Et une petite surprise en bonus pour ce chapitre ! Je vous la dit pas tout de suite, vous la découvrirez quelques lignes en-dessous de celles-ci... :-) Je sais, c'est d'une cruauté suprême, surtout que je vous l'ai déjà dit après m'être excusée avant de poster le chapitre 9. :-)

Non, bon, on va arrêter là, et voici le nouveau chapitre (le dixième, et je suis quand même assez contente d'en arriver là, même si on est très loin de la fin de cette fanfiction) !

Au passage, je voulais remercier ceux qui m'ont encouragé dans leurs reviews, ceux qui n'ont fait que lire ma fanfic, ceux qui l'ont suivie et mis dans leurs fics favorites, mais aussi et plus particulièrement une amie qui m'aide et me donne ses premières impressions quant à mes idées... Merciiiii à tous ! :-)


Chapitre 10 : Les belles forêts de la Lòrien

(PDV de Legolas)

Aragorn ne leur laisse aucunement le temps de se reprendre et de pleurer notre guide, tombé dans les gouffres de la Moria. Il ordonne que Boromir et moi les remettions debout, et j'obéis sans rechigner, contrairement à Boromir. Je sais pourquoi il ordonne cela, il veut simplement nous protéger (enfin, protéger ceux qui ont besoin d'aide) des Orcs qui grouillent dans ces collines à la tombée de la nuit.

Je me dirige en premier vers Ana, qui se tient la tête entre les mains, les poings crispés dans ses cheveux blonds, les emmêlant encore plus qu'ils ne le sont déjà à cause des combats, assise sur un rocher. Je vois ses épaules trembler comme elle pleure et cela me révolte, entièrement, sûrement. Je ne veux ni qu'elle souffre, ni qu'elle pleure encore. Mais je ne peux en aucun cas la protéger de tout dans ce monde en guerre, surtout que je ne suis même pas sûr qu'elle veuille que je la protège. Mais qu'est-ce que je suis en train de faire ? M'enticher d'une humaine ? Je ne peux pas, mon père me l'interdirait ! Mais exactement en même temps que je pense ceci, je me contredis. Je ne veux certainement pas désobéir de mon plein gré à mon père, mais je l'ai déjà fait pour Tauriel. Et je le referais pour Ana, même si c'est là une affaire totalement différente.

- Ana ? je demande du ton le plus doux que je puisse adopter.

Elle relève la tête, et je vois ses yeux (ses magnifiques yeux bleus) baignés de larmes. Mon cœur se serre violemment, encore plus violemment qu'avec Tauriel.

- Legolas... murmure-t-elle en essuyant ses larmes, essayant de se ressaisir.

Elle y parvient finalement et se relève, arrêtant le flot de ses larmes.

- Je suis désolée, je n'aurais pas dû m'effondrer ainsi...

- Non, je comprends, la rassuré-je. Gandalf (Mithrandìr dans la langue des Elfes) était notre guide, et de plus, je suppose que c'est la première mort à laquelle vous assistez.

Elle acquiesce tristement et m'offre un pale sourire.

- Merci, Legolas. Je suppose que j'avais juste besoin qu'on essaie de me rassurer pour que ça aille mieux.

Je hoche la tête mais enchaîne, brisant l'enchantement :

- Il nous faut partir, Ana. À la nuit tombée, ces collines grouillent d'Orcs, et je suis persuadé que vous ne voulez pas faire leur rencontre dans cet état.

- Oui, vous avez raison, acquiesce-t-elle.

Et tandis que l'on repart, je me demande si la destination qu'a choisi Aragorn était très judicieuse, bien qu'elle fût la seule envisageable.


- Legolas, où va-t-on ? me demande Ana d'un air interrogateur.

Cela fait quelques minutes que nous sommes dans la forêt de la Lòrien. Je suis étonné qu'Haldir et ses gardes ne nous aient pas déjà arrêtés. Gimli respire très fort, après tout. Ils doivent l'avoir déjà entendu.

Le nain se vante :

- J'ai les yeux d'un lynx et les oreilles d'un renard. Rien ne peut donc...

Il se retrouve avec une flèche juste devant son nez et se tait après avoir violemment sursauté.

- Le nain respire si fort que nous aurions déjà pu le tuer, déclare Haldir en guise d'accueil.

Je n'en suis pas étonné le moins du monde, Haldir a toujours été... comment dire ? glacial avec les nouveaux venus.

- Bienvenue, prince Legolas de Mirkwood, me salue-t-il en inclinant brièvement la tête.

Je réponds à son salut et le présente au reste de la Communauté (enfin, pour ceux qui ne le connaissent pas encore) :

- Voici le chef des gardes Haldir de la Lòrien.

Ana sourit brièvement dans sa direction et dit :

- Enchantée, capitaine Haldir.

Il lui jette un regard plein d'incompréhension. Ce n'est en effet pas ainsi que l'on salue les Elfes quand on pénètre dans l'un de leurs royaumes.

- Partons d'ici tant qu'il en est encore temps ! lance Gimli avec beaucoup d'animosité.

- Vous avez pénétré dans le royaume de la Lòrien. Vous ne pouvez donc en repartir si facilement, nain, déclare Haldir avec un certain mépris, assez bien dissimulé.

- Pouvez-vous, je vous en prie, nous loger quelque temps ? demande Aragorn en foudroyant Gimli du regard.

- Suivez-nous, commande le capitaine des gardes d'un ton qui n'admet aucune réplique.

Et il s'éloigne sans un regard pour nous.


La Dame Galadriel et le Seigneur Celeborn, les deux dirigeants de la Lòrien, s'avancent vers nous d'un pas noble. Boromir semble très perturbé par leur arrivée, tandis qu'Ana, au contraire, paraît émerveillée et ravie.

