J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce chapitre, bizarrement... Oui quand je vois ce qu'il se passe dedans ça devrait plutôt m'arracher le cœur..

C'est un chapitre seulement sur le StableQueen, avec une apparition d'un 'nouveau' personnage à la fin. Et Blanche-Neige reviendra au chapitre prochain si ma mémoire est bonne.

Bonne lecture!


Daniel et Régina couraient encore et encore. Quelques rayons de soleil faisaient leur apparition malgré la densité de la forêt, le jeune couple continuait à courir même si la plupart du temps ils trébuchaient sur des racines ou des rochers sur le chemin, cela ne les empêchaient pas de continuer leur route.

Daniel était devant, la carte dans sa main droite faisant attention à ne jamais la lâcher, ni même ne serait-ce que bouger les doigts qui tenaient la carte. Derrière la brunette suivait minutieusement les pas de son fiancé, il était très facile de se perdre avec ce décor qui était le même à chaque fois. D'ailleurs Régina n'aurait jamais pu dire où il se trouvait exactement, enfin à part si la réponse se trouvait être 'la forêt'. Mais elle faisait confiance à son homme, elle pourrait mettre sa vie entre ses mains. Et c'était justement le cas en ce moment !

Les arbres devenaient plus rares, le soleil était maintenant à son zénith, il faisait chaud mais Blanche-Neige était à leur trousse, ralentir pourrait leur être fatal. La flore se fit plus espacée, certaines souches d'arbres étant brûlés jusqu'à ce que le paysage ne soit qu'une désolation d'arbres carbonisés. Un désert noir reflet d'une ancienne végétation.

Régina ralentit le pas face à ce changement de décor, toutefois Daniel continua à marcher vite comme si cela ne l'avait pas plus surpris que ça. Elle continua tout de même pour ne pas le perdre mais ne put s'empêcher de s'inquiéter.

« Tu es sûr que c'est le bon chemin ? »

« Oui on se trouve sur un ancien champ de bataille, l'armée avait brûlé les terres pour que l'équipe adverse ne puisse plus se nourrir par la nature. On devrait sortir de là ce soir » répondit Daniel en jetant un regard à sa fiancée.

« Mais t- »

« Chérie j'ai la carte entre mes mains » dit-il en secouant la carte de sa main droite.

La reine hocha la tête et continua à marcher à travers les cendres qui jonchaient le sol. Elle était fatiguée de la nuit et de la journée qu'elle était en train de passer, elle n'avait pas beaucoup dormi et ses jambes étaient plus qu'endolories, alors elle ne posa plus de questions préférant s'en remettre aux mains du cavalier. Pour être honnête, ça l'arrangeait de ne pas avoir à penser à l'itinéraire à prendre, surtout avec ce paysage ! C'est quoi le chemin ? A droite après le caillou ?! pensa Régina. Elle inspira une bonne bouffée, pour la crachoter juste après parce qu'en même temps elle a inhalé une partie des cendres en suspension. Ça allait être une longue journée…

Certains paysages désertiques peuvent être poétiques, exotiques et extraordinaires. Mais l'endroit où se trouvaient Daniel et Régina était tout sauf poétique. Les souches brûlées, la cendre qui descend du ciel comme la neige durant l'hiver, et aussi les cadavres noirs des anciens soldats étaient les pièces qui composaient ce décor. Décor sombre, ténébreux, mortel…

La nuit était tombée à présent, la lune et les étoiles étaient cachées par le nuage de poussière. Et toujours pas la moindre forêt en vue. Pas la moindre petite feuille, brin d'herbe, rien de couleur verte n'était à portée de vue. Régina commençait à désespérer.

« Daniel, on en est où ? On ne devrait pas déjà être dans la forêt ? »

« Euh.. Peut-être. Mais ne t'en fais pas, la carte n'a pas bougé de ma main, je sais où on doit aller. »

« On a juste fait de la ligne droite. »

« Oui bah c'est ça le chemin ! Viens voir par toi-même. »

Ils s'arrêtèrent une seconde. Régina se mit à hauteur de son fiancé et regarda la carte qu'il avait entre les mains. Elle regarda avec attention le bout de papier jauni légèrement déchiré par endroit. La brune trouva aisément la forêt brûlée, au coin inférieur droit de la carte, juste à côté du pouce de Daniel. Et en effet la distance de ce cimetière n'était pas très importante alors pourquoi est-ce qu'ils ne l'ont pas déjà traversé ?

