déroulement de la matinée, qui sera focalisé sur les combats rapprochés. Après quelques minutes, il nous ordonna de nous échauffer en faisant trois fois le tour de la salle au pas de course, puis quelques étirements. Alors que j'allais m'élancer avec mes camarades, je sentis la main de Quatre me maintenir mon poignet.

Quatre : Comment va ta jambe ?
Moi : Ça va, j'ai un peu mal mais ça va. Dis-je en lui faisant face.
Quatre : Qu'est ce que le médecin a dit ? Tu peux vraiment reprendre l'entraînement ? Ce n'est pas un peu trop tôt ?
Moi : Euh non, non il y a pas de problème.

Je lui lançais mon plus beau sourire dans l'espoir qu'il gobe mon mensonge. Le médecin m'avait fortement déconseillé de reprendre l'entraînement aujourd'hui pour laisser ma jambe se reposer un peu, mais ça je ne le pouvais pas. Déjà qu'avoir loupé l'après-midi hier me rendais malade, alors toute une journée, non, non, non cela m'était inimaginable.
Mon instructeur me fixa, quelques secondes, septique.

Quatre : Tu es sûre ?!
Moi : Oui le doc a dit que je pouvais reprendre sans problème.

Ma voix se voulait sûre et je dois dire que j'étais assez fier de moi, je mentais à la perfection et lui semblait me croire. Yes, j'avais gagné ! Mais quand la voix de mon leader se fit entendre à deux pas de moi, je perdis tous mes moyens.

Eric : Que fait-elle ici ? Le médecin lui a ordonné de reposer sa jambe. Dit-il en se postant à côté de Quatre.
Quatre : Ah bon !? Tu m'as pourtant dit que tu pouvais reprendre sans problème ?!

Tous deux me fixait autoritairement, attendant patiemment que je craque. Malgré tout, j'arrivais à tenir bon. J'évitais le plus soigneusement possible le regard d'Eric de peur de faillir. Je focalisais toute mon attention sur Quatre, tentant par tous les moyens de le convaincre.

Moi : Il m'a juste conseiller de me reposer ! Mais ça va, je me sens bien et je suis totalement prête à reprendre l'entraînement.

Je pris appui sur ma jambe droite pour lui prouver que j'étais en pleine forme pour l'entraînement. Malheureusement pour moi, cette dernière n'était pas de mon avis, et donc choisi ce moment précis pour intensifier la douleur, ce qui malgré moi me fit grimacer.

Eric: Ah oui en pleine forme, on voit ça. Ria-t-il en échangeant un regard complice avec Quatre.

Après s'être bien moqué de moi et de ma pitoyable prestation pour tenter de les convaincre, ils se mirent d'accord ce le fait qu'aujourd'hui je serai au repos forcé. Obliger de passer ma journée à observer les autres transferts s'entraînait aux combats ?! Rrrrrh ça me saoule ! Je levais les yeux au ciel en soupirant de mécontentement.
Quatre tenta de me rassurer, me disant que tout ceci était pour mon bien, ce qui eut le don de m'agacer. Comment louper toute une journée d'entraînement pouvait m'aider ? Je ne faisais qu'accumuler du retard par rapport aux autres et ça me ronger de l'intérieur.
Une fois l'échauffement terminé, les transferts se mirent en place et commencèrent l'entraînement. Declan me jeta un regard aimant en passant devant moi.

Declan : T'es trop belle quand tu fais la tête.

Je lui souris et partis m'installer contre un des piliers en face des tapis de combat. Je n'avais pas le droit de n'entraînais soit, mais j'étais bien décidé à les observer méticuleusement analysant le moindre de leurs points faibles et fort, pour être 100% prête quand je serai apte aux combats.
En seulement cinq minutes d'observation je réussis à trouver le gros point faible de Declan : sa garde était beaucoup trop basse et il manquait affreusement de force, surtout du côté gauche. Ses frappes médiocres ne faisaient qu'à peine effleurer son adversaire qui dominait totalement le combat.
Je sursautais quand je sentis le torse incroyablement musclé de mon leader se colla contre mon dos. Je tentais à tous les moyens de faire revenir ma raison, en vain. Ce simple contact enflammer mon corps et mon esprit. Je me giflais intérieurement, maudissant au plus haut point ma faiblesse d'esprit.

