Disclaimer complet dans le chapitre 1
Note de la traductrice : Encore un autre chapitre ! Vous voyez que le rythme ralentit un peu, parce que je traduis d'autres chose en même temps et que je commence à m'atteler aux révisions du vrai concours cette fois. Mais ça me détend vraiment de traduire pour vous, surtout que je trouve cette histoire juste formidable ! Bonne lecture ^^
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Hermione Granger marchait dans un couloir désert en s'éloignant du bal de Noël. Elle marcha jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus entendre la musique, et qu'elle sente le soulagement s'emparer d'elle. La soirée ne s'était pas bien passée du tout.
Elle s'était rendue seule au bal de Noël est s'était sentie comme la cinquième roue du carrosse toute la soirée. Harry et Ginny avaient essayé de rester avec elle, mais elle sentait qu'elle leur gâchait leur soirée. Ron et Lavande s'étaient à peine montrés avant d'aller se cacher Merlin savait où pour baiser. Tous les autres étudiants l'avaient ignorée ou avait semblé craindre qu'elle ne les condamne pour une quelconque infraction aux règles. Du coup, elle avait passé la plupart de la soirée à errer sans but et à boire toute seule son jus de citron. Comparé à la nuit dernière, ce bal de Noël était un désastre.
Elle essaya de lister toutes les différences entre les deux époques pour s'amuser. Elle était toujours la même personne, mais pour une raison inconnue, les étudiants de 1977 semblait beaucoup plus l'apprécier. Ce soir, elle avait essayé de danser avec un groupe d'inconnues, mais avait surtout eu l'impression qu'elles se moquaient d'elle. Les seules personnes, à part Harry, Ron et Ginny, qui semblaient apprécier sa compagnie étaient Neville et Luna, mais suivre leur conversion sans queue ni tête lui était devenu insupportable. Même ses cheveux et ses vêtements semblaient être moins harmonieux dans cette époque.
Hermione se retrouva donc dans un jardin de roses, à espérer que le temps passe plus vite, pour qu'elle puisse retourner dans la Grande Salle aider au rangement, comme promis. Elle se lança un sort de chaleur, s'assit sur un banc et sortit un livre de sa poche, qu'elle enchanta pour qu'il prenne sa taille normale. Elle passa presque une heure dans cette silencieuse solitude, à lire les nouvelles méthodes issues de l'Arithmancie chinoise, pour calculer le mouvement de la l'énergie.
« Même vous, Mlle Granger, » dit une voix familière derrière elle, « ne devriez pas étudier pendant le Bal de Noël. »
« Bonjour, professeur, » dit-elle en continuant sa lecture sans même lever les yeux.
« Mlle Granger, les étudiants ne sont pas autorisés à se rendre dans cette partie du château durant le Bal de Noël, » dit-il et elle entendit ses pas se rapprocher.
« Très bien, » dit-elle brusquement en se levant. « Je vais retourner lire dans la Grande Salle. »
« Qu'est-ce qui ne va pas chez vous ? » demanda-t-il en se tenant devant elle.
« Tout va bien chez moi, monsieur, » dit-elle pensivement en passant à côté de lui.
Il lui agrippa le bras, l'empêchant d'aller plus loin. Elle se retourna pour l'observer, et il remarqua la tristesse qui emplissait ses yeux
« Hermione ? » demanda-t-il.
« J'ai juste pitié de moi, » dit-elle en serrant son livre contre elle. « Ça ira mieux demain matin. »
« Tu veux dire en 1977, » dit-il en l'examinant.
Elle croisa son regard et détourna les yeux.
« Hermione, tu ne dois pas... » commença-t-il en lançant retomber sa main.
« Je ne dois pas trop m'attacher ? C'est ça que tu veux dire ? » lui demanda-t-elle.
« Je pense que tu as juste besoin de comprendre que ta vie est ici, » dit pensivement Severus.
« Ne me le rappelle pas, » dit-elle en écrasant une pile de neige du bout du pied.
« Qu'est-ce que ça veut dire ? » demanda-t-il, surpris.
« Ça veut dire, » dit-elle en observant un coin sombre à côté de lui, les larmes aux yeux. « Qu'à l'instant même, je trouve 1977 plus attrayant. »
« A cause d'une nuit ? » demanda-t-il, incrédule.