- Vous étiez neuf au départ, puis vous fûtes dix. Or, vous n'êtes plus que neuf encore à pénétrer aujourd'hui dans mon royaume. Où est donc Gandalf ? J'ai à m'entretenir de choses urgentes avec lui, dit Celeborn.

Il y a un moment de silence, durant lequel Ana baisse la tête avec infiniment de regrets.

- Il est tombé, finit par répondre Galadriel de sa voix à la fois légère et profonde, tout en me regardant.

Même si je sais qu'elle n'a aucunement besoin de confirmation, je déclare tout de même :

- Dans les gouffres de la Moria. Avec un Balrog, un démon de feu.

Ana acquiesce à son tour et un léger sourire retrousse les belles lèvres de la reine de la Lòrien.

Ne l'abandonnez pas, seigneur Legolas de Mirkwood. Elle est votre seul espoir, et vous êtes son seul espoir. Elle ne vous abandonnera jamais, elle, sachez-le. Je l'ai vu. Galadriel m'adresse ses paroles qui auraient pu être sybillines si elles avaient été adressées à quelqu'un d'autre, mais moi, je les compris immédiatement. Et je secoue légèrement la tête. Non, je n'abandonnerais pas Ana. Jamais.

- Haldir va vous conduire dans vos abris de cette nuit, précisa la Dame. Puissiez-vous bien vous reposer, vous en aurez besoin. Je peux vous assurer de cela, au moins.


Je les suis, et nous nous retrouvons séparés en deux groupes, un par abri, construit dans les arbres. Heureusement, je me retrouve avec Ana.

Et avant que l'on ne mange, mais après qu'elle se soit lavée et changée, et moi de même, je lui demande :

- Avez-vous quelques minutes à m'accorder ?

Elle acquiesce et dépose sa main avec légèreté sur mon bras replié.

- La Dame Galadriel vous a-t-elle parlé ? Je veux dire, aussi étonnant que cela puisse vous paraître, dans votre tête ? la questionné-je.

- Oui. Mais comment le savez-vous, Legolas ?

- Elle m'a parlé à moi aussi.

Et chose étrange pour un Elfe, à cet instant-là je rougis légèrement. Elle me lance un coup d'œil intrigué et me demande :

- Legolas, vous allez bien ?

Je hoche affirmativement la tête, et elle insiste :

- Vous en êtes véritablement sûr ?

- Parfaitement.

- Alors pourquoi rougissez-vous ?

Comment a-t-elle pu le discerner ? C'est donc si visible que ça que j'ai rougi ? Je m'énerve un peu, intérieurement.

- Elle m'a dit des choses étranges.

- Étranges ? Et dans quel sens sont-elles donc étranges, ces choses ?

- Elles sont assez mystérieuses, en fait, plutôt qu'étranges. Même si elles le sont tout de même, j'ajoute après réflexion.

- Oh ? Moi aussi, elles étaient mystérieuses. D'ailleurs, je n'ai pas bien compris ce qu'elle m'a dit. Elle m'a parlé d'un étrange destin, peu commun. Que j'allais me lier avec quelqu'un et que cela engendrerait des conflits qui étaient depuis longtemps restés enfouis.

Elle me regarde de ses grands yeux bleus, et tout à fait innocents, et me demande :

- Avez-vous compris ? Ou avez-vous une idée de ce qu'elle a voulu dire ?

- Oui, je crois avoir une petite idée sur ce qu'elle a voulu dire, je réponds.

Si Dame Galadriel parlait d'elle et moi, alors je sais ce que pourraient être les conflits longtemps restés enfouis. Mon père en veut toujours à Dame Galadriel et son mari, ainsi qu'à Elrond, et d'après ce que j'ai entendu dire, si ce que je suppose est vrai et que c'est de nous qu'elle parlait, elle serait favorable à notre union. Ce qui engendrerait forcément la rage de mon père le roi Thranduil de Mirkwood. Il déteste l'idée qu'un Elfe puisse se marier avec un Homme (dans le sens des espèces), et...

Mais non, il faut que je me ressaisisse, là. Ana n'est même pas au courant de tout cela.

- Legolas ? m'appelle ma compagne de route.

- Oui ? demandé-je en tournant les yeux vers elle.

J'étais tellement perdu dans mes pensées que je ne l'ai pas entendue s'adresser à moi.

- Par 'lier', Dame Galadriel voulait-elle dire 'se marier' ?

- Probablement, j'acquiesce, et mon cœur se met à battre violemment, plus violemment que je ne l'aurais cru possible.

- Parce que je ne me vois pas mariée, continue-t-elle.

Je la ramène vers notre abri en songeant à la douche froide qu'Ana vient de me faire prendre. Elle n'a donc pas compris que c'était de nous deux qu'il s'agissait ? À moins qu'elle l'ait compris mais que c'était sa façon à elle de me dire que ça ne pouvait pas marcher entre nous, qu'elle ne ressent pas la même chose que moi ? Mais non, ça ne pouvait pas dire cela, car elle ne sait même pas que je l'aime. Et ça ne va pas avec ce que Dame Galadriel a dit, qu'elle ne m'abandonnerait jamais. Mais que signifiait donc cette dernière phrase ?, je me pose toutes ces questions intérieurement pendant le repas et ne parle donc quasiment pas durant toute la durée de celui-ci.


Bon, voilà, je crois que j'ai refait un chapitre très long, mais bon... :-)

Et désolée si l'histoire entre Legolas et Ana va trop vite pour certains d'entre vous, parce que leur relation a quand même passé un grand cap durant ce chapitre, je le trouve en tout cas... :-)