Tadaaaaaaaaa c'est encore moi avec un nouveau chapitre.

Vous allez sans doute encore me haïr pour la fin, mais c'est pas grave je ne vous en voudrais pas ;)

Et pensez à laisser une petite review, même de 2-3 mots, c'est pas grand-chose et ça fait très plaisir à l'auteur :)

Merci à love Sherlock – NCIS et Papergirl pour leurs review en tout cas !

Important : vous vous en doutez, au vu de ce qui se profile avec Moriarty, le rating de cette fanfiction va changer. Je vous dis ça au cas où vous avez l'habitude de trier les résultats de vos recherches par rating, ça serait bête que vous ne retrouviez pas ma fic ;)

Sur ce bonne lecture !


John était resté un moment à regarder Sherlock gesticuler sur le sofa, intrigué. Mais qu'est-ce qui pouvait donc se passer dans la tête du détective ? Un ouragan cérébral incontrôlable au point de nécessiter des mouvements physiques pour l'extérioriser ? Quel mécanisme pouvait faire passer Sherlock de cet état apathique à l'agitation la plus soudaine ? Difficile de le savoir sans lire dans les pensées du brun. Et ça ne figurait pas non plus dans la liste de ses compétences.

Il resta un instant perplexe, ne sachant pas quelle conduite adopter. Après tout, ça faisait peut-être partie de la crise d'ennui du détective ? Peut-être n'était-ce qu'une crise, peut-être cela passerait-il aussi vite que cela était venu ? Au moins l'agitation, pas l'ennui. Il l'espérait, et il eut raison : Sherlock s''immobilisa brusquement pendant quelques fractions de seconde.

Mais son soulagement fut de courte durée. John se hérissa quand il vit son ami saisir son blackberry. C'était comme si son esprit génial avait trouvé une solution, ou bien que le détective avait cédé à une pulsion subite. Ou peut-être les deux : Sherlock s'accrochait décisivement à son portable, un peu comme à une bouée de sauvetage, les yeux rivés sur l'écran. Il se mit à pianoter sur les touches.

Qui était la bouée de sauvetage ?

Par discrétion, John ne s'en enquit pas. De toute manière, il savait qu'il n'obtiendrait aucune réponse pertinente. Ça n'empêchait pas son imagination de faire toutes sortes de suppositions. Cependant, faute de moyen de pouvoir les vérifier, il ne pouvait que rester au stade des hypothèses...

Néanmoins, il n'aimait pas ça. Sherlock qui se mettait à agir sous ses impulsions, qui en venait à solliciter une personne autre que John... ça n'avait définitivement rien de bon.

Il s'inquiéta franchement quand Sherlock bondit sur ses pieds et attrapa son manteau. Son visage était toujours aussi tendu, ses gestes secs.

« Où vas-tu ? » ne put-il s'empêcher de demander.

Sa question était peut-être un peu trop directe pour que Sherlock daigne y répondre. Mais c'était trop tard.

« Je dois régler certaines choses... » dit-il néanmoins, l'air évasif.

Le détective évitait manifestement son regard. Ses propos étaient vagues, irrésolus. Sa démarche, un peu trop mécanique.

Ça n'avait rien de bon.

John s'élança derrière lui juste avant qu'il n'atteigne la porte de l'appartement.

« Sherlock ! » appela-t-il.

Sa voix était vibrante.

Il s'approcha un peu de lui, mais se trouva tout à coup à court de paroles.

Quel argument pouvait-il lui opposer ? Il n'avait pas d'ordre à donner à Sherlock. Sherlock faisait ce qu'il voulait. Sherlock était un adulte responsable. C'était discutable sur bien des points, mais Sherlock avait dépassé depuis longtemps l'âge majeur. Et John n'était même pas de sa famille pour avoir un semblant d'autorité sur lui.

Le détective s'était immobilisé devant la porte, la main sur la poignée, le visage tourné aux trois quarts vers John, sans toutefois le regarder. Mais l'appel du médecin avait été entendu. Le brun s'était figé, peut-être interpelé par le ton de sa voix. Il attendait la suite de ses propos.

