Disclamer : Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
Béta-lecture : Scorpio-no Caro. Un grand merci à toi, tes conseils me sont précieux ! Et je sais que ça prend du temps.
Manganiark : Comment ça j'ai pas droit au bisou ? Tout ça parce que j'ai coupé le chapitre là ? je comprend pas... Enfin, un grand merci quand même et j'espère que tu seras satisfaite de la suite ! Merci encore et un gros bisou !
Shiryu : Merci pour ton com, ravie que le lemon t'ais plu. Voici la suite et l'explication du passé du Poisson et du Gémeau.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 11
Les chevaliers avaient regagné leur temple. Shun avait accepté que ses frères et Shaka restent avec lui et Kanon. Le chevalier d'or de la Vierge avait pris sur lui d'organiser le repas avec l'aide de tous ainsi que de veiller avec eux sur le marinas, complètement déconnecté de tout ce qui était la vie courante, trop inquiet pour son frère pour penser à autre chose qu'à lui.
La présence de la Vierge avait également eu le don de faire comprendre à Aïoros, Camus et Milo que celles de Hyoga et de Seiya étaient nécessaires auprès de Shun, sans leur révéler pourquoi.
Heureusement son trésor et ses amis le soutenaient et Shun se montrait particulièrement attentif, dévoilant aux yeux de Kanon tout l'amour qu'il lui portait. Il se reposait entièrement sur lui découvrant qu'il avait une volonté implacable face à ce qui pouvait le toucher.
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Temple du Bélier
Mu avait entraîné son amant jusqu'à chez lui, plus inquiet qu'il ne le laissait paraître. Depuis leur arrivée le Cancer restait muet, assis dans le canapé, perdu dans ses pensées :
- Raconte-moi, lui demanda-t-il soudain.
Angelo releva la tête vers le visage doux du Bélier :
- Tu vas me détester après ce que tu vas voir, dit-il tristement. Ce que j'étais dans le passé n'est pas à mon avantage.
- Et c'est ça qui t'inquiète autant ? Je sais ce que tu étais dans le passé, Angelo et cela ne m'a pas empêché de t'aimer.
- Mais Mu… commença le Cancer.
Le Bélier le coupa en le bâillonnant de ses lèvres pour lui donner un baiser enflammé qui provoqua la réaction qu'il avait escomptée. Angelo frissonna violement et ses mains commencèrent une douce caresse sur le dos du Bélier qui rompit le baiser et planta ses yeux dans les perles marines de son amant :
- Quoi que je puisse découvrir, cela ne changera rien à ce que je ressens pour toi. Crois-tu sincèrement que je sois tombé amoureux de toi par pur hasard ? Il y a bien longtemps que tu as pris mon cœur, chevalier du Cancer. Mais nous étions encore si jeune que je n'ai compris que bien plus tard quel était ce sentiment que tu faisais naître en moi quand tu empêchais les autres apprentis de s'en prendre à moi lorsqu'Aldé n'était pas là. Tu te souviens ?
Bien sur qu'il se souvenait, le Cancer ! A l'époque il n'était encore qu'un apprenti lui aussi mais contrairement aux autres, il ne se liait avec personne, son maître le lui interdisait. Sûrement pour le rendre sans pitié. Alors il avait suivi l'évolution de l'amitié entre les futurs Bélier et Taureau avec envie, rêvant parfois d'être leur ami ou de partager leurs rires.
Personne ne faisait attention à lui et il entendait les sarcasmes des autres enfants sur le petit Bélier qui acceptait d'être ami avec le monstre comme ils nommaient le futur Taureau. Un jour il avait compris qu'ils comptaient s'en prendre directement à lui en l'absence d'Aldébaran. Discrètement il les avait suivi et était intervenu, le protégeant à la place de son ami. Mais quand celui-ci avait voulu le remercier, il s'était enfui.
Ensuite c'était devenu une habitude pour lui. Il avait recommencé ce manège à chaque fois que le futur Taureau n'était pas là, veillant sur le petit Bélier, mais jamais il ne l'avait laissé l'approcher.
Et puis Mu était parti à Jamir et quand il était revenu, les choses avaient changé, tellement changé. Il n'était d'ailleurs pas resté longtemps, repartant tout de suite après avoir obtenu son armure d'or du Bélier. Mais pendant ce court laps de temps, quelqu'un avait surpris le Cancer devenu lui aussi chevalier observant attentivement le tout jeune Bélier avec des yeux rêveurs.
Il ne l'avait revu qu'au Cinq Pics, des années plus tard, quand celui-ci était intervenu dans son combat contre le Dragon. Les deux adolescents étaient devenus des adultes. Le Cancer avait battu en retraite pour une raison qu'il ne réussit à s'expliquer qu'à sa résurrection. Cette même raison qui avait fait de lui une cible parfaite pour Arlès qui avait réussi à exploiter sa seule faiblesse et faire de lui l'assassin sanguinaire qu'il était devenu. Mais cela Mu ne devait jamais le savoir et il ne le lui avait pas avoué.