La jeune fille prit la carte des mains de son compagnon pour l'étudier de plus près. Au moment où elle enleva le morceau de papier des mains de Daniel, elle remarqua une écriture manuscrite à l'endroit où le pouce était posé.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? » Demanda-t-elle.

Les deux adultes regardèrent de plus près, le message étant difficilement lisible. Régina fronça les sourcils, sans aucun doute, juste au-dessus du dessin de la forêt brûlée était écrit 'Carte pas à l'échelle. Forêt de 100km'.

100km… Ils devraient en avoir pour seulement une demi-journée de voyage et là, il leur en faudrait encore pour plusieurs jours de marche ! Régina n'en croyait pas ses yeux. Sa tête commençait à tourner. Ils ne survivraient pas à tant de jours de marche. Ils n'avaient pas de quoi manger, ni de quoi boire. Et ce n'est pas ici qu'ils vont trouver quoique ce soit de potable ! S'ils restaient ici, ils étaient morts…

« Ne me dis pas que tu n'avais pas vu ça ? » demanda Régina, les dents serrées.

« Mais je … Non bien sûr que non je ne l'ai pas vu… 'Gina… » Répondit Daniel les yeux encore rivés sur le papier jauni.

« Non Daniel ! Comment as-tu pu louper ça ?! Comment… » La brune se passa les mains dans ses cheveux, elle faisait les cents pas dans cette nature désolée. « Comment tu veux qu'on arrive au bout en vie ? On n'a aucune nourriture, pas d'eau… »

« Et si on repart en arrière les soldats de Blanche-Neige nous feront la peau… » Continua le garçon d'écurie, abasourdi par sa propre stupidité. « J'ai pas bougé mon doigt… Je n'ai pas vu que… »

« Comment tu as pu nous faire ça Daniel ? » coupa Régina.

« Le général avait dit que ce chemin était la dernière possibilité à choisir… Seulement si on n'avait pas le choix… »

« Je comprends pourquoi il a dit ça ! »

« L'armée de ta belle-fille nous aurait très vite rattrapé ! On n'avait pas le choix ! »

« Mais c'était du suicide ! »

« Toute cette vie était du suicide ! »

Ils étaient tous les deux essoufflés, pantelants. La chaleur de leur corps contrastait avec le froid de la nuit qui les faisait frissonner. Régina le regarda dans les yeux intensément, elle n'y croyait pas ses oreilles. Est-ce qu'il était sérieux ?

« Quoi ? » Souffla Régina.

Daniel regardait partout sauf dans les orbes brillants de sa fiancée, il savait qu'il avait été allé trop loin mais la fatigue, la faim, la soif et la douleur l'ont empêché de réfléchir, maintenant il avait juste besoin de vider son sac.

« Tu ne crois pas qu'avec tous ces secrets, tous ces mensonges, ta mère et sa magie noire, c'était obligé que ça se finisse mal. C'était obligé que j'en meure. »

Les mots étaient dits. La peur était présente. Les doutes avaient été prononcés. Doute sur leur amour et sur leur vie entière. Il n'était plus question de faire marche arrière.

« Depuis quand est-ce que tu penses ça ? » dit Régina d'une voix rauque et basse pour éviter d'entendre le sanglot qui menaçait de s'échapper. Elle n'avait pas envie d'entendre la réponse, elle en avait peur. Elle était terrifiée et la seule personne qui aurait pu la soutenir était la même qui était à l'origine de cette angoisse.

« Ne me dis que tu n'y avais jamais pensé. Que tu pensais qu'on vivrait heureux pour toujours. »

« Je pensais que le véritable amour, NOTRE amour aurait pu affronter ça ! Apparemment j'étais la seule à le penser. » Régina commençait à crier, elle était en colère, presque hystérique.

