« Kazunari-kun qu'est ce qu'il te plaît chez moi ? » Kuroko lui avait posé cette question un soir, le brun n'avait pas su quoi répondre. Il était resté muet, se contentant de fixer le plafond. En réalité il n'avait aucune idée de quoi répondre. Le bleu n'avait pas insisté devant le mutisme de son petit-ami et avait fermé les yeux. Takao lui n'avait pas dormit cette nuit là, cette question trottant dans sa tête encore et encore.
Inlassablement, il essayait de formuler une réponse convenable. Mais impossible, les mots ne sortaient pas.
Une semaine était déjà passé depuis qu'il avait rendu visite à Akashi, cinq jours depuis que Kuroko lui avait posé cette question toujours sans réponse. Il devait vraiment se changer les idées, ruminer dans son coin ne lui apporterais rien de bon. L'idée de sa sœur arriva à point nommé, elle avait proposé une journée au lac Biwa situé non loin de Kyoto, tout le monde avait été enchanté par cette idée et c'est donc toute la famille Takao et Kuroko qui partirent en direction du lac en milieu de matinée.
Une fois arrivé Takao avait déjà envie de se jeter à l'eau, s'était sans compter sur sa mère qui pensait certainement qu'il avait encore 5 ans...
-Kazu-chan, n'oublis pas la crème solaire.
-Mais maman !
-Pas de mais ! Tu veux ressembler à une écrevisse ?
-Non merci, le rouge ne me va pas au teint.
-Et c'est pareil pour tout le monde, surtout toi Hiroshi.
-Oui ma chérie, tu n'auras cas me la mettre.
Le regard lubrique de son mari fit rougir la pauvre Shiemi qui ne savait plus où se mettre. Takao ne fit pas attention à ses pervers de parents et se déshabilla, dévoilant ainsi son torse finement musclé.
-Tetsu-chan tu ne te mets pas en maillot de bain ?
-Euh si...
Kuroko n'aimait pas vraiment se mettre en maillot de bain, surtout devant tout le monde. Pas qu'il avait honte de son corps, mais disont qu'à coté de l'autre joueur il faisait pale figure. Il finit tout de même par se déshabiller et par montrer son corps blanc comme la neige.
-Mon garçon tu es vraiment blanc comme un cul !
-Oh Kuro-chan tu es un vampire ?
-Eh vous deux vous en avez pas marre des blagues de merde ?
-Mais mamie regarde c'est un vampire Kuro-chan !
-Tais toi donc petite sotte ! Le blanc c'est la pureté, mon garçon ne fais pas attention à ce qu'a dit le vieux, il est sénile ! Et n'écoute pas non plus Kanade, elle est comme son frère des fois...
-Ce n'est pas un problème Takao-san, j'ai l'habitude.
-Tu es vraiment un bon garçon, je suis contente que Kazu-chan t'ai choisi.
-Maman arrête tu le fais rougir regarde !
-Et bien ça lui donnera des couleurs !
-Tu dis après moi mais tu es pareille en fait.
-Tais toi Koaru je ne t'ai pas demandé ton avis.
-Je sais, de toute façon tu ne me le demande jamais tu n'en fais qu'à ta tête, comme la fois où tu as décidé de te faire tatouer la fesse droite, non mais franchement à passer 50 ans.
-Quoi ? Maman tu t'es fait tatouer ?
-Ben oui, mais l'âge ne compte pas, c'est dans la tête que ça se passe et moi j'ai encore 20 ans !
-Vous me donner des cheveux blancs tout les deux, vous êtes encore pire que Kazunari et Kanade...
-D'ailleurs en parlant d'eux, venez ici que je vous mette de la crème !
-Mais maman...
-Kanade vient sur mes genoux. Quand j'aurais finis, ce sera votre tour les garçons.
-Quoi ? Tu veux que Tetsu-chan et moi on vienne sur tes genoux pour que tu nous mettes de la crème ?
-Tu as une objection ?
-Takao-san, je pourrais la mettre à Kazunari-kun, si vous n'y voyez aucun inconvénient bien sur.
-Oh et bien si tu veux t'en charger vas y, voilà le tube de crème, ça m'arrange en fait, il ne fait que gigoter partout comme un têtard quand c'est moi...
-Maman tait-toi...