Le médecin fut un peu soulagé de son attention.

« Ne fais rien d'inconsidéré », dit simplement le docteur.

Le détective esquissa un sourire entendu mais sans joie.

« Je ne serai pas long. »

Il referma la porte.


John écouta les pas de son colocataire descendre les escaliers.

Il n'aimait pas ce genre de réponse lacunaire, surtout venant de la part d'un être aussi imprévisible et téméraire que Sherlock. Ça pouvait laisser présager tout et n'importe quoi. C'était dangereux et malavisé. Inacceptable pour le docteur.

Sherlock fait ce qu'il veut. Sherlock est responsable. Sherlock est indomptable. Sherlock n'a rien à apprendre de toi...

Peut-être. Mais Sherlock était son ami.

Et ça surpassait tous les autres arguments.

En tant qu'ami, John n'allait pas laisser Sherlock se fourrer intentionnellement dans les pires pétrins sans lui. C'était pourquoi il allait le suivre discrètement.

Il enfila son manteau à son tour et quitta l'appartement.

Il dévala l'escalier et se précipita sur la porte d'entrée.

« John, est-ce Sherlock qui vient de sortir ? »

Mme Hudson se tenait sur le pas de la porte de son appartement, l'air étonné.

Mais c'était bien le dernier moment pour lui faire la causette.

« Tout-à-fait, Mme Hudson ! Mais excusez-moi, j'ai à faire. »

Il sortit dans la rue sans lui laisser le temps de répliquer. Il chercha Sherlock des yeux mais ne le trouva pas. Il devait avoir pris un taxi. Il porta son attention dans la circulation. Il en repéra un, et fut heureux de distinguer la silhouette caractéristique du détective à l'intérieur.

Il intercepta un taxi gris et sauta à l'intérieur.

« Suivez cet autre taxi, là-bas », dit-il avant que le chauffeur n'ait pu lui demander une quelconque destination.

« Pas d'emmerde, hein ? » lui répondit ce dernier.

« C'est un ami. »

Le taxi démarra. Non, John n'abandonnerait pas Sherlock à sa propre folie.


Sherlock, une fois descendu dans la rue, avait hélé un taxi et indiqué l'adresse de l'hôtel que Moriarty lui avait envoyée. Installé sur la banquette arrière, son regard s'était immédiatement dirigé sur le rétroviseur intérieur, ce qui lui permettait de surveiller l'arrière de la voiture sans prendre le risque de se retourner et d'être constaté témoin de ce qu'il soupçonnait. Il vit alors précisément ce à quoi il s'attendait : John surgissant de la porte du 221b, John s'immobilisant, John balayant la rue du regard à la recherche du détective. Et John sautant dans un taxi. Sherlock sourit amèrement. Le médecin était si prévisible. Avant de quitter l'appartement, au moment-même où John avait prononcé son nom, le brun n'avait eu aucun doute sur la suite des événements. Le médecin l'avait interpellé avec un tel trouble dans la voix... impossible de passer à côté de ça. Impossible de passer à côté de l'indice... mais aussi de l'émotion du docteur.

L'émotion avait été contagieuse. Elle avait été suffisante pour figer le détective dans ses mouvements ainsi que pour le faire réfléchir à nouveau sur ce qu'il entreprenait. Avait-il vraiment le droit de faire ça ? De faire ça à John ? Mais non ! Il ne le faisait pas pour blesser John. Il se haït momentanément pour avoir laissé une telle idée lui traverser l'esprit. Il le faisait pour lui, afin de se prémunir contre d'indésirables influences extérieures. Ça, c'était tout-à-fait légitime, parce qu'il se devait de rester lui-même. Et ça ne nuirait certainement pas à John.

Du moins, pas si John avait connaissance des raisons qui l'avait poussé à quitter Baker Street.

Ça ne devait jamais arriver.

« Pouvez-vous semer ce taxi gris, derrière nous ? » dit-il à l'adresse du chauffeur.

Ce dernier lui lança un regard en coin.

« Il me semble que c'est juste dans les films que les taxis font ça... »

« Vous pourrez garder la monnaie », lui asséna-t-il.

