Projet Réléna
Les paroles entre ** sont les paroles dans le langage français et non dans le langage Japonais que nos héros connaissent.
Petite détente entre amis
et
Comment défendre ce qui nous appartient ?
Ca faisait maintenant deux jours qu'ils étaient dans la nouvelle et somptueuse planque. Ils avaient la piscine dont ils rêvaient tous. Duo avait été aux anges en voyant l'énorme frigo et tous les différents placards qui stockaient ce qu'il vénérait le plus au monde, à part Hilde : le nutella et toutes sortes de gourmandises chocolatées. Heero, quand il ne « surveillait » pas Réléna de près, parce qu'il fallait bien le faire, des fois, elle pouvait faire les pires trucs avec Dorothy, restait à taper sur son ordi qu'il chérissait tant.
Et justement, ce soir là, Réléna et Heero étaient dans leur chambre et elle commença à s'énerver en voyant qu'il la laissait de côté comme un vulgaire jouet qu'il prendrait un peu plus tard dans la soirée (mdr). Du coup, elle le lui reprocha parce qu'elle aurait bien voulu qu'il s'occupe plus d'elle que de son ordi. Et bien sûr, après ça, ils ne s'étaient envoyés que des vannes. Heero, au bout d'un moment, lança «au moins, je suis sûr que je peux le garder à l'oeil sans danger. Une vraie merveille du monde. Pas comme certaine.». Il avait même prononcé ses dernières paroles en regardant bien Réléna. Cette dernière, en colère, attrapa l'ordinateur portable d'Heero et le jeta par la fenêtre, sous les cris de ce dernier. L'ordinateur atterrit tout droit dans la piscine, à l'endroit même où Quatre et Dorothy prenaient un bain de minuit. Ils levèrent la tête, surpris d'avoir vu un objet leur tomber dessus. Par la fenêtre, ils pouvaient entendre Réléna et Heero hurler comme des fous. Mais le pire, c'est quand Réléna annonça que désormais, il pourrait mettre une croix sur ce qu'il aimait bien faire avec elle. Ils entendirent même un vase se casser. Puis la porte de la chambre avait claqué et Quatre et Dorothy avaient hurlé de rire. Mais ils se calmèrent bien vite en voyant Heero, la tête trempée, les regarder de son regard de la-mort-qui-tue-même-quand-vous-êtes-déjà-mort par la fenêtre. Réléna avait sûrement cassé le vase sur sa tête. Il avait ensuite déclaré « si y'en a un seul de vous qui me fait une plaisanterie sur ce qui vient de se passer, je le descends. ». Quatre et Dorothy sortirent vite de l'eau. Mais Dorothy, telle qu'elle se connaissait, ne pouvait pas laisser une telle chance de lui envoyer une vanne s'envoler. Elle revint sur ses pas et attrapa l'ordinateur qui était dans l'eau. Puis elle le montra à Heero et lança :
-encore désolée pour ton ordi. Je sais bien qu'il compte énormément pour toi. Je te souhaiterai tout le bonheur du monde avec lui une fois que tu l'auras réparé, si tu le peux bien sûr. Parce que, je crois que là, il a bien pris l'eau, tout comme toi d'ailleurs.
-OH, CA VA HEIN ! ON T'A RIEN DEMANDE ! Hurla Heero.
Dorothy lui balança son ordinateur comme ci c'était un frisbee et il l'attrapa de justesse avant qu'il ne lui éclate la figure. Puis elle se barra en courant pour rejoindre Quatre, tout en riant comme une dingue.
Trowa et Catherine, qui arrivaient juste de leur balade nocturne par l'arrière de la maison, virent Heero trempé, par la fenêtre, et Trowa lança :
-euh…c'est pas bon de rester vers la fenêtre les cheveux trempés. Il fait un peu frais et tu pourrais attraper la crève.
-NE COMMENCE PAS TOI AUSSI ! Hurla Heero.
Catherine et Trowa se regardèrent et comprirent aussitôt que Réléna et Heero venaient à nouveau de se disputer. C'était toujours la même chose avec eux. Ils s'envoyaient toujours des vannes. Du coup, ils rentrèrent sans lui lancer un dernier regard. Dans le couloir qui les menait à leur chambre, ils croisèrent Duo, Hilde, Sally et Wufei :
-ben, qu'est-ce que vous faîtes tous ici ? Demanda Catherine.
-on a entendu leur dispute. Répondit Duo.
-ils nous ont réveillé tellement ils plaignit Wufei.
-d'ailleurs, vos mads étaient pas content du tout. Ajouta Hilde.
-mais nos chers exterminateurs dorment toujours. Rien ne peut les réveiller. Fit Sally. Ils en ont de la chance eux.
-on a vu Réléna sortir en furie de leur chambre. Et on ne sait pas où elle est allée. Ajouta Duo.
Ils sourirent tous en repensant à ce qu'ils avaient entendu et explosèrent de rire, sauf Trowa et Catherine qui n'avaient pas été là. Heero ouvrit brusquement la porte, le visage sombre, et ils rentrèrent tous en quatrième vitesse dans leurs chambres, par peur de se faire descendre. Heero entra de nouveau dans sa chambre, ferma la porte, et donna un gros coup de poing dedans en hurlant :
-HE MERDE !
Il s'assit à son bureau et commença à réparer son ordinateur.
Réléna, de son côté, était descendu dans la cuisine pour manger le premier truc qui lui viendrait aux yeux afin d'oublier ses soucis. Pas de chance pour Duo, elle ouvrit le congélateur et tomba sur son pot de glace préféré : au chocolat. Il allait faire un bon de dix mètres en s'apercevant que quelqu'un y avait touché. Il allait sûrement promettre mille morts à la personne qui avait fait ça. Shinigami allait être de service mais Réléna s'en fichait. Elle n'avait besoin de personne pour être protégée. Shinigami n'était rien à comparer d'elle, elle était bien plus forte que ce roi des ténèbres. Du coup, elle attrapa le pot de glace et referma le congélateur. Puis elle s'installa à table pour commencer à le manger. Mais à peine deux secondes après, la porte s'ouvrit pour laisser passer … :
-yo papi J. Fit Relena.
J la regarda et répondit :
-euh…yo. Je vois que vous ne dormez pas. En tout cas, vous nous avez bien réveillé avec les autres ingénieurs. Ce ramdam était infernal. Vous avez une voix très puissante.
-désolée. Fit-elle, gênée.
J n'en crut pas ses yeux. Elle ? Désolée ? Non, impossible. Ca voulait dire que quelque chose clochait.
-et toi ? Pourquoi t'es là papi J ? Fit Réléna en le regardant.
-pour que j'arrive à me rendormir, il faut que je mange un truc assez frais. Répondit J.
-…comme de la glace ? Proposa Réléna.
-oui, par exemple.
-vous en voulez ? Fit-elle en lui montrant le pot.
-impossible ! Polie avec moi ? C'est vraiment le monde à l'envers.
Mais il répondit :
-oui, je veux bien.
Réléna se leva, prit deux bols, et les remplit pendant que J s'installait. Puis elle lui tendit sa part :
-il me semble que vous vous êtes encore disputé avec Heero, je me trompe ?
-papi ! Arrête de me vouvoyer ! Ca fait tâche. Répondit tout simplement Réléna.
-tâche ? Je croyais que c'était la politesse. Fit J.
-ben moi, la politesse, je connais pas. Fit Réléna.
-on avait remarqué. Ironisa J.
Elle le regarda de travers et il lui fit un faux sourire :
-c'est bon, pas la peine d'en rajouter. Fit Réléna. J'ai pas le moral à te casser ce soir.
-tant mieux. Fit J en souriant. Alors comme ça, Heero et vous… (Réléna le regarda de travers à nouveau et il corrigea) et toi, vous vous êtes encore disputé ?
-ouais papi.
