Bon alors, ca va pas du tout ! La copine à Edward c'est M.I.L.E.N.A., pas Mélanie ou Milène ou Mélina ou Milenna ! Compris ? Si quelqu'un écorche encore ce prénom oh combien magnifique la fin de ma fic ce sera Edward se faisant bouffer par Ni pour avoir trompé Bella avec une péripatéticienne la veille de leur mariage ! Alors attention hein ! ;P

Je m'attendais à ce que tout le monde hurle d'indignation à cause du comportement de Lyli mais visiblement vous savez tous déjà pourquoi elle fait ça. Moi qui voulais vous surprendre… :S

Ce chapitre est de nouveau du point de vue d'Edward parce que je trouve ça plus intéressant pour l'histoire, mais normalement dés le prochain chapitre c'est re-Bella.

Et encore merci pour toutes vos belles reviews qui me font super plaisir. Bonnes fêtes de fin d'année à tout le monde (même à ceux qui ont écrit Mélina…) !

Bonnes lecture et au passage admirez les belles cédilles que j'ai réussi à faire ! :D

………………………………

Chapitre 10.

212 ans. Sur la route du lac Télets.

-Oh ! Edward ! Arrête de penser à ta chérie !

Mon esprit regagna lentement le monde réel. Milena me secouait par le bras.

-Edward ! Redescend sur terre !

-Quoi ?

Quelques instants auparavant je me trouvais dans la chambre de ma Bella, la contemplant en train de dormir. Même si ce genre de retour dans le passé me faisait terriblement mal, je ne pouvais m'en passer.

-Tu me veux quoi ?

-C'est quoi leurs noms ?

Oups. J'avais loupé un gros bout de la conversation. Avant que je « parte » elle parlait de Base Ball avec Jaz et Alice.

-Le nom de qui ?

Elle leva les yeux au ciel.

-Aux 4 reines !

-Qu'est ce que tu veux que j'en sache ?

-T'as rien entendu à ce sujet ?

-Non.

-Ah…

Après cette glorieuse action elle se tut enfin et je pu me vautrer de nouveau dans ma douleur, me rappelant avec détails chaque moment heureux passé en sa compagnie. Milena s'endormit un peu avant d'arriver.

Nous arrêtâmes les voitures devant les grilles du monastère vu qu'elles refusaient de s'ouvrir. Je pris Milena qui dormait encore dans mes bras et en un bond nous fûmes tous dans la cour.

Une tempête de neige venait de se lever, nous empêchant de voir très loin malgré notre vue de vampire. J'essayais tant bien que mal de serrer mon amie plus près de mon torse pour au moins la protéger du vent. Nous ne fîmes que quelques pas dans la direction du bâtiment ou du moins dans ce qui nous semblait la bonne direction, avant que 2 vampires n'apparaissent devant nous. Noirs comme la nuit, ils se postèrent simplement sur notre chemin, les bras croisés sur la poitrine. Ils ne dirent pas un mot, ni ne firent un seul mouvement. Lorsque Emmett essaya de les contourner ils grognèrent légèrement. Rien de plus. Ce fut Carlisle qui fit signe à son dadais de fils de s'arrêter.

Je lu dans ses pensées ce qu'il savait des deux statues qui se tenaient devant nous. Il en avait entendu parler lorsqu'il vivait avec les Volturis. Deux monstres sanguinaires, les « jumeaux sauvages ». Son estime pour les 4 reines baissa encore si cela était possible…

Avant qu'une véritable tension ne s'installe, deux autres silhouettes se découpèrent dans le rideau de neige qui nous entourait. Rapides, elles furent à notre niveau en un battement de cil. Deux géants, l'un aux cheveux long et bruns, noués sur la nuque et l'autre bouclé et blond. Ils faisaient tous les deux plus de 2 mètres, dominant largement Emmett. Le blond posa son coude sur l'épaule d'une des statues et s'appuya sur lui sans aucune gêne, nous adressant un grand sourire. Le vampire ne lui accorda même pas un regard, il continuait de nous fixer, le visage dénué de toute expression. A ma plus grande déception je ne pouvais lire dans les pensées d'aucun d'eux.