« Ça marche. »

Sherlock s'adossa au siège.

L'interpellation de John dans le salon l'avait déjà touché. Il aurait tellement voulu revenir sur sa décision et terminer sa journée en compagnie de John, quitte à devoir replonger dans l'ennui le plus mortel par la même occasion.

Mais l'injonction qu'il avait donné au chauffeur venait de faire voler en éclats les dernières défenses qu'il lui restait. A présent, il comprenait la signification du mot « crève-coeur ». Il venait d'en expérimenter le concept. Son cœur avait été touché, et c'était lui-même qui avait manié le couteau. Il avait l'impression de sentir encore l'arme remuer dans la plaie, bien que ses deux mains reposassent l'une sur l'autre sur ses cuisses, la première serrant la deuxième à lui en faire mal, les ongles enfoncés impitoyablement dans la peau lisse. Peu importe. Son cœur saignait.

Les traits tirés, le regard sombre, il vit le taxi gris disparaître de l'angle de vue du rétroviseur alors que son véhicule accélérait et se mettait à zigzaguer dans la circulation. Il le chercha longtemps des yeux, espérant que le chauffeur de John soit plus malin que le sien ou que John lui mette la pression, et que le véhicule finisse par réapparaître miraculeusement à l'arrière. Il aurait voulu que son taxi fut contraint de s'arrêter, pour laisser l'occasion à John de s'éjecter du sien et de tirer le détective hors du véhicule, que le médecin le serre fermement par les épaules et l'empêche d'aller au bout de sa sinistre entreprise. Il aurait aimé le laisser le traiter de tous les noms, avant d'être ramené manu militari au 221b en écoutant ses inlassables leçons de morale et de bienséance. Il aurait aimé être obligé à faire tout cela, lui qui n'avait pourtant pas l'habitude de se laisser donner des ordres.

Mais son chauffeur était visiblement plus expérimenté que celui de John.


Son taxi le déposa devant un hôtel luxueux à en juger par le vaste porche, le tourniquet non moins large qu'il abritait, ainsi que l'ancienneté du bâtiment et sa situation centrée – en plein cœur de Londres, à vrai dire. Il sourit intérieurement. Moriarty n'avait vraiment peur de rien.

Il entra. Le hall ne décevait pas les attentes du visiteur qui découvrait l'hôtel de l'extérieur. Il était exactement à son image : spacieux, ancien mais savamment rénové, lumineux grâce à la prédominance de marbre et de métal doré, ainsi que par le lustre démesuré qui descendait du plafond sculpté. C'était un palace.

Sherlock s'avança jusqu'au comptoir de cuivre et demanda où se situait la chambre dont il avait le numéro. L'employé le renseigna cérémonieusement, avant de lui proposer les services d'un groom. Sherlock refusa, préférant être libre de ses mouvements. Après quoi, il se dirigea vers l'escalier de marbre blanc d'un pas rapide.


La porte devant laquelle il s'arrêta n'était pas tellement différente de celle des autres chambres. En bois massif, vernie à l'extrême, rehaussée d'or à plusieurs endroits, elle était tout aussi admirable que ses voisines. Identique. Ordinaire, pour un palace.

Il n'en était pas de même pour l'homme qui se trouvait derrière.