Eric : Alors tu as aimé ce que tu as vu ?

Son souffle chaud caressait mon oreille à m'en faire perdre la tête.

Moi : Je …. hein quoi ? Demandais-je étourdie par l'exquise sensation qu'il provoquait en moi.
Eric : Ne fais pas l'ignorante, je t'ai vu me reluquer avec envie tout à l'heure... et j'ai adoré ça !

A ces mots, le peu de conscience qui me restait s'envola, tandis qu'il se pressa davantage contre mon dos pour mon plus grand bonheur.

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POV Eric

L'entraînement des novices avait commencé depuis quelques minutes, mais il m'était impossible de me concentrer sur autre chose qu'elle. J'avais beau tout tentait pour me sortir cette fille de la tête, rien n'y faisait, elle était partout dans mes pensées. Même quand je m'adonnais aux plaisirs de la chair, elle était là, envahissant mon esprit peu à peu. Et encore plus, depuis que je l'ai surprise à me mater sans le moindre scrupule, un peu plus tôt ce matin. Sentir son regard brouillant d'envie sur mon torse, avait embrassé mon corps plus que de raison, et l'interdiction de Max n'arrangeait pas les choses. Elle était comme le fruit défendu et le fait qu'il m'était impossible de la toucher la rendait irrésistible à mes yeux.
J'étais comme un gamin dans un magasin de bonbons. J'avais le droit de tous les goûters sauf un, et pourtant c'était le seul qui me fait envie.µ
Oh et pis merde, je suis un leader, je peux bien faire tout ce que je veux !
Sans plus attendre je m'approchais d'elle doucement. Elle était captivée par le combat qui se donner en face d'elle, pourtant il n'y avait pas de quoi c'était un combat pitoyable entre deux bras cassés. Enfin bref, je la vis se crispait quand elle me sentit tout proche d'elle, mon torse à seulement quelques centimètres de son dos. Je respirais son parfum un instant puis collais ma bouche à son oreille lui demandant si elle avait aimé ce qu'elle avait vu. Elle frissonna à mon contact et bredouilla une réponse incompréhensible, faisant mine de ne pas savoir de quoi je parlais. Ce qui eut le don de raviver mon désir. Elle voulait jouer …. très bien... nous allons jouer.

Moi : Ne fais pas l'ignorante, je t'ai vu me reluquer avec envie tout à l'heure... et j'ai adoré ça !

A ces mots, je me pressais davantage contre son dos, tandis que mes lèvres effleurèrent son cou si délicat. Rien à foutre si quelqu'un nous regardait, j'étais un des leaders et donc je pouvais faire tout ce qui me plaisais. Et pour l'heure ce qui n'importait, c'était mon désir pour cette fille et l'effet que je lui procurais. Car sa respiration saccadée et son corps frissonnant ne laissaient nulle place au doute : je l'attirais autant qu'elle m'attirait. Pourtant quand mes mains vinrent se poser sur sa taille elle me repoussa vivement et me fit face.

Alex : Arrête !
Moi : Pourquoi ? Tu adores ça !

Je me rapprochais d'elle pour la sentir de nouveau contre moi. Mais elle posa une main sur mon torse pour n'empêcher d'avancer davantage. Prenant soin de garder une distance entre son corps et le mien.

Alex : Non, c'est pas vrai. Dit-elle en regardant ses pieds.
Moi : Menteuse. Avoue que tu me désires ?! Que tu ne souhaites qu'une chose, c'est de toucher ce que tu as eu le privilège de mater tout à l'heure. Lui soufflais-je doucement.