D'autant plus frustrant que les deux nouveaux arrivés n'étaient pas…normal. J'entendais le sang dans leurs veines et les battements de leurs cœurs étrangement espacés. Leur odeur était un étrange mélange entre l'odeur humaine et celle des vampires en plus d'un quelque chose d'autre que je n'arrivais pas à définir. J'en étais là de mes réflexions lorsque le brun qui se tenait un peu en avant montra Milena du menton.

-Je suppose que vous voulez la transformer.

-Oui.

Carlisle avait pratiquement craché ce mot, il lui en coutait vraiment de se trouver devant les assassins de ses anciens amis. Mais l'homme ne releva pas, se contentant de jeter un coup d'œil entendu à l'un des jumeaux. Celui-ci hocha légèrement la tête, à peine. Mais cela suffit à l'autre qui se tourna de nouveau vers nous.

-Une reine va arriver et vous verrez ça avec elle. Mais si l'humaine est d'accord il n'y aura pas de problème.

-Elle est d'accord.

-Très bien ! Ça sera qu'une formalité alors.

Je restais un moment perplexe. Quoi ! C'était si simple que ça ? A partir du moment où l'humain était consentant tout allait bien ? Je sentis que mon père était perplexe lui aussi. En vérité il aurait bien aimé qu'ils ne soient pas d'accords pour qu'il puisse s'énerver et leur dire sa façon de penser.

Du coin de l'œil je vis de nouveau une ombre dans les airs qui se dirigeait très grande vitesse vers nous. Avant que d'avoir le temps de me demander si c'était une des reines, je vis une bête énorme atterrir juste devant nous en faisant autant de bruit qu'une plume. Un tigre ! Mais je n'eus de nouveau pas le temps de me poser des questions ou de me remettre de ma surprise. A quelque centimètre de l'animal une femme enveloppé dans un grand manteau venait elle aussi d'atterrir, en faisant un peu plus de bruit que le fauve à ses côtés. Elle se redressa dans un mouvement fluide, le vent souleva la capuche qui lui était tombée sur les yeux, libérant ses cheveux, faisant apparaitre son visage.

Elle poussa un petit cri de surprise. Moi je ne pouvais tout simplement pas parler ni même penser. Je pouvais juste rester là, immobile tout en essayant de contrôler le flux incroyable de sentiments qui me traversait. Elle. Là, devant moi. Mon amour. Mon ange. Ma princesse. Ma reine. Ma Bella.

Je vis ses beaux yeux se poser sur l'humaine que je tenais dans mes bras et son visage se tordre de douleur quand elle tira ses conclusions. Mais aucun son ne sortait de ma gorge. Pourtant j'aurais voulu lui crier que ce n'était qu'une amie. Que je l'aimais elle et personne d'autre, qu'elle était toute ma vie, mon âme. Mais la surprise me paralysait entièrement, et c'est impuissant que je vis son beau visage se durcir pour aborder une expression qu'elle voulait neutre. Je n'avais pas besoin de faire un tour dans la tête de Jaz pour savoir qu'elle souffrait tout en essayant en vain de le cacher. Je me détestais pour le mal que je lui avais fait. Je m'en voulais tellement. Que je souffre n'était pas un problème mais de la voir tellement fragile, comme sur le point de se briser, et tout ça à cause de moi, je ne pouvais pas le supporter.

Cet instant ne dura pas. Ses yeux devinrent d'un coup plus durs que la pierre et elle se retourna, faisant voler son manteau.

-Il fait un peu froid pour les humains, on ferait mieux de rentrer.

