Hi Everybody !
Voilà un chapitre :) Malheureusement, la suite n'est pas encore écrite, mais bien en tête :)
Soyez pas trop méchante quand vous vous déciderez de me frapper après ce chapitre ^^
10)
L'heure tournait et bientôt les membres de l'équipe commencèrent à avoir faim… Voulant se dégourdir les jambes et avoir un moment seule à seul avec Castle sans personne pour les épier, Beckett se leva, exagérant un étirement du dos et se tourna vers Castle, qui la regardait avec une lueur étrange dans les yeux, fixés sur la parcelle de peau qu'elle avait montré en s'étirant.
-Castle, ici qu'on regarde ! Ce n'est pas l'heure de rêver, plutôt celle de manger !
Les gars rigolèrent avant d'approuver et de proposer de commander une pizza…
-Si ça ne vous ennuie pas les gars, je préfèrerai un thaï, mais vu qu'ils ne livrent pas dans ce secteur, Castle et moi allons y aller à pieds, puis elle rajouta en voyant le regard septique de son ami, j'ai besoin de m'aérer…
Il acquiesça, ainsi que ses collègues et c'est comme ça que le duo surprenant se mit en route. Ils se retrouvèrent vite à l'extérieur du precinct sans avoir partagé ne serait-ce qu'une seule parole… Le silence n'en était pas gênant pour autant, au contraire, chacun était à la fois plongé dans ses pensées et ravi d'être en présence de l'autre. Kate décida tout de même de briser ce silence une fois le bâtiment de police hors de vue.
-Comment vous sentez-vous ? s'inquiéta-t-elle sincèrement… Votre nez ne vous fait pas trop mal ?
-Oh, j'en ai vu d'autre vous savez, ce n'est pas si douloureux et puis, si j'ai trop mal, je suis persuadé que vous ferez une très, très bonne infirmière, dit-il, jouant de ses sourcils.
-Je ne sais pas, hésita-t-elle, je pense que me voir dans une petite blouse blanche, peu vêtue en dessous pourrait causer des problèmes cardiaques, surtout pour un homme de votre âge…
Sur cette douche froide l'enquêtrice continua sa route alors que son plucky sidekick restait derrière, immobile et bouche bée, des images peu catholiques se formant dans son esprit ! Foutue imagination trop débordante ! Se mordant la lèvre violemment, il souffla un bon coup pour se calmer avant de trottiner pour rattraper la femme de tous ses maux !
-You're such a tease ! lui fit-il remarquer en boudant alors qu'elle éclatait de rire.
-God you're easy !
Ils continuèrent leur chemin sous la bonne entente ! Les blagues et les pitreries de Castle rendant le sourire à Beckett. Elle avait beau se plaindre de son côté enfant, elle l'adorait quand même, et au vu des deux derniers jours, elle se rendait même compte qu'il lui manquait ! Elle aimait le fait que Castle soit aussi optimiste et tente de lui faire voir le bon côté des choses au travail, la fasse rire pour lui faire oublier toutes les horreurs auxquelles elle assiste en permanence. C'était une capacité que seul lui avait…
Ils devaient parcourir cinq patés de maison avant d'atteindre le restaurant « Ruay Thai », un Thaïlandais de New-York réputé pour sa bonne nourriture et ses prix avantageux. Décidée à ne pas trop perdre de temps par rapport à l'enquête, Beckett avait poussé Castle à marcher plus vite ce qui fait qu'ils arrivèrent en moins de vingt minutes au restaurant…
Ne voulant pas prendre quelque chose pour chacun, ils décidèrent de prendre un assortiment de nourriture qu'ils se partageraient dans la salle de repos.
-Bonjour, que puis-je pour vous ? leur demanda la serveuse avec un fort accent asiatique.
- Bonjour, répondit Castle, un sourire charmeur au visage, rendant la jeune femme rouge écrevisse avec des yeux de merlans fris. Il nous faudrait, deux poulets thaï sauce jungle, deux pad sew, un massaman curry au bœuf et un pad thaï au canard à emporter s'il vous plaît…
La jeune femme était déjà sous l'emprise de l'auteur et ça ne s'arrangea pas quand celui-ci lui fit un sourire made in Colgate White.
Beckett le fusilla du regard une fois la jeune femme partie en cuisine pour donner leur commande au chef.
-Ben quoi ? demanda innocemment Castle.
-Vous vous rendez compte que vous venez de donner de l'espoir à cette pauvre femme ? Elle doit surement être en train de chercher comment vous donner son numéro de téléphone sans que je ne m'en aperçoive !
