Auteur : Ewandyl
Discleamers : Une chance sur deux ! A moi, pas à moi ? Gagné ! Ils ne sont pas à moi !
Genre : UA, OOC, total liberty ! /!\ Fic yaoi.
Rating : T. (oui oui bientôt bientôt)
Le(s) petit(s) mot(s) de l'Auteur :
-Merci pour vos commentaires, Chacun de ces derniers me remplit de joie et donne envie d'écrire! Car chaque lettre n'a été tapée que dans l'unique but de passer un agréable moment, aussi bien pour le lecteur que pour l'auteur!
-C'est partit pour le chapitre 11 !
C'est partit pour le chapitre 11!
-J'ai gagné, j'ai ga-gné!
Je rentrais du self à l'instant. Pour une fois, la cuisine du lycée nous avait bien gâté. J'étais repus et j'aspirais à un peu de calme.
-Cesses-donc de fanfaronner, grommelais-je.
-Je t'ai obtenu un superbe 20, honey!
-Et je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer...
Je ne l'avais pas vraiment souhaité mais je n'avais malheureusement rien à faire cet après-midi. En ce mercredi, je me retrouvais seul avec mon colocataire. Quatre et Heero se sont inscrits au club sportif du lycée, mais je n'apprécie pas réellement le foot. Et comme à tout fait a sa conséquence, je me retrouve seul. Enfin, seul avec mon phénomène de colocataire.
-Bon, nous sortirons vendredi soir!
-Vendredi? Mais mes parents rentrent nous voir ce weekend!
En effet, tous les weekend on rentrait à la maison avec Quatre. Notre cohabitation était devenue tout à fait normale... enfin, c'est ce que j'espère. Enfin débarrassé de mes pensées louches, voilà que je me retrouve à accompagner Duo, ce mec qui m'a embrassé.
-Tu rentreras chez toi samedi matin, pas de souci, Sweety! Souviens-toi, un marché, c'est un marché!
Je lève les yeux au ciel avant de lancer:
-Quel pari stupide, d'ailleurs!
-Quel rabat-joie! On va faire la fête! Au fait, tu connais bien Wufei, non? -je hausse les épaules- Eh bien, il vient avec nous et sa copine aussi.
-Cool, soupirais-je.
Je lance mon sac par terre et m'assois sur mon lit. Dans un grand grincement de bois, je l'entends sauter du haut du sien. Je lève les yeux pour apercevoir que le visage de Duo était à quelques centimètres du mien. Je soupire de nouveau.
-Oui?
Alors déjà qu'il se permet de me pincer le nez, il lance en plus:
-Tu es un très mauvais joueur!
-Sourire à tout prix n'était pas dans le contrat. -Fis-je en écartant sa main- D'ailleurs, comment se fait-il que tu ais obtenu une meilleure note sur mon devoir que sur le tien?
Il me sourit fier de sa réussite et de ce que cette victoire lui apportait.
-Disons que l'idée de te savoir perdre m'a carrément motivé!
Légèrement incrédule, je déclare:
-Mouais... Tu peux reculer maintenant?
-Ça te gênes que je sois aussi près?
-Ce n'est pas normal.
Duo eu une mine étonnée. Sa bouche prit différentes formes avant de décider quelle phrase pouvait en sortir. Finalement, il opta pour un « Je vois. ». Puis, il s'allonge sans gêne sur mon lit, prenant sans mon avis mon oreiller. Moi, je suis placé au bout, en tailleur. Il pose le coussin sur le croisement que font mes jambes et y pose sa tête.
-Ça va comme tu veux?
-Oui, impeccable! Fit-il, feignant de ne pas avoir saisi l'ironie.
Bien... je vois que cet être farfelu est rompu à toute attaque verbale. Passons à un autre sujet.
-Tu ne rejoins pas Wufei, ce soir?
En effet, il m'avait déjà laissé seul pour aller sortir avec ses amis. De ses amis, en fait, je n'en connaissais qu'un et c'était cet asiatique au caractère peu commode.
-Bah non, il m'a fermement fait comprendre qu'il m'étranglerai si je viens le déranger. Fit-il en haussant ses épaules.
-Ah, pourquoi?
-T'es pas très malin, toi. Réfléchis. Hilde, venant en pleine après midi, très joliment habillée... Wufei l'attends déjà, alors, lascivement, elle se désha...
-Stop, compris. Je n'avais pas demandé un dessin! C'est pas interdit par le règlement, ça?
-Oh que si! Mais le mercredi, il n'y a qu'un seul surveillant. On le connait bien, Wufei et moi. Et en échange d'un peu de... de quelques trucs, il reste hors de ce couloir.
-De quoi tu parles? Fis-je interloqué.