Son ton était plus froid que la glace. La douleur dans ma poitrine se fit encore plus intense et ma famille ne m'aida pas. Alice qui avait eu l'intention de courir se jeter dans ses bras avait du mal à cacher son chagrin, mon père était abasourdi de la trouver là et se demandait si elle était vraiment une de ces abominables reines. Esmée se demandait pourquoi sa fille était si distante avec eux. Après tout c'est moi qui l'avais abandonné pas ma famille. Rosalie était verte de rage, Jaz souffrait de sa souffrance et de la mienne. Quand à Emmett il fit comme si de rien n'était et à peine avions nous passez les imposantes porte de bois du monastère qu'il décida de faire un peu d'humour histoire de détendre l'atmosphère.

-Hey ! Bella !

Elle lui jeta un coup d'œil rapide par-dessus son épaule mais elle ne prononça pas un mot.

-Sympa les chiens de garde !

-Si tu veux un conseil, évite de te foutre de leur gueule !

-Pourquoi ? Ils mordent ?

-Bien pire…

Elle avait dit ça sur un tel ton que même cet idiot d'Emmett compris qu'il avait intérêt ne pas continuer.

-Bella…

La voix de ma mère tremblait, elle aurait pleuré si elle avait pu.

-Tu nous a beaucoup manqué tu sais et nous sommes très heureux de te revoir, même si toi…

Sa voix se brisa, incapable de dire un mot de plus elle regarda la silhouette de ma bien-aimée qui continuais d'avancer toujours aussi vite et en silence dans le dédale de couloir. Bientôt nous fûmes devant une simple porte de bois sculpté. Je sentis un feu à l'intérieur. Nous entrâmes les uns après les autres. Bella me fit un léger signe, m'indiquant une banquette où je déposais mon amie. Je relevais les yeux vers elle, des milliers de mots d'amour sur les lèvres et des milliards de remord sur le cœur. Mais elle s'était éloignée de moi le plus possible. Elle se trouvait devant la cheminé, ses 5 compagnons en arc de cercle autour d'elle. Son regard était toujours aussi dur. Mais je savais que ce n'était qu'une façade.

J'entendis ma sœur penser que le meilleur moyen de détruire la distance que Bella avait crée était de se comporter comme elle se comportait toujours. Avec un grand sourire et les bras grand ouvert elle se dirigea vers elle.

-Bella ! Si tu savais à quel point tu m'as manquée ! Je n'avais plus personne pour jouer à la Barb…

Elle s'arrêta net lorsque le géant blond se mit sur son chemin en grognant. D'abord surprise elle essaya simplement de le contourner mais là elle se retrouva nez à nez avec un des deux vampires noirs. Alors elle comprit.

-Tu ne veux pas que je t'approche !

Il y avait tout le chagrin du monde dans ses paroles. Et la façade de Bella se brisa d'un coup.

-Je ne les contrôle pas Alice. Je pourrais les supplier à genou ils ne vous laisserez pas passer.

Elle était vraiment désolé et ses paroles sincères, ce qui fit sourire ma sœur.

-Si tu veux, on t'en débarrasse.

Mon amour eu un petit rire, si beau à mes oreilles, le plus doux des chants. Je fus jaloux d'Alice qui était à l'origine de ce manifestement de joie.

-Même avec la meilleure volonté du monde vous n'en viendrez pas à bout.

-Ah ! Genre !

Emmett bien entendu. Les deux géants échangèrent un regard. Puis Emmett se retrouva au sol, une mâchoire à quelques millimètres de sa gorge.

-Arthur ! Laisse-le !

L'air très satisfait, le dénommé Arthur, le géant brun, lâcha mon frère et repris sa place dans le demi-cercle autour de Bella.

-Si tu faisais les présentations Bella ? Qu'on sache qui attaque mes enfants.

Je fusillais mon père du regard. Comment osait-il lui parler sur ce ton ? Qu'elle soit une reine je m'en fichais complètement. Elle pouvait avoir massacré la moitié de la population mondiale, il n'avait pas le droit de lui parler comme ça ! Elle baissa les yeux, consciente que Carlisle ne l'appréciait plus autant. Elle désigna d'abord les deux jumeaux.