-si ce n'est pas trop indiscret, je pourrais savoir pourquoi ?
-ça te fera quoi de le savoir ? Demanda Réléna.
-hé bien, pour une fois que vous…que tu es polie avec moi, j'ai envie de t'aider un peu. Répondit J.
-sympa. Fit-elle. En fait, c'est à cause de son ordinateur de malheur.
J éclata de rire et elle demanda :
-ben quoi ? J'ai dit quelque chose de drôle ?
-en fait, Heero est toujours scotché à son ordi. C'est une sale habitude qu'il a prise à cause de moi. Désolé ! Mais où est le problème ?
-en gros, il a dit que son ordinateur était bien plus important que moi à ses yeux. Mais c'est vrai qu'en y pensant, c'est la stricte vérité. Il me laisse toujours de côté comme un simple jouet quand il est dessus et après, dès qu'il en a assez, il vient vers moi. Mais le reste, vous avez compris. Je ne vais pas vous faire un dessin sur ce qu'on fait tous les soirs. Fit Réléna.
J avala de travers sa glace parce qu'il avait une grande envie de rire. Réléna parlait de ça comme ci c'était normal. Beaucoup de filles n'auraient pas osé révéler cela. Elles se seraient arrêtées à « il vient vers moi ». Mais c'est vrai qu'elle et Dorothy n'avaient pas été élevées « normalement ». Du coup, elles ne savaient pas bien où il fallait arrêter la conversation. Mais il lança, pour lui remonter le moral :
-il ne faut pas prendre ce qu'il dit au pied de la lettre. Il raconte souvent n'importe quoi quand il se dispute avec une personne. Quant à son ordinateur, personne n'a jamais réussi à le lui faire lâcher.
-ben, moi si. Je l'ai jeté par la fenêtre et il a atterri dans la piscine.
-qui ça ? Heero ? Fit J, surpris.
Réléna explosa de rire et répondit :
-mais non, l'ordinateur enfin !
-oui. Et bien, c'est encore pire. Tu aurais mieux fait de le jeter lui. Fit J en souriant. Il n'a pas dû apprécier qu'on noie son « bébé ».
Il lui sourit et elle le lui rendit. Mais un silence se fit. Réléna fut assez contente que celui qu'elle considère comme son grand père essaie de lui remonter le moral.
Puis elle déclara :
-tu sais, quand je t'appelle papi J, c'est pas pour te faire chier.
J releva la tête aussitôt et la regarda droit dans les yeux.
-en fait, continua t-elle, c'est parce que…je te considère tout comme.
Elle baissa la tête, morte de honte de lui avoir dit ça. Mais ça lui tenait très à cœur. Quant à J, il fut très surpris de ce qu'elle venait de lui avouer. Alors comme ça, elle le considérait comme son grand père ? Ca le toucha au plus profond de son cœur mais il essaya de ne pas le montrer. Il se leva de table, comme ci de rien n'était, et déclara :
-bon, j'ai fini. Je vais aller me coucher. Hé bien, passe une bonne nuit.
-merci. Toi aussi.
Elle restait là, tête baissée. J franchit la porte et quand il fut derrière, il se mit à sourire :
-vraiment très surprenantes ces filles. Mais ça fait toujours plaisir à entendre. Son grand père ? Moi ? Pourquoi pas.
Il remonta dans sa chambre et quand Sally, qui sortait de sa chambre, le vit, elle lui demanda :
-hé bien. Qu'est-ce qui vous rend aussi joyeux ?
-oh…euh…rien…
-ah bon…au fait, vous n'auriez pas vu Réléna ?
-euh…si si, elle est en bas, dans la cuisine.
Sally fit vite le rapport avec son air joyeux. Ils avaient dû discuter.
-merci. Fit-elle en se dirigeant vers la cuisine.
J entra dans sa chambre. Sally ouvrit la porte de la cuisine et tomba sur une Réléna qui rangeait la crème glacée de Duo dans le congélateur.
-hé bien, que fais tu encore debout ?
-rien rien. Se défendit Réléna.
-c'est la glace de Duo non ? Il va être furieux quand il va voir que quelqu'un y a touché. Fit Sally en souriant.
-oui, j'imagine déjà sa tête. Répondit Réléna en souriant à son tour.
Un silence s'installa et Sally le brisa :
-où vas-tu dormir ?
-dans une des chambres libres. Fit Réléna. Mais pourquoi es-tu encore debout toi ?
-ben…je me faisais du souci moi. Fit Sally.
Elles rirent de bon cœur et montèrent en même temps dans leurs chambres. La nuit serait courte. Il était déjà 3h du matin.
Le lendemain, ils se rejoignirent tous dans la cuisine petit à petit. Ils s'installèrent à table pour manger tranquillement. L'heure de déjeuner était terminée depuis bien longtemps. Il était 13h . La dernière à entrer fut Réléna. Heero leva la tête aussitôt sur elle mais elle l'ignora royalement. Elle s'installa même en face de lui sans lui jeter un regard. Duo, comme à son habitude, voulut manger de la glace après son repas. Horreur quand il découvrit que quelqu'un avait touché à son pot de crème glacée favori :
-AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH, QUI A FAIT CA ?
Réléna, le prof J et Sally se retinrent de rire. Les autres, quant à eux, commençaient à prendre peur en voyant la tête de leur ami.
-allons Duo, calme toi, ce n'est que de la glace. Fit Quatre.
-NON, CE N'EST PAS QUE DE LA GLACE ! C'EST MA GLACE !
Quatre recula, effrayé. Le prof J se leva comme ci de rien n'était et déclara :
-c'est une honte. La personne qui a touché à votre crème glacée doit sûrement se repentir de son acte à l'heure qu'il est.
Réléna éclata de rire avec Sally. J savait très bien jouer la comédie. Mais Duo, en voyant les deux jeunes femmes rire, déclara :
-à vous entendre rire, on penserait que c'est vous les auteurs de ce préjudice.
-Sally n'a rien fait. Répondit tout simplement Réléna en reprenant son sérieux et en le regardant dans les yeux.
-ça veut dire que c'est toi. Fit Duo. Alors n'essaie pas de le nier ! Lâcha Duo en approchant d'elle.
Heero, qui avait été le seul à ne pas reculer, se leva subitement de sa chaise pour rejoindre les autres à l'abri.
-mais…je ne le nie pas. Fit Réléna en souriant.
Duo prit un regard de fauve déchaîné, prêt à lui faire regretter « cet acte impardonnable », mais Réléna, en voyant ça, baissa la tête et quand elle la releva, son visage était encore pire que celui du Shinigami. Il était tellement terrifiant que Duo en tomba par terre. Les autres avaient encore plus reculé, mortifiés. Puis, Réléna reprit son visage normal et déclara :
-quoi ? Je fais si peur que ça ?
Les autres acquiescèrent de la tête et elle ajouta :
-tant mieux alors.
Puis, sans même un regard à Heero, elle sortit de la cuisine pour se rendre dans sa nouvelle chambre. Mais elle passa d'abord récupérer ses affaires dans son ancienne chambre qu'elle partageait avec Heero. D'ailleurs, ce dernier, quand il entra dans sa chambre, vit que les affaires de celle qu'il aimait n'étaient plus là. Il s'assit sur son lit. Déjà que cette nuit, ne pas pouvoir dormir à ses côtés et la toucher l'avait démoralisé. Maintenant, il fallait qu'elle change de chambre. C'était la pire torture qu'on lui infligeait. Il fallait qu'il lui parle à tout prix. Il alla frapper à la porte de sa chambre mais personne ne lui ouvrit. Du coup, il entra sans demander la permission et vit la chambre vide.
-elle a dû redescendre.
Il se précipita en bas et vit Réléna, Dorothy, Catherine, Sally et Hilde près de la porte :
-vous allez où ? Demanda Duo.
-on va se promener un peu entre fille. Répondit Dorothy.