La douce voix du Bélier le fit revenir à la réalité :
- J'ignore tes raisons, mais je suis sûr que tu en avais, car je sais que tu étais loin d'être la brute sanguinaire que tu as toujours voulu montrer aux autres. Alors quoi que je découvre durant cette séance, elle ne doit pas t'empêcher d'aider Aphrodite. Lui et Saga méritent largement de vivre en paix.
- Je voudrais avoir ta confiance. Tu ignores ce qui s'est réellement passé, même moi je n'ai qu'une partie de l'histoire. Aphro ne s'en est jamais remis. Quand je l'ai retrouvé il était dans un état… Tout ce que j'en sais c'est lui qui me l'a dit. Mais que s'est-il passé entre lui et Saga ou plutôt Arlès avant ce drame ? Ça il n'a jamais voulut m'en parler. Il a gardé cette blessure en lui depuis tout ce temps et je sais qu'il en veut à Saga mais j'ignore pourquoi…
- A Arlès tu veux dire ?
- Non, justement à Saga.
- J'avoue que je ne comprends pas.
- Moi non plus, je n'ai jamais compris. Mais Aphro prétendait que parfois le véritable Saga arrivait à remonter et à le protéger d'Arlès. Je suppose qu'il n'a pas admis que cette fois-là il ne l'ait pas fait, mais surtout qu'il m'ait utilisé moi pour accomplir cette mission, son seul ami.
- En quoi consistait-elle ?
- A faire ce pourquoi il m'utilisait, assassiner quelqu'un mais j'ignorais de qui il s'agissait. Je ne l'ai découvert qu'après.
- Et qui était-ce ?
- Un ami d'Aphrodite. Je ne sais pas pourquoi Arlès a décidé de l'éliminer. Il nous donnait des ordres, on les exécutait sans chercher à comprendre, dit-il devinant sa prochaine question. Je ne sais même pas qui il était exactement pour Aphro.
- Aphrodite sait que c'est toi ?
- Oui, mais bizarrement, il m'a pardonné alors qu'à Saga non.
- Et c'est ce fantôme entre eux qui les ronge comme cela ?
- Oui, Saga m'a avoué qu'il avait parlé de tout avec Aphro mais jamais de cela. J'ai moi-même essayé sans aucun résultat, Aphro se ferme à chaque fois.
- Alors mon maître a raison, il faut en finir avec cette histoire quitte à dévoiler certaines choses du passé.
- Tu es si sur de toi, Mu…
- Ce qui est fait est fait, Angelo. On peut regretter et pardonner, on peut essayer de calmer une peine qui vous emplie le cœur mais on ne peut en rien changer le passé. Il nous apprend à devenir plus fort et à ne pas refaire les mêmes erreurs. La rancune ou la vengeance n'apporte jamais rien de bon et nous enferme dans le passé. Il faut toujours essayer d'aller de l'avant ou sinon comment j'aurais osé un jour t'aborder ? Alors que dans le passé, tu m'avais toujours repoussé ? demanda-t-il malicieusement.
- C'est toi qui m'as abordé ? Je n'avais pas vu ça comme cela, dit le Cancer en s'emparant des lèvres de son amant avec tendresse.
Etrangement cette discussion lui avait fait un bien fou, et il se sentait moins inquiet pour le lendemain. Même si l'état de son ami le préoccupait toujours.
Mu perçut qu'il s'était détendu et approfondit le baiser laissant ses mains vagabonder sur le dos du Cancer.
Celui-ci se laissa aller au traitement que lui imposait son amant, sentant son corps s'échauffer peu à peu. Il rompit le baiser pour descendre ses lèvres dans le cou du Bélier qui gémit à ce contact si grisant. Ceux de l'italien avaient le don de le mettre dans un état de dépendance intense et il adorait ça.
Lentement il se laissa glisser dans les brumes douces et chaudes où Angelo savait si bien le mener, se grisant des délicieuses caresses et en réclamant toujours plus. Sa liquette se retrouva au sol, alors que l'italien l'enivrait encore plus en caressant son torse, il gémissait et criait maintenant sans retenue, offert tout entier au désir de son amant, lui offrant la plus belle preuve d'amour qu'il pouvait lui donner, en lui laissant entièrement la direction de cette étreinte.
Le Cancer dévorait maintenant avec amour et tendresse le torse d'albâtre de l'atlante. Régulièrement il remontait lui voler un baiser, son corps s'était maintenant totalement embrasé, conscient que Mu en lui offrant le sien en cet instant de doute de son esprit, lui donnait en même temps l'espoir que tout pouvait encore continuer, que cet ange si doux qui le regardait les yeux embués de désir lui pardonnait ses actes passés.
