Salut !
Et oui, c'est noël en juillet ! Feylie vous offre votre cadeau en avance ! Normal, là je suis hyper bien inspirée !
Bref, cette semaine c'est un chap d'environ 16 pages word que je vous offre. A lire avec un sirop grenadine à portée de la main.
Je remercie tous ceux qui m'ont laissé une review ! Je vous laisserai un mot pour le prochain chapitre, là je vous poste ce chapitre et je file !
Pour ce chapitre ! Reprise partielle de l'enquête et vous allez faire la connaissance de Rachel et de Chris dans un flash-back digne de Feylie. Celles qui haïssent le couple Shaolan/Rachel… allez, prendre des cailloux.
Bon, es
Sur ce, bonne lecture (toujours sans commentaires de Mando, snif…) !
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Chapitre 11 : Des réponses du passé
Le jour pointait son nez baignant la pièce d'une douce lumière.
Sakura rouvrit lentement les yeux.
Le mobilier qu'elle distinguait était celui de sa chambre.
Que faisait-elle ici ?
Elle n'avait tout de même pas rêvé ?
Elle releva les draps de son corps pour constater qu'elle portait un peignoir. Perplexe, elle se entreprit de réfléchir calmement à la situation.
Elle ressentait encore le souffle de Shaolan frôler sa nuque, son parfum, et les battements de son cœur s'unir au sien. Elle avait passé une nuit avec lui au studio. Elle en était plus que certaine. Si elle se trouvait dans sa chambre, c'est qu'il l'avait dû la ramener après qu'elle se soit endormie.
Si tu savais ce que j'ai fait, Tomoyo, pensa-t-elle en soupirant.
Elle s'était conduite comme ces filles éperdues amoureuses qui s'abandonnaient dans les bras d'un homme en espérant le garder plus d'une nuit, et malgré cela, elle ne regrettait rien. Son cœur et son âme avaient désiré cette issue. Malheureusement, elle ne disposait d'aucun moyen pour récupérer l'amour de Shaolan.
Ce matin, il était loin d'elle.
Elle se tourna et se retourna sans trouver de solution. Incapable de se défaire de sa soudaine mélancolie, elle se leva et dirigea ses pas vers la salle de bain. L'eau apaiserait certainement sa peine.
Elle n'aurait su dire combien de temps, elle resta allongée assise sous la douche à scruter le plafond.
Quelle attitude allait-elle adopter face à Shaolan ? Elle n'envisageait pas de lui sauter au cou en l'assommant de ses baisers. D'un autre côté, elle ne pouvait tout de même pas feindre l'ignorance et effacer les dernières heures de sa mémoire.
La poisse ! se dit-elle. Je suis une idiote ! Une grosse idiote ! J'aurais dû museler mes hormones !
Elle aurait surtout dû réfléchir avant de s'embarquer dans une telle histoire. Ecouter les conseils de sa raison lui aurait évité cette complication. Le cœur était mauvais conseiller.
En sortant de la salle de bain, elle tomba - malheureusement ou heureusement - nez à nez sur Shaolan.
Les questions qui lui torturaient l'esprit depuis son réveil ne semblaient pas l'avoir effleuré. A l'évidence, l'esprit de Shaolan se focalisait sur d'autres sujets plus importants que celui de leur nuit d'amour. Pourtant, aucun des deux n'osa prendre la parole.
Mauvais signe.
D'habitude, ils ne se privaient pas pour se jeter à la figure leurs quatre vérités. Cette nuit avait réussi à bouleverser leur rapport au point que la conversation devienne pénible entre eux.
Shaolan ouvrit la bouche puis se retient. Sans un regard pour Sakura, il s'éloigna.
- Shaolan ! …Tu n'as rien à me dire ?
- Non, répondit-il en évitant de se retourner. Je suis pressé.
- Je voulais…
- Je n'ai pas le temps de discuter, répliqua-t-il agacé.
Il aurait pu la regarder en face. Ce manque de respect acheva sa patience.
- J'aurais dû t'éviter !
- Oui, mais tu n'écoutes personne ! rétorqua-t-il en se retournant brusquement. On a passé une nuit ensemble, point. Je ne veux pas m'engager dans une relation pour le moment… Tu le savais.
Elle tombait des nues. Elle ne s'attendait pas à une telle indifférence de sa part. La seule solution pour préserver le peu de dignité qu'il lui restait était de retourner sa veste.
- Heureusement que je savais à quoi m'attendre avec un salaud de ton genre !
- Si tu en viens aux insultes, c'est que tu ne t'attendais pas à ça.
- C'est vrai, concéda-t-elle. Mais il est trop tard pour regretter quoi que se soit, donc… Restons-en là.
Sakura lui tourna le dos et alla s'enfermer dans sa chambre.
Elle avait récolté ce qu'elle avait semé. Elle avait sauté du perchoir sans s'assurer que la piscine était pleine d'eau. Elle ne devait s'en prendre qu'à elle-même.
