Hello ! Je suis désolée, je suis (ENCORE) très en retard, comme d'habitude, mais j'en ai chié pour écrire ce chapitre (panne sèche d'inspiration) du coup je n'arrivais pas du tout à l'avancer. J'ai supprimé, refait plusieurs parties plusieurs fois et ça ne me plaît encore pas… Je devrais avoir moins de mal avec la suite (heureusement). J'espère qu'il vous plaira malgré tout :c. Je prends toujours plaisir à vous écrire cette fic don't worry, c'est juste que… Je ne sais pas… Ce chapitre ne voulait absolument pas sortir de ma tête. xD
Bonne lecture !
Day 10 : New horizon ?
Point de vue de Santana
Je dormais plutôt bien pour la première fois depuis longtemps quand un bruit sourd me fit sursauter. Sur le coup, je pensai que c'était mon imagination qui me jouait des tours, mais à en juger le regard que me jette Quinn, elle aussi s'étant éveillé en sursaut, j'en conclus que c'était bel et bien réel. Je décidai de ne pas parler, pour ne pas faire de bruit au cas où quelqu'un, ou plutôt quelque chose ne se soit introduit à l'intérieur. Le même bruit retentit, plus fort cette fois-ci. Je vis que la blonde commençait à paniquer. Je me levai dans le but évident d'aller voir d'où provenait ce bruit, mais Quinn me retint par le bras avant de chuchoter.
«- T'es folle, ça peut être n'importe quoi ou n'importe qui, je ne peux pas te laisser y aller, c'est trop dangereux. »
« - Il faut bien que quelqu'un aille voir, ne bouge pas, je fais vite. »
« - Fais attention s'il te plait… »
Je lui lançai un sourire pour lui signifier que j'allais faire attention. Je me levai et saisis la hachette avant de me diriger vers la porte. Je m'arrêtai devant celle-ci, la main posée sur la poignée avant de me retourner vers la blonde.
«- Si je ne suis pas revenue d'ici une heure, commences à t'inquiéter. Mais pas besoin d'appeler la police, ils sont déjà tous devant l'hôtel. »
Elle leva les yeux au ciel.
«- Pour la carrière de comique, on repassera hein. Si tu n'es pas revenue dans trente minutes je viens te chercher. »
«- Une heure ? »
«-Trente minutes. Maintenant file, le temps passe déjà. »
«- Tu es dure en affaire toi ! »
Je revins à la réalité quand un bruit similaire aux deux premières fois retentit. J'ouvris doucement la porte et m'engouffrai dans le couloir. Je n'avais aucune idée de l'endroit d'où provenait ce vacarme étant donné que l'hôtel était gigantesque. Je commençai à chercher dans le couloir le plus proche de la chambre mais toutes les pièces étaient vides comme lorsque je les avais vérifiées plus tôt dans la journée. J'entrepris de monter à l'étage supérieur quand un bruit similaire se fit entendre. Je me rendis alors compte que le bruit venait d'en bas. Je descendis les marches de la manière la plus silencieuse possible. Plus je descendais, plus le bruit s'intensifiait et avait une fréquence de plus en plus rapprochée. Un million de questions se bousculaient dans ma tête, imaginant les pires scénarios possibles allant d'un zonard qui s'était introduit dans l'hôtel à toute une horde qui aurait réussi à franchir l'entrée. J'espérais pouvoir revenir dans ma chambre saine et sauve. Il fallait aussi que je fasse vite car je savais que la bombe ne mettrait pas beaucoup de temps avant de commencer à s'inquiéter.
Point de vue de Quinn
Cela faisait quelques minutes seulement que Santana avait quitté la chambre que je ne pouvais empêcher une vague d'inquiétude me submerger. Je sais, il m'en faut peu pour être inquiète mais je ne voudrais pas qu'il arrive quelque chose à San. Je soupirai et me postai devant la fenêtre de la chambre afin d'avoir une vue dégagée sur la rue qui se trouvait juste devant l'hôtel. Je voulais voir la situation à l'extérieur et je fus soulagée quand je vis qu'il n'y avait aucun zonard qui rôdait autour du bâtiment. Mais une nouvelle vague d'angoisse me submergea quand je réalisai que cela pouvait être n'importe quoi qui se trouvait en bas avec Santana. Et si ceux-ci s'étaient déjà introduits et que la brune se retrouvait seule face à eux seulement armée d'une hachette ? Et si celle-ci revenait dans le même état qu'eux ? Je me giflai mentalement, essayant de retrouver des pensées plus positives. Je sentais les minutes défiler bien que je ne sois pas sûre que ma perception du temps soit exacte. Je décidai de me rallonger sur le lit et de fermer les yeux afin de penser à des choses heureuses pour attendre Santana de manière plus agréable.
