toujours pas à moi !
sinon dernier chapitre !
allez ... bonne lecture et enjoy !
11) Chaud? Chaud! :
Edward avait chaud. Il bougea, cherchant à se libérer des draps. Mais rien à faire, il continuait à avoir trop chaud. Le colonel n'arrêtait pas de le couvrir de couvertures, il n'arrivait plus à sortir du tas. Puis soudain il ouvrit grand les yeux. Il venait de se réveiller. Il voulut s'assoir mais un poids sur son torse l'en empêcha. Il tâta avec sa main pour découvrir une masse de cheveux.
-Envy, murmura-t-il.
Il ne pouvait pas voir son visage. Mais il pouvait sentir son sourire contre sa peau. Il sourit lui aussi et se rendormit.
Le jour s'était levé depuis un petit moment sur Central. Le soleil s'infiltrait par les volets. Edward gémit et maudit les volets complètement étanches qui n'existent pas. Il entendit Envy gémir lui aussi. L'homonculus dormait toujours. Edward le regarda se battre dans son sommeil contre la luminosité grandissante.
Il ne résista pas à passer une de ses mains dans la chevelure sombre. Celle-ci s'étalait tout autour de la tête de son propriétaire. Le blond regardait le visage de l'homonculus. Il suivit des yeux la ligne de la mâchoire, remonta sur les lèvres, observa les paupières qui papillonnaient. Il ne se lassait pas de le contempler. Il y avait si longtemps qu'ils s'évitaient.
Sans s'en rendre compte, Edward rapprocha son visage de celui d'Envy. Il s'arrêta à quelques centimètres des lèvres du vert. Il pouvait sentir son souffle chaud. Il entrouvrit la bouche, passa sa langue sur ses lèvres et aspira son expiration. Puis le blond réduisit la distance jusqu'à poser ses lèvres sur celle de l'endormi. Doucement par peur de le réveiller. Il ne se demandait même pas ce qu'il faisait là. Il ne lui vint même pas à l'idée de protester, de le virer de son lit. Non tout ce qu'il voulait c'était profiter de l'avoir là, à disposition.
Il l'aimait. Il s'en était rendu bien compte durant ses semaines où ils s'étaient évités. Maintenant, il se l'avouait bien volontiers. Maintenant qu'il était là dans son lit, sa raison partit en vacances et il laissa son envie de lui guider ses gestes et son corps.
Il se redressa et allongea Envy sur le dos. Il se positionna au dessus et commença à tracer une ligne humide sur le torse découvert du vert. Celui-ci continuait à se tortiller dans son sommeil. Edward posa ses mains sur le corps parfaitement fait du vert et les fit descendre. Il causa des frissons qu'il regardât se répandre. Il arriva au sexe du vert, qu'il trouva complètement durci. Il le caressa doucement, du bout des doigts. Puis il le prit dans sa main et commença une série de vas-et-viens.
Envy se réveilla d'un coup en sursautant violemment. Il se redressa, faisant tomber Edward terre.
-Bordel mais qu'es-tu fous?
-Rien … je te réveillais … je pensais que tu apprécierais.
Le blond s'était relevé et se massait le postérieur. Il regardait le vert légèrement énervé. Qu'est-ce qu'il lui prenait d'un coup?
-Et puis d'abord qu'est-ce que je fous là ?
-Ça c'est pas moi qui pourra te le dire, souffla le blond.
Envy était debout sur le lit, à poil et bien réveillé, enfin surtout une partie de son anatomie. Partie qu'Edward n'arrêtait pas de fixer. Il semblait perdu dans se pensées. En fait, Envy s'en voulait d'avoir céder à cette envie hier soir. Quelle idée d'aller s'installer dans le lit du blond. Maintenant il allait lui poser plein de questions et Envy n'avait aucune envie de subir un interrogatoire à peine réveillé. Aussi descendit-il du lit. Il passa près d'Edward, sortit de la chambre et alla s'enfermer dans la sienne. Il alla même jusqu'à se planquer sous la couette.
Edward regarda la porte se fermer, ahuri. Il n'en revenait pas . Il venait de se prendre un vent monstrueux. Lui qui pensait lui faire plaisir. Il se retrouvait comme ça bêtement au milieu de sa chambre. Son désir se transforma en colère. Ça n'allait pas se passer comme ça, foi d'Edward Elric.
Il se précipita vers la chambre du vert ouvrit en grand et commença à gueuler.
-Putain c'est quoi ton problème?
-Dégage le nain. J'ai pas envie d'en parler., lui répondit une couette.
Edward fulminait. Il s'avança et tira sur la couette. S'en suivit une bataille. Envy voulait rester tranquille et faire le point. Edward voulait une réponse. Il n'avait guère apprécier de se faire envoyer chier comme ça, surtout avec ce qu'il était en train de faire.
-Mais putain lâche moi!
-Non pas avant que tu ne m'ai répondu.
-Vas te faire foutre!
-C'est ce que je serai en train de faire si tu t'étais pas barré!
-Et puis qu'est ça peux te foutre?
-Ça me fait … que je veux savoir ce que tu foutais dans mon lit? … Je veux savoir pourquoi tu t'es barré? … Je veux savoir pourquoi on s'évite depuis presque un mois maintenant?
-Tu devrais plutot être content de plus m'avoir dans les pattes. Le méchant homonculus ne t'oblige plus à faire des choses.
-Non
Envy resta interdit devant le non sans appel du blond
-Non plus maintenant … tu sais très bien que je dis plus non … pour ce qui est de m'envoyer en l'air avec toi.
Ils s'étaient arrêté et se regardaient droit dans les yeux. Edward se trouvait assis sur Envy. La couette les séparant. Le rouge commençait à monter aux joues d'Edward.