Daniel la regardait pleurer. Malgré sa colère et leur dispute du moment, il ne pouvait toujours pas la voir pleurer. Il s'approcha d'elle et enveloppa ses bras autour de ses épaules tremblantes, bien vite elle s'écarta. Il ne pouvait pas la réconforter, pas maintenant.

Les sanglots faisaient trembler, secouaient la cavalière. Elle avait envie de se cacher. Elle avait envie que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve et qu'elle se réveille. Elle toussa une énième fois à cause de la poussière volante lui faisant rappeler que tout ceci était réellement en train de se passer.

« Et tu as d'autres révélations de ce genre à faire pendant qu'on y est ? Est-ce que t'as vraiment voulu de moi ? Est-ce que tu as voulu ce bébé ?... Mon dieu, Daniel ! On a un bébé en route, tu pensais pas que ça serait plus judicieux de me faire part de tout ça avant ?! »

« J'ai voulu partir. »

Malgré les ténèbres de la nuit, le garçon d'écurie aperçut le regard noir que lui lança Régina. Ce regard remplit de colère et de souffrance. Ce regard lui donna la chair de poule.

« Pourquoi tu ne l'as pas fait alors ? Ne me dis pas qu'en 15 ans tu n'as jamais trouvé un seul moment pour me quitter et prendre tes jambes à ton cou. »

« Malgré ce que j'ai dit avant, je t'aime, je t'ai toujours aimé. Tu le sais ça 'Gina. Tu-»

« Je t'interdis de m'appeler 'Gina. » Coupa sèchement la brune, sa voix encore cassée par les sanglots dans sa gorge. « Et répond à ma question qu'on puisse reprendre la route. »

« J'y ai pensé lâchement, juste avant. Dans la cabane du général, pendant l'attaque. Je... J'ai pensé à te quitter, à quitter notre enfant, à penser à ce que ma vie aurait été si je ne t'avais pas suivie. J'ai… voulu cette vie. Pendant une seconde j'ai voulu ne jamais t'avoir rencontré pour ne pas être dans cette situation. Et – »

« Suffit ! » Régina le coupa en levant une main en l'air. Ils étaient tous les deux en larmes, les yeux rivés sur le sol, cette solution était trop dur à gérer pour le couple. Si on pouvait encore les appeler comme ça. Ils étaient brisés, tous les deux pour une autre raison mais peu importe, ils ne pouvaient quand même pas se regarder.

Sans se concerter, ils repartirent dans la même direction sur cette terre vide de toute vie. Même s'ils pouvaient être en froid, Daniel et Régina restaient deux personnes avec un passé commun. Leur vie qu'ils ont passé l'un à côté de l'autre. Et toutes les disputes du monde ne pourront jamais leur enlever ça. Leur enfance, leur adolescence, leurs souvenirs. Car, qu'ils le veuillent ou non, ils se connaissaient mieux que n'importe quelle personne. Ils étaient connectés. Ils sont connectés.

La nuit était déjà bien avancée, les deux compagnons continuaient à marcher dans le noir glacial, comme des fantômes, silencieux et transparents. Ils étaient épuisés après cette longue journée. Epuisés après cette dispute. Bien évidemment ils ne parlèrent plus le long du chemin, préférant le silence étrange de la nuit.

Au bout d'un moment, les deux cavaliers s'arrêtèrent pour se reposer le reste de la nuit. Ils estimèrent qu'ils étaient hors de danger pour l'instant et ils avaient grand besoin de dormir quelques instants. Ils se couchèrent sur le sol dur remplis de cailloux, ils faisaient froids mais il n'y avait aucun bout de bois pour faire un peu de feu. En même temps, en allumant un feu ils prendraient le risque d'être découvert au loin.

Ils étaient l'un à côté de l'autre, chacun sur le dos à regarder le ciel noir d'où les cendres tombaient. Il n'y avait aucun mouvement dans le ciel, aucun nuage, aucune étoile qui brillait. Rien que le noir de la mort qui les prenait en otage, menaçant de les engloutir dans une spirale de ténèbres.