Castle éclata de rire face à la jalousie mal placée de sa collègue.
-C'est mon rôle Beckett ! Je m'efforce de montrer aux jeunes femmes qu'elles sont toutes belles ! plaisanta-t-il. Mon job m'oblige à être un charmeur, il faut que je pousse les gens à acheter mes livres, ça ne veut pas dure que je charme dans le sens auquel vous pensez…
-Vraiment ? Kate était septique face à ces paroles. Si elle vous donne son numéro, vous ne la rappellerez pas pour lui proposer un rendez-vous ?
-Pourquoi ? Vous êtes jalouse ? taquina l'écrivain.
-Dans vos rêves Castle !
-Dans ce cas… Je ne sais pas...
Il jouait avec les nerfs de sa collègue avec délectation… Savoir qu'elle jalousait une autre femme sur qui il n'avait pas de vue. Il avait été le même que toujours et pourtant, elle semblait réagir de manière plus agressive face aux femmes qui le regardaient. L'espoir d'une évolution de leur relation refit surface à l'idée de la voir comme ça.
-Vous n'êtes pas sérieux ! s'exclama-t-elle, avant de se rendre compte qu'elle allait se dévoiler trop vite elle essaya de se rattraper. Vous…
-Relax Kate, sourit l'auteur, je vous fais marcher ! C'est quand même drôle de vous savoir jalouse ! Bien que vous n'ayez aucune raison de l'être, rajouta-t-il après quelques minutes alors que la jeune serveuse arrivait.
Beckett leva les yeux au ciel en voyant l'asiatique tendre une serviette supplémentaire avec son nom avec numéro de téléphone tandis que Castle se mordait l'intérieur de la joue pour se retenir de rire. À peine furent-ils sortis du restaurant, il la regarda avec un regard joueur et, devant elle, sortit la serviette qu'il déchira et jeta dans une poubelle sur le chemin. Le lieutenant tourna la tête, faisant mine de vérifier la fluidité du trafic, pour cacher son sourire naissant. L'écrivain, lui, portait un sourire fier, jouissant de la jalousie de sa partenaire.
-Bon, dit Kate, reprenant sa voix de détective indomptable, dès que nous avons mangé, nous partons parler aux collègues de la victime en espérant en ressortir avec un début de piste.
-Le coupable devait vraiment détester Emily pour s'acharner à ce point contre elle, il faudra bien insister, ce n'est pas possible que personne n'ait remarqué quelqu'un autant en colère…
Beckett acquiesça, totalement d'accord avec la constatation de son ami. Un tel degré de violence ne peut pas venir de nulle part, le meurtrier s'était acharné sur la jeune femme, la faisant souffrir avant qu'elle ne finisse par mourir. Cette rage devait venir de quelque part et surtout, il devait y avoir eu des signes avant curseurs de cette attaque meurtrière. Le chemin retour parut plus long aux deux collègues, la bonne odeur de la nourriture torturant leur estomac…
Les gars avaient un peu compléter le tableau d'investigation. Ryan avait trouvé une anomalie en regardant dans les relevés téléphoniques de la victime. Depuis presqu'une semaine, elle recevait des appels d'un numéro de téléphone prépayé aux alentours de vingt-et-une heure. Il apparaît qu'elle n'avait répondu qu'au premier appel qui avait duré moins de quatre minutes, alors que les autres jours, elle avait ignoré les appels. Malheureusement, le téléphone avait été payé en cash et ils n'avaient donc pas de nom. Il faudrait en parler avec le mari quand il viendra au precinct fin d'après-midi avec des photos de sa famille à lui étant donné qu'Emily n'avait plus de famille. Les enquêteurs en avaient besoin afin d'identifier les membres de la famille et de les interroger si nécessaire. De plus, Beckett préférait avoir une photo de famille qui démontrait de la joie plutôt qu'une photo déprimante de la victime.
-Bien joué Ryan, félicita la leader du groupe en les entraînant vers la salle de repos avec Castle.
-Vous êtes mes héros, soupira l'hispanique en suivant l'odeur alléchante de la nourriture.
- Ah bon, ironisa l'écrivain, j'aurais juré que c'était Lanie votre héroïne !
Alors que tout le monde riait, Javier fit la moue, tout de même content lui aussi de voir son ami redevenir lui-même ! Les quatre amis se mirent autour de la table, les plats étalés devant eux les appelants.