Point de vue de Santana
Après avoir cherché pendant de nombreuses minutes, j'avais fini par tomber nez à nez avec une porte qui m'avait semblé condamner lors de ma visite. J'allais poser ma main sur la poignée quand le même bruit que celui que j'entendais depuis mon réveil se produisit de manière violente juste derrière la porte manquant de me faire avoir une attaque. Je levai la hachette à hauteur de ma tête, prête à l'abattre sur ce qui se trouvait derrière cette putain de porte. J'ouvris d'un coup, mais ce qui se trouvait dans la pièce me fit perdre toute once de colère et de panique en moi. Dans cette pièce, qui semblait être un débarra, se trouvait contre toute attente un chien bel et bien en vie qui certainement affamé faisait tomber tout ce qui se trouvait sur les étagères autour de lui. Je décidai de m'approcher en douceur pour ne pas l'effrayer. Je posai un genou au sol et tendis lentement ma main vers lui avant de murmurer.
«- Viens, n'aies pas peur mon gros. »
Il s'approcha de moi en couinant, renifla brièvement ma main avant de se mettre à me faire la fête. Mais cela ne dura pas bien longtemps puisqu'il s'allongea devant moi avec une bouille toute triste à faire craquer le plus gros cœur de pierre du monde. Je réalisai qu'il devait se trouver là depuis un moment et qu'il avait certainement faim et soif.
«- Attends, je vais t'emmener avec moi dans les cuisines, je vais bien te trouver quelque chose et demain quand j'irais explorer la ville à la recherche de vivre je te trouverais tout ce dont tu as besoin. On ne va pas te laisser dépérir mon pote, c'est une sacré chance que tu sois encore de ce monde. »
Il me regardait en couinant, oui, je venais de faire un monologue à un chien. Et oui, je suis totalement gaga. Mais j'ai toujours aimé les animaux, ce sont des êtres tellement purs. Enfin bref, j'essayai de faire en sorte qu'il me suive car je n'aurais pas pu le porter, enfin si, mais je ne pourrais pas sur une très longue distance. Il s'agissait en effet d'un Golden Retriever, probablement croisé Labrador, de couleur sable. Je tapotai sur ma cuisse en sifflant pour lui faire comprendre de me suivre et c'est ce qu'il fit. Je ne sais plus vraiment où se trouve la cuisine mais bon, ça va bien me revenir.
Avec mon nouveau pote on se mit à parcourir les étages avant d'enfin tomber sur cette foutue cuisine. J'entrai dans la pièce et commençai par vérifier s'il y avait de l'eau. Par chance, tout comme l'électricité, l'eau courante était toujours de la partie. Pour combien de temps je n'en ai aucune idée, mais c'est une aubaine, aussi bien pour boire que pour se laver. Je cherchai un récipient et le lavai avant de le remplir d'eau fraîche et de le poser au sol. Mon nouveau compagnon à quatre pattes ne perdit pas de temps à le vider en une fraction de seconde avant d'en réclamer un second, puis un troisième et dernier.
«- Eh ben dis donc, heureusement que je t'ai trouvé maintenant toi, parce que tu n'aurais pas tardé à te dessécher. »
Je fouillai les étagères à la recherche de quelque chose à manger, et fini par lui trouver une conserve qu'il s'empressa de manger. Une fois qu'il eût terminé, je repris le chemin de la chambre. Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais partit et j'imaginais déjà Quinn me sermonner sur combien je l'ai inquiété. Je riais intérieurement à cette pensée. Je me dépêchais de parcourir les couloirs avant d'arriver devant la pièce. Je tapais le code et l'ouvris doucement avant de voir que la blonde était allongée, dos à la porte, et au son de sa respiration, lente et régulière, je conclus assez rapidement qu'elle était endormie.