- Mais pourquoi ça n'arrive qu'à moi ! Quel salaud ! cria-t-elle en jetant la première chose qui lui passa sous la main, en l'occurrence sa lampe de chevet qui alla violemment s'écraser contre la porte.
Elle soupira en voyant sa lampe détruite, puis s'assit sur son lit.
Elle se sentait désespérément seule ! Son cœur réclamait un peu de baume pour soulager ses plaies, mais aucune épaule amie à l'horizon.
Elle s'allongea et, prenant son oreiller, elle le plaqua sur son visage.
Quel espoir avait-elle de retenir Shaolan ? Tant pis. Elle garderait cette nuit d'amour enfouie dans ses souvenirs. Et comme toutes les filles déçues pas Eros, elle essaierait de survivre à cette histoire avortée.
Mais baisser les bras… elle n'y songeait pas. Et puis, malgré l'attitude de Shaolan, la moitié d'elle ne regrettait pas son égarement et espérait toujours.
- Je peux entrer ? demanda une voix alors que la porte s'entrebâillait.
Elle se rassit.
- Bah vu que tu t'ais déjà donné la permission, répondit-elle en se rallongeant.
Eriol s'installa à ses côtés.
- Ça te dirait de prendre le petit déjeuner dehors ?
- Non, je vais bientôt aller travailler.
- Tu as des ennuis ?
- On peut dire ça, dit-elle en se rasseyant.
Elle posa sa tête contre l'épaule du jeune homme.
- C'est Shaolan ?
- Le problème, c'est moi, avoua-t-elle. Je pensais que mon prince me prouverait à nouveau son attachement. Il ne le fera jamais. C'est la triste et affligeante vé-ri-té !
- Je ne devrais pas dire ça mais… Tu comptes pour ce prince même s'il ne semble pas décidé à te faire part de ses sentiments après cette nuit.
- Shaolan t'a-t-il raconté quelque chose ? demanda-t-elle soupçonneuse. Non, c'est impossible. Qu'est-ce qu'il te confierait ?
- Je vous ai vus rentrer avant l'aube. Tu étais en peignoir et Shaolan te portait dans ses bras. La conclusion s'est facilement imposée à moi. Mais j'aurais un conseil à donner à Shao. Il devrait éviter de se donner en spectacle. J'ai cru que les voisins allaient crier au violeur.
Elle ne souvenait pas de cette scène. Tant mieux. Elle se sentait suffisamment gênée.
- Rien que d'en parler, ça me met mal à l'aise, dit-elle en se tordant les doigts. J'ai fait un mauvais choix... Je me suis cassée la figure en beauté, pourtant… Shaolan aura beau dire, je sais qu'il m'a ouvert son âme. Je n'ai pas été séduite par ses mots. Non, ce qui m'a touchée, c'est ce que j'ai découvert entre les lignes.
- Peu importe pourquoi tu lui as dit « oui ». Il n'avait pas à se comporter de cette manière.
- Je ne veux pas être un motif de dispute entre vous. D'ailleurs, je ne comprends pas cette animosité entre Shaolan et toi. Bien sûr, il y a Rachel mais ce n'est pas tout. Vous êtes trop intelligents pour vous rabaisser à des querelles infantiles.
- Rachel n'a rien à voir là dedans. Shaolan est quelqu'un que je respecte même si en ce moment ça ne se voit pas assez. Ce que je n'aime pas chez lui, c'est sa manie de fuir et de cacher ses sentiments. Savoir qu'il refuse de se confier au point de se faire mal tout comme Mei... je ne le supporte pas. Ce sont mes amis mais je ne peux pas leur venir en aide alors que je le fais pour des inconnus...
- Ils ont de la chance de t'avoir comme ami, Eriol.
- Dommage qu'ils ne s'en rendent pas compte, soupira-t-il. Et puis, il faut rajouter que Shaolan est quelqu'un qui a d'énormes défauts.
- … C'est vrai que lorsqu'il a une idée derrière la tête, il la suit sans penser aux autres… en apparence. Je pense que ses décisions sont prises aussi en fonction de ce qui est le mieux pour nous. Il est discret sur tout ce qui le concerne, bougon et autoritaire mais ses défauts ne sont là que pour cacher ses qualités.
- Nous parlons de Shaolan ? Celui qui tyrannise tout le monde, celui qui t'a brisé le cœur ? Ma pauvre Sakura est amoureuse !
- Ne te moque pas de moi, Eriol ! Je t'assure que Shaolan est attentionné, aimant et fidèle. Ses gestes ont parlé pour lui.
- Oui, mais tu oublies Rachel, fit remarquer, Eriol. Ecoute, Sakura, il y a d'autres garçons plus prévenants autour de toi qui...
- Trop tard ! se plaignit-elle. Je suis perdue.
- Ne dit-on pas que les contraires s'attirent ? se moqua-t-il.
- Je vais t'arracher la langue !