-OK, firent les mecs.
Mais à peine sorties, Wufei lança :
-vous êtes prêt à passer à l'action ?
-OUI !
-euh…vous parlez de quoi ? Fit Heero.
-hé bien, vois-tu Yui, les français sont les pires dragueurs que je connaisse, sans vouloir te vexer Trowa. Je sais que tu es d'origine française. Fit Wufei.
-…pas de problème. Répondit ce dernier.
-je croyais que c'était les italiens les pires dragueurs. Lâcha Duo.
Wufei l'assomma et déclara :
-là n'est pas le problème. Il est hors de question que je laisse Sally se faire draguer par un autre mec. Elle risquerait de lui tomber dans les bras. Et vous les gars ? Vous me suivez ?
Ils acceptèrent tous, même Heero et Quatre, même si ce dernier avait une totale confiance en Dorothy. Pour Heero, il ne manquait plus que Réléna se fasse draguer par un autre pour voir à jamais ses chances de se réconcilier avec elle anéanties.
Ils regardèrent bien dans qu'elle direction elles allaient et les suivirent à la trace.
Du côté des filles :
Elles marchaient tranquillement en direction d'une plage qui n'était pas très loin quand Réléna et Dorothy éclatèrent de rire tout en continuant à marcher :
-ben, qu'est-ce qui vous prend ? Demanda Catherine.
Elles continuèrent de marcher tranquillement et Réléna répondit :
-devinez qui nous suit ?!
-…un chien ? Proposa Hilde.
-…nos ombres ? Fit Sally en souriant.
Les filles éclatèrent de rire en entendant cela.
-même pas. Répondit Dorothy.
-…alors des mecs. Supposa Catherine.
-exact. Mais ce sont pas n'importe lesquels. Ce sont NOS mecs. Répondit Dorothy. Enfin, pour toi Réléna, je sais plus si c'est le cas.
Réléna ne répondit pas mais ajouta :
-et si on les faisait tourner en bourrique ?
-OUAIS !
-j'imagine qu'ils nous suivent pour vérifier si on va se laisser draguer par des petits français. Fit Catherine.
-exactement.
Elles continuèrent leur marche jusqu'à la plage comme ci de rien n'était et s'installèrent dessus. Les g-boys surveillaient toujours de loin et allèrent un peu plus loin. Elles restèrent quelques heures à se dorer au soleil en maillots de bain. Mais les g-boys virent, peu après, un groupe de cinq jeunes français en maillot de bain les approcher. Ils étaient tous bruns, cheveux longs ou mi-longs, musclés, aux yeux noirs. Seules leurs tailles étaient différentes :
-*salut mes jolies.* Fit un des types.
Seules Dorothy et Réléna comprirent. Avec leur intelligence hors du commun elles avaient appris plusieurs langues dont le français.
-*salut.* Répondit Réléna en souriant.
Dorothy traduisit pour Catherine, Sally et Hilde et un autre des garçons ajouta :
-*vous êtes étrangères ?*
-*oui.* Répondit Dorothy.
Dieu que ces français étaient mignons. Y'avait rien à dire. Tous les mecs pouvaient les envier.
-*ça vous dirait une petite ballade avec nous ?*
Réléna demanda aux autres mais Sally demanda à Réléna de traduire ce qu'elle venait de lui dire :
-*mon amie veut vous faire remarquer que nous sommes déjà casées.*
-*et où est le problème ? On peut très bien se promener entre amis, non ?*
Les filles acceptèrent. Réléna, dans leur langue, avait dit aux filles que ce serait l'occasion de faire payer aux garçons leur manque de confiance. Elles se rhabillèrent et suivirent les français. De loin, les garçons n'entendaient pas ce que ces sales types leurs disaient mais quand ils virent qu'elles se levèrent pour aller avec eux, ils s'énervèrent tous :
-comment elles osent nous faire ça ? Demanda Wufei.
-allons Wufei, calme toi. Fit Quatre. Si ça se trouve, ils vont juste discuter.
-ouais, c'est ça. Ils discutent d'abord, et après, ils s'envoient en l'air. Fit Duo au bord de la crise de nerfs.
- ...
- ...
Trowa et Heero n'osèrent rien dire, imaginant le pire.
Du côté des filles et des beaux français :
-alors ? Comment ont réagi nos mecs ? Demanda Catherine.
Bien entendu, les français ne comprenaient rien.
-hé bien, je peux vous dire qu'ils ont vachement confiance en nous. Répondit Réléna.
-c'est clair. Ajouta Dorothy. Ils croient qu'on va se jeter dans leurs bras.
-*un problème les filles ?*
-non non, aucun. Répondit Dorothy en souriant.
De loin, les g-boys les suivaient toujours. Les français s'arrêtèrent un moment et demandèrent aux filles de continuer sans eux, qu'ils les rejoindraient sur le chemin, car ils avaient quelque chose à régler. Elles firent ce qu'ils dirent mais Dorothy et Réléna se mirent d'accord : Dorothy écouterait ce que les g-boys se disaient et Réléna écouterait les français.
Les g-boys se cachèrent dans des fourrés devant les français. Ils purent entendre :
-*…mais si je te dis que c'est un bon coup. En plus, elles sont super mignonnes. Et y'en a trois qui comprennent rien à ce qu'on dit.*
-*ouais, mais quand même. On fait comment si elles veulent pas de nous. On aura l'air con tiens.*
-*depuis quand tu leur demandes ?*
Ils se mirent à rire tous les cinq. Nos g-boys ne comprenaient rien, sauf Trowa qui était d'origine française. Il traduisait au fur et à mesure. Et puis, il commençait à s'inquiéter pour sa Cathy lui, sa petite italienne qu'il aimait tant. Et les autres commençaient à être comme lui après qu'il ait traduit.
-*c'est vrai. J'ai jamais demandé. Mais c'est vrai qu'à moi, on n'a jamais rien refusé.*
-*ben moi si. Mais j'ai su me faire entendre.*
Ils rirent de nouveau, et les g-boys se retinrent pour ne pas les tuer sur place.
-*bon, et on s'y prend comment ?*
-*on se sépare chacun d'un côté et on en emmène une avec nous. Comme ça, si elles refusent, y'aura pas leurs copines pour les aider.*
- * D'ACCORD! *
-si vous croyez qu'on va vous laisser faire. Chuchotèrent les g-boys.
Réléna avait tout entendu et s'était précipité de le dire aux filles. Mais elle avait dit que leurs mecs n'allaient pas laisser passer ça. Du coup, elles allaient laisser faire. Elles voulaient voir de quoi ils étaient capables si elles étaient en danger. Il fallait qu'ils se fassent pardonner leur acte de les avoir espionnées en croyant qu'elles seraient peut-être infidèles. Elles n'auraient pas suivies ces mecs si ils n'avaient pas fait ça.
Les cinq français arrivèrent vers les filles qui firent comme si elles ne savaient rien :
-*euh…on a un problème. On veut tous aller dans des directions différentes. Ca vous dirait de vous séparer ?*
-dites non. Dites non. Fit Trowa un peu plus loin.
-*pas de problèmes.* Répondit aussitôt Dorothy.
-et merde. Ajouta Trowa.
Il expliqua aux autres g-boys et ils décidèrent eux aussi de se séparer en fonction de la direction que leur petite copine prendrait.
Les filles partirent dans des directions différentes avec les cinq français et les g-boys suivirent discrètement. Elles rirent toutes intérieurement. Ca allait chauffer.
Du côté d'Hilde :
-*c'est quoi ton joli nom au fait ? On vous a pas demandé.*
Hilde le regarda mais ne comprit pas. Du coup, il ajouta :
-*moi Michel. Et toi ?*
Il la montra du doigt et elle comprit :
-Hilde. Répondit-elle en souriant.
Il lui sourit à son tour.