Eh ben, elle a l'air super inquiète !
Je riais silencieusement, fis entrer le chien, le fit se coucher devant le lit avant de refermer silencieusement la porte et allai m'allonger derrière Q. Elle grogna légèrement lorsque j'entourai sa taille de mes bras. Je fermai les yeux et me laissai retomber dans les bras de Morphée.
Point de vue de Quinn.
Je m'étais endormie avant le retour de ma brune et je me demande bien comment. C'est bien moi ça, une seconde je suis morte d'inquiétude et l'instant d'après je me retrouve en train de pioncer. Enfin bref, toujours est-il que je ne m'attendais pas à frôler la mort au réveil. En ouvrant les yeux, encore à moitié endormie, je vis une chose poilue me fixer avec de grands yeux ronds et un filet de bave. Et je ne parle bien évidemment pas de Santana. Je ne pus m'empêcher de crier de surprise.
«- AAAAAAAAAAH. »
Santana se releva à une allure phénoménale dans le lit. Me jetant un regard noir quand elle constata que j'étais bel et bien à côté d'elle et qu'il ne m'arrivait rien de grave.
«- ça ne vas pas de me faire ce genre de réveil alors que t'es même pas en danger ? Putain j'ai failli crever Mierda t'es dingue ou quoi c'est quoi ton soucis ? »
Santana, super agréable le matin.
«- Ah parce que moi je n'ai pas eu peur ? C'est quoi ce bordel ? »
Je retournai le regard vers ce qui m'avait fait bondir quelques instants plus tôt mais je ne le vis pas. Merde je n'ai pas rêvé il y avait un truc devant moi. Je n'ai pas rêvé hein… ? Je vis ma brune me regarder comme si j'étais complétement dingue, puis elle sembla réfléchir un instant avant d'éclater de rire.
«- C'est bon, je crois que je viens de comprendre… Attends ici ! »
Je la regardai d'un air totalement perdu et perplexe. Elle se leva et alla dans la salle de bain avant de dire à haute voix.
«- Te voilà ! Tu as eu peur du hurlement de Quinn hein ? Ne t'inquiète pas mon pote ! Elle est pas méchante, c'est juste qu'elle n'a pas vraiment les yeux en face des trous au réveil ! »
Mais à qui elle parle ? Elle a perdu l'esprit ? Elle a adopté un zonard de compagnie ? Non mais tu t'entends ma pauvre Quinn ? Je ne comprends rien du tout. Puis, elle s'engouffra et revint avec… Un chien ( ?!) dans les bras. Je me pinçai et constatai que ça me faisait bel et bien mal. Qu'est-ce que… ?
«- Mais… Je… Comment… »
«- Et bien figure toi que c'est ce gros patapouf qui nous a foutu la trouille cette nuit ! Il était enfermé dans une remise que je croyais condamnée. Il avait faim alors il renversait toutes les étagères pour se dégoter quelque chose ! »
C'était incroyable… Je pensais bien que je ne reverrais jamais d'animaux de ma vie… Elle le déposa sur le lit et s'assit à côté de moi. Le chien me regardait l'air à demi apeuré (il faut dire que mon cri aurait même pu ameuter une horde de zonnards…), je lui tendis la main, il hésita quelques instants avant de finalement la sentir puis se mettre à faire une fête digne de ce nom. Santana me regarda avec un grand sourire sur le visage.
«- Pourquoi tu souris comme ça ? »
«- Tu préfères quand je tire la gueule ? » Elle mima une mine boudeuse «- En fait c'est juste qu'en apparence on pourrait croire qu'on a une vie normale s'il n'y avait pas tout ce merdier dehors et qu'il restait encore des gens… »Si sa phrase semblait heureuse au début, la fin nous ramenait toujours au même constat et elle semblait presque triste. Je posai une main sur sa joue et la forçai à me regarder.