- Au fond, dit-t-il amusé par la mine fâchée de Sakura, tu es faite pour lui. Je ne dirai rien à cet imbécile, mais fais attention : ce n'est pas une ex que tu devras remplacer mais un fantôme dont le souvenir hante chacune de ses pensées.
- C'est lui que je veux, marmonna-t-elle boudeuse.
Eriol rapprocha son front de celui de Sakura. Ses yeux plongèrent dans les siens.
- Alors, bonne chance p'tite fleur.
- Merci, dit-elle en lui sautant au cou.
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Sa loupe à la main, Shaolan étudia minutieusement chaque négatif.
Les premiers clichés montraient une fille espiègle et pleine de joie. Et puis peu à peu, un voile de tristesse s'était posé sur le vert de ses prunelles.
Sakura était d'une tristesse rayonnante. Sur ces photos, il surprenait le regard d'une petite fille meurtrie. Cette image contrastait avec la jeune fille qu'elle était devenue. Et malgré le maquillage, il parvenait à reconnaître celle qu'elle était au naturel. Elle ne feignait jamais rien. Et même lorsqu'elle cherchait à dissimuler ses émotions, ils parvenaient à transparaître sur son visage.
Si sa mère, la fière et colérique Yelan Li, apprenait de quelle manière il avait agi envers Sakura, elle lui arracherait à coup sûr les yeux avant de le noyer dans l'étang de leur jardin.
C'est bien ma veine, songea-t-il en soupirant. Je suis bloqué…
Même s'il avait apprécié que Sakura se soit blottie contre lui pour oublier sa peine, même si au fond il avait encore besoin d'elle, il restait Rachel…
La porte de la chambre noire s'ouvrit brusquement.
Une forme bondit sur lui et le frappa à la figure. Loin de se laisser faire, Shaolan riposta et fit basculer son adversaire.
- Putain ! Tu n'étais pas obligé de frapper aussi fort, marmonna Eriol en se massant la mâchoire.
- Tu viens de gâcher mon travail, soupira Shaolan en regardant ses tirages suspendus.
- Je le sais, c'était fait exprès.
Shaolan tendit sa main à Eriol pour l'aider à se relever.
- T'es vraiment con, affirma Eriol.
- Je te renvoie le compliment, mais une explication sur le pourquoi de cette agression me ferait encore plus plaisir.
- Il m'en faut une pour te cogner ? Pour éclairer ta minable lanterne, c'est Sakura.
- Elle s'est plainte, je le savais !
- On parle de Sakura, imbécile ! s'écria Eriol qui se retenait pour ne pas le frapper à nouveau. Elle n'est pas du genre à pleurer dans les jupes de sa mère. Elle est capable de tout endurer en silence. Ce n'est pas Rachel ! Rentre-toi ça dans le crâne et arrête cette stupide comparaison !
- Je n'ai pas envie de me disputer.
- Pourtant, tu vas y être obligé. D'ici ce soir, notre japonaise préférée aura eu le temps d'affûter les couteaux pour jouer avec toi.
- … Je suis bon pour les urgences.
La mine dépitée de Shaolan lui arracha un fou rire. Il ne s'était pas trompé. Shaolan aurait dû se méfier de Sakura. Elle était bien plus dangereuse que lui.
- Non… ! Ne me dis pas que je vais te consoler alors que c'est Saki...
- Saki ? Depuis quand tu l'appelles comme ça ?
- Pourquoi tu veux le savoir ? rétorqua-t-il en sachant que la jalousie rongeait son ami.
- Pour rien.
- Bref, comme je le disais avant que tu ne m'interrompes pour rien. C'est Saki qui en aurait le plus besoin. Où va le monde si je dois jouer les St-Bernard avec toi ?
- Je ne t'ai rien demandé !
- Cette folle s'est entichée de toi. Je ne comprendrai jamais les femmes.
Eriol contempla les photos prisent par Shaolan. Il n'ignorait pas le talent de ce dernier mais là… Ces clichés dévoilaient l'autre moitié de Sakura. Elle avait dû se sentir en confiance pour accepter de quitter son masque. Ces deux-là avaient beau se disputer, ils se complétaient.
- C'est lui, lâcha soudainement Shaolan.
- Shao.
- Ecoute ! Tu sais le pendentif. C'est Sakura qui possède l'originale. Elle le tient de sa mère qui devait le tenir de la sienne. Bref, si mes suppositions sont exactes, et jusqu'à maintenant, elles l'ont toujours été...
- Rachel a, à un moment ou à un autre, été en contact avec un membre de la famille Kinomoto durant les mois précédent sa mort.
- Exact ! Les parents de Sakura sont morts il y a trois ans. Rachel ne les connaissaient pas et n'a donc pas pu voir ce pendentif… même après leur mort, rajouta-t-il, puisqu'il était alors entré en possession de Sakura. Le seul membre de la famille Kinomoto dont on n'a pas retrouvé le corps...
