Disclamer : Peux pas avoir Isaac ?
Attention, violence, sexe, mort.
Derek se souvient de l'agression du matin.
Je me cache, tapie dans les sous-bois, ton sang pulsant dans tes veines me laisse espérer qu'aujourd'hui tu ne feras rien d'inconsidéré. Scott approche, bientôt il sera près de toi.
Avoir un répit de quelque heure, en profiter pour dormir, nettoyer le sang que tu as laissé sur le lit.
Je m'éloigne, goûte la fraicheur de la forêt.
Je cours, m'élance, laisse le loup sortir.
Le garder en cage pour toi, l'excite, le rend hargneux.
Je repense à cette nuit, tu m'as laissé caresser tes cheveux avant de me chasser de mon propre lit. Mais tout de même, c'est un progrès.
Je me prends à espérer qu'avec le temps, j'arriverais à occulter ce qu'il t'a fait. Jamais tu n'oublieras réellement, mais peut être pourras tu vivre ? Juste vivre normalement, à mes côtés.
Mais ton rythme cardiaque s'emballe, ton sang court trop vite dans tes veines, ta terreur passée s'impose à nouveau dans ton cœur.
Je fais marche arrière, hurle à la bête de te trouver, vite.
Je traverse ce parking, heurte des gamins exaspérants dans les couloirs, ferme les yeux, respire à fond, sens la frayeur te paralyser.
Et je l'entends.
- Tu m'as tellement manqué…
Un sanglot.
- Viens avec moi…..
Une porte qui claque.
- Craindrais-tu les ténèbres, mon amour ?
Ton cœur lâche.
Et le mien se fait glace.
L'odeur si particulière de ta peau se mêle à l'écœurante puanteur de cet enfoiré.
Je tourne, sens monter la nausée, manque d'écorcher une fille.
Et enfin, ton odeur s'intensifie, derrière cette porte.
Lourde, en métal, menant à tes ténèbres.
Un pas à la fois, les sens aux aguets, je te respire, t'entends, te goûterai presque dans cette oppressante clarté.
La rumeur de tes sanglots entachés de ses râles de plaisirs.
Genoux à terre, le visage en sang, te tenant compulsivement le bras, le membre de ce salopard enfoncé jusqu'à la garde en toi.
Tu pleures, crache ce qu'il a laissé sur tes lèvres.
- Il ne viendra pas, tu m'appartiens, susurre t il, léchant ta tempe.
Mes griffes dans son cou, mes dents dans son visage, sa tête à dix mètres de son corps et toi, tremblant, déjà mort.
Les hurlements de la bête couvrent tes larmes.
Contrôlant mal le monstre, je te serre contre moi, entaille ta peau bien malgré moi.
De ta main blessée, tu me frappe, aggrave probablement tes blessures.
J'essaye de remontrer tes vêtements, cacher aux yeux du monde tes lourds secrets.
Ton souffle se coince dans ta gorge, tu me regarde, agrippe mon bras, murmure.
- Quelqu'un…vas t'en.
Les pas lourds d'un homme approchent. Je secoue la tête, refuse de t'abandonner.
Tu me repousse, sanglote de plus bel, mime « je t'en prie ».
Lâchant ta peau, l'impression de t'abandonner aux portes de l'enfer, je pars, saute par la fenêtre que je brise dans ma hâte.
Et voilà, tous les secrets de Stiles révélé.
A plus.