«- Je sais que ce n'est pas la vie que tu espérais, ce n'est pas celle que j'espérais non plus et ce n'est pas non plus celle qu'espérait les potentiels survivants, mais je te promets qu'un jour on l'aura notre vie 'normale' San… » Elle posa son front contre le mien en fermant les yeux et je fis de même avant de reprendre «- Ce n'est pas la vie que j'espérais mais au moins elle m'a permis de te rencontrer. J'essaye de voir le positif dans cette histoire sinon elle serait bien trop dure à affronter. On a besoin plus que jamais d'espoir, on a plus que jamais besoin de se dire que tout ça n'est pas un hasard, que tout ça a un sens. On doit juste assembler toutes les pièces du puzzle pour le voir dans son entièreté… Pour le moment, on ne sait pas ce qu'il s'est passé pour en arriver là… On ne sait pas pourquoi du jour au lendemain l'humanité a tourné au drame. Mais un jour, je suis certaine qu'on sera en mesure d'y voir plus clair, et de résoudre tout ça. Ça sera certainement long, et émotionnellement très difficile parfois, je sais aussi que le climat est mauvais et qu'on est en danger permanent. Mais en attendant que tout ça s'arrange, je veux que tu me promettes de garder espoir. Et je veux que tu me promettes également que même si on va essayer de chercher un remède et que ce sera toujours dangereux à chaque instant, tu vas profiter de notre histoire comme si tout ceci n'existait pas. J'ai pensé à tout ce que j'avais raté quand j'ai vu ma mère, mais tu sais, quand tu m'as montré cette pièce… Le mot espoir a pris tout son sens dans mon esprit. Parce que maintenant je me dis qu'on a une chance de plus de s'en sortir. Je ne veux pas penser aux mauvaises choses qui peuvent arriver. Je me sens bien avec toi Santana. Quand tu es à côté de moi j'ai l'impression que je pourrais affronter un monde aussi pourri les yeux fermés. Je n'ai pas envie de me dire que je peux te perdre à tout moment ou que je peux mourir n'importe quand. » Je la sentie se crisper à ces dernières paroles et posai ma main sur la sienne, toujours les yeux clos, front contre front «- Je veux juste pouvoir t'aimer malgré tout ça. Je veux juste profiter au maximum de tous les instants où tu es avec moi, et je t'assure qu'on pourra tout affronter ensembles. »
Elle rouvrit les yeux, se recula et posai une main sur ma joue. Elle y traça des cercles imaginaires avec son pouce. Je pouvais lire dans son regard qu'elle avait bien entendu tout ce que je venais de dire et que cela la touchait malgré le fait qu'elle ne trouvait rien à y répondre. Elle avait les larmes aux yeux et pinçait sa lèvre entre ses dents. Elle posa son autre main sur mon autre joue et approcha son visage à quelques centimètres du mien, je pouvais sentir son souffle saccadé par l'émotion s'écraser contre sa peau.
«- Merci pour tout ce que tu viens de dire Q… Juste… Merci… Sincèrement… »
Puis elle posa ses lèvres sur les miennes en libérant les larmes qu'elle retenait depuis quelques minutes. Wow. Jamais je n'aurais pensé voir Santana pleurer un jour. Je sais aisément que ce n'est pas le genre de personne à laisser aller facilement ses émotions devant quelqu'un. Je dois avouer que ça me fend le cœur de la voir comme ça. Enfin, même si techniquement je ne la vois pas puisque mes yeux sont fermés. Elle n'a pas de gros sanglots, son corps n'est pas secoué de spasmes. Mais je peux sentir ses larmes venir s'écraser sur nos lèvres, donnant un goût salé au baiser. Je n'ai pas envie qu'elle recule, je ne sais pas pourquoi mais à cet instant j'ai vraiment besoin de l'embrasser, indéfiniment. Elle n'a pas non plus l'air de vouloir y mettre un terme. Je me laissais tomber en arrière sur mon oreiller, l'entraînant avec moi. Elle se retrouva à moitié sur moi. Je posais mes mains sur son visage et elle laissa les siennes passer sous mon haut avant de caresser mon corps. Je sais que nous ne cherchions pas à aller plus loin à cet instant et que cet échange n'avait vraiment rien de sexuel, on avait juste besoin de sentir la présence de l'autre.
Point de vue de Santana.