- Toya, le frère de Sakura.
- Il est le seul qui pouvait savoir à quoi ressemblait le pendentif de sa famille. Il est le seul qui pouvait en remettre une grossière copie à Rachel. Ce mec n'est pas mort. Et il est peut-être notre meurtrier.
- Là, tu t'engages un peu loin. Ce qui tu sous-entends, c'est que Toya fait parti du Céleste Empire, cette organisation dont les membres ont assassiné ses parents ? Tu vas me dire qu'il a assisté au massacre de sa famille sans intervenir. Voyons, Shao, tout le monde n'est pas aussi froid que toi.
- Je ne plaisante pas, Eriol ! Rachel portait une copie du pendentif de Sakura ! Ce n'est pas moi qui l'ai lui offert, encore moins Chris ou toi ! Tu sais très bien que Rachel n'a pas hésité à jouer avec nous ! Tu crois qu'elle n'aurait pas été capable de me tromper avec un autre ? Elle nous a trahi. C'est certain. Mais jusqu'à maintenant, on pensait que l'un de nous l'avait également aidé. Ce qui apparaît aujourd'hui, c'est qu'elle a découvert que Chris détournait de l'argent. Elle en a fait part à ses complices et c'est ce qui a tout fait échouer. Elle est morte, nous avons dû fuir et Chris a disparu pour finir par mourir aussi. Ce foutu pendentif est le seul lien qui lie Rachel, Sakura, le crime commis sur sa famille et le Céleste Empire !
- Oui, mais c'est le propre frère de Sakura que tu accuses alors que nous ne savons pas s'il est réellement vivant ! Cette copie est sûrement une coïncidence.
- Moi, je pars du principes que les coïncidences ça n'existe pas. Ce n'est pas une coïncidence si Kakei a décidé de nous mettre Sakura sur le dos. Ce n'est pas une coïncidence si ses parents sont morts alors qu'ils enquêtaient également sur le Céleste Empire. Donc, ce n'est sûrement pas une coïncidence si Rachel portait une réplique du bijou de Sakura. T'as trouvé le code pour décrypter les données ?
- J'ai pas le Q.I de Chris, moi ! Qui dit ancien hacker, dit forcément bon informaticien. T'es certain que tu ne veux pas que je donne ça à Ben ? Il décrypterait ça en moins de temps qu'il...
- Non.
- Pourquoi ?
- Parce que.
- Parce que quoi ? Tu sais quelque chose que j'ignore encore ?
- Tu veux de la franchise ?
- Pour une fois, ce serait génial de ta part.
- Je me méfie.
- De qui ?
- Pour le moment, de personne en particulier mais...
- Mais ?
- Je me méfie.
- C'est sûr que là c'est plus clair.
- En fait, c'est à cause des statuettes.
- Ben a trouvé quelque chose à l'intérieur ?
- Non. Il n'y avait rien à l'intérieur mais à l'extérieur...
Shaolan saisit une pochette, l'ouvrit et tandis un paquet de photo à Eriol.
- Ce cliché est celui que Chris a laissé dans l'une des enveloppes retrouvées par Sakura. Cette photo ci, dit-il en la désignant à Eriol, c'est le cliché des deux statuettes que j'ai prises chez les Zhin. Et enfin, cette dernière photo est celle de la dernière statuette que j'ai pu avoir chez la famille du Golden boy en Californie.
- Tu sais que Sakura croit que tu as approché une star.
- Elle a de drôle d'idées.
- Bah, si c'est toi qui les lui glisses à l'oreille, pas étonnant. Bref, qu'est ce que tes yeux de photographe ont vu et que je n'ai pas vu ?
- Regarde bien ce dernier cliché, dit-il. C'est une photo de la vraie statuette Bastet, l'unique. Tu ne vois rien ?
- Bah non.
- Tu te souviens de notre supposition du départ ?
- Bien sûr. Chris avait dû être mêlé à un trafique d'objets d'art, ce qui lui permettait de détourner une partie des fond. Ce qui était logique.
- On pensait que les statuettes cachaient des substances illicites et que le bénéfice des ventes finançait les recherches du Céleste Empire, du moins pour une part.
- Exact.
- Mais Ben n'a rien trouvé. Donc, tu t'es trompé dans tes suppositions.
- Mes suppositions ? Tes gonflé, toi.
- Bref, reprit Shaolan. Pourquoi ces statuettes et pourquoi Chris nous a laissé cette photo ? Logique, il voulait nous laisser des infos. Il nous connaissait. Il te savait aussi doué que lui et il connaissait...
- Ta foutue manie de décortiquer les négatifs, se moqua Eriol.
- Oui, et bien ma manie, comme tu le dis, m'a permis de déceler un élément que tes yeux d'aveugles n'ont pas vu ou ne prennent pas la peine de voir.
- Et c'est quoi ?
- La statuette originale tient un disque entre ses pattes.
- Comme les autres.