Takao finit par s'asseoir en tailleur devant Kuroko qui prit de la crème dans ses mains avant de l'écraser sur le dos du brun, celui-ci frissonna sous le contact froid de la crème. Kuroko massait son dos, c'était agréable. Un peu plus loin, Les deux grands-parents regardaient la scène.
-Regarde les ils sont mignons non ?
-Tu sais moi ce qui est mignon...
-Tu n'as pas de cœur.
-Je l'aime bien ce garçon, il est sympathique. Et puis je trouve qu'il correspond parfaitement à Kazunari.
-Tu trouves aussi ? Cela dit je le trouve étrange, j'ai l'impression qu'il a des absences parfois.
-C'est normal, il a l'air de beaucoup réfléchir, je pense que ce n'est pas facile pour lui en ce moment. Et puis il est quand même chez nous, les grands-parents de son copain, il doit se dire qu'il n'a rien à faire là. Il devrait être en vacances avec sa famille, pas la notre...
-C'est vrai. Mais je m'inquiète quand même pour lui.
-Pourquoi ?
-Si cela ne va plus avec Kazunari, où va-t-il aller ?
-Moi ce ne serais pas pour ça que je m'inquiéterais..
-Comment ça ?
-Il n'y a aucune chance pour que Kazu ou même Hiroshi et Shiemi ne le laisse comme ça. Et puis il n'y aucune raison pour que ça n'aille pas, on voit bien qu'ils sont amoureux l'un de l'autre, les yeux ne mentent pas et quand il se regarde on peut voir l'amour danser dans leurs pupilles.
-Tu es poète aujourd'hui.
-Cela dit ce qui m'inquiète moi c'est le voisin.
-Le voisin ? Les Akashi ?
-Oui, le fils. Quand je me promenais j'ai vu Kazunari rentrer chez eux, je ne sais pas pourquoi mais je suis sur que cela a un rapport avec Kuroko, le fils Akashi jouait avec lui au basket. Franchement je ne sais pas ce que ça veut dire mais ça ne m'inspire rien.
-On verra bien.
-Ouais. Bon maintenant passe moi une bière, j'ai soif.
-Vieux soûlon.
-Ne dis pas ça alors que tu vas t'en prendre une aussi.
-Santé.
Midorima avait mal au ventre. Il était malade. Surement à cause de toutes les sucreries qu'il avait ingurgité au parc d'attraction, son corps n'était pas habitué à autant de glucide. Du coup il était malade maintenant, c'était bien sa veine. Cloué au lit, ses membres lui faisaient mal, satanés courbatures, sa tête aussi le faisait souffrir, cela dit bien moins que son ventre. Il ne savait pas si c'était la fièvre ou la température extérieure qui lui donnait aussi chaud mais c'était insoutenable. Un vrai calvaire. Midorima détestait plus que tout être malade, il ne se sentait plus maître de lui-même. C'est pour cela qu'il avait développé une certaine phobie des microbes et surtout une maniaquerie inégalable. Mais malgré tout ses efforts il tombait encore entre les griffes acérées de la maladie, quel monde cruel et sans pitié !
Murasakibara quand à lui aimait bien quand le vert était malade. Étrangement ce dernier était incroyablement mignon quand il avait de la fièvre, certainement la faute aux rougeurs sur ses joues qui donnaient l'impression qu'il était embarrassé. Et puis il paraissait si vulnérable comme ça, bien que même en pleine forme il n'était pas une menace pour le géant. Cependant le violet ne se serait jamais douter qu'un excès de sucre provoquerait de tels changements dans le comportement de son petit-ami. Si d'habitude le vert était froid et autoritaire, lorsque la fièvre le prenait, il devenait aussi enfantin qu'une petite fille de 6 ans, un peu comme Kise en temps normal.
Ainsi si la télévision dans sa chambre n'avait été allumée que sur la chaîne découverte depuis le début des vacances, elle était maintenant sur la chaîne des dessins animés pour les 6-9 ans, le plus étonnant étant de voir le vert rire à gorge déployé aux blagues un peu débiles des personnages. Une vidéo d'un Midorima rigolant devant un épisode de Mon petit poney valait son pesant d'or c'est vrai, Murasakibara avait de quoi se faire une petit fortune avec ça.
Avec tout ça le joueur de Shutoku en avait oublié d'écouter son horoscope, voilà deux jours qu'il avait laissé Oha-Asa de coté, en fait peut être avait il oublier son existence, tant mieux personne n'allait lui rappeler.