« Non, » dit-elle tristement. « Parce qu'en 1977, j'ai des amis, et des gens qui m'aiment. Je me suis amusée au Bal de Noël ! J'ai ri et parlé avec tout le monde, et ce n'était pas juste histoire d'une nuit. C'est toujours comme ça là-bas. »
« Et ici ? » demanda-t-il, intéressé.
Elle réfléchit pendant quelques minutes avant de lui répondre. Son regard était perdu dans le vague, mais lui l'observait.
« Ici, je suis la Préfète qui va au Bal toute seule. Je suis la meilleure amie pour qui on se sent désolé, et avec qui on essaie de rester même si on préférerait être seul avec sa copine. Je suis la fille qui n'est ps à sa place, et qui ne danse pas, et qui... »
Severus lui agrippa soudainement la main et la tira à lui, plaçant une main sur sa taille et se saisissant de son livre de l'autre. Il laissa tomber le livre dans la neige et l'observa.
« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda-t-elle, surprise, essuyant une larme sur sa joue avant de s'accrocher à ses épaules.
« Je danse avec toi, » dit-il en commençant à bouger doucement.
« On va nous voir, » dit-elle en regardant le couloir désert par-dessus son épaule.
« Je les ai tous dégagés il y a une demi-heure, » dit-il en leur faisant doucement parcourir le petit jardin.
« Il y a une demi-heure ? » demanda-t-elle, surprise. « Tu étais là depuis tout ce temps ? »
Il ignora sa question et continua sa lente danse.
« Où as-tu appris à danser comme ça, Severus ? » demanda-t-elle tandis qu'il la faisait tourner gracieusement dans ses bras. « Tu n'étais pas... »
« Les bals des Mangemorts, » dit-il avec nonchalance.
« Ah, » dit-elle en comprenant soudainement. « Au moins, ils étaient assez civilisés pour danser. »
Il rit à ce commentaire. « C'était la crème de la société quand ils ne maudissaient, ni ne torturaient pas des moldus ou des Nés-moldus. »
Elle rit aussi et ils continuèrent à danser.
« Hermione, ce n'est pas parce que ces... idiots ne savent pas t'apprécier que ta vie est moins bien ici que là-bas, » dit-il en la sentant se serrer plus fort contre lui. « Tu ne peux pas comparer les deux, pas comme ça. »
« Et pourquoi pas ? » demanda-t-elle en se sentant frissonner.
« Tu es une personne différente, parce que tu réagis et interagis avec des personnes et des circonstances différentes, » expliqua-t-il en les menant à travers le jardin. « Tu n'es pas la même dans ces deux époques. Quand tu auras compris ça, tu pourras apprécier les deux époques pour ce qu'elles sont. »
« Et qu'est-ce qu'elles sont ? » demanda-t-elle.
« Eh bien, » dit-il pensivement. « Cette époque est la réalité, et 1977 est un reflet. Peut-être que tu peux prendre l'une de tes meilleures qualités de 1977 et l'incorporer dans cette époque. »
Elle posa sa joue sur son torse et le sentit se raidir.
« Non, je ne peux pas, » dit-elle doucement.
Il savait qu'elle parlait de lui et s'arrêta de danser pour l'écarter doucement de lui.
« Pourquoi es-tu venu ici, Severus ? » demanda-t-elle en observant son visage hermétique. « Ma réalité de 1997 n'inclut pas en temps normal de danser avec mes professeurs au clair de lune. »
« Je...je m'excuse, » dit-il en s'écartant d'elle. 'je n'aurais pas dû... »
« C'est ici que nous l'avons dit pour la première fois, » dit-elle en s'agrippant les bras. Ils s'étaient dit ici qu'ils s'aimaient, en 1977.
Elle le regarda sortir du jardin il s'arrête à l'entrée du couloir vide, lui tournant toujours le dos.
« Severus, » dit-elle en s'approchant de lui et en lui touchant timidement le dos avant d'appuyer sa tête contre son épaule.
Elle le sentit se pencher légèrement vers elle.
« Merci pour cette danse, » murmura-t-elle avant de le sentir s'écarter. Elle le regarda s'éloigner dans le couloir vide en pleurant silencieusement.