Il l'allongea sur le canapé qui n'offrait pas un espace suffisamment grand à son goût. Qu'importe, d'un geste du pied il poussa la petite table basse et se laissa glisser à terre, entraînant son amant dans chute et le réceptionnant dans ses bras.
Mu sourit quand il le plaça à califourchon sur lui, comprenant sa demande, et commença à caresser le torse du Cancer avec des gestes doux mais précis, ses mains semblant à peine se poser sur sa peau, mais chaque toucher électrisait un peu plus son amant, lui arrachant des gémissements et des frissons qu'il ne contrôlait pas.
Avec une lenteur consommée, il fit glisser son tee-shirt par-dessus ses épaules, continuant son jeu de papillonnage avec ses mains sur chaque centimètre carré de la peau brûlante avant de les remplacer par ses lèvres alors que ses mains descendaient tout aussi lentement vers l'objet de toute son attention.
Le Cancer n'était plus qu'un brasier incandescent sous les mains de Mu, son corps devenait incontrôlable, son sens du toucher embrasait sa peau, électrisait ses sens et exacerbait son désir. Il avait découvert peu à peu ce pouvoir du Bélier, pourtant bien moins expérimenté que lui, mais qui avait le don de le mettre en véritable transe et Mu semblait parfaire cet art à chacune de leurs étreintes.
Ses douces mains exerçaient maintenant leurs pouvoirs sur ses jambes remontant progressivement vers son sexe qu'il continuait à effleurer savamment le rendant presque douloureux tellement il le torturait, alors que ses lèvres enflammaient encore et encore son torse pourtant déjà en feu.
Le sourire de Mu s'élargissait à mesure qu'Angelo perdait le contrôle de son corps, l'encourageant à pousser plus loin encore les limites de sa résistance. Mais la torture avait été bien assez longue, sa bouche descendit enfin jusqu'au membre dressé qu'il devinait au bord de l'explosion.
Le Cancer hurla quand l'écrin chaud et humide l'engloutit dans son entier sans préambule et son bassin bondit à sa rencontre, réclamant la fin de cette divine torture. Mais là encore, le Bélier prit son temps, affolant tous les sens du Cancer, le faisant crier sans retenue alors que ses mains si adroites avaient commencées un autre ballet sur une autre partie de son corps, détendant son intimité.
Même le carrelage glacial sur lequel il reposait lui semblait devenir brûlant, jamais Mu n'avait fait preuve d'autant d'initiatives enivrantes qui le mettaient à l'agonie. Le Cancer était déconnecté de toute réalité, concentré uniquement sur cet ange qui faisait vibrer son corps à l'infini.
Cet ange, qu'enfant il avait protégé de son corps contre les cruelles représailles de ses camarades qui le jalousaient, et dont le regard si doux avait un je ne sais quoi qu'il ne mesurait pas encore mais qui le troublait profondément.
Cet ange, qui devenu adolescent resplendissait de grâce dans son armure du Bélier nouvellement acquise mais qui posait toujours le même regard doux sur lui, ne condamnant en rien celui qu'il était devenu.
Cet ange qui une fois adulte l'avait défié en s'opposant à lui avec ce même regard doux alors qu'il s'apprêtait à lui livrer bataille.
Cet ange qui l'avait renvoyé aux enfers en posant sur lui cette fois un regard doux et triste à la fois. A ce moment seulement il avait compris, ça l'avait transpercé comme une évidence. Et c'est avec bonheur qu'il avait laissé Mu le renvoyé devant le château d'Hadès.
Cet ange enfin, qu'il avait retrouvé devant le Murs des Lamentations, posant sur lui un regard doux et remplis d'un amour que le Cancer estimait ne pas mériter et c'est en le voyant souriant et confiant qu'il avait joint son cosmos à celui de ses compagnons.
Cet ange à qui il appartenait aujourd'hui tant que son regard ne le lâcherait pas.
Il souleva ses paupières et tomba dans l'océan du regard doux. Il s'y noya. Leurs yeux se fondirent un instant l'un dans l'autre, les unissant par la pensée avant que leurs corps ne fassent plus qu'un :
- Fais-moi tien, murmura Angelo.
Et le Bélier plongea dans le corps en feu de son amant, faisant jaillir son cri et le rejoignant dans celui-ci, perdant à son tour le peu de contrôle qu'il maintenait encore à son propre corps.
Ses sens finirent de s'embraser, gagnés à leurs tours par le même feu qui consumait son amant.
Leurs respirations se saccadèrent, les mouvements s'amplifièrent et se rejoignirent tout comme leurs cris et leurs souffles dans cette ultime extase qui foudroya, déclanchant, dans un dernier râle, leur délivrance. Ils la savourèrent longtemps après qu'ils soient retombés, épuisés, sur le carrelage glacé qui sembla enfin parvenir à refroidir leurs corps brûlants toujours étroitement liés l'un à l'autre.