Régina se tourna sur le côté, il faisait noir et elle était terrifiée, terrifiée de rester seule. Une brise d'air glacée lui donna la chair de poule, elle tira quelques pans de son gilet pour essayer de réchauffer mais le tissu ne suffisait pas pour palier au froid de la nuit. Elle sentit un corps chaud se rapprocher d'elle. Daniel la prit dans les bras, la réchauffant instantanément. Elle l'accepta, son corps, son être, elle accepta qu'il puisse l'aider, la réchauffer et la réconforter. Quelques minutes passèrent, le silence pesant était dur à supporter, Régina prit la main de son fiancé dans la sienne, elle était forte, calleuse du travail accompli dans les étables et allait parfaitement avec la sienne.

« Tu te souviens de notre premier rendez-vous ? » Commença-t-elle, elle sentit Daniel sourire dans son dos.

« Quand ta mère était partie pour la journée et j'ai pu t'emmener dans cet endroit sympa au village. » Régina sentit Daniel sourire dans son dos.

« J'ai aussi beaucoup aimé celui-là. » Répondit-elle en lui caressant la main. « Mais je parlais de notre véritable premier rendez-vous. Au lac. »

« Non ce n'était pas un rendez-vous ça. Il avait plu et il y avait de la boue... C'était juste un stupide pique-nique raté au bord de l'eau. »

« Tu te trompes. C'était parfait. »

.

.

C'était deux semaines après leur premier baiser. Deux semaines après la déclaration de Daniel. Les deux adolescents se retrouvaient tous les jours à l'étable à passer une heure l'un avec l'autre. Mais ils ne reparlèrent pas de ce baiser, comme si rien ne s'était passé. Et Régina commençait à en devenir nerveuse. Elle avait peur que Daniel ne regrette ce baiser. Qu'il regrette ce qu'il lui a dit.

Comme chaque jour, Régina alla à l'écurie après son cours 'd'art et manière', elle eut la délicieuse surprise de voir son meilleur ami l'attendre à l'extérieur avec leurs chevaux déjà attelés. Ils se prirent dans les bras, et partirent vers les champs en parlant de leur journée respective. Au bout d'un moment, le garçon d'écurie dévia de leur chemin habituel, pour une route que la brune ne reconnut pas. Le chemin était magnifique, ils arrivèrent dans une praire où l'herbe était encore plus verte que nulle part ailleurs, quelques fleurs étaient parsemées et brillaient sous le soleil.

Régina entendit de l'eau coulée et très vite elle vit une rivière à l'horizon. L'eau bleue scintillait sous les rayons lumineux, c'était absolument splendide. Ils arrivèrent devant la rivière, l'eau était presque transparente et l'on pouvait y voir quelques poissons de toutes les couleurs barbotées. Elle vit une petite couverture juste à côté de l'eau.

« Daniel c'est… » Elle ne put pas finir sa phrase tellement la beauté du paysage lui coupa le souffle. Le brun sourit de toutes ses dents à la vue de la fille qu'il aimait aussi émerveillée.

Elle descendit de Rossinante, son cheval. Elle dérapa sur l'herbe grasse et tomba par terre en poussant une plainte. Daniel se jeta à genou pour l'aider à se relever mais la douleur à sa cheville était trop forte pour poser le pied par terre.

« Je crois que tu as la cheville foulée. Je suis vraiment désolé » Déclara Daniel après avoir installé la brune sur la couverture.

« Ce n'est pas de ta faute. » Dit-elle avec un sourire. « C'est une belle surprise ! J'étais loin de me douter que tu me ferais un truc dans ce genre-là ! C'est parfait. »

« Pas aussi parfait que toi. » Il ouvrit sa besace et y sortit un paquet avec plusieurs sortes de fruits. Un pique-nique près de la rivière comme c'est romantique !