-*ça risque d'être plus facile que je ne le pensais.*
Il la guida jusqu'au milieu d'un bois. Puis il la regarda intensément, voulant lui faire comprendre ce qu'il désirait faire avec elle. Elle fit « non » de la tête et il approcha quand même d'elle. Mais elle recula.
Du côté de Catherine :
-*c'est quoi ton joli nom ?*
- ...
Catherine le regardait, ne comprenant pas. Du coup, il ajouta, en mettant sa main sur ses abdos:
-*moi Paul*
Catherine comprit qu'il voulait savoir son nom et répondit :
-Catherine.
Ils continuèrent leur chemin et ils arrivèrent devant une petite cabane. Paul la regarda avec envie et elle comprit aussitôt ce qu'il voulait. Elle recula et lui avança. Elle fit « non » de la tête mais lui fit « si ». Au bout d'un moment, son dos heurta la porte de la petite cabane. Elle était prise au piège.
Du côté de Sally :
-*alors ? C'est quoi ton joli nom ? Moi, c'est Pierre.*
En entendant « Pierre », Sally comprit qu'il lui avait donné son prénom et qu'il voulait sûrement le sien :
-Sally.
Pierre avait l'air d'être le plus vieux de tous. Peut-être 20 ans. Il l'emmena jusqu'à une autre petite plage où il n'y avait personne. Ici, l'eau était bien plus profonde, du coup, les personnes ne s'y aventuraient pas.
Ils allèrent près de l'eau et Pierre l'attrapa par derrière, en mettant ses mains sur ses épaules :
-*maintenant, tu es toute à moi.*
Sally, sachant bien se battre, lui donna un bon coup de coude dans le ventre et il la lâcha sous la douleur. Elle commença à partir en courant, Pierre à ses trousses. Il courait vite le bougre. Maintenant, il manquait juste de voir si Wufei était très rapide.
Du côté de Dorothy :
-*au fait, je t'ai pas demandé ton nom.*
-*je m'appelle Dorothy. Et toi ?*
- * John *.
-*joli comme prénom.*
-*merci. Mais Dorothy, c'est pas mal non plus. Bon, tu viens, je vais te montrer un truc.*
- * D'accord. *
Il l'emmena jusqu'à une petite crique. Dorothy stoppa au bord et Johan vint la rejoindre. Il mit ses deux mains sur ses épaules et commença à l'embrasser dans le coup. Dorothy s'échappa de ses bras et déclara :
-*j'ai déjà un petit copain.*
-*et alors ? Il n'est pas là que je sache.*
-*ne cherche même pas. Je ne lui serai pas infidèle. Je l'aime trop pour ça.*
-*si je ne peux pas te prendre avec ton consentement, alors je le ferai sans.*
Il se jeta sur elle et la fit tomber à terre. Il prit ensuite appui sur elle et déclara :
-*et maintenant, tu fais quoi pour m'en empêcher ?*
Du côté de Réléna :
-*alors comme ça, tu me comprends ?*
-*euh…non non, je ne comprends pas. T'as bien remarqué. Je sais même pas te répondre en bon français.* Fit ironiquement Réléna.
Le français détestait qu'on le casse et la regarda de travers. Du coup, elle lança :
-*quoi ? Qu'est-ce que t'as à me regarder comme ça ? J'ai quelque chose de coincé entre les dents ?*
-*nan, laisse tomber.* Lâcha t-il. *Au fait, c'est quoi ton nom ? Je ne t'ai pas demandé.*
-*Réléna. Et toi ?*
-*Clad. Bon, ça te dirait que je t'emmène dans un endroit assez éloigné ?* Fit-il en la regardant intensément.
Réléna le regarda de la même façon et répondit :
-*hum…c'est très tentant. Pourquoi pas.*
Il la prit par les épaules et ils continuèrent leur chemin. Heero, qui sortit de derrière un des buissons qui avait été devant les deux jeunes, avait de la fumée qui lui sortait des oreilles. Il n'avait pas compris ce qu'ils se disaient mais le regard séducteur que ce type avait lancé à sa meuf ne lui plaisait pas du tout. Mais c'est surtout le fait que Réléna l'avait regardé de la même façon qui l'avait énervé. Ca allait chauffer.
Réléna et le français arrivèrent devant une petite clairière avec une petite cascade. C'était un endroit rêvé pour les amourettes.
-*dis donc, c'est magnifique ici.* Siffla Réléna. *c'est l'endroit idéal pour…*
Elle ne termina pas sa phrase, laissant un blanc. Elle, elle savait très bien où elle voulait en venir. Elle regarda Clad. Il pensait la même chose qu'elle à voir les yeux qu'il lui lançait. Il s'approcha d'elle et lui emprisonna ses lèvres avec les siennes. Réléna se laissa faire, pour voir si Heero tenait vraiment à elle ou non. Elle en avait assez de se poser des questions. Il la rejetait assez souvent ces derniers temps. Elle voulait définitivement avoir le cœur net de ses sentiments à son égard. Soit il réagissait, soit il laissait faire, et là, elle aurait tout compris. Pendant que Clad l'embrassait, il avançait et elle, elle reculait. Mais ils stoppèrent quand le dos de Réléna toucha le tronc d'un arbre. Et ils commencèrent à aller un peu plus loin dans les caresses.
Du côté d'Hilde :
Elle continuait toujours de reculer et Michel d'avancer. Au bout d'un moment, son dos heurta un grand chêne et Michel vint l'emprisonner de ses bras :
-*alors ma jolie, t'es toujours pas consentante ?*
Hilde ne comprenait rien du tout mais la seule chose qu'elle put faire pour se sortir de ce pétrin, ce fut de lui donner un coup de tête. Michel la lâcha sous la douleur et elle commença à s'en aller en courant. Mais problème pour elle, Michel courait plus vite qu'elle. Il la rattrapa par le bras et la jeta à terre sans douceur. Puis il lui monta dessus :
-*à nous deux ma belle !*
Hilde essaya de se défendre mais Michel savait très bien se battre à voir avec qu'elle facilité il avait contré ses coups. Il commença à lui enlever son haut et elle hurla dans sa langue :
-lâche moi espèce de sale connard !
Il n'avait rien compris à ce qu'elle venait de dire mais devina qu'elle n'était pas très contente. Il lui embrasser le cou et commença à aller plus bas. Mais soudain, il se sentit soulever du corps d'Hilde par ses cheveux longs.
-*qui…*
-hé mec ! Cette fille, c'est chasse gardée.
-Duo. Fit Hilde, soulagée.
Elle se releva de terre et épousseta ses vêtements. Duo tenait toujours Michel par les cheveux et se décida à le lâcher.
Michel tomba lourdement à terre et se releva aussitôt. Il savait se battre, il n'allait pas se laisser faire. Mais quand il croisa le regard de Duo, il commença à prendre peur. Duo lui lançait son regard du Shinigami :
-COMMENT T'AS OSE LA TOUCHER ?
-…*je t'emmerde ! Et d'abord, je comprends rien du tout.*
Mais il avait bien comprit que c'était le petit ami de cette fille quand elle avait dit, soulagée, « Duo ». Il lui fonça dessus et Duo l'intercepta au dernier moment en lui attrapant son bras droit. Il le fit passer derrière son dos en forçant un peu et ne lâcha pas son bras. Résultat : un énorme CRAC se fit entendre et le français hurla de douleur. Duo venait de lui casser le bras.
-* AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH! Espèce de salopard ! Tu m'as pété le bras !*
Duo avait compris que le mec l'insultait et lança :
-vu que t'as pas compris qu'il faut pas me chercher, je vais aussi te péter une jambe.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Il lui attrapa sa jambe gauche et fit un grand mouvement sur le côté avec. Un autre CRAC se fit entendre et le français hurla de nouveau :
-*AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH ! Mais t'es complètement malade ! Tu viens de me péter la jambe aussi ! Faut aller te faire soigner mon vieux !*
Duo ne comprit toujours pas mais pensa qu'il avait de nouveau dû l'insulter. Du coup, il l'attrapa par le col et mit sa tête à la hauteur de la sienne :
-si jamais tu touches à nouveau à elle, je te tue.