-Ce sont Acham et Akam. Ne me demandez qui est qui, je n'en sais rien et eux ils ne parlent pas souvent alors ils ne vous le diront pas. Et eux, ce sont mes neveux Arthur et Zéphyr, le premier et le dernier fils de ma sœur Lyli. Et puis lui c'est mon tigre de compagnie, Amba. Je l'ai transformé il y a environ 10 ans.

Elle hésita un moment à rajouter quelque chose.

-C'était pas volontaire en fait…Je chassais et il m'a échappé…Le temps qu'on le retrouve il avait déjà commencé à se transformer et maman a décidé qu'un animal capable d'échapper à un vampire même si ce n'est que moi, méritait de vivre. Donc voilà… Eux tous ils forment les « 5 veilleurs », ma garde un peu trop rapprochée à mon gout.

Emmett n'avait pas pu s'empêcher d'éclater de rire et pour les autres c'était très difficile de résister.

-Un animal t'a échappé ! T'es quoi comme genre de vampire toi ?

-Genre pas débrouillarde. Pourquoi tu crois que j'ai 5 personnes qui assurent ma sécurité 24 sur 24, 7 jours sur 7 ?

Le rire de mon frère se fit encore plus fort et Alice et Rosalie pouffèrent. La tension du début était passée. Enfin, un peu. Carlisle ne digérait toujours pas qu'elle fasse partie de celles qui ont tué les Volturis.

-C'est sympa le pouvoir Bella ?

Cette fois je ne cachais pas mon mécontentement.

-Carlisle ! Qu'est ce qu'il te prend ?

-Ben quoi ! Je suis le seul à me souvenir de ce qu'elle est devenue ? Avant de la voir tu étais plutôt du même avis que moi Edward !

-Qu…Qu'est ce que je suis devenue ?

Je détestais mon père à ce moment là pour la douleur qui se reflétait dans les yeux de ma princesse.

-Un assassin.

Elle prit un air horrifié. J'aurais volontiers tué Carlisle pour tout ce qu'il venait de dire et pour tout ce qu'il avait l'intention de raconter encore.

-J…Je ne comprends pas. Je…Je n'ai jamais…tuer. Jamais. Je le jure !

-Et les Volturis ? Ils ne comptent pas ? Toi et ton clan, vous les avez tués pour prendre le pouvoir.

-NON ! …Jamais ! Ils…Ils sont venus. Ils voulaient tuer les jumeaux…Et ils voulaient prendre…maman…et les triplées aussi…On ne voulait pas se battre. Mais quand ils ont dit qu'ils voulaient…nos petits anges…Maman est devenue…folle de rage…Et la meute aussi…Et c'est allez très vite…Je suis désolé Carlisle si tu souffre à cause de ca…Mais on ne l'a jamais voulu. Et maintenant on a pris leur place car…les vampires ont besoin de chef, de quelqu'un qui veille à ce que les humains ne sachent rien, quelqu'un qui les protège…

Elle semblait si fragile et si perdue à ce moment là, j'aurais voulu la prendre dans mes bras. La consoler et lui dire que c'est pas grave, que la colère de mon père avait déjà disparue et qu'il regrettait déjà amèrement ses mots.

-C'est moi qui suis désolé Bella. Je n'aurais pas du vous juger comme ça. Mais c'est ce que tout le monde dit sur vous. Et puis…vos lois, elles sont un peu dures. Vous êtes tellement sévères avec ceux qui sont plus faible et qui ne peuvent résister à la tentation. C'est injuste.

-Je trouve au contraire que la plupart s'en sorte très bien. Bien entendu la punition de Lyli est…douloureuse mais très efficace.

-C'est évident que ceux qui sont morts ne tuent plus d'humains Bella.

Elle fronça les sourcils, cherchant visiblement un sens caché aux paroles de Jaz.

-Je te suis pas là. Bien entendu les morts ne tuent plus, mais je ne parlais pas de ça.

-De quoi alors ? Il y a une autre punition ?

-Mais oui ! Nous ne tuons pratiquement jamais. La punition est assez dissuasive, ils ne recommencent pas.

-Et quelle genre de punition, infligée une seule fois peut incitée un vampire à ne plus jamais gouté au sang humain ?

