Comme prévu, pour palier à l'état dans lequel doit sans doute se trouver tout ceux qui ont eu le courage de regarder "Everybody dies" hier. Je n'ai bien sur pas regarder, mais à ce qu'on m'a raconté, c'est pire que décevant, affligeant. Bref, ne nous arrêtons pas sur de tels choses, ni pensons plus ! J'espère en tout cas que vous apprécierez ce chapitre, pour lequel j'ai pris pas mal de plaisir à l'écrire. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas, comme toujours, à appuyer sur le gros bouton bleu afin de dire ce que vous en pensez, ça fait toujours plaisir ! Je ne vous retiens pas plus longtemps, je suppose que vous avez grand besoin de ce chapitre. Sur ce, je vous dis à la prochaine, et je vous embrasse ! See ya people :D
Chap' 11
Elle désirait le meilleur pour leur enfant, mais justement, quelle option était la préférable ?
- Mais pour te prouver que j'accepte tout autant que toi son arrivée, je veux qu'elle porte nos deux noms. Quitte à ce que, lorsque tu la présenteras, tu ne prononces que « Grace Ann Cuddy H. » , en prétendant qu'on t'a autorisé à connaître l'initiale et seulement l'initiale du donneur. Mais toi et moi, on sera les seuls à en savoir la vraie signification.
- Les donneurs sont censés demeurer anonymes House, ils sauront que je mens, susurra-t-elle, les yeux rivés sur la petite.
- Cuddy, on est médecins, on a plus accès que n'importe qui à ce genre de dossiers. Rappelle toi il y a déjà plusieurs années, quand tu voulais que je t'aide à trouver un donneur parfait pour tes FIV, lui rappela-t-il. J'avais réussi à amener le fan de Mozart dans ton bureau pour te montrer que si tu t'arrêtais à de tels critères, tu fonçais droit dans le mur. Il est donc parfaitement crédible que tu sois parvenue à connaître l'initiale de celui qui t'a permis de donner la vie.
Elle acquiesça doucement, tandis que la petite se mouvait dans son sommeil, toujours sur le ventre de sa mère.
- Pour le reste, je serais aussi présent que possible, déclara-t-il en caressant les boucles de la jeune femme. Pour elle, tout comme pour toi.
Tendrement, il approcha son visage du sien, frôla ses lèvres et déposa un doux baiser à la commissure de sa bouche. Tout en douceur, sans brusquer. Juste pour profiter du moment présent.
- Et en ce qui nous concerne, on voit comment on se débrouille. On se laisse du temps pour voir comment on arrive à se gérer. On fait de notre mieux et on voit où ça nous mène. Okay ? Lui proposa-t-il à demi-mots.
Elle ne répondit pas, la boule emprisonnée entre ses cordes vocales l'empêchant de prononcer un mot de plus. Mais l'un comme l'autre était bien conscient qu'ils mettraient en place cette option.
- Alors maintenant, tu me donnes la petite, et tu vas te coucher. Je resterais avec elle dans sa chambre pour m'assurer qu'elle respire correctement et que tout va bien, termina-t-il en prenant l'enfant dans ses bras.
Cuddy le suivit difficilement jusque dans la chambre en se retenant à chaque meuble ou pan de mur, car elle avait tenu à assister au coucher. Une fois la petite dans son berceau, elle en profita pour enrouler ses bras autour du cou du médecin, et se blottit tout contre lui. Il referma aussitôt ses bras sur elle, nichant sa tête au milieu de ses cheveux ébènes. Ils demeurèrent ainsi un petit moment, sans un mot. Puis, sentant que la jeune mère était épuisée et que son corps devait être plus douloureux que jamais, il la porta dans ses bras jusqu'à sa chambre, où il l'allongea sur le lit avant de baiser son front, de la couvrir avec le drap, et de regagner la chambre du nourrisson.
Là, il se pencha au dessus du couffin, promenant son doigt sur la minuscule joue de Grace, sans se presser.
- Tu vas faire le bonheur de ta Maman hein petite chose … Souffla-t-il avec tendresse. Alors si tu pouvais m'apprendre à la rendre heureuse, ça serait pas de refus. Parce que je l'aime très fort ta fabuleuse Maman …
Il se laissa ensuite retomber sur le fauteuil à côté, prêt à surveiller le bébé toute la nuit.
En milieu de matinée le lendemain, l'interdiction d'emprunter les routes fut levée, ainsi que les axes de transports dégagés de la fine couche de neige qui s'y était posée durant la nuit. D'un commun accord, les deux récents parents décidèrent qu'il était temps d'emmener leur fille à l'hôpital afin de lui faire quelques examens histoire de s'assurer de sa bonne santé. Ils avaient donc convenu qu'House se rendrait dans son service pour se pencher un peu sur son cas en cours, tandis que Lisa se chargerait de faire examiner Grace après avoir confié Rachel à Wilson le temps de la consultation.