Mu ouvrit les yeux le premier et regarda avec tendresse le visage de l'homme qu'il aimait. Cet homme qui l'avait protégé envers et contre tout, il ignorait comment mais tout son être le savait.
Il avait souffert en le voyant rester si lointain de lui après leur résurrection, pensant que le regard échangé devant le Mur des Lamentations lui aurait fait comprendre ce qu'il ressentait pour lui. Il s'en était ouvert à son maître, qui lui avait conseillé de faire preuve de patience, que celui qu'il aimait devait d'abord se pardonner à lui-même avant de pouvoir aimer à nouveau.
Alors, il avait attendu, profitant de chaque instant passé en sa compagnie où le Cancer acceptait enfin sa simple présence. Aidé en cela par la bienveillance de son maître, et de l'amitié infaillible du Taureau et de la Vierge qui vivaient chacun des tourments si similaires au sien, se consumant eux aussi d'un amour sans retour.
Le chemin avait été long et semé s'embûches, ayant parfois l'impression d'avancer d'un pas pour en reculer de trois le lendemain. Mais jamais il ne s'était découragé, montrant là tout l'entêtement de son signe, s'accrochant à chaque petite victoire que lui accordait le Cancer.
Jusqu'à ce jour où ils s'étaient enfin trouvés. Il mourrait de peur de le décevoir de n'être pas à la hauteur de ses espérances et de le perdre à jamais, sans savoir que son cœur lui appartenait depuis déjà longtemps.
Angelo ouvrit les yeux à son tour, ils se regardèrent longuement sans dire un mot, partageant cet instant qui les rendaient plus fort face à l'épreuve qui les attendait le lendemain et qu'ils affronteraient main dans main. Puis Mu bougea, libérant le corps de son amant qui chercha alors ses lèvres pour un long et tendre baiser avant de parler enfin :
- Mon amour, comment un être aussi pur que toi peut-il autant m'aimer ? demanda le Cancer encore incrédule face à qu'il lisait dans ses yeux.
- C'est toi qui m'as appris à aimer, le jour où tu as fait rempart de ton corps pour protéger le mien. Je sais que tu n'as jamais cessé de le faire et l'amour que je te porte n'a fait que grandir tout au long de ces années. Il était grand temps que nous le partagions enfin.
- Alors accepte de partager avec moi chaque instant que la vie nous permettra et de te rendre à l'infini cet amour.
- J'accepte de tout cœur. répondit le Bélier au comble du bonheur et sentant au plus profond de lui que l'étreinte qu'il venait de partager avait ouvert une union de leurs deux esprits qu'il ne comprenait pas encore vraiment mais qui les liait encore plus.
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Kanon finit par sombrer dans un sommeil sans rêve, protégé par l'union des cinq cosmos des chevaliers divins, tout comme au palais il en fut de même pour Saga et Aphrodite protégé par celui du Grand Pope et de la Balance. Les cinq jeunes gens passèrent la nuit au temple des Gémeaux ainsi que Shaka. Shion et Dohko restèrent, eux, auprès de Saga et Aphrodite.
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Palais
Le lendemain matin, Shion convoqua Aïoros dès son réveil pour lui déléguer la direction et la protection du Sanctuaire tout le temps que durerait la régression du chevalier du Poisson, lui expliquant qu'il devrait aussi rassurer ses compagnons sur leurs absences communes, sans lui révéler ce qu'il allait tenter. Saori avait soutenue l'entreprise de son grand Pope, lui renouvelant en cette occasion, la confiance qu'elle lui accordait.
Et c'est ainsi qu'à dix heures, alors que les chevaliers nécessaires à la réussite de cette manœuvre délicate se retrouvèrent dans la chambre où reposait Aphrodite qui avait été mis en sommeil léger par les médecins. Aïoros aux arènes expliquait, lui, l'absence de ses compagnons, Athéna à ses côtés. Les chevaliers présents savaient déjà qu'un événement important était survenu la veille, mais ignoraient encore lequel.
L'entraînement commença dans une ambiance étrange où chacun avait les yeux fixés sur le palais, anxieux d'en savoir plus.
Le Grand Pope expliqua calmement à chacun des protagonistes ce qu'il attendait de lui ou d'eux suivant le cas, leur précisant que pendant toute la durée de la régression c'est Dohko qui prendrait les décisions et qu'ils devaient obéir à ses ordres quels qu'ils soient. Lui-même serait dans l'incapacité de faire face à un événement autre que de maintenir la cohésion dans les esprits des trois chevaliers concernés par cette régression. Ensuite il détailla à tous ce qui allait se passer.
Il pénétrerait l'esprit du Poisson, de Saga et du Cancer, aidé en cela par Mu qui possédait cette même faculté que lui, pour récréer une chronologie dans la série d'événements qui avait amené le drame qui rongeait Aphrodite et dont uniquement deux personnes présentes connaissaient la teneur exacte, lui et Dohko.