Là, je dois avouer que moi aussi j'étais perplexe.

-La morsure de Lyli.

Elle n'en dit pas plus, visiblement ça voulait tout dire. Mais Je ne voyais pas en quoi se faire mâchouillé par une vampire pouvait avoir cet effet là.

-Et… ?

-Elle a un venin très spécial. Il ne transforme pas les humains mais inflige des douleurs insupportables aux vampires. Quiconque a déjà ressenti cette douleur fait tout pour que ce n'arrive plus jamais. Et Lyli mord tout simplement tous ceux qui « dérapent ». Après 5 minutes on leur injecte l'anti-venin et ils peuvent repartir. On les voit rarement deux fois. Et c'est comme ça aussi qu'elle a dressé Amba.

-Comment ça dressé ? A quoi ?

Mon amour regarda Rosalie comme si elle venait de dire un gros mot.

-Ben, c'est un animal avec des instincts de vampire. Alors au début il avait une légère tendance à sauter sur tout ce qui a du sang dans les veines. Et il est costaud…Donc il a fallu lui apprendre à ne pas manger les humains, que des animaux.

-Et ça marche vraiment ?

-Tu veux une démonstration Emmett ?

- Vas-y.

Je ne pu retenir un grognement que je regrettais aussitôt. Une démonstration, se serait surement avec la seule humaine dans les parages : Milena. N'empêche que j'aurais du éviter de montrer ainsi devant Bella à quel point ça me dérangeait qu'elle lâche son chat sur mon amie.

-Alors admire !

Elle fit un drôle de signe avec se main gauche puis pointa avec le doigt sur Emmett. Il se retrouva de nouveau sur le sol. 400 kg de bête féroce sur le ventre, je ne l'avais même pas vu bouger. Bella fit un autre signe de la main et le tigre revint se poster devant elle. Elle lança un sourire moqueur à mon frère puis refit le premier signe maïs cette fois elle montra Milena toujours endormie.

Le tigre poussa un gémissement déchirant et regarda Bella avec des yeux suppliants. La queue entre les pattes il n'arrêtait pas de se lever pour se rassoir aussitôt après. Bella abrégea ses souffrances en faisant le deuxième signe et en le grattant derrière les oreilles.

-Alors ?

Toute ma famille était admirative. L'animal n'avait pas hésité un millième de seconde avant de se jeter sur Emmett mais il avait complètement refusé de s'en prendre à l'humaine.

-Joli, le numéro de dompteuse Bella !

Quelques rires fusèrent, la tension avait désormais bel et bien disparue. La joie se lisait sur leurs visages, ils riaient, ils étaient heureux de se revoir, mais ils oubliaient tous quelque chose. Bella ne voulait plus me voir, elle ne voulait plus de moi. La petite blonde à Forks nous l'avait bien fait comprendre. Je me demandais d'ailleurs si c'était sa mère ou sa sœur. J'étais en train de me dire que poser la question ne ferait que détruire la bonne humeur qui venait de s'installer lorsque j'entendis Alice.

-Au fait Bella, il y a une petite vampire blonde dans votre clan ?

Ce fut le géant blond qui répondit.

-Notre mère ouais. Comment tu sais ca ?

-On a déjà eu…euh… l'honneur de la rencontrer. A Forks.

Je vis le pli de concentration se former sur le doux visage de mon aimée.

-Quand ?

Elle ne semblait pas au courant, étrange.

-2 ans après…hum.

Personne n'avait vraiment envie d'aborder le sujet de notre départ. Bella nous avait bien fait sentir qu'elle nous en voulait. Mais pour le moment elle semblait surtout complètement perdue.

-Ah…Elle ne m'en a pas parlé. Qu'est ce qu'elle vous a dit ?

-Oh ! Rien ! Rien du tout !

Ma sœur n'était pas vraiment crédible, de plus je ne comprenais pas vraiment pourquoi elle ne voulait pas lui dire la vérité. C'est ce qu'elle pensait de toute façon, non ? Je sentis la tension dans l'esprit de ma sœur, elle voulait absolument changer de sujet. Son regard se posa sur l'humaine endormie.

