Disclaimer: ...

NT: Merci Trizfores...

NT*: Alors petite explication après les reviews que vous m'avez envoyé. Si Severus arrive si facilement à accepter que Sebastian soit son fils, c'est que le simple fait qu'il arrive a calmer Sebastian rien qu'en le prennant dans ses bras est la preuve irréfutable que c'est bien son fils. Pourtant, il ne comprend toujours pas comment il a été conçut. Voila j'espère que ça vous aura aidé.

NT**: Voila les explications...

Bonne lecture...


Chapitre 11

Lucius était submergé par la culpabilité. Il était assis sur une chaise, dans le bureau de Poppy. Ses yeux étaient encore gonflés d'avoir pleuré. Pour l'instant, les larmes s'étaient taries, même s'il avait voulut continuer à pleurer, il n'aurait pas put. Minerva lui avait fait boire une potion calmante car, au moment où Hermione avait fait un arrêt cardiaque, il était devenu hystérique.

Pour son propre bien et surtout pour qu'il ne voit pas Hermione, il avait été traîné jusque dans le bureau de l'infirmière. Lucius avait échoué. Il avait promit qu'il ne voulait pas seulement protéger Sebastian, mais Hermione aussi. Il avait échoué. Même s'il était complètement accaparé par sa propre culpabilité, il pouvait entendre la discussion qu'avaient ses trois amis dans la chambre.

"Severus, tu me déçois !" dit Minerva les bras croisés sur la poitrine. "Séduire une élève ?!"

"Je n'ai jamais rien fait de tel" dit Severus en lançant un regard vers Sebastian qui se faisait bercer par Albus, toujours profondément endormi. Le vieil homme avait les yeux pétillants et fredonnait une berceuse à l'enfant.

"Oh, s'il te plait Severus ! Regarde Sebastian. Il est clair qu'il a été conçut l'année dernière, avant que l'année scolaire ne soit finie. Tu as eut des relations sexuelles avec une élève !"

"Minerva, je n'ai pas fait une telle chose !"

"Alors, comment expliques tu son existence ? Il est ton fils…"

"Assez Minerva" l'interrompit Albus. "Il n'est pas nécessaire de l'interroger si durement. Il y a des questions plus importantes que nous devons nous poser. Le petit Sebastian est l'enfant de la seconde prophétie." Ce n'était pas une question. Avec une mère Gryffondor et un père Serpentard, il était facile d'en déduire qui il était. Et avec les capacités magiques dont avait fait preuve Sebastian plus tôt, il n'y avait plus aucun doute.

Cependant, Minerva n'interrompit pas son interrogatoire. Elle était plus qu'outrée. Son élève préférée couchant avec un professeur. "Pourquoi Severus ? Pourquoi as-tu séduit une étudiante ?"

"Je ne me rappelle même pas avoir eut des relations sexuelles avec elle, ni avec aucune autre élève d'ailleurs" déclara t il fermement. "Vous pouvez utiliser du Veritaserum si ça vous chante, vous aurez toujours la même réponse."

"Ne me mens pas ! C'est arrivé…"

"Il ne ment pas," intervint finalement Lucius. Il les regarda alors que trois têtes se tournaient vers lui, affichant des mines interrogatives. "Il n'a jamais séduit d'élève et n'a, non plus, pas eut de relation sexuelle avec aucune d'elles. Nous savons tous qu'il ne ferait jamais rien de tel."

"Ne me dites pas que Sebastian a été conçut par une sorte de… d'immaculée conception" dit Minerva.

Soudain, la porte de l'infirmerie s'ouvrit.

"Lucius !" s'exclama Narcissa quand elle vit son mari assis sur une chaise. Draco était juste derrière elle. Elle courut vers Lucius et enroula ses bras autour de lui.

Hagrid était lui aussi entré dans l'infirmerie, mais avait prit le temps de refermer la porte derrière lui.

Lucius, même si une part de lui était heureuse de retrouver Narcissa après ce qui lui paraissait des siècle, ne put lui retourner son étreinte. Sa culpabilité envers Hermione surpassait tout autre sentiment.