Soupirant, Shaolan saisit sa loupe et la tendit à Eriol.
- Les trois clichés des fausses statuettes ont la particularité de présenter un même défaut de fabrication, si on peut dire ça comme ça. Regarde bien.
Eriol observa minutieusement chacune des photos.
- T'as raison ! s'écria-t-il. Y'a un scarabée que l'originale n'a pas sur son disque. Attend... En Egypte, le scarabée... c'est le symbole de la résurrection, non ?
- Il correspond au verbe khéper qu'on peut traduire par « venir à l'existence sous une forme donnée », ajouta Shaolan. L'Égypte et la Chine ont la même interprétation du scarabée concernant sa particularité à s'auto-reproduire.
- Ouais... mais là je vois plus trop le rapport avec notre enquête.
- T'es certain ? C'est pas plutôt parce que tu ne veux pas réfléchir ? Le Céleste Empire base ses recherches sur le cerveau et l'esprit. Et on peut dire qu'ils ont déjà bien avancé dans leurs recherches. Si les Sibylles de la Clow Read ont tant de mal à trouver l'enfant dont parle Nostradamus, c'est peut-être parce qu'il n'est pas encore né.
- Selon les dates décrites dans les quatrains, si.
- Pas "né" au sens de « venir au monde ». Mais plutôt "né" au sens « se réveiller ». Si en fait, c'était les expériences du Céleste Empire qui engendrait cet enfant ?
- Bon, je fais redémarrer mon pauvre cerveau... Tu veux dire que se serait l'un des enfants disparus qui, à force de subir des expérimentations, développera les acquis qui feront de lui le Dragon Rouge ?
- Oui. Le scarabée se roule en boule, dit un précepte chinois. La signification est qu'il est capable de renaître dans cet oeuf à force de concentration. Ce qui veut dire que cet enfant deviendra celui que l'on attend à force de développer les pouvoirs de son esprit... Le symbole du Céleste Empire est le Scarabée. Tu comprends maintenant où je veux en venir ?
- Oui… Chris ne participait pas à un trafic marchand avec Zhin...Si les fausses statuettes portent ce signe, ce n'est pas pour les différencier de l'originale. En fait, posséder une de ces statuettes signifie que l'on est...
- Membre du Céleste Empire, oui. Donc, ce golden boy et ce cher Zhin font bien parti de cette organisation ! Chris l'avait découvert avant nous et je crois que si on arrive à décrypter ce qu'il y a sur les cd-rom et la clé usb...
- On aura la liste complète des membres à qui ont été envoyé ses statuettes !
- Bingo ! On dit merci à qui ? se vanta Shaolan.
- Merci Chris !
- Je pensais plutôt à moi, mais bon.
- Donc, c'est à moi de jouer c'est ça ?
- Oui, je veux absolument savoir qui est dans le camp de qui.
- Comment ça ?
- Rien. C'est juste que maintenant, je me méfie de tout le monde. Les trahisons ça laisse des traces même si on pardonne.
- Et que comptes-tu faire pour ce soir ?
- Quoi ce soir ?
Eriol éclata de rire.
- J'en étais sûr ! Ta petite soirée entre les bras de Sakura a réussi à te faire perdre momentanément la mémoire !
- Te moque pas de moi ! Je sais que j'ai une soirée.
- Et tu sais que tu dois être accompagné ?
- Oui. Tu en as parlé à Sakura hier ou pas ? Elle accepte de nous suivre ?
- Oui, mais après ce qu'il vient te se passer entre vous... Crois-tu que votre mission sera de tout repos ?
Shaolan resta bouche bée. Il n'y avait pas pensé.
- Sauf si tu veux y aller avec Mei à moins que tu ne dragues une fille dans la rue pour l'inviter à une prestigieuse soirée entre riches collectionneurs. Mais tu la mettrais inutilement en danger. Bref, tu fais quoi ?
- A quoi tu ressembles déguisé en fille ?
- Même pas en rêve, alors oublie ça avant que la foudre ne t'atteigne.
- Donc, je dois trouver un moyen de me réconcilier avec Sakura au moins le temps de la mission, c'est ça ?
- Tu comprends vite. C'est bien.
- Ca c'est une phrase à la Chris, dit Shaolan tristement. Tu peux me dire comment il a pu se faire avoir par Rachel alors qu'il était si intelligent et qu'il avait une petite amie comme Mei auprès de lui ? Comment il a pu être aussi con ?
- Je ne sais pas. Les sentiments humains ne sont pas logiques, et la raison passe toujours après.
- Chris me manque...
- A moi aussi.
- J'aimerai bien le revoir assis sur le canapé avec une de ses casquettes sur la tête. On serait là à regarder un film policier et comme toujours il aurait démêlé l'intrigue nous gâchant encore une fois notre film... Qu'est-ce que je pouvais le détester comme il faisait ça mais en faite j'étais plus que jaloux de le voir me battre.