-Oh ! Bella, on ne t'as pas présenté Milena, même si elle dort pour le moment. C'est la petite dernière de notre famille. Ce fait 2 ans qu'elle est avec nous. Carlisle et Esmée l'ont adopté après qu'elle ait eu un accident de bus. Elle ne se souvient de rien de sa vie d'avant.

Mon amour lança un coup d'œil glacial à l'intruse. Elle se souvenait que trop bien qu'elle était arrivée dans mes bras. Il fallait que je lui enlève cette idée de la tête. Elle ne voulait plus de moi très bien, mais je ne voulais pas non plus qu'elle croit que je l'avais remplacé.

-C'est une amie Bella, une sœur de plus, c'est tout…

-Tu n'as pas de compte à me rendre Edward.

-Je voulais juste que tu le sache, que tu ne t'imagine pas des choses.

-Qu'est ce que ça peut te faire ce que j'imagine ?

-Je ne t'ai pas oublié Bella et je ne veux pas que tu m'en crois capable.

Elle me lance un regard noir, là, elle était vraiment en colère.

-Qu'est ce que tu raconte ? Tu ne m'as pas oublié ? Qu'est ce que tu veux de moi Edward ? Me rendre folle ? Tu es parti parce que tu ne m'aimais pas, ce que je comprends tout a fait. Et maintenant tu fais comme si tu m'aimais quand même, comme si tu n'étais pas parti à cause de ça…Tu ne m'aime pas, je le sais et je peux...l'accepter mais pas que tu joue avec mes sentiments comme ça. C'est cruel. Tu as trouvé quelqu'un d'autre, tu n'as pas à te cacher et à mentir simplement pour m'épargner. Je…je peux le supporter…

Elle se tu enfin dans un soupir. L'air hagard elle s'assit sur un fauteuil et baissa les yeux.

-Tu ne m'aime pas…

Elle avait dit ça très doucement, pour elle-même, pour se persuader de se qu'elle disait. Ça me brisa le cœur encore une fois, de la voir ainsi. Et tout ça à cause de moi ! J'étais un monstre, un monstre de faire souffrir cet ange.

- Comment peux-tu savoir ce que je ressens ? Tu n'es pas moi.

Elle releva les yeux lentement pour les plonger dans les miens, j'y vis du doute, de l'envie et de l'espoir en même temps que de la résignation, de la rage et du désespoir. J'essayais d'accrocher son regard au mien pour que jamais elle ne détourne la tête, pour que toujours je puisse la contempler comme je le faisais. Mais elle fini pas baisser les yeux de nouveau.

-Arrête Edward, ça fait trop mal.

J'essayais de me rapprocher d'elle mais ses gardes du corps m'en empêchèrent. J'étais impuissant à la consoler. Si j'avais pu, j'aurais pris toute sa douleur pour la faire mienne. J'aurais tout fait pour elle. Tout.

-Je t'aime Bella. C'est vrai. C'est la seule et unique vérité. Je t'aime.

-Tu mens.

-Non, je mentais quand je disais que je jouais un rôle, je mentais quand je disais que je ne voulais pas t'avoir près de moi, je mentais aussi en disant que je ne t'aimais pas. Je t'aime, et je suis parti parce que je t'aime. Je voulais te protéger de moi, de ce que je suis. Je voulais que tu ais une vie normale avec un homme qui ne risquait pas de te tuer à chaque instant. Bella ! Crois moi, je t'en supplie, je t'aime, toi et personne d'autre !

-Ouais c'est vrai. Tu devrais le croire. Je l'ai assez souvent vu chouiner en pensant à toi. C'est sûr qu'il est dingue de toi. Aussi sûr que la terre tourne !

Je me retournais totalement surpris, j'étais tellement absorbé par ma princesse que je n'avais même pas entendu Milena se réveiller. En me tournant de nouveau vers mon amour je vis qu'elle fixait l'humaine d'un air dubitatif et pas franchement amical.