-On dirait qu'on a un début de piste avec cet appel, commença à parler Beckett. Après manger, Ryan et toi essaierez de trouver l'appelant et Castle et moi allons regardez dans les photos de familles et des collègues que le mari nous à donner avant qu'on ne parte de chez lui afin de voir si quelqu'un paraît suspect. On ne finit pas tard ce soir, il faut être en forme demain, je veux qu'on résolve ce cas au plus vite et ce n'est pas en étant fatigué et sur les nerfs que nous avancerons !
Les trois hommes dévisagèrent la jeune femme comme si elle venait d'avouer avoir un sixième orteil…
-Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Katherine Beckett ? s'exclama Rick, les yeux lui sortant presque des globes.
-Vous êtes malade Beckett ? demanda Javier alors que Ryan ressemblait à un poisson sorti de l'eau avec sa bouche béante…
Elle leur fit une grimace et continua de leur parler de l'enquête comme si de rien n'était ! Ils se mirent d'accord de finir tous à 17 heures pour avoir les idées claires et être au bureau le lendemain dès sept heures du matin. Le reste du repas se passa dans le calme, chacun réfléchissant à ce meurtre et à un moyen de le résoudre…
Alexis et Ashley, n'ayant plus besoin de rester pour leur rendez-vous avec le directeur, rentrèrent chez la jeune fille tranquillement, leurs mains entrelacées et le sourire aux lèvres. Ils avaient passé une bonne journée, et maintenant que l'histoire avec Tom était sur le point d'être réglée avec l'aide du père de l'adolescente, ils pensaient aux vacances de Pâques qui approchaient et à ce qu'ils voudraient faire tous les deux…
-On pourrait demander à mon père pour aller dans la maison des Hamptons, même s'il ne fait pas chaud en avril, au moins il y a la piscine intérieure et puis ça nous dépaysagerait…
-Ton père me tuera avant la fin de ta question Lex ! s'écria l'adolescent, paniqué…
-Mais non, j'arriverai bien à le convaincre avec l'aide de ma grand-mère… Et puis, continua-t-elle, on peut demander à des amis de venir avec nous, mon père est du genre à me pousser à faire ce genre de chose ! Si je lui explique qu'on sera tout un groupe et qu'on y va pour faire la fête et passer un bon moment avant les examens de fin d'années et d'entrées dans les plus prestigieuses université du pays, il nous laissera y aller !
Voyant son petit-ami hésité, la jeune Castle appliqua une technique qu'elle avait appris de sa mère pour faire craquer son père… Elle s'arrêta de marcher, se plaça face à lui, baissa la tête et le regarda à travers ses cils qu'elle cligna tout en faisant une moue adorable de ses lèvres si roses… Ashley ne put que craquer face à cet air mais à la condition qu'elle en parle avec son père toute seule avant de lui en parler tous les deux….Alexis cria de joie avant de sauter dans les bras de son petit-ami et de l'embrasser à pleine bouche, là-bas, en plein milieu d'un trottoir new-yorkais bondé. Certains passants levèrent les yeux au ciel face à ce manque de pudeur total alors que d'autres souriaient, attendri du spectacle qu'offraient deux jeunes gens amoureux et heureux !
Martha Rodgers avait passé l'après-midi sur le chantier qu'était son futur studio et endroit de cours de théâtre. Elle aimait croire qu'elle était aussi utile ici que sur scène, bien qu'elle amusait autant qu'elle agaçait les ouvriers en leur ordonnant de faire telle ou telle chose. Une fois rentrée chez elle ou plutôt chez son fils, elle prit le temps de s'apprêter, comme toujours, décidée à retourner au precinct afin de présenter ses excuses aux amis de son frère pour son comportement indigne d'une dame comme elle… Elle avait aussi en tête de voir comment allait son fils en le prenant par surprise étant donné qu'il ne lui dirait pas ce qu'il ressentait vraiment. De plus, elle voulait voir Kate afin de s'assurer qu'elle allait mieux.
En ce jour mitigé pour les new-yorkais, personne ne se doutait de l'annonce terrible qui était sur point d'être dévoilée d'ici peu…
Ils avaient passé deux heures à étudier les photos afin de trouver quelqu'un qui se focaliserait plus sur la victime que sur l'objectif et avaient fait chou blanc, toute les photos montraient une famille unie, un amour véritable et c'est ce qui rendait la chose encore plus triste. Savoir qu'en une fraction de seconde, une famille heureuse comme rarement de nos jours avait été détruite par la cruauté du monde, d'un homme… Lassé de voir la photo d'une femme sans vie, Castle avait demandé la permission de mettre une autre à la place à Beckett, qui avait accepté, souriant de l'attention de Castle. A la place de la photo de la victime se trouvait une photo avec la victime, sa fille, son mari et les parents de celui-ci le jour du premier anniversaire de la petite Faith. La chose qu'ils avaient remarqué était qu'il n'existait aucune photo avec des parents d'Emily, comme si la jeune femme n'en avait jamais eue…
-Qu' est-ce qui vous touche autant avec ce crime ? demanda soudain la jeune femme, se surprenant elle-même.