Si la fièvre changeait la personnalité de Midorima, l'effet était encore pire avec les médicaments pour la soignée. Non vraiment, Murasakibara n'allait pas résister longtemps à son petit copain s'il continuait de se frotter à lui en l'appelant Atsushi-chin, avec les joues roses, le regard brumeux, les cheveux décoiffés et son tshirt défait. Adorable. Beaucoup trop adorable.
La journée suivait son cours, tout le monde se baignait dans l'eau rafraîchissante du lac, puis ressortait pour manger une glace, un bout de melon, ou simplement se reposer sur sa serviette (pleine de sable évidement). Vers l'heure du goûter, le couple de basketteur et la petite Kanade se rendirent à la petite cabane à une centaine de mettre de leur emplacement pour aller acheter des milk-shakes. La bas, les deux joueurs, surtout le brun, attirèrent les regards d'un groupe de filles qui les invitèrent à une partie de volley. Deux équipes de trois furent formé, séparant le couple. Bien sur Kuroko n'était pas d'une grande utilité pendant la partie, après tout il n'avait joué que deux fois au volley de sa vie et sa petite taille l'empêchait d'être utile pour défendre devant le filet. Au final l'équipe de Takao gagnait haut la main, les jeunes femmes se collant à lui à chaque point. Les deux paires de seins bronzés qui s écrasaient sur son dos le confortait vraiment dans ses idées : le torse plat et blanc comme la neige de Kuroko était une bénédiction. De son coté le bleuté n'était pas mieux lotis car chaque point marqué par l'autre équipe était un prétexte pour que les femelles serrent le pauvre joueur dans leur bras afin de se remonter le moral. Cependant quand la partie fut finit, Kuroko rejoignit le brun et l'embrassa pour le félicité. Douche froide.
-Hey les gars... Vous êtes... gays ?
-Oui pourquoi ?
-N'importe quoi, c'est une blague c'est ça ?
-Ben non...
-Donc ça veut que vous deux vous... Vous... Enfin par derrière ? Mais c'est dégueulasse !
-Et toi t'es pas dégueulasse peut être ?
-Tu veux quoi morveuse ?
-Je vous interdis d'insulter Kazu-onii-chan et Tetsu-chan ! C'est vous les dégueulasses avec vos seins qui débordent, votre maquillage de pute et votre bronzage !
-Kana-chan...
-Je vous interdis de les critiquer ! Ils sont gentils et ils s'aiment alors maintenant partez !
-Venez les filles on se casse, de toute façon ils sont pd c'est pas comme si on avait une chance.
Les quatre filles tournèrent les talons et partirent à la recherche de nouvelles proies.
-Je suis désolé...
-Pourquoi ?
-Je n'ai pas pu m'en empêcher elles m'ont énervé.
-C'est pas grave, juste, je ne veux plus que tu dises des mots comme ça, c'est pas beau dans la bouche d'une dame.
-D'accord chef !
Après cette mésaventure tout le monde s'octroya une dernière baignade, même la grand-mère de Takao avait revêtu son plus beau maillot de bain. Rouge à pois blanc avec des volants, visiblement elle avait oublié son âge et dévoilait sans gène son corps qui était tout de même bien conservé pour une femme de 58 ans.
Au trajet du retour tout le monde était exténué et après un bon repas bien mérité tout le monde était au lit. Il faut dire que nager ça fatigue, même si les deux joueurs étaient habitué à se dépenser, c'était assez différent de le faire hors d'un gymnase.
-Tetsu-chan, je suis désolé pour aujourd'hui.
-Pourquoi ?
-Eh ben avec ces filles, ça aurait du être à moi de réagir, pas à ma sœur.
-Tout comme ça aurait pu être à moi de le faire.
-Oui mais je veux dire...
-Ne te tracasse pas avec ça, ce n'est rien. Et puis tu en as assez fait pour moi jusqu'à présent.
-Il faut que je te dise quelque chose.
-Oui ?
-Tetsu-chan tu sais quand tu m'as demandé ce qui me plaisait chez toi, et bien je le sais. Et je sais aussi pourquoi je n'ai pu te répondre quand tu m'as demandé. C'est parce que tout me plait chez toi. Tes cheveux, leur couleur, leur douceur, leur brillance, l'état dans lequel ils sont quand tu te lève. Tes yeux, leur forme, leur intensité et en même temps leur vide, la façon dont ils m'accusent lorsque j'ai fait une blague nulle, la façon dont tu me regarde. Ta bouche, tes lèvres, ton rire, ton sourire, ta langue, tes baisers, ta voix, tes mots. Ton corps, ta petite taille, ta peau si blanche, si douce, si pure. Tes petites mains, encore plus quand elles sont dans les miennes. Ton odeur, un peu vanillée. J'aime même tes coudes et tes genoux.