- Ca c'est sûr qu'il y avait pas plus bons copains que vous.
Flash Back
- Ca y est ! J'ai trouvé ! fanfaronna Chris.
- Ferme-là, je veux rien savoir ! rétorqua Shaolan en lui lançant un coussin en pleine figure.
- Pourtant, c'est très intéressant, dit-il en l'attrapant au vol. Tu as remarqué le numéro de l'appartement...
- Tais-toi ! Mei embrasse ton copain qu'on puisse avoir la paix !
- C'est la même que celle...
Meilin sauta au cou de Chris, l'empêchant de poursuivre sa phrase.
- Bah, voilà ! Un peu de silence pour les honnêtes gens.
- Quand tu dis "honnête", j'espère que tu ne parles pas de toi, plaisanta Eriol.
- Si ! déclara Shaolan. Je suis un mec honnête !
- C'est ça, répliqua Eriol. Je préfèrerais dix fois mieux vendre mon âme au diable que de te la vendre à toi.
- Ce qui veut dire que l'ange que je suis sort avec un démon, je suis déchue, déclara Rachel faussement larmoyante.
- Quand je te disais que tu aurais dû sortir avec moi, dit Eriol.
- Je commence à me poser la question, avoua-t-elle.
- Je peux toujours vous laisser, proposa Shaolan en se renfrognant.
En le voyant prendre un air boudeur, Rachel lui enlaça le cou.
- Je rigole, mon chéri. Moi j'adore ton coté démon. Et puis je suis bien trop amoureuse de toi pour te quitter.
- De toute façon, si tu crois que je vais te laisser aller avec cet idiot, tu rêves, dit Shaolan en posant un baiser sur ses lèvres.
- Et comme toujours, je suis de trop, soupira Eriol en s'enfonçant davantage sur le canapé.
Meilin lâcha enfin Chris qui reprit sa respiration tandis que Rachel quittait les bras de Shaolan pour se lever. La chinoise à gauche et l'américaine à droite de Eriol, elles posèrent un baiser sur ses joues puis l'enlacèrent.
- Toi, tu es bien le plus gentil des trois, affirma Rachel.
- Ouais, pas étonnant puisque Shao et Chris ont tous les deux un ego démesuré, fit remarquer Eriol.
- T'as vu ça, Rachel ? Dis-moi pourquoi on n'a pas choisi Eriol, l'interrogea Meilin.
- C'est bien connu, répondit-elle. Les filles aiment beaucoup trop les bad boys et ça leur joue toujours un mauvais tour.
(Feylie : clin d'œil à ma Mando !)
- Ce qui veut dire que moi, je suis pas un bad boys ?
- Si mais un gentil bad boys, assura Rachel en déposant un autre baiser sur sa joue non loin de ses lèvres.
- Merci quand même, dit-il en lui souriant.
- Tout ça pour dire que le numéro de l'appartement correspond à l'heure exacte où est mort le dealer, reprit Chris, mais il est également repris dans le numéro d'immatriculation de ce soi-disant policier. Ce qui veut dire qu'il est le meurtrier...
- C'est bon, il m'a dégoûté encore du films ! dit Shaolan en se levant.
- Avoue que j'ai été plus rapide que toi et que tu ne le supportes pas.
- J'avais trouvé ! opposa Shaolan en faisant face à Chris. Mais il se trouve que moi je préfère découvrir le film tout en douceur !
- Je suis plus intelligent que toi. Allez incline-toi devant sa Majesté.
- Quand les poules auront des dents !
- C'est possible, rétorqua-t-il avec sérieux. Si tu prends l'évolution de l'homo sapiens comme exemple...
- Pitié, Mei ! Dis à ton copain...
- Non, coupa-t-elle. C'est ton meilleur pote. Alors forcément vous vous débrouillerez tout seul comme d'habitude.
- Oui, laissons les coqs se battre, proposa Rachel. Tu viens Mei, on va faire un tour chez Mike. Il m'a parlé d'une de ses fêtes.
- Je te déconseillerais d'y aller, dit Chris d'un ton sec, et surtout avec ma puce.
- Pourquoi ça ? répliqua-t-elle sur le même ton.
- C'est mathématique, ma vieille, et surtout d'une logique qu'une blonde comme toi comprendra facilement.
- Chris, ça va, interrompit Shaolan. Pas la peine d'être méchant.
- Ouais, excuse-moi…Si tu veux savoir, vu la proportionnalité de filles et celle des garçons qu'il y aura dans cette fête, je dirai que mon frère a encore une idée perverse derrière la tête. Et ce n'est pas celle de passer la nuit à danser... à moins que tu ne veuilles danser dans un lit avec des tonnes de partenaires féminins et seulement un ou deux représentant masculins.
- C'est un porc ton frère ! s'écria Rachel horrifiée.