Ils parlèrent et rigolèrent, échangeant quelques regards qui ne trompaient pas sur leurs sentiments. Daniel s'était levé, Régina l'avait défié qu'il ne réussirait pas à pécher un des poissons de la rivière. Le jeune homme marcha dans l'eau fraîche et s'apprêta à attraper un poisson juste en dessous de lui. Comme on pouvait s'en douter, il rata sa cible et Régina rit de bon cœur. Il recommença plusieurs fois, pour ne pas paraître idiot devant sa dulcinée, mais cette image de Daniel était juste risible. Le garçon réussit à bloquer un poisson et se baissa rapidement pour l'attraper, malheureusement le poisson était toujours plus rapide que lui et s'échappa sans mal. Daniel, au contraire, glissa sur un caillou dans l'eau et tomba la tête la première dans la boue. Régina était morte de rire lorsque le brun se releva faisant découvrir sa tête salie, brunie. Il était complètement recouvert de boue du haut de la tête jusqu'à son torse. Il avait l'air pitoyable dans cet état, et il était vraiment gêné.

Les minutes passèrent et le ciel s'assombrit, des nuages gris anthracites recouvrirent complètement le bleu chaleureux. Et une averse stupéfiante déferla subitement sur la plaine. Les deux amis rangèrent rapidement leurs affaires et cherchèrent un endroit où s'abriter, il y avait un grand chêne en haut d'une petite colline. Daniel aida Régina à se mettre sur le cheval comme elle ne pouvait pas marcher, et le brun dirigea les deux chevaux vers cet arbre. Le temps qu'ils arrivent là-haut, ils étaient trempés jusqu'aux os. Les feuilles les protégèrent un peu, quelques gouttes d'eau leur tombèrent tout de même sur leur visage. Ils s'assirent contre le tronc imposant, dans les bras l'un de l'autre profitant de leur chaleur corporelle.

Ils avaient froids. Non en fait ils étaient frigorifiés. Mais peu importe tant qu'ils étaient ensemble. Régina se retourna et posa un délicat baiser sur les lèvres de Daniel.

Ce n'était qu'un simple baiser mais qui les réchauffa tous les deux. Quand l'averse fut terminée, ils rentrèrent au manoir, et se séparèrent dans un câlin rempli d'amour. Quand Régina rentra, Cora fut directement sur son dos, elle avait raté l'heure du thé, et la brune fut privée de sortie pendant un mois entier et le nombre de ses cours furent doublés.

Malgré tous les mésaventures qu'ils eurent, cet après-midi restait une des préférée dans l'esprit de Régina. C'était son premier rendez-vous.

.

.

« Pas aussi parfait que toi. » Répondit Daniel.

Le couple était toujours dans cette forêt brûlée, blotti l'un contre l'autre.

« Tu t'en souviens ? » Demanda la brune.

« Je m'en souviendrais toujours. »

Et ils s'endormirent.


Les premiers rayons du soleil arrivèrent plus vite qu'ils ne pensèrent. Mais ce sont les bruits de sabots qui réveillèrent Daniel et Régina. Ils relevèrent la tête en même temps pour apercevoir un homme élégamment habillé, sur un cheval d'une blancheur immaculée, et un deuxième cheval se tenait à ses côtés.

Daniel se releva sur ses jambes, et inspecta l'homme blond devant lui. Il était grand, des yeux perçants et une posture charmante. Cet homme venait sans aucun doute d'une famille aisée.

« Bonjour. » S'exclama Daniel, le jaugeant encore du regard.

« Bonjour. »

Il y eut un silence qui s'en suivit. Cet homme, bien plus que charmant, pouvait faire partit de l'armée de Blanche. Et ils ne pouvaient pas faire une telle erreur. Ce fut l'inconnu qui brisa le silence.

« Il me semble que vous êtes perdu. Je peux peut-être vous aider. »

Sa voix était claire, rempli d'élégance et de gentillesse. Rien à voir avec le ton prétentieux que la plupart des nobles pouvaient revêtir.

« On pourrait d'abord savoir qui vous êtes. » C'est Régina qui avait parlé, elle tenait fermement le bras de son fiancé qui se tenait toujours devant elle comme un bouclier.

« Je m'appelle James. Prince James. »