J'aime quand tu me sers dans tes bras quand on est au lit, j'aime la façon dont tu mordilles mes lèvres quand on s'embrasse, j'aime ton petit rire quand tu me prends en flagrant délit de lecture de mangas pour filles, j'aime la façon dont tu fredonnes tes chansons préférés, j'aime les raclées que tu me mets sur Mario Kart, j'aime quand tu sursautes en regardant un film d'horreur.
J'aime aussi ton calme, non en fait je l'admire. Ta franchise. Et même ton coté sombre je l'aime, parce que je me dis que je pourrais peut être y apporter un peu de lumière. J'aime ta façon de jouer au basket, de vivre ta passion. J'aime que tu puisses échapper à mon champ de vision, et surtout j'aime le fait que mon cœur se brise quand c'est le cas. J'aime la façon dont je suis tombé amoureux de toi, j'aime notre première rencontre, nos premiers mots, notre premier rendez-vous, notre premier baisé, et tous les autres. J'aime être amoureux de toi, j'aime ne penser qu'à toi, ne voir que toi, vivre pour toi, vivre avec toi. J'aime la façon dont tu as chamboulé mon univers, la façon dont tu t'es immiscé en moi pour tout faire graviter autour de toi. Je t'aime et j'aime t'aimer. Quand tu vas bien comme quand tu vas mal, je serais toujours là pour toi, tu sais.
Kuroko ne répondit pas, une larme coulait le long de sa joue. Jamais on ne lui avait dit de tels mots. Takao l'embrassa, un baiser si doux et en même temps si plein de sentiments.
Chacun d'eux pouvait le sentir, c'était le bon moment. Ils étaient près. Chacun de leurs vêtements se retrouva éparpiller dans la pièce dont les seuls sons audibles étaient ceux de leurs gémissements, de leur souffle, de leurs corps se rencontrant, leurs bruits de plaisir. Un plaisir électrisant, si intense, puis vint la libération, celle qui vous fait lâcher prise le temps d'un instant. Chacun s'était offert à l'autre en gage de leur amour. Ca avait été un peu douloureux pour Kuroko au début, mais Takao avait été doux et patient, il avait fait en sorte que tout soit parfait. Et ça l'avait été. Une première fois comme beaucoup de filles en rêve, à quelques détails près.
Le sommeil les attrapa peu après.
-Mido-chin est ce que ça va ?
-Ouiiiii !
-Oh je crois qu'il est drogué ! Regarder moi ça il ne fait que de rigoler.
-Tu crois ?
-Mais pourtant on ne lui a donné que des médicaments pour la fièvre.
-Ils étaient peut être trop forts. Vous lui avez donné quelle dose ?
-La même que pour Atsushi.
-Pas étonnant alors, Atsushi fait 100kg, lui en fait 79...
-J'en fait 99 pas 100 !
-Pardon. En tout cas va falloir attendre que ça passe.
-Regardez-le, il suce son pouce !
-Il est mignon comme ça.
-Mais c'est MON copain pas touche.
-Je te le laisse, de toute façon je préfère ton ami avec le grain de beauté.
-Muro-chin ?
-Ouais lui, il est mignon.
-Il est trop jeune !
-La vie est injuste.
-Oh je vais le prendre en photo en train de sucer son pouce il est trop chou.
-Non je t'interdis !
-Allez Atsushi !
-Et vous croyez que si on lui met une robe il serait plus mignon ?
-Mais ça va pas la tête ?
-Non je sais on a cas lui dessiner des moustaches de chat et lui mettre ses oreilles du parc d'attraction.
-Non je ne suis pas d'accord !
-Mais pourquoi ? Ca va être sympa !
-Mais oui Atsushi arrête de faire ton égoïste un peu !
-Mido-chin, vient on va dans la chambre, ils sont trop chiant.
-Tu me porte Atsushi-chin ?
-Hein ?
-Comme Blanche-neige !
-Euh... Si tu veux...