- Juste un mec en pleine forme. Mais c'est vrai qu'il n'a pas eu de chance. Moi j'ai hérité des gènes de Einstein, lui en revanche, il a hélas hérité des gènes d'un animal en rut. Donc, pour ton bien ma chère Rachel, je te conseillerai d'éviter les "fêtes" de Mike.
- Moi, ça m'intéresse ! s'écria Shaolan.
- C'est ça ! dit Rachel en le frappant sur le sommet de ta tête. Ose mettre un pied hors de la maison pour aller chez Mike et je te jure que tu pourras dormir sur le canapé les trois prochains mois !
- La vache ! Ta copine veux te faire moine ! s'écria Eriol. Tu peux te la garder.
- Et moi, je vais me calmer, ajouta Shaolan dépité. Dormir seul sur un canapé… en plus, il fait froid en ce moment. Je vais geler. Tu peux pas me faire ça, Chacha !
(Feylie : un surnom bien idiot pour c'te conne de Rachel ! Mando reviens… tu me manques !)
- Reste sage, mon chéri, et je te promets que tu ne le regretteras pas cette nuit ni les autres d'ailleurs, lui murmura-t-elle à l'oreille alors que les autres riaient de la plaisanterie de Shaolan.
Fin du Flash Back
- C'était la bonne époque, déclara Shaolan tristement.
- Ce n'est pas parce que Rachel et Chris ne sont plus là qu'on ne peut plus rire comme avant.
- Je sais...
- Et ce n'est pas parce que tu te rends coupable de la mort de Chris que tu ne dois plus t'amuser.
- Merci de ces conseils fort avisés, monsieur le psy.
- Tu recevras la facture demain. Pour le moment, il va falloir régler le petit problème avec Sakura. Et pour ça... Je ne te donnerai aucun conseils ni de cours. Tu vas te débrouiller tout seul comme un grand.
- Franchement, tu ne connais pas Sakura comme je la connais…
- C'est sûr, vu que moi je n'ai pas couché avec elle.
- Le fait que tu me rappelles ce léger détail… c'est fait exprès, non ?
- Selon toi ?
- Quand je disais que les femmes mariées étaient plus pratiques, soupira-t-il.
Eriol éclata de rire devant l'air affligé de Shaolan.
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Le cybercafé était une fois de plus bien bondé en ce début d'après-midi. Ce qui ravisait oncle Bill, rassuré de voir Sakura s'intégrer dans le quartier.
(Oncle Bill : bah elle est où Mando ? Feylie : au abonnés absents… snif…)
Le succès de son commerce ne se démentait pas auprès des étudiants, heureux à l'idée de se faire servir le café par une radieuse japonaise au tempérament impétueux. Ils connaissaient tous la facilité avec laquelle Sakura rabrouait les clients qui profitaient de leur statut pour se plaindre ou qui osaient se montrer trop insistant avec elle.
D'ailleurs, oncle Bill n'hésitait pas à sévir dès la moindre incivilité faite à celle qu'il considérait désormais comme sa propre fille.
Et comme un père, il eut un mauvais pressentiment en voyant Shaolan entrer dans le cybercafé. En bon observateur, il avait compris que sa Sakura avait une fois de plus été en retard à cause de l'une de leur énième dispute. Il priait pour qu'ils puissent rapidement admettre leur attirance l'un pour l'autre.
Ah, les jeunes ! pensa-t-il en en se plongeant dans son travail. Toujours cette fierté et cet orgueil qui les empêchent de s'avouer vaincus.
Loin de se douter de ce que oncle Bill pensait de son comportement puéril, Shaolan se dirigea vers Sakura.
Elle était en pleine conversation avec un étudiant.
- Vous n'aurez pas mon numéro.
- Pourquoi ?
- Je ne sors pas avec les clients, répondit-t-elle agacée.
Elle posa brusquement la tasse de café sur la table, manquant de renverser le contenu sur l'ordinateur portable.
- Je suis plus qu'un client, Sakura. Je suis votre plus fervent admirateur. S'il vous plait, je…
- Sakura, je dois te parler.
Elle se retourna brusquement.
Nerveuse, elle faillit lâcher son plateau. Mais elle reprit rapidement constance. Pas question qu'il devine son trouble, son immense trouble !
- Je n'ai pas le temps, dit-elle sèchement à Shaolan qui lui faisait face.
- Tu vas le prendre !
- J'ai un travail à…
- Ça ne prendra que cinq minutes ! coupa-t-il.
- Elle n'est pas à votre disposition ! rétorqua l'étudiant.
Shaolan posa un regard méprisant sur le client avant de ramener son attention sur Sakura.
- Je ne partirai pas, tant qu'on n'aura pas eu cette conversation !
Elle soupira. Autant en finir avec cette histoire.
- … On sera tranquille dans l'arrière boutique, dit-elle.
- Sakura, vous…
- Ne vous mêlez pas de ça ! l'interrompit-elle.
- Elle a raison, rajouta Shaolan. On te sonnera quand on aura besoin d'un toutou.
- Comment osez-vous ? répliqua l'étudiant outré.