Les deux Gémeaux donneraient un passage aux esprits du Poisson, de Saga et du Cancer vers le passé où ils demeureraient simples spectateurs de ces événements, que Shaka, grâce à sa perception du cosmos maintiendrait ouvert avec Kanon.
Et c'est là que résidait le danger, à tout moment l'un des trois chevaliers pouvaient ne pas supporter la pression engendrée et commettre l'irréparable en essayant d'intervenir sur le passé, ce qui rendrait leurs esprits prisonniers à jamais de celui-ci en coupant la connexion avec le monde réel et leurs corps physiques.
C'est dans ce cas que l'aide des chevaliers divins serait nécessaire car l'union de leurs cinq cosmos pouvait annuler cet effet et laisser le temps à Dohko d'intervenir en maintenant le passage, permettant à Shion et Mu de faire revenir leurs esprits dans le présent.
Une fois que le grand Pope fut certain que chacun comprenait parfaitement son rôle, que les événements auxquels ils allaient assister demeureraient un secret si tel était le souhait d'Aphrodite, de Saga ou d'Angelo, alors seulement il prévint Athéna qu'ils allaient commencer.
Le cosmos de leur Déesse envahit la salle le temps pour eux de savoir qu'elle était là pour les soutenir ainsi que tous leurs compagnons et Shion réveilla alors Aphrodite que Saga tenait toujours par la main. Il fut tout de suite hypnotisé par Mu et le cosmos du Grand Pope rejoint par celui du Bélier se répandit autour des trois chevaliers concernés, fouillant leurs souvenirs à la recherche de tout ce qui avait un rapport avec ces événements.
Hormis Dohko et Mu, qui connaissaient cette faculté qu'avait Shion, les autres eurent ce jour-là un aperçu de l'immense pouvoir que possédaient les atlantes et que leur Grand Pope maîtrisait à la perfection.
Une fois qu'il eut fait le tri des souvenirs communs des trois chevaliers, il put les reclasser chronologiquement.
Shion était si concentré qu'il fallut à Dohko toute sa perception pour savoir à quel moment exacte déclencher l'ouverture du gouffre dimensionnel. Les trois chevaliers s'y retrouvèrent précités et après un bref évanouissement, s'éveillèrent en regardant étonnés autour d'eux. Ils étaient dans des corps immatériels et les autres chevaliers présents pouvaient voir la scène se dérouler sous leurs yeux, comme sur un écran géant.
La voix du grand Pope résonna alors dans leurs têtes. Lui et Mu étant les seuls à pouvoir entrer en contact avec leurs esprits :
- Aphrodite, tu vas revivre certains événements de ton passé, aidé par Angelo et Saga. Tu vas revoir chaque détail qui a conduit à ce drame qui te ronge. N'essaie pas d'intervenir, cela vous mettrait en danger tous les trois, mais tu peux communiquer avec Mu ou moi et avec Saga et Angelo qui t'accompagnent dans ce voyage.
- Non, hurla Aphrodite. Je ne veux pas revivre cela !
- Il le faut, mon cœur, intervint le Gémeau.
- Non, c'est de ta faute, Saga, tout ça c'est de ta faute, hurla-t-il encore laminant le cœur de son amant.
- Arrête Aphro, ne te défile pas ! Tu dois le faire, je reste avec toi, intervint Angelo à son tour.
- Non, je ne le supporterai pas… Pas encore, lui répondit le Poisson, paniqué.
- Il te faut connaître tous les détails pour pouvoir juger d'un événement, intervint Shion, et tu ne sais qu'une partie de la vérité.
- Mais c'est trop douloureux comme vérité ! lui rétorqua le Poisson.
- Aphrodite, toi et moi n'avons jamais été très proches et pourtant tu m'as montré que tu étais quelqu'un d'extrêmement sensible avec Shun, intervint Mu à son tour. Tu tiens à Saga tout comme je tiens à Angelo qui souffre aussi de ces événement, les revivre vous permettront à tous trois de comprendre enfin. Si tu ne le fais ni pour toi, ni pour Saga, alors fais-le pour Angelo. Il est ton ami, non ?
- Mu… dit simplement le Cancer ému.
Il eut un long moment de silence avant que le Poisson ne relève enfin la tête et se tourne vers le Cancer :
- D'accord, mais tu seras là, hein ? lui demanda-t-il inquiet en attrapant sa main, broyant un peu plus le cœur de Saga.
- Je ne te quitte pas, promit Angelo jetant un regard triste vers le Gémeau qui secoua la tête pour le rassurer.
- Allez-y, dit le Poisson en prenant une grande inspiration.
Le paysage changea alors autour d'eux et ils se retrouvèrent à quelques mètres d'un groupe d'enfants âgés d'une douzaine d'années qui remontaient joyeusement le chemin menant du village au Sanctuaire en chahutant. Parmi eux se trouvait Aphrodite.