Le discours de Quinn m'avait totalement bouleversée. Jamais je ne me suis laissée aller devant qui que ce soit. Ma carapace est telle que parfois je ne me laisse moi-même pas voir mes faiblesses. Et après tous ces chamboulements dans ma tête, j'avais eu besoin de l'embrasser, de sentir qu'elle était bien là, que tout ceci n'était pas un mirage. Il va sans dire que si elle n'était pas là, je ne serais pas là à l'heure qu'il est non plus. Je ne regrette pas d'être partie avec elle, je ne regrette pas d'avoir pris la décision d'affronter tout ça à ses côtés. Quand l'air nous manqua réellement après de longues minutes à s'étreindre, je me reculai légèrement, à bout de souffle avant de poser ma tête sur sa poitrine tout en dessinant des lignes imaginaires sur son ventre. Je jetais un œil au chien, toujours allongé à nos pieds mais s'étant endormi entre temps.
«- On devrait lui trouver un nom… »
La blonde passait sa main dans mes cheveux ce qui me fit soupirer d'aise. Avant qu'elle ne me réponde.
«- Oui, ça serait mieux que de l'appeler le clebs ! Mais rien ne presse, on peut attendre un peu de voir son comportement pour lui trouver un nom qui lui convienne ! En plus on ne sait même pas si c'est un mâle ou une femelle. »
«- Tu veux que je regarde ? »
Q fut prise d'un fou rire
«- Laisses le donc dormir ! »
Je me rallongeai à ses côtés en la regardant. Son sourire me faisait littéralement fondre. Elle me fixait également avant de lâcher le plus naturellement du monde.
«- Tu es belle tu sais. »
«- Oui, je le sais, mais ces mots ont plus de valeur quand ils sortent de ta bouche ! »
Elle me donna une tape sur la tête.
«- Tu veux jouer à ça ? »
Elle me regarda, se demandant bien de quoi je pouvais parler. Alors pour illustrer je me jetais sur elle en la chatouillant. Elle cria de surprise avant de se tordre dans tous les sens.
«- Putain San, arrêtes je t'en supplie ! »
Je fis mine de ne pas l'avoir entendu et continuai de plus belle. Après quelques instants elle réussit à retourner la situation (et moi avec) se retrouvant maintenant au-dessus de moi.
«- Tu vas souffrir Santana. »
Eh merde, même si je l'ai bien cherché je déteste les chatouilles. Mes muscles du ventre se contractèrent automatiquement pour laisser Quinn y poses ses… Euh… Sa bouche… Sur mon cou ?! J'ouvris grands les yeux, plus surprise que si elle s'était mise à me torturer avec des milliers de plumes. Mais non, c'était bien ses lèvres qui se baladaient sur mon cou. Elle déposait des baisers ici et là, jouant avec mes nerfs. Je ne répondais plus de rien, elle me faisait totalement perdre la tête. Elle commença à me mordiller et un léger gémissement s'échappa de mes lèvres. Et c'est à cet instant précis qu'elle s'enleva et se releva d'un coup, me laissant là, les yeux écarquillés par les choses qu'elle venait de me faire ressentir.
«- Haha tu devrais voir ta tête ! »
Et ça la fait rire.
«- Quinn… Tu vas me le payer au centuple… »
Je n'étais même pas crédible tant l'émotion était encore présente dans ma voix.
«- J'attends avec impatience de voir ça ! Il faudrait qu'on commence à s'atteler aux recherches… Je sais que ce n'est pas super drôle mais on doit vraiment le faire. Mais avant… Je vais prendre une douche. »
Oui, elle a raison. On doit d'y mettre, c'est important. Mais merde quoi. Je la vis entrer dans la salle de bain et refermer la porte derrière elle. Je soupirais et me laissai retomber comme une crêpe sur mon oreiller. Elle revint une dizaine de minutes plus tard, les cheveux encore humides.
«- Je me suis dépêchée pour que tu puisses aussi y aller aussi avant qu'on ne descende. »
«- Tu aurais pu m'inviter, on aurait gagné du temps… »
Elle s'assit à côté de moi avant de lâcher.
«- Moi je pense qu'on en aurait perdu… »
Elle fait allusion à ce que je pense ? Rhaaa bref Santana va te laver et ferme ta gueule putain ce n'est pas le moment de penser à ça. Mais toi la ferme d'abord !
Environ une heure et demie plus tard.
