Vous remarquerez surement que ce chapitre est plus long que les précédents, d'où mon léger retard dans la publication ^^. Je tiens tout de même à vous prévenir, âmes sensibles s'abstenir ce chapitre est chauffé à blanc
Son envie grandissait au fur et à mesure qu'il découvrait le corps de sa « fille ». Jamais il ne l'avait considéré ainsi mais tel était la décision de la loi. Carlisle n'avait jamais voulu d'enfant. Il connaissait que trop bien sont penchant pour les jeunes filles. Son propre enfant aurait fini par atteindre l'adolescence et alors il ne se serait pas pardonné de commettre un inceste. Mais la fille qu'il caressait, cella là même qui était presque inconsciente, trop fatiguée pour ouvrir les yeux ou le repousser, n'avait aucun lien avec lui, elle n'était pas son sang.
Carlisle avait été attiré par Alice dès l'année qui avait précédé son entrée dans l'adolescence. Cette gamine avait toujours été aguicheuse, trop pour son bien à vrai dire. Il l'avait recueilli alors qu'elle n'avait que neuf ans, dès la fin du procès de son père. Il l'avait élevée, nourrie et habillée. Elle avait vécu dans un luxe que jamais elle n'aurait connu sans lui. Il était la personne qu'il lui avait toujours fallu. Il l'avait écoutée et conseillée dans les moments difficiles. Il lui semblait désormais normal qu'elle lui rende la pareille d'une manière ou d'une autre. En l'occurrence c'est de CETTE manière qu'il voulait qu'elle s'acquitte de sa dette.
Elle avait la peau si douce, si blanche… Des formes voluptueuses mais pures, le propre de la jeunesse. Il avait envi d'elle, envie qu'elle lui lance ce fameux regard empli de sous entendus avec lequel elle s'amusait à le regarder à longueurs de temps. Carlisle n'avait jamais craqué, il avait dominé ses pensées jusqu'à aujourd'hui. Après tout c'était le moment idéal : Esmée ne rentrerait pas avant minuit et qui sait à quelle heure rentrerait sa nouvelle fille…
Bella quoique du même âge qu'Alice ne l'attirait pas. Il ne pensait pas à elle de la manière dont il pensait à Alice. Elle était froide et distante, vigoureuse et sèche. Tout le contraire de son Alice.
Alice savait ce qu'il se passait en cet instant, elle en était on ne peut plus consciente mais sa fatigue lui martelait le crâne avec une force qu'elle se sentait incapable de résister physiquement. Intérieurement elle hurlait. Voilà que ce sinistre schéma se reproduisait. Elle avait déjà perdu un père devait elle perdre encore celui-ci ? Il semblerait que le destin ai répondu par l'affirmatif à cette question.
Alice avait toujours vu les fantasmes de Carlisle, elle avait toujours senti l'étincelle d'hésitation à prendre une réelle décision mais elle avait minimisé ses visions. Carlisle n'était pas seulement un pervers refoulé car marié, c'était un détraqué. Plus encore que son géniteur qui, lui ne l'avait jamais toucher de cette manière. Son véritable père, lui au moins avait éprouvé un tant soit peu de remords, de dégout pour lui-même pour ses pensées, Carlisle quant à lui jouissait de ses sentiments malsains. L'erreur d'Alice avait été de ne pas mesurer l'ampleur de ces sentiments, leur force. Elle était à présent prise au piège, étalée sur le dos comme droguée, horrifiée de voir s'envoler sa virginité dans ces circonstances, et avec cet homme…
Elle se laissait donc aller dans les bras de Morphée, incapable de bouger réellement.
Bella se baladait dans un parc voisin de sa nouvelle résidence. Elle n'arrivait toujours pas à ce faire à sa nouvelle famille, à sa nouvelle vie et sa nouvelle baraque… Mais même si les nouveautés de sa vie la chamboulaient quelque peu, cela passerait. Elle devait vivre avec quelque chose de bien plus pesant : son passé. Certes chaque individu au cours de sa vie traverse un période noire dont il est (s'il est sain d'esprit j'entends), peu fier. Cependant il est rare qu'une gamine de dix sept ans traverse ce qu'elle avait du vivre. Une personne normale pouvait même vivre sans jamais avoir vu ce que ses yeux avaient du supporter. Des choses atroces qui l'avaient changée, qui avaient laissées des traces indélébiles sur son psychisme. De quel crime était-elle coupable ? Elle ne le savait pas, à vrai dire ses souvenirs étaient flous et ses pensées avaient été troublées après le soir où elle avait perdu sa mère. Pour être franche elle ne savait si ce qu'elle avait fait relevait du Bien ou du Mal. Marcher l'aidait à réfléchir, à se souvenir mais aussi à envisager son avenir. Sa sœur la laissait perplexe, elle qui avait l'aptitude pratique de pouvoir lire les gens d'un simple échange de paroles restait hébété face à sa colocataire. Les éléments de la personnalité constituaient un puzzle dont les pièces ne pouvaient s'emboiter, un véritable mystère.