- Mais qu'est-ce… fit le Poisson.
- Regarde, le coupa Saga, tout a commencé ce jour-là.
Un autre enfant, blond aux yeux bleus, un peu plus jeune apparu alors dans le chemin poursuivit par un chevalier d'argent qui le rattrapa devant le groupe d'apprentis où se trouvait le futur Poisson. Sous leurs yeux, le chevalier fit pleuvoir une série de coup dont le gamin blond se protégeait comme il pouvait en hurlant, jusqu'à ce qu'il rencontre le poing d'Aphrodite qu'une aura dorée entourait, l'arrêtant net :
- Ça suffit ! Quoi qu'ait fait cet enfant, il a reçu assez de coups !
- Et qui es-tu toi ? demanda l'homme, nullement impressionné.
- Je suis Aphrodite, apprenti chevalier d'or du Poisson et si tu n'arrêtes pas, j'en refairerai au Grand Pope !
L'autre recula d'un pas :
- Je le ramène, dit encore le futur chevalier en faisant signe à ses compagnons qui chargèrent le petit blond sur leurs épaules.
Et le petit groupe reprit sa route.
On changea alors de point de vue pour apercevoir un autre enfant, sensiblement du même âge que le Poisson qui avait observé toute la scène, le futur Cancer.
- Tu étais là ? demanda Aphrodite.
- Oui, lui répondit Angelo.
Le chevalier d'argent était resté sur le chemin, regardant partir le petit groupe et on entendit nettement ses paroles :
- Tu me le paieras, Aphrodite du Poisson, un jour tu me le paieras ! Tu vas apprendre à tes dépends qu'on ne se frotte pas si impunément à moi !
La scène changea :
Aphrodite, toujours aussi jeune soignait les blessures de l'enfant blond, un autre apprenti, plus vieux, pénétra dans la petite baraque en bois :
- Aphro ?
- Saga, tu peux m'aider ?
- Qui est-ce ? demanda le futur Gémeaux.
- Je ne sais pas, je l'ai tiré des griffes de Raphaël qui le battait.
- Tu devrais te méfier, cet homme est très rancunier à ce qu'on dit…
- Eh Saga ! Je suis un futur chevalier d'or !
Ils échangèrent alors un regard complice où se mêlait un petit quelque chose de plus. Quelque chose de très tendre … La voix de l'enfant les ramena à la réalité :
- Je suis Yann, dit-il faiblement.
- Bien, je suis Aphrodite et voici Saga.
- Vous n'auriez pas dû, il va vous en vouloir, dit Yann.
- Tu es un apprenti ?
- Non, je suis le fils d'une servante du palais et j'apprends mon futur métier, répondit-il.
- Pourquoi il te battait ?
Mais Saga lui montra alors des traces qui ne laissaient aucun doute sur ce que le chevalier voulait faire à l'enfant.
- Il a essayé de te violer ? demanda le futur Poisson incrédule.
Pour toute réponse Yann se mit à pleurer.
- Quel immonde salaud ! s'écria Aphrodite.
- Tu ne pourras pas le garder ici, dit Saga.
- Alors je vais le mener en ville ! Je connais un vieux couple qui l'accueillera et l'élèvera.
- D'accord, se résigna son ami.
Nouveau changement de scène :
Aphrodite, plus vieux et Yann, assis sur rocher au bord de la mer :
- Bravo pour ton armure, Aphro.
- Merci Yann.
- Je te verrais moins souvent alors ?
- Je passerai à chaque fois que je pourrai mais le Grand Pope nous a prévenu qu'Athéna vient de se réincarner, alors je ne sais pas trop si cela va nous bloquer au Sanctuaire
- Et Saga ?
- Quoi Saga ?
- Tu parles toujours de lui et là rien.
- Je ne sais pas… Il change en ce moment, parfois j'ai l'impression qu'il n'est plus le même. C'est depuis que son frère a disparu.
- Son frère ?
- Oui, Saga a un jumeau, Kanon et il a disparu il y a peu de temps, depuis Saga a changé…
- Je te fais confiance pour l'aider, tu l'aimes, n'est-ce pas ?
- Ne dis pas de bêtise, Saga est mon ami c'est tout !
- En tout cas moi j'ai confiance en vous deux, vous m'avez sauvez la vie. Raphaël aurait fini par me tuer.
- Il faut quand même que tu restes caché des autres chevaliers, c'est plus prudent pour ta sécurité, ok ?
- Ok.
- Viens, je te raccompagne.
Ils marchaient tranquillement et croisèrent un groupe d'homme que la mémoire d'Aphrodite avait enregistré machinalement. L'un d'eux lança un regard soutenu vers Yann, mais aucun des deux amis n'y fit attention.
- J'avais jamais remarqué, dit le Poisson étonné de reconnaître Raphaël.