-Si ce que tu dis est vrai, et je dis bien « si », alors pourquoi est ce que tu n'est pas revenu ? Est-ce qu'Alice ne pouvait pas voir que ça n'allait pas du tout ? Elle n'a pas vu que j'ai failli me jeter d'une falaise ? Si tu m'aime autant que je t'aime comment est ce que tu as pus passer autant de temps sans chercher à me revoir ? Tes actes contredisent complètement tes paroles.

-Tu as failli faire quoi ? Tu m'avais juré de ne rien faire qui puisse te mettre en danger !

Ma Bella avait vraiment failli mourir ! Et je n'étais pas là pour la sauver. Rien qu'a cette idée je souffrais le martyr.

-Et toi tu m'avais juré que tu resterais avec moi. Et ne me dit pas qu'Alice ne l'a pas vu ! Je ne te croirais pas, elle peut tout voir.

-Je n'ai vraiment rien vu Bella. En vérité 6 mois après qu'on soit partis je n'ai plus rien vu sur toi. Jamais. Ça a rendu Edward fou, que je ne puisse pas te surveiller au moins un peu. Et aujourd'hui aussi je n'ai rien vu. C'est comme si tu avais disparue de la surface de la Terre. Je n'y comprends rien.

Bella lance à Alice le même regard dubitatif qu'à Milena. Sauf que cette fois il n'était pas belliqueux.

-Et pourquoi vous n'êtes pas revenus si vous m'aimiez tant et vous faisiez autant de soucis pour moi ?

-On est revenu. C'est là qu'on a rencontré ta sœur.

-Et pourquoi vous êtes repartis ?

-Parce qu'on a rencontré ta sœur.

-Et alors ?

-Elle était…hum…spéciale.

-Qu'est ce qu'elle vous a dit ? Sûrement pas rien.

-Non…pas vraiment.

-Edward ! Arrête de tourner autour du pot et dit moi la vérité.

La tournure que venait de prendre la conversation indiquait clairement que la « sœur » n'avait pas consulté Bella avant de parler en son nom. Je me sentais un peu mal de l'avoir cru si facilement et de n'avoir pas cherché mon amour tous les jours de mon éternité jusqu'à l'avoir retrouvé.

-Et bien…Elle nous a fait…comprendre de manière assez convaincante, que tu ne voulais plus jamais entendre parler de nous. Elle a aussi précisé qu'on se heurterait à certains…problèmes si on cherchait à te revoir quand même…

Elle ne dit d'abords rien du tout, regardant chacun d'entre nous, cherchant à savoir si je disais la vérité. Elle était encore plus blanche et ses yeux devinrent petit à petit noirs comme la nuit. Bien vite elle dégagea une colère incroyable, son regard était sombre et les traits de son visage déformés par la rage. Puis la tempête se déchaina.

-ELLE A DIT QUOI ? COMMENT EST-CE QU'ELLE A PU DIRE UNE CHOSE COMME CA ? EN MON NOM ? ET ELLE VOUS A MENACE ! ET VOUS L'AVEZ CRU ? COMMENT EST-CE QUE TU AS PU PENSER UNE SEULE SECONDE QUE JE NE VOULAIS PLUS TE VOIR EDWARD ? COMMENT EST-CE QUE TU AS PU CROIRE QUE JE NE T'AIMAIS PLUS ?

Sa voix partais dans les aigus et toute la famille était…terrorisée…C'est vrai que voir Bella dans cet état n'est pas habituel. Même moi je ne l'avais jamais vu ainsi. D'ailleurs ça ne dura pas longtemps, elle se calma vite et me fixa simplement, les yeux plein de doute et d'espoir. Elle venait de comprendre ce que cette révélation impliquait.

-Mais alors, c'est vrai ? Tu…Tu m'aimes ?

