Bonjour/bonsoir!
Leila26 : Merci! J'aime beaucoup écrire ce genre de textes, j'espère qu'ils sont agréables à lire. Au plaisir de te voir repasser!
Disclaimer : tout à Kurumada et à la Toeï
Titre : Boire le jus d'orange à la bouteille.
Persos : Camus, Milo. Ooooh, ça sent l'originalité à plein nez! Ha... Non, attendez... Fausse alerte. Mes excuses.
Camus était confortablement installé dans le canapé beige à ressorts du huitième temple. Un éternel livre à la main, parfaitement à son aise dans les appartements du Scorpion, il avait poussé la commodité jusqu'à poser ses deux pieds, chevilles croisées, sur la table basse en bois dont la surface accidentée témoignait de la rudesse des événements dont elle avait été plus que le témoin malheureux. Apparemment, les sous-verres et le cendrier ne faisaient pas partie des équipements de la maison. Les sets de table non plus. Mais ni les aspérités du mobilier, ni les pieds qui y reposaient ne semblaient déranger le maître des lieux qui, venant de pénétrer dans le salon, vint immédiatement s'installer, la mine joviale, aux côtés de son hôte.
« - Dit mon Camus, si on allait manger en ville ce soir ? »
Camus se contenta de tourner légèrement le poignet pour jeter un coup d'œil à sa montre.
« - Il est trop tard Milo, il est déjà vingt heure quarante. Le temps de nous préparer, de quitter le Sanctuaire et de faire le chemin jusqu'à Rodario, les restaurants ne nous accepteront plus. Surtout si on n'a pas réservé .
- Oh. Bon. Tant pis. »
Milo s'avachit un peu plus contre le dossier et resta quelques secondes en silence, promenant un regard aléatoire dans la pièce.
« - On se fait un plateau alors ? Juste de quoi grignoter.
- On a déjà fait ça hier. Ce n'est pas très sain de manger de cette manière tous les jours. Et cela ne me dérange pas de préparer moi-même quelque chose tu sais. Tant que j'ai ce qu'il faut. »
Les prunelles de Camus quittèrent les pages noires de lettres cyrilliques et se plantèrent sur le jeune grec à la mine basse et aux joues coupables.
« - Ai-je ce qu'il faut ? »
De plus en plus nerveux, Milo se mis à gigoter.
« - Hum… Il…doit y avoir des œufs et… des poivrons. Il y a du riz aussi et… Hum…
- Tu n'as rien fait n'est-ce pas ? coupa Camus, cinglant.
- Je… Je…
- Milo, je sais que tu n'as rien fait. Tu te débats comme un poisson hors de l'eau.
- Mais il y en a tellement ! craqua le chevalier du Scorpion, les mains crispées en direction du ciel et les yeux implorants, brillants de contrition.
- Ça n'aurait pas atteint ces proportions si tu avais été plus rigoureux. C'est pourtant simple, nous nous étions mis d'accord.
- Je me suis laissé submerger…
- C'est un fait.
- C'en devient presque un problème plus psychologique que physique…
- C'est intolérable Milo.
- J'ai besoin d'aide Camus !
- Hors de question ! Tu ne m'as pas aidé la fois où le couvercle du mixeur s'est ouvert et a projeté de la sauce tomate un peu partout.
- J'aurais bien voulu t'aider !
- Tu t'es évanouit Milo.
- J'ai cru que c'était du sang et que les lames t'avaient tranché la main ! J'ai eu peur pour toi !
- Ça m'a fait une belle jambe.
- Je ne te savais pas rancunier.
- Ne détourne pas l'accusation, là n'est pas le sujet, et tu le sais très bien. Ce que tu as à faire, tu dois le faire seul.
- …
- Écoute, ça ne sert à rien de continuer à fuir. On ne va pas se mettre à boire le jus d'orange à la bouteille ou à piquer dans les boîtes de conserve avec des cure-dents. Cette vaisselle, il va bien falloir que tu la fasses, et ne compte pas sur moi pour céder sur quoi que ce soit.
- Vient avec moi…
- C'est une plaisanterie !
- Pitié, mon Cœur, s'il te plait… Ça passera plus vite si tu es à mes côtés… »
Camus dévisagea Milo dont l'attitude toute entière criait la supplique et le repentir sincère.
« -Bon, très bien, annonça le Verseau en claquant son livre, je viens m'installer à la cuisine. »
Un peu réjouit, le grec se leva, entrainant son cher et tendre à sa suite.
« -Hé, dit, Camus…
- Non.
- M… Mais…
- Ne cherche pas Milo, à tout ce que tu pourras me dire ce soir, tant que la vaisselle restera du mauvais côté de l'évier, ce sera non. »
Hébété puis boudeur, le Scorpion se mis en place et attrapa l'éponge. C'est sûr, on ne l'y reprendra plus.
Sûrement.
Ha! Comme promis, j'ai mis moins de temps que la dernière fois pour publier (d'un autre côté, ce n'était pas si difficile). En fait je n'arrivais pas du tout à me remettre dans les textes que j'avais débutés, ce qui me frustrait grandement, et voyant le temps libre que j'avais à ma disposition venir à sa fin sans que rien n'ai été fait, j'ai pris une décision grave : je me suis donnée une heure pour écrire un texte, bon ou mauvais, quelque soit le sujet. Et voilà le résultat. Autant vous dire que la fin me donne des urticaires : ouuuuuuh que c'est mauvais! Mais bon, c'est ainsi, je n'ai rien trouvé de mieux.
Je ne désespère pas de poursuivre les autres textes cependant!
En espérant que cela vous ai plus !
A bientôt.