- J'ose, c'est tout. D'ailleurs, c'est que tu devrais faire. Oser te la fermer au lieu de draguer les copines des autres. Quoique avec ta gueule défoncée, je risque pas grand… Aie ! Merde ! Mais qu'est-ce qu tu fais Sakura !
- Viens ici, toi ! dit-elle en le traînant pas le bras, loin du client alors qui ne revenait toujours pas d'avoir été ainsi insulté devant témoins.
Sakura avertit oncle Bill qui regarda le couple disparaître dans l'arrière-boutique, avec un sourire aux lèvres.
Confinés entre les quatre murs du carré de pièce qui servait à stocker les marchandises, Shaolan et Sakura étaient isolés du reste du monde.
- Tu as un fan club ?
- En quoi ça t'intéresse ?
- En rien. Mais ils sont très malpolis, surtout ce mec... Tu pourrais mieux choisir tes...
- Pourquoi ! cria-t-elle hors d'elle.
- Pourquoi quoi ?
- Qu'est-ce que tu n'aimes pas chez moi ? Qu'est-ce qui t'énerve à ce point pour être si désagréable ?
- Ce n'est pas toi.
- C'est une torture de vivre avec quelqu'un comme toi, Shaolan ! Tu te souviens de la manière dont tu m'as parlé ce matin ? Et maintenant, tu viens ici pour insulter mes clients !
- Tes clients ? Oncle Bill fait dans la prostitution ? Zut, je le savais pas ça.
- Toi ! Tu... Tu m'énerves ! dit-elle en le tapant avec son plateau. Est-ce que ça t'arrive d'être comme tout le monde ! Non ! Monsieur veut jouer l'original !
- Arrête tu vas me défigurer !
- Tu le mérites ! Oh, oui tu le mérites ! Espèce d'idiot ! Imbécile !
- Pardon !
Sakura lâcha son plateau en entendant ce mot.
- J'ai mal réagi, ce matin, continua-t-il plus calmement. Mon intention n'était pas de te blesser.
- Tu n'as fait que ça depuis notre rencontre ! Mais même si je devais retourner en arrière, je ne changerais rien. Je suis stupide mais j'assume mes erreurs ! J'ai promis de rester forte, et je le resterai !
- Je sais, Sakura, dit-il en s'approchant d'elle.
Elle recula. Elle ne tomberait plus dans son piège.
- Non ! Arrête ! Je déteste quand tu es tendre et que la minute d'après tu redeviens un homme insensible. Je ne supporte pas ça… Je vais encore me rabaisser en pleurant alors que je n'ai pas le droit de trahir mes parents... je vais les décevoir…
- Il y a des moments où l'on peut baisser les armes. Ce n'est pas pour ça que tu es lâche. Tu es formidable, sincère et déterminée. Tes parents ont des raisons d'être fière de toi d'où ils sont.
- Alors tu sais qu'ils sont morts ?
- Oui... mais je ne me sens pas digne de parler d'eux avec toi... Je m'excuse, sincèrement, d'être ce que je suis.
- Tu ne répareras pas toutes tes fautes avec seulement des excuses !
- C'est vrai, mes excuses ne valent rien. Ma conduite jusqu'à maintenant a été inqualifiable et si tu me pardonnais sans que je n'ai eu à le mériter… Laisse-moi te prouver que je mérite ton pardon. Tu acceptes ?
- Tu dois m'aimer à nouveau !
La déclaration surprit aussi bien Shaolan que Sakura.
Il la regarda interloqué.
Elle était sérieuse.
- On n'oblige personne à retomber amoureux, dit-il.
- Si !... Moi je t'y obligerai.
- Nous verrons ce soir, répliqua-t-il. Rejoins-moi devant cette galerie d'art.
Il sortit un stylo et nota une adresse sur une feuille de papier.
- C'est là qu'on devait se rendre... Tu comptes te faire pardonner alors qu'on sera en mission !
- Laisse-moi essayer. Si tu m'en veux après ça, je saurai accepter ta décision. Entendu ?
Il lui tourna le dos et sortit de la réserve.
- Qui suis-je vraiment à tes yeux ? murmura-t-elle en se mordant la lèvre, alors qu'elle désirait courir après lui.
Encore quelques heures, et elle verrait s'il tenait vraiment à elle.
A suivre...
Et oui, je fini là ! Ah ah ah ah ah ! Celui qui est pas content je peux toujours lui envoyer des tomates s'il il veut, lol.
Bref, alors, mes chers lecteurs... Comment avez-vous trouvé la scène "Flash Back" ? Ca vous donne un peu l'ambiance de l'époque "Rachel et Chris" vivant.
Qui s'était douté que Mike était le frère de Chris ? Personne ! Mais dites-vous qu'ils ont un truc en commun : la manière dont ils ont su accoster Sakura ! Très drôle les deux frères.
Bref, la suite de notre enquête dans le prochain chapitre ! A plus !