Je ne pu m'empêcher mes lèvres de former un sourire éclatant et j'ouvris de nouveau mes bras, espérant que ses garde du corps la laisse passer. Ils le firent. Et pour la première fois de puis plus de 200 ans je pouvais de nouveau serrer mon amour dans mes bras. Je posais mes lèvres sur ses cheveux, respirant à fond son doux parfum, savourant la sensation de son corps contre le mien. Enfin j'étais complet. La douleur de ma poitrine se tu, remplacée par une explosion de joie.

-Je t'aime.

-Moi aussi, plus que tout.

Je ne sais pas combien de temps nous restâmes ainsi, dans les bras l'un de l'autre. Je sentais les sanglots silencieux de ma Bella et je la serrais encore plus fort contre moi.

-Euh…Bella ?

Ma princesse tourna la tête avec un soupir vers son neveu.

-Quoi ?

-Tu veux que j'aille chercher maman ? Pour que vous vous expliquiez. Je suis sur qu'elle avait une bonne raison de faire ça.

Mais visiblement Bella n'avait aucune envie de s'expliquer. Je vis son beau visage se contracté de nouveau sous l'effet de la colère.

-Elle peut bien rester ou elle est ! Je n'ai rien à lui dire. Il n'y a aucune bonne raison pour avoir dit une chose pareille. Mais si tu tiens à aller la voir tu peux lui dire que je m'en vais, avec ma nouvelle famille, celle qu'elle a chassé et qu'elle ne me reverra plus jamais !

Les visages des deux géants devinrent instantanément des masques de douleur.

-Bella…Tu n'as pas besoin de partir…Reste, c'est nous ta famille, ton clan.

-NON ! Ta mère a voulu me tenir éloigné de ma raison d'être, c'est qu'elle a un problème avec moi. Je ne vois pas pourquoi je resterais plus longtemps dans ses pattes. J'ai toujours était la pièce rajoutée de toute façon.

-Bella…C'est pas vrai, tu fait entièrement parti de la famille. Et puis t'as pas le droit d'abandonner grand-mère.

Je vis la colère de mon amour se calmer d'un coup et un moment elle sembla hésiter. Il avait visiblement touché un point sensible. Mais elle se reprit vite, sans pour autant s'énerver de nouveau.

-Elle survivra…

Le ton n'était pas vraiment convaincant mais le feu qui brulait dans ses yeux était de nouveau plus fort.

-Si ta mère ne veut pas des Cullen, c'est comme ça, je m'en vais. Fin de la discussion.

Le brun inspira un grand coup et soupira, grommela un truc sur les humeurs des femmes puis il sortit en coup de vent par une autre porte. Bella se tourna de nouveau vers moi et me sourit, un peu.

-Viens, on s'en va, maintenant.

-Hey ! Minute papillon ! Et moi ? On me transforme pas ? Je rappelle que c'est pour ça qu'on est là quand même !

Bella jeta un regard rapide à Milena, pas encore amical, mais déjà moins agressif.

-Il faut que vous la mordiez ici et maintenant. Avant qu'Arthur ne revienne avec Lyli si possible.

Milena ne se fit pas prier, elle tendit le cou et me regarda, attendant que je fasse d'elle un monstre. A l'expression qu'aborda ma princesse à ce moment là, je me tournais vite vers mon père. Il comprit et s'approcha rapidement de mon amie. Il hésita un instant puis enfonça ses crocs dans la chair tendre de son cou. Je sentis Bella frissonner dans mes bras quand elle sentit l'odeur du sang mais elle se contrôlait. Avec peine Carlisle se détacha du corps tremblant de la jeune humaine. Elle commençait déjà à ressentir la douleur. Il l'a pris dans ses bras et fit signe à Bella que nous pouvions y aller.

A grande vitesse elle nous entraina dehors et quelques secondes plus tard nous étions de nouveau dans nos voitures, roulant vers Moscou.

Je tenais toujours Bella dans mes bras. J'étais heureux. Je lui souris, elle me sourit, puis enfoui son visage dans mon cou.

-Je suis tellement heureuse. Maintenant nous serons toujours ensemble, pour l'éternité. Je t'aime.