Murasakibara pris le vert dans ses bras et monta, non pas sans mal, les escaliers qui menaient jusqu'à sa chambre où il déposa son paquet, sur le lit.
-Eh Atsushi ça finit par sushi, c'est marrant !
-Mido-chin...
-Hey sushi, embrasse-moi !
-Mais Mido-chin !
-Si tu ne veux pas je vais le faire alors.
Le violet eu à peine le temps de réagir que la langue du vert était déjà dans sa bouche. A ce rythme il n'allait pas tenir bien longtemps, c'était une vraie torture que de lui résister. Cela dit il fut bien obligé de se retenir car à peine deux minutes après, alors que les deux amants allaient passer à autre chose, le vert s'endormis d'un coup. La frustration du violet était énorme, il se promis de lui faire payer ça une fois rétablit.
Il était temps de rentrer à Tokyo pour la famille Takao. Bien entendu personne ne voulait rentrer, c'est qu'elle était agréable la maison des grands-parents, même Kuroko s'y sentait bien, et puis ce n'est pas comme s'il avait quelqu'un à retrouver à Tokyo, bien sur il y avait Kagami, mais ce n'était pas sa priorité à vrai dire. Il eu un peu de culpabilité en pensant au rouge, cela faisait deux semaines qu'il lui avait confié Nigou, faute de le laisser à ses parents. Il se demandait si cela c'était bien passer, et surtout si l'un des deux n'était pas mort. Ce choix avait été un peu cruel à vrai dire, il savait que le rouge avait une peur bleue des chiens mais il lui avait tout de même demandé de le prendre chez lui au lieu de quelqu'un d'autre. Il avait argumenté en disant que c'était la preuve de sa confiance absolue en lui et une façon de se faire définitivement pardonner pour sa bourde avec sa mère. Kagami n'avait pas pu refuser.
A peine rentrer le bleuté se rendit chez son ami. Il frappa à la porte de l'appartement du rouge qui lui ouvrit.
-Eh merde Kuroko...
-Bonjour Kagami-kun je vois que tu es content de me voir, ça fait plaisir.
-Désolé...
-Je viens reprendre Nigou.
-Euhm en fait je... euh...
-Il lui est arrivé quelque chose ?
-Non, non. Enfin si, mais rien de grave, enfin je crois. Il me semble. J'espère.
-Où est-il ?
-Et bien justement... En fait je le promenais dimanche, tant bien que mal. Cette bête est vraiment atroce en promenade je te jure, pire que tout.
-Abrège.
-Et bien j'ai croisé Kise, et il a sentit ma détresse et... Il l'a prit chez lui pour la semaine. J'ai essayé de refuser, de toutes mes forces, mais le chien me regardait, il était effrayant. J'ai paniquer et j'ai tendu la laisse à Kise en lui disant qu'il ne mangeait que des croquettes au bœuf.
-Donc mon chien est chez Kise-kun ?
-Oui...
-Tu es un crétin j'ai cru qu'il lui était arrivé quelque chose de grave. Bon merci Kagami-kun, et je suis désolé de t'avoir demandé ça, j'ai conscience que cela a du être difficile pour toi. On se voit cette semaine.
Pour tout dire Kuroko était soulagé, il savait que le blond s'était certainement bien occuper de son chiot, lui au moins ne tremblait pas comme une feuille à chaque aboiement. Cela dit il changea rapidement d'avis lorsqu'il découvrit son pauvre chien avec un énorme nœud rose autour du coup et du vernis bleu pastel sur les griffes.
-Kise-kun... Tu es courant que c'est un chien. Mâle d'autant plus.
-Mais enfin Kurokocchi il est trop mignon comme ça non ? C'est Momoicchi qui lui a mis le vernis.
-Mon pauvre Nigou qu'est ce qu'ils t'ont fait subir ?
-Je peux faire pareil avec toi si tu veux !
-Non merci...
-Oh dommage. Et tes vacances alors elles étaient bien ?
-Oui, je me suis bien amusé.
-Je vois. Et tu n'aurais pas...Comment dire...
-Crache le morceau.
-Tu as vu Akashicchi ?
-Je l'ai croiser le premier jour, il m'a inviter à boire le thé avec Takao-kun mais nous n'y sommes pas allé.
-Je vois.
-Pourquoi ?
-Comme ça.
-Kise-kun... Tu es peut être un bon mannequin mais tu es le pire acteur que je n'ai jamais vu.