Une fois le véhicule garé sur l'emplacement du Diagnosticien dans le parking souterrain, ils empruntèrent l'ascenseur, où Cuddy se chargea bien de répéter à sa fille qu'elle devait être sage avec l'Oncologue le temps que de gentils médecins s'occupent de sa petite sœur. Elle était plutôt stressée, effrayée de devoir faire face à ses employés qui se feraient sans aucun doute un plaisir de regarder Grace sous toutes les coutures. House caressait alors distraitement son dos le temps que la machine arrive au rez-de-chaussé, et que Lisa quitte cet espace clos en dirigeant la poussette de leur bébé. Avant que les portes ne se referment, il en profita pour l'admirer s'éloigner, discrètement. Perdu dans ses pensées avec l'image de ce sublime postérieur qui s'éloignait en tanguant, il sursauta légèrement lorsqu'un 'BIP'sonore lui rappela qu'il avait enfin atteint le premier étage.
Il parcourut les quelques mètres qui le séparaient de son bureau, et pénétra dans la pièce voisine où l'attendaient son équipe au grand complet. Taub, Foreman, Chase et Thirteen, tous penchés au dessus de leur copie du dossier, à chercher encore et encore ce dont leur patient pouvait bien souffrir. House poussa alors brusquement la porte, sortant ainsi tous les occupants de leur profonde léthargie.
- Alors les quatre mousquetaires, ça avance ? Fit-il en se laissant retomber mollement sur le fauteuil.
- Toujours au point mort. Son état ne s'améliore pas, il s'empire même d'heure en heure, fit Rémy, les yeux fixant un point au loin. Il fit tourner sa canne entre ses mains, et ferma les yeux. Il poussa alors un long soupir, serrant le pommeau dans sa paume. Il le sentait bien, il lui était impossible de se concentrer sur son cas. Non, une seule chose occupait son esprit, une chose à laquelle jamais il ne se serait cru capable de penser. Il ne pouvait pas s'arrêter de songer une seule seconde à cette image imprimée dans son esprit, cette image de SA fille dans les bras de Cuddy. Elles accaparaient ses pensées, plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé.
- House, vous nous écoutez au moins ? Le réprima Foreman,qui s'impatientait du manque de réponse et de réaction de son Boss.
- Désolé, j'essayais de vous imaginer avec une femme dans un lit, et bizarrement je ne vous vois pas du tout vous envoyer en l'air, se moqua alors l'infirme, avant de fixer le principal intéressé. Parce qu'il faut bien l'avouer, mais pour le moment vos Diagnostiques stupides ne nous mènent à rien.
- Une sclérose en plaques pourrait coller, poursuivit Taub, dans l'espoir que cela ferait avancer un tant soit peu le Différentiel.
- L'IRM n'a montré aucune lésion caractéristique d'une SEP, ni le prélèvement de liquide céphalo-rachidien, donc on peut écarter cette hypothèse, le coupa net Thirteen.
- Mais il pourrait s'agir d'une fibromyalgie, proposa alors l'Australien.
- Alors prélèvement du liquide cérébro-spinal pour vérifier d'éventuelles anomalies qui pourraient valider cette hypothèse, déclara House.
Les uns après les autres, les membres de la Team se levèrent et quittèrent la salle pour faire les analyses, laissant le Diagnosticien seul. Il en profita pour prendre place derrière son bureau, et se massa la cuisse après avoir enfoncé ses écouteur d'Ipod dans ses oreilles et avoir choisi un morceau de sa playlist.
Une bonne trentaine de minutes passèrent, et il était toujours plongé dans sa musique, son fauteuil tourné côté fenêtre. Il battait alors la mesure avec ses doigts sur ses cuisses, balançant la tête au rythme du morceau.
- Hum hum, fit une voix féminine en frappant doucement sur l'épaule du médecin.
Il tourna rapidement son siège, faisant face à la jeune femme. Il retira alors rapidement ses écouteurs, et plongea son regard dans le sien, avant de remarquer la poussette de leur fille.
- Alors ton cas ? Lui demanda-t-elle en prenant place sur le siège face à lui, tout en caressant la joue de Grace qui dormait paisiblement.
- Les jeunes cherchent à savoir s'il s'agit ou on d'une fibromyalgie. Et elle alors, tout va bien ? Fit-il en désignant la petite.
- Tout juste deux kilos pour environ 44 centimètres, fit-elle après avoir posé ses coudes sur la tête et mis sa tête en appui sur ses mains. La pédiatre a assuré que niveau pulmonaire, c'est plus que rassurant. Les corticostéroïdes ont fait leur effet, tant mieux. Elle a d'ailleurs été stupéfaite d'apprendre que j'avais accouchée à la maison, avec les moyens du bord et que pourtant le bébé se porte aussi bien.