Michel avait l'air d'avoir compris en voyant les yeux que lui lançait Duo. Il déclara :
-*désolé.*
Duo pensa qu'il avait compris la leçon et la lâcha. Michel tomba à terre. Comment il allait faire pour se déplacer maintenant ? Duo se dirigea vers Hilde et au dernier moment, quand il voulut la prendre dans ses bras, elle lui colla une énorme tarte :
-mais…pourquoi t'as fait ça ? Demanda Duo en se tenant la joue, l'air surpris. Je viens de te sauver la mise.
-c'est à cause de toi si j'ai suivi ce type. Fit Hilde.
-QUOI ?
-T'AS TOUT A FAIT COMPRIS ! Hurla Hilde. Réléna et Dorothy savaient que vous nous suiviez. Et d'après elles, vous n'avez pas confiance en nous. Alors on a suivi ces types pour vous donner une petite leçon. On a voulu voir si ça vous faisait réagir un peu.
-ben, là, c'est clair, ça nous a fait réagir. Fit Duo en souriant.
-JE NE PLAISANTE PAS DUO. TU N'AS VRAIMENT PAS CONFIANCE EN MOI. ON FERAIT BIEN DE TOUT ARRÊTER.
-tu veux me quitter ? Fit Duo, bouleversé.
-OUI ! Hurla Hilde.
-TU PEUX PAS FAIRE CA ! Fit Duo en l'attrapant par les épaules et en la regardant de ses yeux désespérés.
-ET POURQUOI CA ? Rétorqua Hilde.
-…parce que je t'aime comme un fou.
L'expression d'Hilde changea pour devenir douce :
-c'est la première fois que tu me le dis.
C'est vrai, c'est la première fois qu'il le lui disait. Quand ils étaient sortis ensemble, ils ne s'étaient pas dit « je t'aime » mais s'étaient simplement embrassés. Et ils avaient laissé faire les choses. Duo la pénétra encore plus de ses yeux améthyste et déclara :
-je suis désolé. J'aurai dû te le dire avant. Mais à force qu'on soit ensemble, je me suis habitué à ne pas le dire parce que, je pensais que tu l'avais compris. Quand je suis avec toi, je ne pense à rien d'autre qu'à toi. I love you Hilde.
Hilde en pleura d'émotion et déclara à son tour :
-je T'aime.
Ils s'embrassèrent comme ci c'était la première fois.
Du côté de Catherine :
Paul l'emprisonna de ses bras et ouvrit en même temps la porte de la petite cabane. Et il la referma derrière eux.
-LÂCHE MOI ! Hurla Catherine.
Paul la jeta à terre sans douceur et se plaça sur elle :
-*je capte rien à ce que tu dis. Alors c'est pas la peine d'en rajouter. Laisse toi faire bien gentiment et après, je te laisserai partir.*
Catherine ne comprenait rien à ce qu'il lui disait. Du vrai chinois pour elle (Wufei : t'as pas pu t'empêcher de la sortir celle là hein ? Mimidolphin : non ! mdr !). Elle essaya de se débarrasser de Paul en essayant de lui faire des prises que Trowa lui avait apprises mais il avait l'air de s'y connaître aussi. Pas de doute, lui et ses quatre copains faisaient des arts martiaux.
-*n'essaie même pas de te défendre, c'est peine perdue.*
-ESPECE DE SALOP ! LÂCHE MOI !
Paul commença à lui enlever son débardeur et Catherine hurla de peur. Tout à coup, la porte s'ouvrit à grand fracas. Paul se retourna soudain, toujours installé au dessus de Catherine, et vit un grand garçon brun aux yeux verts au pas de la porte. Une grande mèche recouvrait un de ses yeux. Catherine se souleva un peu et vit…
-Trowa!
Elle avait dit ça, comme soulagée.
-*c'est ton mec, c'est ça ?*
-*c'est exactement ça.*
Paul regarda Trowa bizarrement et demanda :
-*tu sais parler français ?*
-*oui. J'ai appris vu que la France est le pays de mes ancêtres.* Répondit Trowa. *Mais là n'est pas la question. Tu relâches ma femme tout de suite ou je te tue.*
-sa femme ? Pensa Catherine. Il me considère comme sa femme ?(c'est le seul mot qu'elle connaisse en français !mdr !).
Elle croisa le regard de Trowa qui lui sourit aussitôt. Il en déduisit que ça l'avait touchée.
-*hé ben, désolé pour toi, mais je compte pas la laisser s'enfuir comme ça. C'est pas tous les jours que je peux me faire une aussi jolie fille.*
Il se releva et prit position de combat. Trowa le regarda, blasé, et s'approcha de lui. Paul lui décocha un coup de poing mais Trowa attrapa son poing au dernier moment et le tourna. Un Crac se fit entendre et Paul hurla de douleur en se tenant le poignet faiblit.
-*espèce de connard ! Je vais te…*
Il ne dit plus rien et décocha un coup de pied. Trowa attrapa son pied et lui fit perdre l'équilibre. Il le traîna dehors, toujours en le tenant par le pied. Au passage, Paul avait mangé du sable et il le recracha aussitôt, dégoûté.
-*lâche moi, sale type !*
-*comme tu voudras.* Fit Trowa
Il consentit à lui lâcher le pied et Paul se releva. Il n'en avait pas terminé avec lui. De sa main valide, il sortit un gros canif. Durant ce temps, Catherine était sortie et vit avec horreur Paul sortir un couteau :
-*alors ? Tu fais moins le malin maintenant, hein ?
Trowa ne répondit même pas. Il n'avait même pas reculé et son visage n'exprimait rien. Aucune peur ! Il approcha même de Paul. Ce dernier, voyant qu'il s'approchait de trop prêt, mit son couteau en avant. Il voulut donner un bon coup à Trowa dans l'estomac mais Trowa stoppa le coup en mettant sa main droite sur la lame. Elle s'enfonça dans sa main mais il ne cria pas de douleur. Paul en fut surpris et lâcha le couteau qui resta planté dans la main de Trowa, puis il recula :
-*t'es vraiment pas normal toi.* Punaise, il est trop zarbi ce type.
Trowa enleva d'un coup sec la lame du couteau de sa main sans hurler. Son visage ne trahissait même pas sa douleur. Pourtant, il avait mal, très mal. Mais devant Catherine, il se retiendrait de hurler, il se le jurait. Il prit le couteau dans sa main droite ensanglantée et approcha de Paul. Ce dernier reculait toujours mais heurta un arbre avec son dos. Trowa l'empêcha de partir en mettant la lame au niveau de son coup :
- * Quoi ... *
-*maintenant, tu vas m'écouter bien sagement. Si jamais je te revois dans les parages, je te tue. Si tu la retouches (il tourna la tête pour voir une Catherine mi-inquiète, mi-soulagée. Puis il retourna la tête vers son adversaire), je te tue. Mais tu souffriras bien plus, crois moi. Alors ne cherche même pas à la revoir.*
-*ça ne risque pas. Avec mes copains, on est en vacance et on repart ce soir.*
Troas pour relâcha et Lança:
-maintenant, casse toi, avant que je ne change d'avis et que je te plante.
Paul ne se le fit pas dire deux fois et s'en alla en courant. Catherine vint aussitôt rejoindre Trowa en courant. Il la regarda en souriant :
-tu n'as rien ?
-non, mais toi, si ! Fit Catherine en lui attrapant sa main blessée.
Trowa eut un rictus de douleur :
-mais pourquoi t'as fait ça ?
-pour toi. Fit-il, toujours en souriant.