Sherlock hésita un instant avant de frapper. Etait-il réellement sûr de vouloir faire cela ? Etait-ce vraiment nécessaire ? Cela en valait-il la peine ? L'acte avait en effet sa part de risque : Moriarty était un individu assurément dérangé, d'autant que le détective n'avait pas pris soin de se munir du browning de John. Il aurait pu prendre cette précaution, mais cela aurait éveillé encore plus les soupçons chez son ami. Et son inquiétude. Et sa colère, si Sherlock revenait. John... Il eut une désagréable sensation de nausée, de mal-être. John l'aimait. Que viendrait-il à penser si Sherlock en venait à mourir ici, bêtement, vaincu par son rival auquel il venait tout juste de se rendre ? Se sentirait-il trahi ? Abandonné ? Il en serait probablement affecté, étant donné le fait qu'il s'inquiétait pour la santé du détective. Il était peut-être même capable de se rendre malade pour lui. Peuh, un médecin, se rendre malade ? Plutôt paradoxal pour Sherlock, en effet. Cependant, un médecin restait toujours un être humain... Non, John était capable de tout. Sherlock ne sortirait pas de sa vie aussi aisément. Il serait sans doute très affligé. Mais les choses ne s'arrêteraient sans doute pas là. John avait beau être un homme paisible, doux, facile à vivre, il n'en demeurait pas moins un soldat. Un guerrier. Il ne laisserait pas le crime impuni. Il était capable de se venger... et, de cette manière, de mettre sa vie en danger. De la condamner, en réalité, si on prenait en compte l'efficacité du réseau de Moriarty et l'habileté de ses tireurs. John ne pourrait rien contre Moriarty.

Sherlock recula légèrement. Non, il n'avait pas envisagé cette possibilité-là. Que John se fasse tuer en voulant venger la mort du détective. C'était épouvantable. Mais hautement probable. C'était l'évidence-même.

Mais cela n'arriverait pas. Sherlock allait agir, mais il ne se laisserait pas tuer. Moriarty ne le ferait pas, il le savait. Et John ne mourrait pas.

Sherlock savait pourquoi il se tenait devant cette porte qui s'ouvrirait bientôt sur le plus grand danger de Londres. Il était là pour affronter ses sentiments et y mettre un terme. Il était là pour redevenir lui-même, quoi que cela puisse lui en coûter.

Il s'avança et leva la main pour frapper. Avant même qu'il ne pût terminer son geste, comme si elle avait été avisée des intentions du détective, la porte s'ouvrit d'elle-même. Elle révéla bientôt la silhouette familière, mince, du maître du crime londonien, vêtu de son habituel costume gris.

« Bonjour, Darling. »

Sherlock sentit un frisson courir le long de sa colonne vertébrale. Cette voix... éraillée, tout à la fois mielleuse et venimeuse... inoubliable. La dernière fois qu'il l'avait entendue, il avait bien cru sa dernière heure venue. Il n'était pas prêt de l'oublier. Rien ne la lui ferait oublier. Il la reconnaîtrait entre mille.

Il dévisagea son propriétaire. Toujours cet air suffisant, rebelle, et ce demi-sourire satisfait. Cette expression qui vous dominait et qui vous remettait instantanément à votre place, et ce quelque soit la taille que vous faisiez ! Et ce regard, perçant mais toujours un peu dans le vague, un peu fou. Peut-être même complètement. C'était même certain. Les yeux ne sont-ils pas le miroir de l'âme ?

« Bonjour, James », répondit-il.

Sherlock fut satisfait de constater le léger froncement de nez provoqué par l'évocation du vrai nom du criminel.

Mais il ne s'en offusqua pas davantage.

« Je t'en prie », ajouta celui-ci en s'effaçant un peu pour le laisser entrer.

Son sourire était devenu carrément flippant.

Sherlock s'efforça de l'ignorer alors qu'il s'exécutait.

Il commença à examiner la pièce – ou plutôt le hall ! - dans laquelle il se trouvait. Pareille au hall d'entrée : vaste et richement meublée. Avec un lustre également, de taille évidemment plus modeste, mais tout aussi resplendissant. Et des tons qui oscillaient entre le jaune d'or et le blanc éclatant. Même pour un palace, c'était remarquable.

L'ameublement était à l'ancienne, dans le style empire. Au fond de la salle, le lit, immense, ne pouvait être authentique, mais c'était beaucoup moins probable pour les deux groupes de fauteuils et peut-être aussi les tables basses de marbre, ainsi que le secrétaire dans un coin. Tous ces beaux meubles s'assortissaient dans la même couleur, le beige éclatant, qui ne contrastait qu'à peine avec le bois peint. L'immense tapis, tissé dans les tons de crème et de rouge, ne venait même pas perturber l'harmonie de ce décor.

Sherlock jeta un coup d'oeil à la porte haute, sans battant, à gauche au fond de la pièce. Au-delà, l'enfilade des salles semblait se dérouler à l'infini.