- Tu lui as dit que c'était moi qui t'avait aidé ? Demanda-t-il alors, les yeux rivés sur la petite.
- Elle se serait doutée de quelques chose, alors j'ai menti, en prétextant que par chance, l'un de mes voisins était pompier et qu'il a pu me faire accoucher chez moi.
Il hocha doucement la tête, ne pouvant pas détacher un seul instant son regard du bébé.
- Le plus important, c'est que tout ailles bien, parvint-il à articuler.
Elle lui adressa un large sourire, et prit la petite contre elle lorsque cette dernière s'agita dans sa poussette.
- Wilson m'a félicité quand je lui ai confié Rachel, et il a assuré que Grace était vraiment craquante. Et tout ceux que j'ai croisé dans les couloirs et qui se sont penchés au dessus de son couffin n'ont pas cessé de me complimenter encore et encore, raconta Lisa en berçant le nourrisson tout contre elle. Alors aucun doute, elle fait déjà fondre tout le monde !
Il ne put s'empêcher de sourire, laissant même un petit rire franchir ses lèvres. La jeune femme le voyait bien, lui qui d'ordinaire n'aimait pas les enfants, il mourrait d'envie de la prendre dans ses bras. Sans plus attendre, elle se leva et s'approcha de lui, avant de placer Grace contre lui. Elle retint la tête du bébé le temps qu'il la saisisse correctement, puis se recula un peu pour les admirer tous les deux. Ses yeux brillaient, elle était rayonnante comme bon nombre de mères après avoir donné la vie.
- Tu restes encore un peu à l'hôpital pour ton cas, ou bien tu acceptes de me ramener à la maison avec les filles ? L'interrogea-t-elle alors tandis qu'elle caressait le petit crâne de Grace, qu'House serrait toujours contre lui.
- Je vous ramène toutes les trois. De toute façon le cas est stable pour le moment, les jeunes vont encore invalidé la théorie et on va revenir au point de départ, fit-il, son pouce frôlant la joue du bébé. Alors pas besoin que je reste plus longtemps à rien faire ici. Et puis, ma Boss rentre, alors je suis libre !
Elle leva alors les yeux au plafond en souriant, et approcha la poussette afin que le Diagnosticien y dépose leur fille. Il l'y allongea en douceur, avant que la jeune mère ne replace la couverture sur le petit corps.
- Descends maintenant, et attends moi dans la voiture avec les filles. J'irais voir Wilson en vitesse, pour qu'on ne nous voit pas partir ensemble. Sinon les rumeurs vont vite reprendre leur cours.
Elle hocha la tête, enfila de nouveau sa veste et sortit du bureau avec la poussette pendant qu'House lui tenait la porte. Un dernier sourire dans sa direction, et elle s'éloigna en balançant les hanches comme elle aimait le faire lorsqu'elle savait qu'il admirait sa démarche.
Il gagna ensuite rapidement le bureau de son meilleur ami, et y pénétra, comme à son habitude, sans frapper auparavant.
- Le principe qui consiste à toquer avant d'entrer dans une pièce t'échappe toujours ? Tiqua l'Oncologue sans même levé le nez de sur l'écran de son Macbook.
- La Boss vient de partir, la voie et libre, et tu tu continues à faire semblant de travailler ? Plaisanta l'infirme en guise de réponse.
- House, contrairement à toi, je ne fais pas SEMBLANT. Et s'il-te-plaît ménage la, elle vient tout juste d'accoucher, elle a besoin de repos.
- Je suis au courant, je l'ai vu dans le hall, elle est venue fanfaronner devant tout le monde avec ses deux mioches, lâcha-t-il sur un faux air de dédain, quoi que paraissant vraisemblable aux yeux de son meilleur ami.
- Loin de là, elle avait l'air plus que gênée que tous ses employés vient sa fille de si tôt. Mais après un accouchement prématuré et dans des conditions telles que celles auxquelles elle a du faire face, il était nécessaire qu'elle et la petite consultent un spécialiste pour s'assurer que tout va bien.
Wilson soupira un coup, déçu par le comportement adopté par le Diagnosticien. Il semblait déjà tellement haïr le nouveau-né. Mais le cancérologue était loin bien loin de la vérité …
- Ouais ben ça revient au même, enchaîna House, sur le même ton que précédemment. Quoi qu'il en soit, moi j'me casse, j'ai fini ma journée !
Son ami ne chercha pas même à l'en empêcher, de toute façon il savait que ce serait bien inutile. Il le regarda tout juste s'éloigner, préférant reporter son attention sur ses dossiers à remplir informatiquement.
Pendant ce temps, House en profita pour regagner les ascenseurs, où il s'adossa contre la paroi le temps de la descente. Son esprit était toujours préoccupé par une chose, une seule ...
TBC ...
