En recherchant une fic, j'ai retrouvé un fichier que j'avais fait avec toutes vos propositions, et je dois avouer que pas mal m'ont inspiré. Je suis dans une période faste apparement. Donc je m'inspire d'une de vos propositions pour celle là. N'hésitez pas à en envoyer d'autres si vous avez des idées.
En attendant... ENJOY PLEASE
Matsumoto faisait son travail. Depuis qu'elle avait démissionné du Gobloute, elle avait reçu de nombreuses lettres pour lui demander de reprendre sa place. Rukia et Kiyone lui avaient dit être de grandes fans et l'avaient suppliées de ne pas démissionner à cause d'elles, qu'elle était pardonnée. Mais Matsumoto n'avait pas changé d'avis. Et pour éviter d'être tentée elle travaillait d'arrache-pied et n'allait plus aux fêtes et dans les bars, qui comme chacun sait sont les points de départ des rumeurs. De plus, la Chambre des 46 (c'est bien ça le nombre, non ? Ceux qu'Aizen a tué pour faire exécuter Rukia?) allait rouvrir après des élections. C'était la huitième division qui s'occupait d'organiser le vote, mais c'était à la dixième de remettre à jour les lois et de faire remonter les propositions de loi à la Chambre pour qu'ils puissent les voter. N'importe qui pouvait proposer une loi et l'envoyait à la dixième division où elle était reformulée avec des termes légaux et compréhensibles et triée. La Chambre se réunissait tous les mois et discutaient. Puis des lois étaient ajoutées (ou retirées mais comme il fallait en faire la demande pour les réviser c'était plutôt rare) et envoyées à la septième division qui, en plus d'imprimer le journal officiel du Seireitei, imprimait aussi les livres de lois.
Enfin bon, Matsumoto triait et reformulait. Son capitaine lui apportait les papiers et elle s'en occupait pendant qu'il allait voir Hinamori. En gros leur rôle était inversé par rapport à avant.
En arrivant ce matin-là Matsumoto trouva un mot scotché sur la porte du bureau qu'elle partageait avec le capitaine Hitsugaya : « Réunion avec les capitaines de la deuxième et la treizième division dans mon bureau pour l'organisation de la réunion de la Chambre demain. Ta présence non souhaitée. Les dernières demandes de lois sont arrivées et t'attendent dans les archives. Je viendrai te rejoindre ensuite. Histsugaya taïcho. »
Matsumoto se dirigea donc vers les archives. Habituellement son capitaine évitait d'organiser des réunions dans son bureau, mais maintenant qu'elle n'y invitait plus ses amis et qu'elle n'y cachait plus de bouteilles de saké...
Le tas des propositions de lois était encore plus important que les jours précédents. D'un autre côté, les lois seraient lues et votées le sur-lendemain, les gens en retard se dépêchaient avant la fin du délai de dépôt.
Matsumoto se mit au travail.
…
Alors qu'elle envisageait sérieusement de prendre une pause déjeuner, Matsumoto prit une nouvelle feuille. Contrairement aux autres feuilles qui proposaient des lois, celle là était de très haute qualité et l'écriture très soignée. Matsumoto n'eut donc aucun mal à lire la proposition...
Et elle tomba de haut.
« Autoriser enfin le strip-poker au Seireitei. »
La première réaction de Matsumoto fut d'éclater de rire. Il résonna dans les archives. Puis, après avoir essuyé ses larmes de rire et contrôlé sa vessie, elle chercha une signature pour voir qui avait eut l'idée saugrenue de proposer une telle chose. Hélas, il n'y en avait pas. Un peu déçue, Matsumoto mit la proposition sur le tas de celles déjà faites vu qu'à part l'originalité de la demande, elle était parfaitement conforme.
Elle passa à la demande suivante. Celle-ci était bourrée de fautes d'orthographe et Matsumoto mit plusieurs minutes rien que pour en comprendre le sens. Quand elle put mettre la lettre sur la pile des vérifiées, elle était soulagée. Puis un mot attira son attention sur la lettre précédente : « enfin ».
Cela l'arrêta. Ce mot signifiait de précédentes demandes. Pas moyen que quelqu'un avec une telle écriture se trompe en mettant ce mot.
L'idée de faire des recherches et un article l'effleurèrent, mais elle repoussa cette idée. Elle ne faisait plus ça. Elle avait franchit la limite une fois et elle ne le ferait plus, ne s'en approcherait même plus.
…
…
…
Néanmoins, elle dut reconnaître qu'elle était une personne curieuse, et vu qu'elle se trouvait aux archives, rien ne l'empêchait de lancer une recherche sur certains mots clés, comme strip-poker, et de voir ce qui en sortait.
Le résultat la stupéfia : il y avait trente six autres demandes de lois avec « strip poker » dedans et le plus ancien datait de pratiquement un siècle !
Elle fit une rapide recherche et put sortir numériquement les dernières occurrences. « Autoriser le strip poker pour les shinigamis », « Autoriser le strip poker pour les armées de la cour », « Autoriser le strip poker pour les treize divisions », « Autoriser le strip poker pour les officiers des treize divisions ». Toutes les demandes avaient rapport avec le strip poker mais aucune n'était exactement pareille et plus on remontait dans le temps, plus le groupe demandé à être autorisé à jouer était réduit.
Matsumoto se demanda qui voulait ben jouer au strip poker depuis aussi longtemps, et pourquoi la personne n'organisait-elle pas des parties privées. En effet la loi n'était pas obligatoire pour ce genre de jeu. Elle même y avait déjà joué avec Gin, il y a bien longtemps.
La première occurrence était tellement ancienne qu'il n'y en avait aucune copie numérique. Matsumoto repéra où elle était et s'enfonça dans les archives.
Une fois qu'elle eut trouvé la version originale on rire fut si fort que certaines personnes de la neuvième division jurèrent l'avoir entendue.
Après tout, elle aurait dû le deviner. Qui n'obéissait qu'à la loi au point de transporter partout un exemplaire du livre des lois avec soi et avec dans son entourage quelqu'un d'assez pervers pour vouloir jouer au strip poker avec elle.
Quelques jours plus tard, le vice-capitaine Nana reçu une lettre anonyme d'explication avec la copie d'un parchemin ancien avec l'écriture de son capitaine dessus. Après les avoir lus elle blanchit, puis rougit avant de lâcher les papiers et de partir à la recherche de son capitaine. Sur le papier ancien on pouvait lire : « Obliger le vice-capitaine Nanao à jouer au strip-poker avec le capitaine Kyorakou aussi souvent qu'il le demandera. »
Et, lors de l'édition suivante du Gobloute, étaient publiées des lettres de lecteurs demandant le retour de Matsumoto, y compris certaines des ses anciennes « victimes » ainsi que la lettre qu'elle avait écrit à Nanao.
Et, Matsumot revint sous les applaudissements de la rédaction toute entière.