Elle baissa la tête puis dit :
-dans la cabane, tu as dit « ma femme », mais…
-mais quoi ? Fit Trowa en voyant qu'elle ne terminait pas sa phrase.
-mais…tu n'as même pas confiance en moi. Si on a suivi ces types, c'est parce que Dorothy et Réléna vous avaient détecté et qu'on a voulu vous donner une petite leçon.
Trowa, avec son autre main, la posa sur la joue de sa Cathy et répondit :
-j'ai confiance en toi. Je te considère déjà comme ma femme. Mais le fait de penser qu'un autre homme pourrait t'approcher, ça me rend fou. J'ai envie qu'il n'y ait que moi qui compte à tes yeux, tout comme toi pour moi.
Catherine se mit à sourire. Elle posa son autre main sur celle de Trowa (qui était déjà sur sa joue) et répondit :
-mais il n'y a que toi qui comptes pour moi. Je peux te l'assurer.
Pour affirmer ses dires, elle l'embrassa passionnément.
Du côté de Sally :
Elle continuait toujours de courir mais Pierre commençait à la rattraper rapidement. Au bout de deux minutes, il fut à sa hauteur et lui fit un bon croche patte. Sally s'étala à terre :
-*hé ben dis donc, t'es coriace. J'espère que tes amies le sont moins. C'est moi qui ai proposé à mes amis de vous emmener séparément. On dirait que j'ai bien fait. Ca n'aurait pas été pratique que vous vous défendiez toutes les cinq en même temps.*
Sally n'avait rien compris. Il la retourna et se coucha sur elle.
-lâche moi. Fit Sally.
-*désolé ! Je ne comprends pas.*
Il commença à enlever son maillot et voulut enlever le débardeur de Sally. Mais cette dernière le tint fermement :
-*allez ! Sois pas pudique comme ça. On va bien s'éclater tous les deux. Après, tu feras ce que tu veux. Tu pourras t'en aller tranquillement…j'imagine que tu captes rien à ce que je dis. C'est pas grave. T'en as pas besoin. Ce que je vais te donner te suffira amplement.*
Il arriva enfin à enlever son débardeur et se mit à siffler :
-*ben dis donc, c'est pas mal du tout de que tu cachais.*
Sally voulut lui donner un coup de poing en pleine figure mais il esquiva. Et il était bien plus musclé qu'elle. Ca allait être dur de s'en débarrasser. Pierre commença à l'embrasser dans le cou et commença à descendre vers sa poitrine, sous les cris de celle-ci. Puis deux secondes après, il ne comprit pas comment, il fit une chute à l'avant et se retrouva sur le dos, tête contre tête avec Sally. Quelqu'un lui avait attrapé les jambes et l'avait balancé sans pitié dans l'autre sens. Il entendit des paroles qu'il ne comprit pas :
-ça va Sally ?
-Wufei ! Enfin ! J'ai cru que tu n'arriverais jamais.
Elle attrapa son débardeur et le remit aussitôt, sous le regard dévoreur de Wufei :
-Wufei, c'est pas le moment. Se plaignit-elle.
-*t'es qui toi, sale gamin ?*
Mais en voyant comment Wufei la regardait, il comprit que c'était son copain. Même s'il était plus grand qu'elle, il avait l'air d'être mineur. Et il se mit à rire :
-*t'es pas un peu jeune pour elle ?*
Wufei n'avait pas compris ce qu'il avait dit mais il avait deviné en voyant la façon dont ce type les regardait tous les deux. Il fit comme ci il n'avait pas compris et s'approcha de Pierre qui se relevait en époussetant son jean. Quand il vit Wufei arriver vers lui, il lança :
-*tu comptes me faire quoi gamin ? Une représentation du bon petit chinois ?*
Wufei ne comprenait toujours pas mais sentait la moquerie. Une fois arrivé à son niveau, il lança :
-tu vas périr pour ce que tu as osé lui faire.
Pierre comprit qu'il voulait se battre. Du coup, il voulut lui donner un coup de poing. Mais Wufei esquiva facilement. Il se baissa en vitesse, prit appui sur ses mains et fit tourner ses jambes rapidement. Pierre tomba à la renverse et Wufei se jeta sur lui. Il lui donna coups de poing sur coups de poing. Il allait lui montrer qu'il ne fallait pas le sous estimer. Quand il s'agissait de Sally, il se révélait très surprenant. Une fois qu'il jugea que son ennemi était assez sonné, il se releva :
-*espèce de…si je t'attrape, je te tue.*
Pierre se releva assez rapidement et se jeta de nouveau sur lui. Wufei, au dernier moment, attrapa son poing et fit basculer Pierre sur son dos. Ce dernier fut surpris. C'est bien la première fois qu'un gamin le battait. Il se releva de nouveau et voulu lui donner un coup de pied. Wufei intercepta le coup. Il attrapa son pied au dernier moment et le fit tomber. Mais il ne lâcha pas le pied pour autant. Il le traîna jusque dans l'eau et une bonne vague leur fonça dessus. Wufei fut mouillé jusqu'à la moitié de son ventre mais Pierre, lui avait bien bu la tasse. De loin, Sally pouffait de rire en voyant la facilité avec laquelle Wufei mettait une raclée à ce salaud. Wufei se décida de le lâcher mais tout de suite après, il lui mit un bon coup de pied dans l'estomac :
-si tu t'approches encore d'elle, je te tue. Tu as de la chance, si tu avais été vraiment un de mes ennemis, je t'aurai tué sans hésitation. Allez, casse toi ou je t'étripe.
Wufei savait qu'il ne comprenait rien à ce qu'il disait mais Pierre avait l'air d'avoir deviné qu'il avait intérêt à se barrer tout de suite s'il ne voulait pas en prendre encore plein la gueule. Du coup, il se releva, alla ramasser son T-shirt et se barra en courant. Wufei alla ensuite rejoindre Sally. Il se planta devant elle et hurla :
-JE PEUX POURQUOI TU L'AS SUIVI ?
Sally, folle de rage, hurla à son tour :
-PARCE QU'IL ME PLAISAIT BIEN !
-QUOI ?
-MAIS NON IMBECILE ! C'EST POUR TE DONNER UNE BONNE LECON !JALOU COMME TU ES, JE SUIS SÛRE QUE C'EST TOI QUI AS MIS CETTE IDEE STUPIDE DE NOUS SUIVRE DANS LA TÊTE DES AUTRES !
-comment ...
-RELENA ET DOROTHY VOUS ONT ENTENDU ! TU AS OUBLIE LEURS CAPACITES ?
-PAS DU TOUT ! Se défendit Wufei. MAIS JE PENSAIS PAS QU'ELLES NOUS EPIERAIENT !
-VOUS L'AVEZ BIEN FAIT VOUS ! Fit Sally.
-ET HEUREUSEMENT POUR VOUS ! JE VIENS DE T'AIDER, ET EN PLUS, J'AI TORD MAINTENANT !
-JE NE SERAIS SUREMENT PAS ALLEE AVEC CE TYPE SI TU NE M'AVAIS PAS ESPIONNE ! Ajouta Sally. JE SUIS FIDELE ET CA ME BLESSE QUE TU AIS PENSE UNE SEULE SECONDE QUE JE POUVAIS TE QUITTER COMME CA !
Elle commença à s'en aller à pas précipités mais Wufei la retint par le bras :
-attends.
-pourquoi faire ? Demanda Sally. Pour que tu me dises encore que tu ne me fais pas confiance ?
-non…pour te dire que je tiens à toi.
Sally stoppa et se retourna. Wufei était un peu plus grand qu'elle et il la prit dans ses bras :
-tout se chamboule dans ma tête. Fit Wufei. Il y a un an et demi, ma première femme, Meilan, est morte parce que je n'ai pas réussi à la défendre. Et je ne veux pas que ça t'arrive à toi aussi. Quand j'ai perdu Meilan, j'ai cru que je ne tomberai jamais plus amoureux. Mais je t'ai rencontré, et ça a été plus fort que moi. Je t'aime comme un fou. Seulement…
-seulement quoi ? Demanda Sally en voyant qu'il ne terminait pas sa phrase.