Elle déglutit, secoua la tête de gauche à droite, puis me lança un regard autoritaire, ce qui la rendit encore plus irrésistible.

Alex : Non, non, pas du tout !

Malgré tout le mal qu'elle se donnait, elle semblait nerveuse, comme si ma seule présence à côté d'elle suffisait à la déstabiliser au plus au point. Mmmh j'adorais l'effet que je lui procurer, mais j'adorais encore plus celui qu'elle provoquait en moi : un subtil mélange d'agacement, d'excitation et d'appréhension. Aucune femme jusqu'à maintenant n'avait embrasé mon corps et mon esprit ainsi. Était-ce justement parce que aucune femme ne m'était interdite, jusqu'à elle ?! Sûrement. Ce qui voulait dire qu'une fois que j'aurai abusé de son corps parfait, elle sortira enfin de mes pensées. Bien décider à la faire craquer, je repoussais délicatement sa main et murmurais à son oreille d'un souffle brûlant de désir.

Moi : Arrêtes de lutter et profite.

Je m'attendais à ce qu'elle lâche enfin prise et qu'elle se laisse aller aux douces sensations que je lui procurais. Mais au lieu de cela, je sentis sa main s'abattre sur ma joue avec rage, comme si sa conscience venait subitement de refaire surface. Je n'y crois pas elle a osé me gifler.
Je la dévisageai quelques secondes, interdis, avant qu'une colère noire ne prenne le contrôle. Putain cette petite garce va me le payer. Je la saisis par la gorge et serrai doucement mon emprise jusqu'à ce que sa peau rougisse sous mes doigts, avant de chuchoter à son oreille d'un ton sombre.

Moi : Tu n'aurais jamais dû faire ça!

Je relâchai ma prise et la poussai violemment en arrière, la faisant trébucher sur le tapis de combat.
La salle entière s'était tu et observée attentivement ma réaction et la sanction qui allait tomber. J'adorais cette sensation car j'avais l'impression d'être un Dieu tout-puissant craint de tout le monde... enfin de tout le monde excepté d'elle... qui me fixait d'un air déterminé. Bon sang, qu'est-ce qu'elle pouvait m'agacer et m'exciter à faire sa rebelle !
Je la jugeais avec rage, cherchant une punition à lui infliger. Elle m'avait une énième fois humilié en public et cette fois-ci il était hors de question que je laisse passer, mon orgueil et ma fierté en avaient pris un coup. Une idée me vint en tête quand elle se releva d'un bond et me fis face d'un air hautain.

Moi : Tu veux jouer les grosses dures, très bien, alors jouons ! Dis-je en lui saisissant violemment le bras pour l'entraîner avec moi sur le tapis de combat.

Mon plan était simple : la mater une fois pour toutes pour qu'elle arrête de me tenir tête. En tant que leader, je ne pouvais pas me permettre de laisser une simple novice me défier et remettre en cause ma parole impunément.

Moi : Attaque moi ! Lui ordonnais-je.
Alex : Quoi ?
Moi : ATTAQUE MOI ! Tu te crois supérieure, alors montre-moi de quoi est tu capable!
Alex : Non. Dit-elle en s'éloignant.

Sans plus attendre je la rattrapai par les cheveux et d'un coup de pied bien placé l'envoyai valser sur le sol. Elle étouffa un hoquet de surprise, quand je me plaçais au-dessus d'elle, l'empêchant de se relever. Immobilisant d'une main ses poignets au-dessus de sa tête et de l'autre je lui saisis la gorge la forçant à soutenir mon regard noir.

Moi : La prochaine fois que tu me défies, tu dégages chez les sans faction, c'est clair ?!