Point de vue de Quinn.
On avait perdu un temps fou à tenter de se faire quelque chose qui ressemblait à un petit déjeuner tout en économisant nos stocks. Après tout ça, on était donc retournée dans le «labo» afin de se mettre au travail. J'étais assise en train de regarder des flacons quand j'entendis Santana pester.
«- Joder ! Hijo de puta. »
Charmant.
«- Qu'est-ce qui se passe ? »
«- J'ai trouvé des notes, jusqu'ici je ne voyais que des formules. »
«- Et… Arrêtes-moi si je me trompe mais ce n'est pas censé être une bonne chose ? »
«- En théorie oui… Si c'était rédigé en Anglais ou en Espagnol ! Sauf que là c'est dans une espèce de langue bizarre j'y comprends que dalle ! »
Je m'approchai d'elle et me mit à lire par-dessus son épaule afin de voir si je pouvais au moins déterminer quelle était la langue dans laquelle tout était rédigé. Mais je fis moi aussi chou blanc.
«- Ma question va peut-être être totalement stupide mais… On ne peut pas essayer de déjà déchiffrer les formules ? »
Elle continua de se concentrer sur les morceaux de papier devant elle.
«- Si, on peut. Le seul souci c'est que certaines formules sont utilisées pour des calculs assez complexes, et ces calculs n'ont aucun sens sans une interprétation par note… »
Elle commença à s'énerver et à serrer les poings. Je posai une main sur son épaule pour tenter de la calmer.
«- Calmes-toi San… On va trouver une solution… On devrait déjà déterminer de quelle langue il s'agit, et on pourra peut-être trouver un dictionnaire ou je ne sais quoi quelque part en sortant. La ville est grande, il doit bien rester ça quelque part. »
Elle grommela.
«- C'était plus facile quand on avait internet… »
«- Et bien… Je ne te le fais pas dire. Malheureusement on va devoir se débrouiller autrement. »
«- Sauf si j'arrive à bidouiller un truc. »
L'espoir fait vivre après tout. Elle se replongea dans les notes et je fis le tour des pièces, en remarquant une que nous n'avions pas encore explorée. J'y entrai. Bingo.
Il s'agissait d'une bibliothèque, avec des livres scientifiques, des encyclopédies médicales. Je les ouvris, la plupart étaient en Anglais. Même si certaines étaient dans la même langue que sur les notes que San avait trouvées. Et il n'y avait pas un seul dictionnaire… Et merde, à moitié bingo en fait. Je revins dans la pièce où se trouvait la Latina.
«- J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. »
Elle releva la tête et porta son attention sur moi.
«- Oui ? »
«- Ben j'ai trouvé une bibliothèque… Le problème c'est que certains ouvrages sont en Anglais, mais le reste dans la même langue que sur les notes… Et il n'y a pas de dictionnaire… »
«- Je crois que tu avais raison, on devra en trouver un à l'extérieur… Joder… J'ai essayé de trouver en quoi cela pouvait bien être écrit, mais c'est bizarre… ça ne ressemble à rien que j'ai déjà vu… »
«- Il existe beaucoup de langues tu sais… On ne peut pas toutes les connaître. En tout cas on doit prendre une des feuilles de notes, comme ça si on trouve ce que l'on veut on pourra regarder si les mots correspondent. »
«- Tu as raison, on n'a pas de temps à perdre, on doit préparer des affaires et on y va. On va devoir être super vigilantes. »
J'acquiesçai. Santana se leva. On décidait d'aller rassembler ce dont nous avions besoin pour y aller. On ne pouvait pas se permettre de sortir à l'aveugle, encore moins dans un endroit que nous ne maitrisions pas. C'était sans compter sur le chien, gentiment couché à nos pieds depuis que nous étions là, qui se releva et se mit à grogner en aboyant devant une des portes du labo. C'est quoi encore ce bordel ?
Je suis VRAIMENT désolée pour la fin redondante à celle du chapitre 8, mais si je n'avais pas coupé à ce moment-là et que j'avais écrit cette scène avant de clore le chapitre, je n'aurais pas su ou l'arrêter :c… Comme d'habitude n'hésitez pas à donner votre avis en review et je vais essayer de ne pas vous faire attendre trop longtemps.
