La Magie De Gaïa

Note Auteur : Première rencontre dans le train. La chronologie originale de Harry Potter ne convient pas exactement à mon histoire, aussi ai-je modifier à ma convenance (vous avez vu ? Je m'entraîne à jouer avec de grands mots )… Exemple : dans le livre, les maraudeurs deviennent animagi bien plus tôt normalement. Et Severus fait face à Lunard plus tôt aussi. Deux faits que j'ai modifiés.

Un seul chapitre cette fois. Comme j'ai du mal à écrire la suite, à cause d'une migraine d'enfer, j'ai mis le reste de côté. Avec de la chance, je reprendrais ma frénésie plus tard (moi aussi je veux savoir la suite de cette histoire ).

Un Pack, est le terme anglais pour meute en fait. A force de lire de l'anglais j'ai oublié d'écrire en français.

Disclaimerles personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)



Chap.11 :

Severus s'était confiné dans un wagon vide. Verrouillant la porte avec l'un de ses sorts les plus puissants. Il retira sa robe et sa chemise. D'un compartiment secret de son coffre, il sortit quelques potions et une jarre noire. Il s'empressa de vider les fioles, s'étouffant un peu sur la dernière. Alors qu'il allait déboucher la jarre, quelqu'un tenta d'ouvrir la portière, puis commença à frapper dessus pour qu'on lui ouvre.

Severus se rhabilla avec hâte et rangea son matériel d'où il l'avait sorti. Derrière la porte, un préfet en colère lui lança un regard noir puis propulsa une bande de premières années dans le wagon.

« Il n'y a pas assez de place dans le train pour que tu squatte toute une voiture ! » S'indigna le préfet, avec une trace de mépris dans sa voix.

Severus se reteint tout juste de rétorquer qu'il pouvait garder des places pour ses amis. Après tout, il n'avait pas d'amis. Il s'assit calmement, d'une allure princière. L'air autour de lui semblait être glacé. Les jeunes sorciers s'installèrent le plus silencieusement possible, par peur de cet élève aux yeux sombre et à l'âme toute aussi noire.

Il n'était pas difficile pour le jeune homme de savoir ce que pensaient ses compagnons de voyage. Un coup d'œil suffisait aux autres pour se faire un avis des plus défavorables à son égard.

Il tourna la tête pour observer les familles sur le quai. Passant un long moment à sonder la foule avant qu'un groupe particulier attire son attention. Les personnes qu'il détestait le plus faisaient leurs adieux au couple Potter, les parents de James. Severus sentit monter en lui une rage qu'il réservait habituellement à son père. Mais chaque année, les Gryffondor apparaissaient, agissant comme si le monde entier leur appartenait. Et le jeune sorcier avait reporté sa haine sur eux, par dépit de ne pouvoir connaître le même bonheur, la même insouciance. Severus passa une main sur sa jambe droite, évitant avec soin de mettre trop de pression. Sa blessure commençait à peine à se refermer correctement. Il aurait sombré dans les souvenirs de son père le battant s'il n'avait pas aperçu une nouvelle personne avec ses ennemis. Accompagnant le groupe de gryffondor, un jeune homme d'environ 16 ans s'accrochait avec force au bras de Remus Lupin. Il avait de longs cheveux noirs qui descendaient au bas de son dos. Son visage était presque une copie de celui de James, si ce n'était pour l'incomparable tristesse qui l'entourait à ce moment, et le manque de lunette.

Son apparence était celle d'un Potter, mais sans la fierté à laquelle Severus s'était habitué de la part de cette noble famille. Qui était-il ? Et pourquoi regardait-il autour de lui d'un air quelque peu terrifié ? Lorsque Severus le vit enlacer les Potter et suivre les gryffondor dans le train, il pensa qu'il aurait bientôt ses réponses.

Harry avait réussi à ignorer la multitude de personnes, s'accrochant de toutes ses forces à Remus. Il avait quelques difficultés au milieu de la foule grandissante. Il pouvait sentir la pression de leur magie, de leurs pensées, de leurs regards. Il avait la sensation d'avoir connu dans un passé lointain de telles assemblées, et pas toujours avec des personnes aux bonnes intentions. Mais le pouvoir qui résidait en lui était nouveau, et lui permettait de lire les gens, de voir leur puissance. Il savait qu'il devait avoir l'air effrayé, mais cela n'avait pas d'importance.

Elise le prit dans ses bras, murmurant à son oreille des mots d'amour et d'encouragement. Il se tourna ensuite vers William et l'embrassa avec tendresse, oubliant entre leurs bras ses frayeurs.