-…je suis plus jeune que toi. Et à chaque fois, j'ai peur que tu aimes un autre homme plus âgé.
Sally se serra un peu plus contre lui. Maintenant, elle savait pourquoi il réagissait comme ça.
-je peux t'assurer que ça n'arrivera pas. Fit Sally. Je t'aime toi et personne d'autre.
Wufei l'embrassa tendrement.
Du côté de Dorothy :
Johan était toujours sur elle mais elle refusait de trop utiliser sa force sur elle. Sinon, ils risquaient tous d'être découvert par sa faute. Il irait se plaindre de cela et s'en serait fini d'eux. Du coup, elle se contenta de lui donner un coup de genoux dans l'estomac et elle put sortir de son emprise. Elle se releva aussitôt et marcha à reculons. Johan se releva avec difficulté :
-*tu frappes fort dis donc. T'es sûre que t'es une meuf normale ?*
-*bien sûr. Sauf que je sais me défendre moi.* Ironisa Dorothy.
Il lui refonça dessus pour la plaquer à terre mais elle l'esquiva à nouveau. Ce petit jeu dura une bonne dizaine de minutes. Au bout d'un moment, Johan en eut assez et déclara :
-*tu commences à m'énerver. Tu ferais mieux de te laisser faire. Je te prendrai gentiment, tu verras. Ton mec est pas là, il le seras pas.*
-*ça, c'est ce que tu crois.* Fit une voix.
Dorothy se mit à sourire. Elle venait de reconnaître la voix de Quatre. Elle l'aperçut, assit tranquillement sur une branche :
-*j'imagine que tu es son petit ami. Comment ça se fait que toi aussi tu parles notre langue ?*
-*en fait, un ami m'apprend (Trowa pour ceux qui ont pas compris), alors je parle un peu cette langue.*
-*j'imagine que tu ne vas pas me laisser faire avec Dorothy.*
-*exactement. Y'a que moi qui ai le droit de la toucher comme tu as essayé de le faire. Pas vrai mon amour ?* Fit Quatre en souriant à Dorothy qui lui rendit aussitôt son sourire.
-*tout à fait mon chéri.* Répondit-elle du tac au tac.
-*ah ouais, hé ben, viens te battre alors. J'ai pas l'intention de lâcher le morceau.*
Quatre sauta lestement de la branche et arriva debout. Puis il s'approcha de Johan. Ce dernier se prépara à attaquer et Quatre à esquiver. Johan essayait de lui donner coups de pied et coups de poing mais Quatre esquivait tout. Ce petit manège dura une bonne dizaine de minute. Dorothy admirait le spectacle tout en encourageant Quatre, ce qui agaçait assez Johan. Elle hurlait des « VAS-Y, TAPE LE », « BIEN JOUE QUATRE », « ELIMINE CE GUGUS COMME TU SAIS SI BIEN LE FAIRE ». Quatre se retenait de rire à chaque fois pour se concentrer sur son ennemi. Au bout d'un moment, il en eut assez d'esquiver et décida d'attaquer. Il lui mit d'abord un bon coup de poing dans la figure et l'envoya valser plus loin avec un coup de pied. Johan se releva avec difficulté mais fonça de nouveau sur lui, bras devant. Quatre attrapa son bras au dernier moment et le fit passer au dessus de son dos :
-*bon, y'en a marre. Rends toi maintenant.* Fit Quatre.
-*jamais !
-*comme tu voudras.* Fit Quatre, blasé.
Il s'approcha de lui rapidement, l'attrapa par le torse et le porta sur son dos comme un sac à patate:
-*mais lâche moi, espèce de…*
-*comme tu voudras.* Fit Quatre. Il s'approcha du bord de la crique et le jeta à l'eau.
PLOUFFFFFFFFFFFFFF
Dorothy éclata de rire et vint rejoindre Quatre. Johan sortit la tête de l'eau et nagea jusqu'au bord. Une fois sortit, il ne demanda pas son reste et se barra en courant.
Dorothy passa ses bras autour du coup de son aimé et lança :
-je sais que tu as confiance en moi et que tu sais que je peux me débrouiller seule. Alors pourquoi tu nous as suivi ?
-ben…dans la bande, ça se fait pas d'abandonner les membres. Du coup, on suit tous.
-tu as eu peur que je te trompe ?
-pas le moins du monde. Et ce que j'ai entendu tout à l'heure m'a suffit.
-tu étais là depuis le début ?
-oui. Répondit Quatre en souriant. Et moi aussi je t'aime trop pour t'être infidèle.
Ils se regardèrent avec amour puis s'embrassèrent langoureusement.
Du côté de Réléna :
Tout se passait différemment. Elle avait l'air consentante, pour le plus grand plaisir de Clad. Il enleva son débardeur et enleva ensuite celui de Réléna. Leurs baisers se firent plus rapides, plus brûlants, leurs gestes plus sensuels. Réléna ne regrettait rien. D'ailleurs, elle pensait qu'entre Heero et elle, c'était terminé. Alors elle avait bien le droit de faire ce qu'elle voulait. Si ça le dérangeait, il n'avait qu'à venir. Elle essaya de voir si il était là, mais à cause de cette chaleur qui montait dans son corps sous les caresses de Clad, elle n'arrivait pas à se concentrer. Du coup, elle laissa tomber. Et puis, Clad était bien foutu. Un corps de rêve avec des muscles là où il fallait et un bronzage à en faire tomber plus d'une. Et ça faisait une éternité qu'elle n'avait pas ressenti du plaisir d'être dans les bras d'un homme qui la faisait vibrer ainsi. Clad commença à embrasser sa poitrine chaleureuse et décida qu'il était temps d'enlever ce qui le gênait. Il commença à dégrafer son soutien-gorge quand soudain, il se sentit propulser. Il tomba lourdement sur le sol. Réléna semblait toute aussi surprise que lui. Une personne était arrivée et avait attrapée Clad par derrière pour le jeter ensuite. Cette personne n'était autre que…
-HEERO ! ON PEUT SAVOIR CE QUI TE PREND ? Hurla Réléna.
-CE QUI ME PREND ? Hurla à son tour Heero en la regardant droit dans les yeux.
Il approcha de Clad et lui donna un bon coup de pied dans l'estomac. Il continua de lui donner des coups mais Réléna finit par s'interposer et le poussa au loin:
-POUSSE TOI RELENA ! JE VAIS LE TUER ! Hurla Heero, en se relevant, les yeux noirs de colère.
-sûrement pas. Fit Réléna en restant tranquillement à sa place. Je ne vais pas te laisser le frapper. Sinon, il faudra d'abord que tu me passes sur le corps.
Heero la regarda, surpris, et lança :
-mais…tu le défends ? Après ce qu'il a essayé de te faire ?
-et alors ? J'étais très consentante moi. Répondit Réléna du tac au tac.
Clad s'était relevé et demanda :
-*c'est ton petit ami ?*
-il a dit quoi là ? Demanda Heero.
-il a demandé si t'étais mon petit ami. Répondit Réléna.
-Et? Monter Heero.
- ...
Réléna ne répondit pas. Elle ne savait même plus elle-même. Elle était perdue. Heero, voyant qu'elle ne répondait pas, s'approcha un peu plus d'elle et déclara :
-Réléna ! Dis lui la vérité ! Dis lui que nous sommes ensemble.
-…je ne peux pas dire ça. Répondit Réléna.
-quoi? Monter Heero.
-tu m'as très bien comprise Heero. Depuis le soir ou on s'est disputé, on a plus rien eu à se dire.