-Tu … commença Envy n'arrivant pas à formuler sa pensée.
-Je … t'apprécie … beaucoup … Envy.
Là il était bien rouge. Il détournât le regard et commença à descendre d'Envy quand il sentit deux mains le retenir.
-Tu peux répéter?
Le blond se retourna et regarda Envy dans les yeux. Il y avait comme une lueur d'espoir dedans.
-Je t'apprécie beaucoup.
-Moi aussi, souffla le vert.
Edward n'en revenait pas, il y avait peut être de l'espoir.
Ils se regardèrent un moment sans rien dire. Heureux que l'autre ressente un petit quelque chose pour lui. Envy tira sur les mains d'Edward et celui-ci tombât sur le lit. Il se glissa alors sous la couette et vint se blottir contre Envy. Ils se firent face deux secondes avant de combler le vide. Leurs bouches se rencontrent après des semaines d'abstinence. Elle avaient faim l'une de l'autre. Ils mirent toute la passion, tout le désir, tout l'amour qu'il ressentait pour l'autre dans ce baiser.
Leurs mains partirent à la rencontre de la peau de l'autre. Chacun buvait les gémissements de l'autre. La température montât de quelques degrés. Très vite, les caresses se firent plus accentuées, plus sexuelles. Ils commencèrent un doux combat pour savoir qui allait dominer l'autre. Envy, comme à son habitude, voulut prendre les choses en mains. Mais Edward ne se laissait pas vraiment faire et il lui fit remarquer.
-Je peux savoir ce que tu as ce matin?
-Je voudrais terminer ce que j'avais commencer.
Envy le scruta un sourcil relevé, perplexe. Edward, au dessus de lui, lui sourit.
-Pourquoi? Demandât le vert interrogateur.
-Pourquoi pas? Répondit le blond joueur.
Ils s'observaient quand Envy sursautât.
-Non mais qu'est c'tu fous, là? Tu t'crois où?
-Je continue ce que j'avais commencer. Je te l'ai dit.
-Et si j'suis pas d'accord?
-Allez laisse toi faire.
-Pas question! Enlève ce doigt d'où il est!
-Non!
Et Edward enfonça un peu plus son doigt. Envy tressaillit et commença à se débattre, mais Edward l'avait coincé sous lui. Il commença par imprimer un mouvement de vas-et-viens à son doigt avant d'en rajouter un deuxième. Il prit possession de la bouche du vert. Celui-ci essayait de se défaire de l'emprise du blond mais n'y arrivait pas. Les sensations que diffusaient les doigts de son amant dans son corps commençaient à avoir raison de sa résistance. Résistance qui fondait comme neige au soleil.
Edward en profita pour faire pénétrer un troisième doigt. Envy se tendit et agrippa la tête du blond à pleine mains pour rapprocher son visage du sien. Il l'embrassa alors sauvagement. Edward se laissa faire. Il se doutait que s'était le seul moyens qu'avait trouvé le vert pour s'occuper et faire passer la douleur. Edward attrapa comme il put la virilité de son amant et se mit à le masturber, afin de le distraire. Ce qui marcha très bien. Il sentit le vert se détendre. Il entendit les premiers gémissements s'échapper de sa bouche. Il devait se contrôler sinon il allait le prendre avant qu'il ne soit complètement prêt. Et il ne voulait pas lui faire mal.
-Edo …
Il frissonnât en entendant ce surnom dans sa bouche.
-Oui , Envy?
-J'en peux plus …
-De quoi?
-Edo … prend moi …
-Attends … tu n'es pas encore prêt.
-M'en fous … prends moi … tout de suite!
Sans attendre sa réponse, Envy le bascula et s'empala sur lui. Ils crièrent tous les deux et restèrent immobiles quelques secondes, puis Envy commença à monter et à descendre sur la hampe bien dressé du blond. Mais celui-ci ne voyait pas ça comme ça. Il attrapa Envy par les hanches et se mit à lui imposer le rythme que lui désirait. Envy se laissa faire.
Cela ne lui allait pas.
Il se retira d'Envy, l'allongea sur le ventre, lui releva les fesses et le pénétra à nouveau. Il commença par imposer un rythme lent avant d'accélérer. Envy criait à chaque coup de butoir. Edward adorait ce son. Il voulait le faire crier encore et encore. Il continuait à le pilonner, butant sur sa prostate à chaque fois. Se sentant proche de la délivrance, il attrapa le sexe d'Envy et entamât des mouvements de main calqué sur les mouvements de son bassin. Bientôt ils atteignirent l'orgasme. Envy se déversa sur les draps. Edward éjacula en lui après trois autres mouvements. Il se laissa alors tomber sur le dos de son amant, le faisant s'allonger. Il le serra, comme il put, dans ses bras.
Ils reprenaient doucement leur respiration. Sentant le cœur de l'autre répondre au leur. Puis Edward se dégagea et s'allongea coté d'Envy. Ils se blottirent dans les bras l'un de l'autre. Aucun des deux ne voulait parler en premier.
-Qu'est ce qu'on fait maintenant?
Chacun avait compris ce que l'autre ressentait. Aucun des deux ne voulait se lancer en premier.
-Et si on faisait comme avant, commença le blond. Sauf …
-Sauf?
-Sauf que maintenant on est ensemble, non?
Edward regarda Envy, un lueur d'inquiétude dans les yeux. Envy le regarda son tour.
-Oui … maintenant on est ensemble.
Edward se jeta sur la bouche d'Envy, qu'il dévorât avec passion.
-Tu es prêt pour un autre round, on dirait.
Un sourire se dessina sur les lèvres du vert.
-Exact … tu me suis dans mon envie, Envy.
-Oh que oui!
Et le vert fondit sur le blond. Ils étaient tous les deux heureux. Et se le firent mutuellement savoir.