-, en fait c'est parce qu'il m'a appelé la semaine dernière, me demandant des infos sur toi et Takao. Je ne suis au courant de rien alors je n'ai pas pu lui dire grand-chose. Je pense qu'il a du se tourner vers Midorimacchi...
-Certainement. Je lui demanderai, là il doit être chez Murasakibara-kun, je ne veux pas le déranger.
-Oui. Dis moi ça te dis un petit match cette semaine ? Avec Takao et Kagamicchi ?
-Pourquoi pas, j'en parlerai à Takao-kun. Bon j'y vais. Merci de t'être occupé de Nigou. Au revoir Kise-kun.
-Au revoir Kurokocchi, ce fut un plaisir.
Sur le chemin du retour, Kuroko ne s'attendait pas du tout à croiser cette personne. Et il n'en avait surtout pas la moindre envie, il essaya de cacher le plus possible sa présence mais c'était sans compter sur le chien qui l'avait reconnu et décida d'aboyer, attirant toute l'attention sur son maître.
-Tetsuya !
-Maman...
-Je suis si heureuse de te voir, ça fait longtemps. Tu vas bien ?
-Oui.
-Tu sais je suis désolé pour ce qu'il s'est passé. Tu sais j'ai honte de ma réaction. Je ne voulais pas te gifler mais j'ai été surprise. Et puis pour ton père...
-Ce n'est pas grave.
-Si ça l'est... Enfin bref. Tu sais j'aimerais... Enfin on aimerait que tu rentres à la maison. Ton père s'est calmé, et puis il est près a accepter ton orientation sexuelle. Alors, si tu pouvais...
-J'y réfléchirais.
-Vraiment ?
-Oui. Bon là je dois y aller, au revoir maman.
-Au revoir mon chéri, à bientôt j'espère.
Kuroko ne s'attendait pas du tout à ça. Bien sur il était bien chez les Takao, il aimait être avec Kazunari, mais il est aussi vrai que ce n'était pas chez lui. Il se sentait toujours de trop, il était accepter, plus qu'il ne l'avait jamais été chez lui, mais il y avait toujours ce blocage. Peut être qu'il devait rentrer après tout, sa mère avait vraiment l'air triste. Ça lui faisait mal.
Il n'arrêta pas de penser à cette rencontre tout le reste de la journée, retournant la question dans sa tête. Il pesait le pour et le contre, imaginait des scénarios, la réaction de Takao, et celle de ses parents.
Takao remarqua l'air absent du bleuté, à quoi pouvait il bien penser ? Il faudrait qu'il lui demande. Lui aussi avait pleins de chose auxquelles penser, la première étant Akashi. Il n'avait cessé de se questionner à son sujet, surtout sur ses dernières paroles, ses menaces. Vraiment ce garçon était étrange. Étrange et effrayant. Il plaça ses pensées dans un coin de sa tête avant d'aller se coucher, ce n'était pas bon de réfléchir à cela avant de dormir, il était sur d'en faire des cauchemars sinon. Kuroko lui semblait toujours ailleurs.
-Tetsu-chan je me demandais, pourquoi tu fixes toujours la lune avec un air morose ?
-Huh ?
-Je t'ai souvent vu la regarder en soupirant.
-En fait c'est... C'est à cause d'Aomine-kun. Une fois il m'a dit que je n'étais pas une ombre, mais plutôt comme la lune. La lumière de la nuit. Une lumière spéciale en quelque sorte. Et il m'a dit qu'un jour j'allais éclipser le soleil.
-Il a raison.
-Tu crois ?
-Oui, tu es spécial. Et puis tu l'éclipseras le soleil, à la Winter cup.
-On verra...
-Oui pour ça faudrait déjà que tu battes Shutoku, t'es mal barré !
-Seirin va gagner, ça ne fait aucun doute.
-Vous avez gagné une fois, il ne faudrait pas que ça devienne une habitude. J'ai beau t'aimer je ne te laisserais pas faire.
-J'espère bien !
Voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plu. Personnellement je ne l'aime du tout, ça fait la troisième fois que je le réécrit à cause de mon ordinateur qui plante, et du coup à chaque fois c'est de pire en pire... Pour me faire pardonner le prochain chapitre arrivera très vite. M'enfin s'il est pire que celui la ce ne sera pas une consolation... Bouuuh me frapper pas... :(