- Tu vois qu'il faut le faire, lui répondit le Gémeau.
Nouveau changement de scène :
Saga se crispa en la découvrant :
Arlès s'admirant dans le costume du Grand Pope. A genoux derrière lui, Raphaël :
- Tu es réputé pour tout savoir au sein du Sanctuaire, que peux-tu me dire sur les chevaliers d'or ? Sur ce qu'ils cachent aux autres ? fit cyniquement le nouveau maître du Sanctuaire.
- Alors ? Parle ou tu ne me sers à rien !
- Les chevaliers d'or sont très durs à approcher, vous savez ! Mais, je peux vous donnez un secret que je connais sur les chevaliers du Poisson et du Cancer.
- Je t'écoute, ordonna Arlès.
- Eh bien, Aphrodite se rend souvent dans un petit café de Rodario où il retrouve quelqu'un, un jeune homme du nom de Yann.
- Et pour le Cancer ?
- Je l'ai surpris à observer Mu du Bélier.
- Hors de ma vue ! Si tu continues à m'apporter des renseignements tu as une chance de rester en vie ! Trouve-moi également des apprentis… pas trop mal !
Le nouveau Grand Pope, une fois seul, enleva alors son masque et eut un sourire démoniaque :
- Deux, c'est peu mais pour l'instant ça me suffira, dit-il avant d'éclater de rire et de reprendre. Alors comme ça Aphrodite t'a remplacé Saga ? On va arranger ça !
Un autre rire encore plus cruel s'éleva alors qu'un regard fou envahissait les yeux d'Arlès.
Saga sursauta en entendant ce rire haï qui l'avait tant fait souffrir, malgré lui ses poings se serrèrent. Il sentit quelqu'un prendre sa main et rencontra le regard turquoise de son amant qui l'encourageait en silence, encore incapable de lui parler, mais c'était déjà tant pour le Gémeau.
Nouveau changement de scène :
Angelo avançait dans la salle du trône où siégeait Arlès :
- Ramasse-le et ramène-le à son temple, j'aurais encore besoin de lui ! ordonna-t-il au Cancer en désignant un corps qui gisait non loin de là, recouvert d'un drap.
Angelo s'en approcha, s'accroupit et descendit le drap, découvrant le chevalier du Poisson entièrement nu et horriblement marqué :
- Mais que s'est-il… commença le Cancer.
- Ne pose pas de questions ! Exécute les ordres ! le coupa Arlès.
Mais il se releva :
- Vous n'avez pas le droit ! hurla-t-il.
- Ah oui ? Je suis le Grand Pope et je fais ce qui me plait ! Ou préfère-tu que je fasses revenir de Jamir le chevalier d'or du Bélier ? dit-il avec un sourire cruel.
Angelo serra les poings mais la voix faible d'Aphrodite s'éleva alors :
- Ramène-moi, Masque de Mort, s'il te plait, murmura-t-il.
Le chevalier d'or du Cancer enroula le Poisson dans le drap et le souleva délicatement dans ses bras, quittant la salle du trône, poursuivit par le rire fou d'Arlès.
Nouvelle scène :
Toujours la même pièce, vide cette fois, Arlès était à genoux au milieu semblant souffrir horriblement, ses cheveux passant du gris au bleu.
Seiya sursauta violement, il avait déjà vue ce même genre de scène quand il l'avait combattu.
- Je ne te laisserai pas me contrer encore !
- Je ne te laisserai pas tuer Aphrodite !
- Alors je le détruirai !
- Non !
Les cheveux redevinrent gris et Arlès se releva, la porte s'ouvrit et Raphaël entra dans la salle et s'agenouilla devant lui :
- Alors ?
- J'ai fais ce que vous m'avez demandez, tous les enfants de Rodario sont réunis au même endroit.
- Bien, fais venir le chevalier d'or du Cancer. Si cette porte ne s'ouvre pas à son arrivée, alors donne-lui l'ordre écrit que je t'ai remis !
Raphaël sortit de la salle et les portes se refermèrent.
- Alors, Saga, qui préfères-tu sauver ce Yann ou tous ces enfants ?
La scène s'effaça brutalement
Le Gémeau poussa une plainte étouffée et esquissa un geste pour intervenir, mais le Poisson se jeta sur lui, l'arrêtant :
- Non Saga !
- Je ne veux pas te faire revivre ce cauchemar !
- Il faut aller jusqu'au bout, intervint Angelo. Reste tranquille Saga, quoi que tu fasses maintenant, cela ne changera pas ce passé, dit-il tristement.
- Il a raison, intervint la voix de Shion.
La scène revint :
Arlès et Saga luttant pour la possession du corps du Gémeau, les images étaient cruelles de vérité, de la souffrance de Saga.