« Jolie suite », admit-il.

Moriarty s'était s'éloigné en direction d'une des tables basses.

Il lui avait tourné le dos et le faisait toujours. Il ne craignait pas que Sherlock l'attaque subitement. Il était sûr de son coup.

Sherlock ne put déterminer si c'était bon signe.

Il ôta son long manteau et le posa sur le dossier d'un fauteuil.

« En effet, je l'avoue. »

Il y eut un bruit de bouchon qui saute, suivi de celui d'un liquide qu'on verse.

« Quand on est à la tête de la Banque d'Irlande, on peut se permettre quelques folies. »

« La Banque d'Irlande ? » répéta Sherlock, incrédule.

Moriarty revint vers lui d'un pas tranquille.

« Oui. Je ne vois pas ce qui te surprend autant, dit-il lentement. Le directeur actuel n'en est pas tellement un. Il est juste là pour le décor, pour faire mine de diriger un peu l'institution et pour assister aux événements mondains. Pour faire bonne figure en un mot. Il jouit de certains revenus, juste pour avoir l'air acceptable. Mais, dans la cruelle réalité, il est plutôt... »

Moriarty leva les yeux au ciel, l'air de chercher ses mots. Il sembla finalement les trouver, car il afficha un sourire encore plus dément, mais toujours raffiné. Vénéneux.

« … le pantin. »

Le criminel le fixa un instant, laissant le temps aux mots de faire leur effet.

« Champagne ? »

Il tendit au détective une flûte de cristal remplie du liquide pétillant.

Sherlock l'accepta, la porta à ses lèvres en même temps que son interlocuteur mais ne but pas.

Moriarty éloigna la sienne d'un geste distrait :

« Tu acceptes l'invitation de l'homme qui a toutes les raisons d'attenter à ta vie. Tu viens à lui, tu t'offres à lui, sans même prendre la précaution de te munir d'une arme (Sherlock frémit à l'idée que son ennemi le sache désormais désarmé), mais tu refuses la plus petite attention venant de lui. Aurais-tu l'intention de froisser l'amabilité de ton hôte ? »

« Vous pourriez vouloir me droguer. Pour vouloir m'utiliser contre ma volonté. »

Moriarty secoua la tête toute en affichant une légère expression de dégoût.

« Non, non, non, Darling, fit-il. Les gens sous l'emprise d'une drogue sont affaiblis, pitoyables, inintéressants... ce serait indigne de toi. »

Il but pour illustrer l'authenticité de ses propos. Sherlock l'imita.

« Et puis, j'ai besoin de toute ta lucidité pour ce qui va suivre. »

A ce moment-là, Moriarty s'avança d'un pas vers Sherlock. Il prit sa coupe de champagne et la posa avec la sienne sur le fauteuil le plus proche. Puis, brusquement, il saisit le détective par les épaules et le plaqua contre le mur.

Celui-ci n'opposa aucune résistance. Après tout, il s'y attendait. Il était venu pour quelque chose dans ce genre-là. Il avait répondu à l'appel de Moriarty, il se devait donc d'assumer. Plus possible de faire marche arrière, désormais.

Le criminel le fixait à présent intensément mais Sherlock soutint son regard. Ses yeux étaient devenus aussi déments que son sourire. Sherlock en vint à regretter sérieusement le browning de John. Il se rassura en se souvenant qu'il était toujours aussi habile boxeur, si la situation venait à se gâter. Mais que pouvaient les poings contre les snipers de Moriarty qui pouvaient être en train de surveiller la pièce ?

En tout cas, pour l'heure, le criminel ne semblait pas d'humeur belliqueuse. Il raffermit sa prise sur les épaules de Sherlock et rapprocha son visage du sien.

« Maintenant, laisse-moi combler quelques vilaines petites lacunes, ... »

Le criminel n'était plus qu'à quelques centimètres de lui. Sa voix était devenue basse et rauque.

« … le Puceau. »

Le détective ne put répliquer.

Moriarty avait déjà fondu sur sa proie.


Ellipse ou lemon ?:D