"Hagrid m'a dit que tu étais là," dit Narcissa en s'écartant. Ses mains le touchaient partout où elles pouvaient l'atteindre. La tête, la poitrine, le dos, essayant de voir s'il n'avait pas été blessé de quelque manière que ce soit. "Tu es blessé ?" demanda t elle en voyant son regard inquiet, triste et fatigué. "Lucius, s'il te plait, dis moi ce qui ne va pas."

Doucement, Sebastian se mit à pleurer. Ses petits bras s'emmêlèrent dans la barbe d'Albus alors qu'il gigotait.

"Il a faim" dit Lucius en prenant le biberon posé sur le bureau. Il avait été préparé un peu plus tôt, par un elfe de maison, pour Sebastian. Lucius se leva de sa chaise, passa devant sa femme et continua jusqu'à Albus. Il avait changé de chemise et était à nouveau propre. "Viens avec Oncle Lucius" dit il doucement en prenant Sebastian dans ses bras.

"Qui… Qui est ce ?" demanda Draco

"Voici Sebastian" répondit Lucius en levant le biberon, permettant ainsi à Sebastian de téter.

"Mon fils" ajouta Severus.

"Fils ?" demanda Narcissa perdue.

"Crois moi Narcissa, je ne savais rien de lui jusqu'à il y a quelques heures" dit Severus.

Sur ces mots, Poppy ouvrit la porte et commença à parler immédiatement. "J'ai réussi à arrêter l'hémorragie interne d'Hermione. Elle n'est pas encore sortie d'affaire, elle va rester dans un état critique et sûrement dans le coma pendant un certain temps. Il y a de bonnes chances qu'elle s'en sorte." Sans rien ajouter, elle referma la porte.

"Granger ?" demanda Draco. "Qu'est ce qui se passe ici ?"

"Tu as entendu ça Sebastian ?" demanda Lucius en souriant, croisant le regard de Sebastian. "Maman va aller mieux." Il embrassa la tête de Sebastian et continua à lui parler. "N'es tu pas mon courageux petit garçon qui essayait de protéger sa maman."

Les autres les regardaient, étonnés par la relation qu'avait établit Lucius avec l'enfant. Il agissait comme s'il était son père, employant des mots comme « mon ».

Severus garda le silence, mais sentit une pointe de jalousie en voyant Lucius agir comme le père de son fils. C'était à lui de parler de Sebastian comme son fils, et non à Lucius.

"Alors ça veut dire…" commença Narcissa, incapable de continuer. Elle venait de comprendre mais ne pouvait y croire.

"Que Sebastian est l'enfant de la prophétie" termina Albus.

Lucius entendit tout ce qui se disait autour de lui, mais continuait à parler à Sebastian. C'était quelque chose qu'il avait toujours fait quand il était avec lui. "Tu es aussi courageux que ta maman, tout le courage des Gryffondor. Mais tu es un Serpentard n'est ce pas ?" dit il en riant. "Tu as apprit toutes ces ruses de moi et de ta maman." Il jeta un coup d'œil vers Severus avec un léger sourire. "Tu as aussi hérité du caractère de ton père. Fais lui pipi dessus, ça lui apprendra qui est le patron."

Severus fronça les sourcils. On ne lui avait jamais pissé dessus, et il n'aimait pas l'idée que cela puisse se produire.

Après sa discussion « d'homme à homme », Lucius décida qu'il était temps de prendre sur lui et de parler aux autres. Il marcha jusqu'à un bout de la pièce et s'appuya contre la fenêtre, face aux autres. "Tout ce que je vais vous dire ne doit jamais quitter cette pièce comprit ?"

Tout six donnèrent leur parole de sorcier.

"Vers la fin du mois de Janvier, je suis tombé sur le certificat de naissance de Sebastian. Il est né le 1 Janvier dans un hôpital moldu. Croyez moi, j'étais aussi choqué que vous quand j'ai vu qui étaient ses parents. Je suis donc allé dans le Londres moldu pour confondre Hermione à ce sujet."

"Elle n'était pas enchantée de me voir. Je lui ai posé des questions. Je voulais savoir si tu étais au courant de l'existence de Sebastian" dit Lucius en regardant Severus. "Il est évident que nous connaissons tous la réponse. J'ai insisté et dit que tu avais le droit de connaître la vérité. C'est à ce moment qu'elle a craqué et qu'elle s'est littéralement effondrée."