Ses frères l'entourèrent et le menèrent dans le train. Ils rentrèrent dans le compartiment que James avait demandé à l'un de leurs amis préfet de réserver. Il avait tout arrangé quelques jours plus tôt, afin d'être sûr que Harry n'aurait pas à affronter les autres élèves aussi rapidement. Puis James les abandonna. Il avait été choisi comme nouveau préfet en chef et devait rejoindre les autres préfets.

Harry sortit un livre de son coffre et laissa les trois maraudeurs restant se lancer dans une bataille de cartes explosives. Il avait pris un livre sur l'apparition des contes de fées chez les moldus. Il était intéressant de savoir que la pantoufle de Cendrillon avait été programmée pour se rétrécir à une certaine heure de la soirée par sa demi-sœur jalouse. Tout ce que portait la jeune fille se soir-là devait aussi se métamorphoser en quelque chose de lamentable à minuit. Mais la marraine de Cendrillon avait entendu le projet des demi-sœurs et n'avait trouvé comme solution que de lancer sur sa filleule un sort général qui annulerait les farces dés qu'elle aurait rejoint sa maison. Ce qui eut pour effet secondaire d'empêcher la jeune fille d'utiliser sa propre magie pour régler le problème plus efficacement. Entre minuit et le retour au domicile, Cendrillon maudit le fait d'avoir une marraine aussi peu puissante et intelligente. Heureusement le prince n'était pas assez brillant pour comprendre que sa future reine avait elle aussi certains pouvoirs. Sinon, Cendrillon serait passée sur le bûcher. Les contes prenaient soudain un nouveau sens.

Au bout d'une heure, le sorcier se leva et fit signe qu'il allait s'aventurer dans les couloirs, seul de préférence. Les maraudeurs comprenaient qu'il lui faudrait tôt ou tard faire face à sa peur. Harry entama sa promenade, sous les yeux curieux des élèves. Il finit par atteindre les toilettes et décida de s'y isoler quelques minutes avant de rejoindre ses frères.

Entre ses souvenirs et le mystérieux jeune homme, Severus parvint à tenir une heure entière au milieu de jeunes de plus en plus bruyant. Il saisit un sac et y glissa discrètement la jarre noire, puis se dirigea vers les toilettes à l'arrière du train. Là, il bloqua la porte avec son sort préféré et se déshabilla jusqu'à la taille. Il observa son reflet dans le miroir.

« Oh mon pauvre ! Tu devrai voir un soigneur au plus vite, ces entailles semblent très douloureuses. Et… as-tu des traces de mains sur ton coup ? »

Severus jeta un sort qui rendit l'objet muet. Alors qu'il commençait à passer le baume soignant que la jarre contenait, la porte s'ouvrit. Il resta paralysé, sans comprendre comment quelqu'un avait pu passer un sort qu'il pensait impénétrable. La personne qui était entrée s'avança rapidement, ferma la porte et la verrouilla. Avant qu'il ait eu le temps de réagir, Severus se retrouva allongé sur un manteau posé à même le sol, avec des mains pâles étalant le baume sur les lacérations de son dos. Incapable de comprendre se qui se passait, il se contenta d'observer le jeune homme au cheveux long qui était arrivé avec les gryffondor. Ses yeux inquiets étaient fixés sur les blessures, brillant d'un vert sombre rassurant. Severus était trop sonné pour repousser l'inconnu. Et les mains talentueuses faisaient disparaître toute la douleur qu'il ressentait.

Quand les mains glissèrent sur son coup, il sursauta et se retourna, agrippant l'inconnu. Il s'attendait à des cris de protestation mais rien ne venait. Le jeune garçon le regardait, non pas avec pitié, mais avec compréhension. Les yeux verts connaissaient ce genre de douleur. Sans réfléchir Severus le laissa continuer les soins. Quand ce fut fini, bien que gêné, il avait l'impression qu'un lourd poids s'était envolé de ses épaules. Le regard émeraude souriait amicalement.

« Qui es-tu ? » demanda l'aîné.

L'inconnu se tourna vers le miroir et d'un geste de la main y fit apparaître son nom. HARRY. Puis sourit à nouveau et quitta la pièce.

Severus, perdu dans ses pensées, rajusta sa tenue et retourna à son wagon. Il passa le reste du voyage à regarder le paysage, pensant à ce jeune Potter, car il n'avait aucun doute sur son identité. Si ce n'est qu'il n'avait rien de commun avec James Potter. Pour la première fois de sa vie, quelqu'un avait pris soin de lui. Pour la première fois, il pensait pouvoir se faire un ami.

Bien que surpris de s'attacher autant à quelqu'un dont il détestait le nom de famille, il ne pouvait déjà plus rien contre l'espoir qui l'envahissait. Autour de lui, le vent chuchotait. Et un peu plus loin, Harry soupirait de joie. Il allait se faire un ami cette année. Et faire en sorte de ne plus jamais revoir de telles blessures sur lui.