Tous les chevaliers qui y assistaient étaient bouleversés par ces images. Kanon pleurait s'en même s'en rendre compte. Seiya était devenu blanc et tremblait de tous ses membres devant l'image, deux mains attrapèrent les siennes. Il tourna brièvement la tête et Hyoga lui sourit, de l'autre côté Shiryu faisait de même.
Devant eux, le rire triomphant d'Arlès qui se releva :
- Tu ne peux pas gagner et bientôt le monde sera à moi !
Les portes s'ouvrirent sur Angelo :
- J'ai une mission pour toi chevalier, dit Arlès.
Le Cancer attendait les détails :
- Va éliminer cet homme, dit-il en lui tendant une photo. Il travaille dans un café à Rodario.
Angelo la prit et sortit, son regard se posa alors sur Raphaël qui avait un sourire triomphant.
Les portes se refermèrent et de nouveau Saga, l'espace d'un instant, pleurant :
- Pardonne-moi, murmura-t-il avant qu'Arlès n'éclate d'un rire cruel.
Nouvelle scène :
Aphrodite courant sur un chemin comme un fou et qui se jetait sur Angelo, assis sur un rocher :
- Pourquoi ? hurla-t-il.
- C'était un ordre, répondit-il en maintenant les poings du Poisson.
- Pourquoi Saga a-t-il laissé faire cela ? Pourquoi tu lui obéis toujours ?
- Moi aussi, je protège quelqu'un ! Alors ne me juge pas, je te l'interdis !
Un garde arriva en courant, les interrompant :
- Vous devez rentrez dans vos temples, ordre du Grand Pope ! dit-il essoufflé. Les renégats arrivent !
- Voilà peut-être la fin de nos supplices… murmura le Cancer
Retour au présent :
Pendant que Shion et Mu ramenaient les esprits des trois chevaliers dans leurs corps, Dohko restait vigilant à la moindre variation de cosmos. Mais tout se passa bien et il ordonna la fermeture du passage. Shion, Mu, Shaka et Kanon laissèrent s'éteindre leurs cosmos.
Le Grand Pope soupira et regarda les trois chevaliers qui reprenaient lentement conscience. Angelo fut le premier à rouvrir les yeux, Mu le prit immédiatement dans ses bras. Il était bien trop ému pour pouvoir encore dire quelque chose, même si au fond de lui il s'en doutait, il avait toujours ignoré la véritable raison du comportement du Cancer.
Saga et Aphrodite ouvrirent les yeux en même temps, d'instinct leurs regards se dirigèrent vers l'autre. Mais le Poisson rompit le contact et tenta de se relever, alors que Kanon se précipitait vers son frère.
Shiryu et Hyoga vinrent pour soutenir Aphrodite qui regarda alors le Grand Pope :
- Merci de l'avoir fait, Shion, si c'est possible j'aimerais que tout ceci reste un secret.
- Ne t'inquiète pas, aucun des chevaliers présents ne parlera. Mais tu n'es plus seul dans cette épreuve, ne l'oublie pas.
- Merci à tous, répéta le Poisson avant de se tourner vers les deux chevaliers divins qui le soutenaient. Ça ne vous dérange de me raccompagner chez moi ? demanda-t-il
- Bien sûr que non, lui répondit Hyoga approuvé par Shiryu et tous trois quittèrent la salle sous l'air consterné de Saga dont les larmes se mirent à couler.
La main d'Angelo vint se poser sur son épaule :
- Laisse-lui du temps, Saga, il faut qu'il digère tout ce qu'il vient de comprendre.
- Il a raison, intervint Dohko, et ne regrette rien tu viens au moins de le sauver de lui-même.
Le Gémeau tourna son regard vers lui :
- Merci pour tout ce que tu as fait pour lui, Angelo. Il fit ensuite signe à son frère et Shun vint se joindre à lui pour le soutenir, alors qu'Ikki venait aider Mu pour Angelo. Ils furent suivis de Shaka désireux de ne pas quitter le Phoenix. Seiya, lui, partit avec Shun, la tête basse.
Les trois chevaliers auraient besoin d'un peu de temps pour récupérer de leur expérience, mais après quelques bonnes nuits de sommeil tout devrait rentrer dans l'ordre pour le physique. Le reste par contre prendrait sûrement encore du temps.
Quand ils furent tous partis, Shion informa Athéna et Aïoros, remerciant celui-ci pour son aide. Il regarda ensuite Dohko :
- Tu en penses quoi ?
- Rien, il faut attendre. Seul le temps peut guérir ce genre de blessure. Non, ce sont plus les chevaliers divins qui m'inquiète, j'aurais préféré les laisser en dehors de tout cela, Seiya a l'air secoué par ce qu'il a vu…
- Moi aussi je l'ai ressenti, mais ils étaient notre seule parade possible au cas où…
Ils échangèrent un long regard :
- Shiryu va sûrement passer la nuit chez Aphrodite, dit encore Dohko.
- Ne t'inquiète pas, on le verra demain matin.
A suivre…