"Elle m'a dit la vérité. Comment il avait été conçut et les raisons de son départ et de sa disparition aux yeux du monde. Quand Sybill a fait sa prophétie, c'est à ce moment là qu'elle a décidé de partir. Déjà, à l'époque, elle savait qu'elle était enceinte et… elle a eut peur. Elle avait déjà tellement perdu et ne voulait pas que son fils grandisse dans un monde où le mal pouvait prendre le pouvoir à n'importe quel moment. Je ne la blâme pas. Elle n'était pas prête, ni ne voulait revenir. J'ai accepté de garder tout cela secret et je lui ai donné ma parole de n'en parler à personne."

"Alors j'ai prit sur moi, pas seulement de les protéger, mais aussi de prendre soin d'eux. Sebastian est devenu mon filleul. J'ai aussi prit en main sa façon de vivre. Elle arrivait à peine à survivre par ses propres moyens, sans assez d'argent pour eux deux. J'ai payé pour tout, la maison et leurs besoins. J'ai tout construit autour d'eux, comme s'ils étaient ma propre famille.

Lucius regarda Narcissa et Draco. Il secoua la tête et continua. "Je n'ai jamais eut de liaison. J'avais donné ma parole à Hermione et je ne pouvais revenir dessus. Si ce n'est pour Sebastian, je vous ai dit la vérité."

"Je suis tellement désolée d'avoir douté de toi Lucius" dit doucement Narcissa, les larmes aux yeux.

"Ce n'est rien" dit il en baissant les yeux vers Sebastian qui avait finit son biberon. "Il y a quelques heures, nous avons été attaqué par Bellatrix et trois de ses compagnons. Voldemort était son amant et avait rêvé de Sebastian. Ils savaient pour la prophétie."

"Dans ce cas, nous devons le protéger, faire en sorte que personne ne puisse s'en prendre à lui" dit Albus.

Lucius acquiesça en tapotant le dos de Sebastian, lui faisant faire son rot par-dessus son épaule. De sa chemise propre, il nettoya les régurgitations de Sebastian.

"Et a propos de sa conception ? Comment ce fait il que Severus ne s'en souvienne pas ?" demanda Minerva. "A-t-il été amnésié ?"

Lucius regarda Severus et put lire sur son visage les questions qu'il se posait. "Elle pourrait me tuer de te l'avoir dit, ou à n'importe lequel d'entre vous d'ailleurs… mais il le faut." Il se tut pendant un long moment, essayant de trouver les bons mots pour dire à Severus la vérité. "En Avril, l'année dernière, tu te rappelles la dernière soirée avec Voldemort et ses fidèles ?"

Severus acquiesça. Il ne pourrait jamais l'oublier.

"C'était l'une d'entre elles Severus" dit doucement Lucius. "Elle portait un charme de camouflage à ce moment là."

Severus sentit son sang quitter son visage. Il sentait un vertige s'emparer de lui. Non ! De toutes les possibilités, il fallait que ce soit ça ! Il fit un pas en arrière et se laissa glisser contre le mur. Il essaya de combattre ce sentiment de culpabilité et de tristesse qui l'accablait, mais il y avait aussi cette sensation étrange de sentir ses yeux se remplir de larmes. Il y avait bien 20 ans qu'il n'avait pas pleuré.

"Severus !" souffla Albus en s'avançant, s'agenouillant sur le sol près de lui. Personne dans la pièce n'avait jamais vu le masque émotionnel de Severus se briser.

"Ne te blâme pas Severus" dit Lucius en approchant. "Tu ne savais pas. Au moins, tu jouis du cadeau d'un fils. Un enfant qui est très spécial et que tu peux présenter comme tien. " Sur ces mots, il s'excusa et quitta la pièce, il avait besoin de savoir comment allait Hermione.

"Que s'est il passé exactement ?" demanda Minerva complètement perdue en regardant Severus en larme, avachit sur le sol

"Il… il l'a violé" dit Draco dans un souffle. Narcissa et lui avaient comprit ce qui s'était passé quand Lucius avait parlé des fidèles de Voldemort. Pourtant, aucun d'eux ne s'attendait à ça.


Pauvre Severus ...