Clad s'était un peu reculé, ne voulant pas se prendre des coups si ça dégénérait.
-que ... Heero adapter.
-…depuis que je suis revenue, tu ne fais plus attention à moi comme avant. Continua Réléna en le regardant droit dans les yeux. Tu m'oublies facilement. Même ton PC est devenu plus intéressant pour toi. Tu ne vibres plus autant pour moi que la première fois où tu m'as dit que tu m'aimais. Et quand tu me prends, c'est plus comme avant. Tu n'as plus la même envie de moi.
Clad n'y comprenait rien du tout. Pour lui, tout ça, c'était du chinois (Wufei : voilà, tu recommences ! Mimidolphin : mdr !)
-je…non, c'est faux. Fit Heero, refusant d'y croire lui-même.
-tu ne m'aimes plus Heero. Lâcha Réléna.
Heero reçut cette phrase comme un coup de couteau dans le cœur. Lui ? Ne plus l'aimer ? C'était impossible ! C'est vrai qu'il s'était un peu éloigné, mais ça, c'est parce que pendant près de deux mois, il l'avait crue morte. Du coup, il avait tout fait pour la garder dans son cœur mais il s'était habitué à ce qu'elle ne soit plus près de lui. Et quand elle était revenue, il avait eu du mal à remettre les choses en place. C'est surtout pour ça qu'il s'était éloigné un peu. Mais il se refusait de croire qu'il ne l'aimait plus. Au contraire, il l'aimait de plus en plus chaque jour. Il l'attrapa par les épaules et la força à le regarder dans les yeux. Elle put y voir cette lueur qu'elle aimait tant avant sa disparition. Cette lueur qui lui montrait tout ce qu'il ressentait pour elle. Elle se noya de nouveau dans ce regard, comme autrefois.
Clad, voyant qu'il dérangeait, s'en alla sans demander son reste en courant le plus vite possible. Il ne s'était vraiment pas attendu à ça.
-Réléna ! C'est faux ce que tu dis. Je t'aime toujours. Et de jour en jour, je t'aime encore plus. C'est juste que quand tu as disparu, j'ai dû faire avec. Imagine un peu ce que j'ai enduré. Ne plus pouvoir te voir, te toucher, te caresser, te prendre dans mes bras,…ne plus pouvoir te faire l'amour…
Tout en disant cela, il la regarda avec désir :
-…quand tu es revenue, tout s'est chamboulé dans ma tête. Il a fallu que je remette en place tout ce que j'avais dû supprimer pendant ces deux mois. Mais ne te méprends pas, je ne l'ai pas fait avec contrainte. Au contraire, quand je t'ai revue à cette base, j'ai d'abord cru que je rêvais…mais tu étais bien là, toujours la même. Et une partie de mon cœur, qui s'était arrêtée de battre quand je t'ai cru morte a refait surface tout de suite. Je t'aime Réléna, et je t'aimerai toujours quoi qu'il arrive. Ne doute jamais plus de mes sentiments.
Il lui mit sa main sur son cœur et Réléna put sentir que c'était pour elle qu'il vibrait si vite. Des larmes commencèrent à couler, des larmes de joie, le bonheur de savoir qu'il l'aimait toujours. Parce qu'elle, à chaque seconde qu'elle avait été séparée de lui, elle avait pensé tout le temps à son visage, ses yeux, son corps. A lui tout entier. A la façon dont ils se regardaient.
Il la serra dans ses bras et elle s'y accrocha fortement. Mais cette étreinte qu'ils avaient cru anodine se transforma vite en désir. Ils s'embrassèrent doucement, puis passionnément. Leurs gestes se firent plus rapides, plus passionnés. Les vêtements atterrir à terre rapidement. Le soleil commençait à se coucher. Le paysage se fit plus sombre, et en cette fin de journée, seuls quelques gémissements vinrent altérer le calme de la petite clairière. Quelque fois, ce furent des prénoms prononcés silencieusement ou mêmes bruyamment qui résonnaient dans le calme. Mais ils s'en fichaient. Ils étaient seuls ici, dans cet endroit magnifique, et seul le corps de l'un comptait pour l'autre.
Les autres se rejoignirent tous à une intersection petit à petit et Duo déclara :
-ben, Heero et Réléna sont pas encore là ?
Ils firent tous non de la tête et Duo déclara :
-bon, on a qu'à aller les chercher.
Dorothy essaya de les trouver avec sa vue avancée et les vit. Elle se mit à rougir tellement que Quatre s'en inquiéta :
-ça va Dorothy ?
-..oui oui…tout va très bien…pour tout le monde d'ailleurs…et surtout pour certaines personnes.
Elle se pencha vers l'oreille de Quatre et dit :
-écoute moi bien. Il faut les empêcher d'aller les chercher.
-pourquoi ?
-parce qu'ils ont l'air très occupé si tu vois ce que je veux dire. Répondit Dorothy.
Quatre comprit aussitôt et se mit à rougir légèrement. Puis il déclara :
-non, on ferait mieux de rentrer. Il commence à faire nuit.
-mais…et pour Hee-chan et Léna ? Demanda Duo.
-ils sont assez grands. Fit Trowa qui, à voir son visage, avait compris ce qu'il se passait. Ils trouveront leur chemin tout seul, comme des grands.
-d' accord. Monter Duo.
Ils commencèrent tous à s'en aller mais Trowa et Cathy vinrent rejoindre Quatre et Dorothy sur le chemin :
-ils s'amusent bien j'espère. Fit Catherine.
Dorothy pouffa de rire et répondit :
-oui, très. Mais à ce niveau, c'est encore mieux que de l'amusement.
Ils rirent tous les quatre sous les yeux étonnés des autres. Puis ils continuèrent leur chemin vers leur planque. Même après avoir mangé, les deux amoureux transis n'étaient toujours pas rentrés. Mais une heure après, alors qu'ils étaient tous un peu dispersés dans la demeure, ils entendirent la porte d'entrée s'ouvrir. Duo et Hilde, qui étaient dans leur chambre, déboulèrent les escaliers en quatrième vitesse et les virent, tout sourire, sur le pas de la porte :
-ben, Hee-chan, on s'inquiétait nous. Fit Duo.
-il ne fallait pas. Répondit Heero.
-oui, surtout pas ! Fit Dorothy en descendant les escaliers.
Elle se dirigea vers sa sœur et lui dit à l'oreille :
-franchement, tu peux me remercier. Si je vous avais pas vu avec ton amant, Duo serait venu et vous aurait dérangé en plein ébat.
-oh, alors, je te remercie. Mais j'espère que tu ne t'es pas trop rincée l'œil. Chuchota t-elle à son tour.
Elles pouffèrent de rire, sous les yeux surpris des autres.
-le dîner est prêt. Il ne vous reste plus qu'à le faire réchauffer. Fit Sally en souriant.
- euh…en fait, on n'a pas trop faim. Répondit Réléna.
-ah bon ? Pourtant, après ça, vous devriez. Chuchota à nouveau Dorothy, presque morte de rire.
Réléna écrasa le pied de sa sœur pour la faire taire.
-en fait, on a déjà mangé dehors. Ajouta Heero.
-rien que tous les deux ? Demanda Quatre.
Ils hochèrent la tête à l'affirmative et montèrent les escaliers qui les menaient aux chambres, lentement. Ce soir là, Réléna regagna la chambre d'Heero, pour le plus grand bonheur de ce dernier. En entrant, elle vit l'ordinateur réparé sur le bureau et Heero s'en aperçut aussitôt. Il se précipita vers le bureau, prit à peine le temps de débrancher l'ordi qui se chargeait, et le jeta sans précautions dans un des tiroirs. Puis il se retourna vers Réléna qui lui souriait. Ce sourire valait bien 1 000 000 000 de fois plus que cet ordinateur de malheur.
...
Fin de ce chapitre !
Ca vous a plu ?