Elle soufflât un « oui » à peine audible, puis gigotât pour se délier de mon emprise, en vain. J'étais en colère mais la sentir remuer sous moi m'amusais et surtout m'exciter. Je m'éloignais d'elle avant que mon désir ne devienne incontrôlable. J'observais mon public qui me fixait apeuré, j'adorais ça un simple regard de ma part et ils se chiaient tous dessus. Alors que j'allais répliquer, la voix de Max raisonna dans la salle, faisant sursauter les novices.

Max : Eric, il faut que je te parle, c'est urgent.

Il arborait une mine sévère, ce qui m'inspiré rien de bon. Après avoir lancé un dernier regard à ma petite proie favorite, je me dirigeais vers Max.

Moi : Ne me dit pas que tu es là pour me faire la morale ?!
Max : Non. Dit-il de sa voix sombre qui me fit comprendre que le problème était grave.
Moi : Qu'est-ce qu'il y a ?
Max : Un problème avec les sans faction, mais je peux pas t'en parler là, viens.

Puis il m'invita à le suivre dans son bureau, pour m'exposer le problème qui le tourmentait. J'aurai sans doute dû arborer une mine grave et m'inquiéter, car voir Max dans cet état ne présageait rien de bon. Mais au lieu de cela, je le suivais le sourire aux lèvres fier d'avoir enfin pu recarder ma petite blonde. Son regard apeuré et son corps sublime tremblant sous mes doigts m'avaient enivré plus que de raison. J'ignorais encore quand et comment j'allais mis prendre mais j'étais sûr d'une chose, tôt ou tard cette fille finira dans mon lit, hurlante et me suppliant d'abuser de son corps.

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POV Alexiane

Une fois Eric hors de ma vue, je me relevais péniblement, cherchant désespérément des réponses aux questions qui harcelaient mon esprit, mais en vain. Je n'arrivais pas à comprendre ce qui venait de se passer. Comment avais-je pu passer d'un moment hautement sensuel avec mon leader qui me faisait littéralement perdre la tête, à une remontrance musclée ?!
La voix autoritaire de mon instructeur brisa le silence pesant qui planer au-dessus de moi, et me fit prendre conscience que tout le monde avait les yeux rivés sur moi, comme si j'étais une bête curieuse.

Quatre : Aller bougez-vous ! Tout le monde reprend l'entraînement !

A ces mots, tous s'exécutèrent, y compris Declan qui passa devant moi d'un pas hésitant. Quand mon regard croisa le sien, j'eus subitement un pincement au cœur, effrayer à l'idée qu'il ait pu voir mon petit moment d'égarement avec Eric. Mais lorsqu'il m'envoya un regard plein de tendresse, je compris qu'il n'avait rien vu. Si tel avait été le cas, il se serait certainement jeté sur moi en m'insultant comme si j'étais la pire des merdes. Sa jalousie maladive et son sale caractère partaient au quart de tour dès que quelques chose l'énervait, et plus particulièrement dès que JE fessais quelque chose que monsieur désapprouvé. Alors imaginez sa réaction en me voyant dans les bras d'un autre?!
Je sursautais quand la main de Quatre se posa avec fermeté sur mon avant-bras, me forçant à quitter le tapis de combat. Une fois à l'écart des transferts, il me jugea de la tête aux pieds, avec ce qui me semblait être du dépit et une pointe d'amertume. C'était exactement le même regard que mon père me lançait quand mon comportement le décevait. Je le vis ouvrir la bouche à plusieurs reprises sans qu'aucun son n'en sorte, comme s'il cherchait ses mots sans jamais y parvenir. J'étais embarrassée, mon Dieu avait-il vu mon moment d'égarement avec mon leader ?! Argh ne sois pas idiote Alexiane, bien sûr qu'il a tout vu, sinon il ne se comporterait pas comme si tu étais une bécasse. Puis après un court moment qui me parut interminable, il prit enfin la parole.

Quatre : Tu dois aller à l'infirmerie.
Moi : Pourquoi ?
Quatre : Avec ta stupide manie de provoquer Eric, ta blessure s'est recouverte. Dit-il simplement en désignant ma jambe meurtrie.