-D'un échange de bon procédés, voilà tout! Cherche pas!
Il rigole. Maintenant que j'y pense, c'est la première fois qu'il prend autant ses aises avec moi. A part le « bisou » demandé la dernière fois, il se tient toujours à raisonnable distance.
-Dis, ça ne t'embêtes pas que je m'installe?
De nouveau ironique, je réponds:
-Un peu tard pour le demander, non?
-C'est vrai! Rit-il. Dis, tu peux m'attraper mon manga, là, par terre?
-Voilà.
-Thanks, Darling.
-J'ai failli croire que tu avais abandonné l'idée de m'appeler comme ça.
-Perdu!
Un peu intrigué, j'observe le livre de Duo. Il reprenait sa lecture, vers le milieu du manga. Tout d'abord, je discernais mal les dessins seulement en noir et blanc puis j'analysai deux hommes, dévêtus. Les bulles contenaient des phrases salaces. Gêné, je pris mon livre à moi, celui que la prof de français nous a donné à lire. A certains moments, j'entends Duo pouffer. Ceci me donne bien sûr très envie de zyeuter furtivement mais... je m'interdis formellement de regarder ce... livre aux tendances dites interdites. Moi qui me sens de nouveau vierge des pensées impures que j'ai pu avoir à l'égard de mon frère ne vais pas me laisser me remettre en doute à cause d'un manga aux sujets déplacés ni par cet adolescent sur-actif. Je retourne à mon Voltaire et aux dénonciations sur la société d'époque. Nous restons ainsi tous les deux à lire, concentrés malgré nos intérêts divergents. Il finit sont livre bien avant moi et le balance négligemment par terre.
-J'irais acheter le suivant demain!
-Tu devrais plutôt te concentrer sur la lecture que nous a demandé de faire le professeur de français. Le sermonnais-je.
Il hausse de nouveau les épaules.
-Bof. Vu la taille du bouquin j'aurai le temps de le lire juste avant la date limite. Faire les choses quand on a envie de les faire. C'est ma devise.
« Oui j'avais cru comprendre ça » pensais-je.
-Et qu'est ce que tu envisages de faire, alors?
-Oh! -Il s'assit en moins de temps qu'il ne faut pour le dire en face de moi, les yeux étincelants- On pourrait jouer!
-A quoi?
-Des jeux coquins? Me lance-t-il, narquois.
Je ne prends même pas la peine de lui répondre.
-Bon, aux cartes alors? Cette fois-ci en prenant un air résigné.
Je pose mon livre à terre également, faisant attention à ne pas perdre l'équilibre.
-Je pense, en fait, qu'on pourrait tout simplement dormir.
Son regard s'éclaire, il est prêt à lancer une autre de ses vannes... mais contrairement à ce que je pense, il garde ce qu'il voulait dire pour lui. Il plisse un coin de sa bouche, me faisant réellement penser à un enfant contrit. Évitant de le regarder droit dans les yeux, je détourne légèrement mes yeux pour tomber sur sa longue tresse. A propos de ça, c'est d'ailleurs étonnant qu'un garçon de son âge porte des cheveux aussi long. Je met ça sur le compte de son esprit rebelle. Je suis la courbe de sa natte qui était passée par devant son épaule lorsqu'il s'est assis.
-Tu sais, ta coupe de cheveux aussi n'est pas commune.
Surpris, je le regarde. Dans un réflexe, je touche mes cheveux et suis de la main la longue mèche qui couvre mon œil gauche. J'inspire et pose ma main sur son genou.
-Va dans ton lit, Duo.
Alors que je m'apprête à sortir , il se met à genoux, me surplombant. La faible hauteur du lit double l'oblige à se courber. Il me prend le visage entre ses mains alors que je parviens tout juste à ouvrir la bouche pour exprimer ma surprise. Il s'approche tout doucement de moi. Je suis pétrifié. Pétrifié parce que si je le voulais je pourrais le pousser... mais alors il se cognerait violemment la tête et je ne souhaite pas lui faire de mal... Pourtant, au vu de la situation dans laquelle il me plonge, le fait de le blesser pourrait très bien ne rien me faire. Et parce que j'ai le choix, je reste pantois, et je maudis cet état indécis. Quelque chose au fond de moi me dit de le laisser faire et que peut-être aurais-je quelques réponses sur moi-même. D'autre part, toutes les certitudes rassurantes que je m'étais faites étaient en danger. C'est alors qu'au comble de ma confusion, je tends un bras contre son torse et de l'autre main caresse sa nuque et l'invite à continuer. Sous la pression, mon bras fléchit et alors que je reste en plein conflit intérieur, deux lèvres viennent se poser contre les miennes. Et mon cœur s'arrête de battre.