-Je ne sais pas trop, d'une certaine façon je me sens proche d'Emily et de sa famille… Ajoutons à cela la violence du crime, j'ai du mal à l'encaisser pour certaines raisons. Je ne comprendrai jamais comment on peut lever la main sur une femme ou un enfant.
Beckett le regarda troublée, encore une fois, le passé de Castle semblait lui revenir en mémoire. Elle commençait à s'interroger plus sur le passé de son ami que sur le meurtre en lui-même et ça l'agaçait au plus haut point.
C'est à ce moment-là que les deux autres acolytes débarquèrent, un sourire jusqu'aux oreilles.
-On a trouvé l'homme qui l'appelait, s'exclama Ryan.
-C'est l'ex compagnon d'Emily, Connor Bennett, termina Esposito…
-Et il a un sacré casier notre bonhomme ! Arrêté à l'âge de dix-sept pour dégradations de matériel scolaire, puis alcool au volant, il a un passé de junkie également. Puis plus rien durant un an, l'année où il était avec Emily. Elle l'a quitté après qu'il l'ait frappé sévèrement au visage, à partir de là tout s'enchaîne, agression, vol avec agression, coups et blessures sur une autre compagne. Il est sorti de prison il y a deux semaines, il tirait une peine de six mois pour être entré par effraction chez une jeune femme et avoir tout ravagé chez elle. Il a expliqué son geste en disant qu'elle l'avait quitté pour un autre.
-Je pense que nous avons des choses à nous dire, reprit Kate, allez le chercher et faites-lui passer une nuit en cellule, je veux le faire craquer demain quand je l'interrogerais !
Il était déjà trois heures, les gars se mirent en route pour être sûr d'avoir fini pour cinq heures. Castle, lui, était dans la salle de repos en pleine préparation de café délicieux pour sa muse et lui.
-Merci, sourit Beckett, poignant dans le café devenu un objet presque symboliques pour eux.
Elle se décida à faire de la paperasse et remettre son bureau en ordre en attendant l'heure. Même si elle ne le regardait pas, elle sentait le regard de l'écrivain sur elle et d'une certaine manière ça la flattait, bien qu'elle ne comprenne pas ce qu'il pouvait trouver de si fascinant chez elle qu'il veuille passer la journée à la regarder.
-Vous rentrez chez vous aujourd'hui lieutenant ? se risqua Castle à demander.
-Oui, je veux vérifier qu'il soit parti, et puis, je ne paye pas le loyer pour rien !
Il voulut répondre quand il entendit sa mère l'appeler en sortant de l'ascenseur.
-Mère ? s'étonna Castle. Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
-Je venais voir Kevin et Javier pour m'excuser de leur avoir presque crié dessus et puis je voulais voir comment vous alliez tous les… elle stoppa net sa marche autant que sa phrase en regardant le tableau blanc.
-Martha ? s'inquiéta Beckett. Martha, que se passe-t-il ?
-Maman ? demanda Castle au bout d'un moment, paniqué de voir sa mère figée de la sorte… Tu reconnais quelqu'un de la photo ?
Quand il la vit hocher de la tête, il essaya de se rappeler d'où elle pouvait connaître une de ces personnes, mais rien ne vint…
-Cet homme, bégaya Martha, ce n'est pas possible !
Et d'un coup, la grande et forte Martha Rodgers s'effondra dans les bras de son fils, les larmes dévalant le long de ses joues…
Rick, inquiet comme jamais maintenant, dirigea sa mère vers la salle de repos, demandant à Beckett de ne pas venir…
Bien qu'elle n'ait pas été dans la salle avec eux, Beckett zieutait depuis son bureau mère et fils parler et ce qu'elle vit la choqua énormément… Martha venait de dire une phrase entrecoupée de sanglot et Kate voyait maintenant Castle se décomposé alors qu'il se reculait, secouant la tête comme pour se sortir d'un mauvais rêve… Il finit par s'effondré au près de sa mère, des larmes dévastatrices coulant le long de ses joues...
SOOO ?