En parlant de paroles échangées, les dernières qu'elle avait échangées avec Alice laissaient à désirer mais cette petite conne l'avait bien mérité. Jamais elle n'aurait du osé parler de ce qu'elle ne connaissait pas. D'ailleurs Bella elle-même ne se souvenait pas exactement des circonstances exactes du drame. La nuit commençait à tomber lorsque Bella consulta sa montre. 21h15. Il était temps de rentrer. Autant jouer les petites filles modèles pour que ses parents lui accordent un minimum de confiance. Du moins pour un temps.
Introduisant la grosse clé couleur bronze dans la serrure, Bella la tourna… deux fois ? Bien quelle ne connaissait pas encore la maison dans les détails, elle savait que PERSONNE ne fermait JAMAIS la porte à double tours. C'était d'ailleurs les mots exacts qu'Esmée avaient prononcés.
Bella était anxieuse, quelqu'un s'était-il introduit dans la maison ?
Y a quelqu'un ? s'enquit-elle sur le champ.
Pas de réponse mais de l'extérieur elle avait pu constater que la lumière de la chambre d'Alice était allumée. Sa sœur bondait donc encore. Elle devait être occupée à ce morfondre en essayant de maquiller le bleu formé sur son arcade sourcilière. Elle devrait peut-être songer à l'aider… Ne serait-ce que pour s'enivrer de son air offensé lorsqu'elle lui poserait la question. Grimpant les marches deux à deux, pressée à cette pensée, elle arriva au palier en un rien de temps. Elle frappa énergiquement la porte en bois blanc, patienta, rien ne se produisit. Elle frappa une deuxième et une troisième fois sans qu'aucune voix ne lui réponde. Bella entreprit alors d'ouvrir la porte sans le consentement de l'occupante de la chambre. La porte était fermée. Elle la cogna à plusieurs reprise avec son épaule le bois fragile jusqu'à ce qu'il cède. Un sentiment de panique l'avait submergé l'espace d'un instant. Jusqu'à ce qu'elle trouve Alice profondément endormie, bordée et émettant des adorables petits bruits incompréhensibles. Seule ombre au tableau, Carlisle se trouvait là lui aussi, la chemise déboutonnée jusqu'au nombril, le pantalon froissé.
Qu'est ce que vous faites là ? demanda Bella à son père
J'étais venu réconforter Alice, elle était en larmes… Je l'ai bercée jusqu'à ce qu'elle s'endorme, répondit Carlisle un sourire aux lèvres.
Et je suppose que dans ce cas votre chemise était superflue, n'est-ce pas ?
Le sourire de Carlisle s'était évanoui.
Je l'avais enlevée quelque instant sachant qu'elle était trempée.
Hum… Bien sur, et je suppose que si je soulève la couverture d'Alice elle est en tenue de nuit, non ?
Bella s'avança vers le drap dans l'intention de lier le geste à la parole.
Alice portait toujours la même tenue. Enfin à priori. Son chemisier était en lambeaux et sa jupe remontée jusqu'à son ventre. Le seul soulagement de Bella fut de voir que la culotte d'Alice était intacte. Bella se retourna vivement vers Carlisle qui en cet instant n'arborait plus aucun signe de confiance.
Qu'est ce que TU lui as fait connard ?
Carlisle blêmit.
Comment oses-tu me parler de cette manière et comment oses tu m'accuser de quoique ce soit sans preuves ?
Sans preuves ? Regarde la putain ! C'est une preuve en elle-même. Je veux que tu me dises exactement ce que tu lui as fait. MAINTENANT !
Une aura de peur se dégageait de Carlisle, un peur brute. Il ne s'attendait pas à être démasqué, encore mois par cette horrible gamine insolente. Il avait été interrompu, il n'avait pas pu aller au bout de son projet… cette petite pute qui était sa fille adoptive était encore vierge, du moins pour ce qu'il en savait.
Bella devait se calmer, immédiatement. Elle connaissait la sensation qui l'envahissait. Un froid glacial et incontrôlable, une fureur brulante. Ce bâtard avait dépassé les limites, il connaitrait sa fureur. Elle le ferait souffrir plus qu'il n'avait jamais souffert. Elle ne pouvait le tuer, du moins maintenant. Elle ne pouvait se permettre de répéter les erreurs du passé au bout de quelques jours. Mais il avait intérêt à ne pas se retrouver son chemin durant les prochains jours. Voir les prochains mois…
Plus que jamais j'aimerais avoir votre avis sur ce chapitre, n'hésitez pas !