Sans attendre davantage il m'empoigna avec autorité et m'entraîna avec lui hors de la salle.

Quatre : Phil ! Cria-t-il à un audacieux qui déambulait dans le couloir. Tu peux surveiller les transferts cinq minutes, je dois m'absenter ?!

Ce dernier acquiesça et pénétra dans la pièce, tandis que mon instructeur n'emmena rapidement jusqu'à l'infirmerie en silence. A peine arriver à destination, Roxy nous accueillit le sourire aux lèvres.

Roxy : Tiens, tiens, tiens encore toi. Dit-elle en me dévisageant.

Je lui répondis d'un petit sourire gêné, alors qu'elle m'invita à l'installer dans une salle d'examen, la même qu'hier. Je la vis discuter silencieusement à Quatre. Je devais être le centre de leur conversation, car à chacun de leurs murmures je sentais leurs regards pesaient sur moi. Après un court instant, Quatre disparut et Roxy s'avança dans la salle en me lançant un large sourire.

Roxy : Alors qu'est ce qui t'est arrivé ?
Moi : Dois-je vraiment vous le redire, car j'imagine que Quatre vous l'a déjà expliqué, non ?!.

Son regard enjoué et son sourire malicieux, me firent instantanément comprendre que Quatre lui avait exposé toute la situation, absolument TOUTE la situation...

Roxy : Oui en effet, il m'a tout dit.
Moi : Hé merde ! Soufflais-je en grimaçant.
Roxy : Ne t'en veux pas, Eric est un charmeur incorrigible, presque toutes les filles de cette faction son passer dans son lit, alors tu n'es pas la seule à tomber sous son charme…
Moi : Vous aussi ?

Elle ricanât silencieusement un instant.

Roxy : Moi ?! Non bien sûr que non. Enfin il a bien essayé, mais je n'ai jamais mordu à l'hameçon.
Moi : Mais je n'ai rien fait, je l'ai d'ailleurs repoussé.
Roxy : Oui je sais, à coups de poing, encore un . Rit-elle.

Je rougis subitement, me rendant compte de l'affront que j'avais fait à mon leader en public.

Roxy : En tout cas Eric doit vraiment s'intéresser à toi, pour que tu sois encore en vie, après ce que tu lui as fait. Je ne l'ai encore jamais vu laissé quelqu'un agir ainsi avec lui, sans en subir les conséquences. Tu es la première !

Je déglutis bruyamment, tandis qu'elle reprit son sérieux.

Roxy : Mais laisse-moi te donner un conseil : ne cède surtout pas à ses avances. Eric à beau être un mec diablement sexy et charmeur, il est surtout mauvais pire que du poison. D'autant plus que se taper un leader quand on n'est qu'une novice, c'est assez mal vu. En plus de ça, tu risque de t'attirer les foudres de Maggie. Elle pense qu'Eric est sa propriété donc si elle te voit tourner autour de lui, elle va sortir les crocs, et croit moi cette meuf est la pire des pestes, une vraie timbrée.
Moi : Pourquoi tu me dis tout ça ? Demandais-je un peu perdu.
Roxy : Parce que entre audacieuse on se soutient, non ?!

A peine avait-elle finit sa phrase qu'elle disparut derrière la porte, me laissant seule avec ses paroles qui raisonnaient en boucle dans ma tête.
Roxy avait raison, me rapprocher d'Eric était une mauvaise idée, la pire de toute. Cet homme était mauvais, dangereux et ne s'intéresser qu'à moi uniquement pour pouvoir me baiser. Et ça non, il était hors de question que ce devienne sa putain, juste bonne à écarter les cuisses, je méritais mieux.
Je me promis donc que plus jamais Eric hantera mes pensées. Qu'importe son charme incroyablement sexy et son corps de Dieu grec, il était et restera mon leader et rien de plus.