Bon alors pour tout vous dire je ne suis absolument pas confiante avec ce chapitre. J'espère cependant qu'il plaira et vous laissera dans un suspense incorrigible ^^


Lorsque Klaus Mickaelson sortit de chez lui, il savait parfaitement que cette journée ne serait sans doute pas la meilleure. Pourquoi ? Parce qu'il avait agit comme un con avec la fille qu'il aimait, une fois n'est pas coutume. Il s'apprêtait à prendre sa voiture lorsqu'il remarqua qu'une Volvo était garée devant l'allée, phares allumés. Sa sœur étant déjà partie au lycée, il savait que la voiture l'attendait certainement. Il savait à qui elle appartenait puisque celle-ci était garée chez lui pas plus tard qu'hier matin :

- Stefan Salvatore. Que me vaux cette visite matinale ? demanda le jeune artiste de son ton

Ironique, si caractéristique.

- Pas de ça avec moi Mickaelson ! Je ne viens pas en visite de courtoisie alors dépêche toi de grimper. J'ai deux trois questions à te poser.

L'hybride n'était pas habituée à un ton si froid de la part du jeune italien, mais sachant a peu près de quoi il retournait il décida de monter à bord.

- Alors Klaus, annonça Stefan en démarrant. Je t'offre une chance de m'expliquer pourquoi ma meilleure amie que j'ai appelé hier soir était en larmes et n'a réussi qu'à prononcer ton prénom entre deux sanglots. Si j'estime que tes excuses ne tiennent pas la route…et bien je te casserai la gueule. ( NA : j'adore cette réplique ^^ il fout un peu les jetons Stefan hein ?)

- Je…j'ai fait une connerie. Connerie que je peux justifier. J'ai agit comme un con avec Caroline.

- Ca je m'en doutais. Racontes moi ce qu'il s'est passé. D'après ce que j'ai compris il est question d'un idiot qui a écouté les conseils d'une idiote, et qui a réagit comme l'idiot qu'il est.

- Bon ca va les insultes ! J'ai…j'ai lu le journal intime de Caroline.

- Ah ouais quand même ! Et on peut savoir ce qu'il t'a pris ?

- Depuis que je fréquentes Caroline, et même bien avant qu'on sorte ensemble j'ai compris qu'elle me cachait pas mal de choses. Elle est très douée pour donner le change et faire croire que sa vie est parfaite et qu'elle est heureuse mais je la connais et je sais que le plus souvent ce n'est qu'une façade. Je sentais qu'elle avait des secrets et je voulais attendre qu'elle m'en parle d'elle-même mais quand Elena m'a donné le journal. Elle a insinué qu'elle connaissait des choses sur Caroline que j'ignorais et ça m'a mis en rogne parce que je veux la connaître par cœur. Alors j'ai lu ce journal. Je ne savais à quoi je m'attendais mais certainement pas à ça. Je ne l'ai pas lu en entier bien sur mais les passages que j'ai trouvé… Ca m'a rendu fou Stefan ! J'avais l'impression que depuis tout ce temps je croyais la connaître et j'avais tort !

- A t'entendre on dirait que tu la perçois comme une garce qui t'a tout caché et qui t'a trompé. Ce qui n'est pas ton cas mais le mien, répondit le jeune homme avec de l'amertume dans sa voix.

- Elle a souffert. Pendant des années. Je passais mes jours à l'observer, à la dessiner, à rêver. Je croyais la cerner mieux que quiconque et j'avais faux. Je ne savais pas pour son père… elle a failli mourir ! Elle a refoulé toute sa peine pour soutenir Elena qui avait perdu ses parents. Elle était toujours là pour tout le monde mais le soir, elle se retrouvait seule. Elle est claustrophobe, sujette à des crises d'angoisse et je n'ai rien vu. Elle est si fragile…Savoir que je n'avais pas été là lorsqu'elle aurait eu besoin de moi m'a rendu dingue. Et puis cette histoire avec Lockwood je…c'a a été la goutte d'eau. Inutile de te dire que j'étais jaloux. A ce moment là ce n'est pas à elle que j'en voulais mais à moi. A moi qui avais été trop con pour ne pas l'approcher avant, pour ne pas lui avoir dit que je l'aimais bien avant qu'il lui arrive tout ça.

- Tu aurais aimé être sa première fois.

- J'aurais aimé être tout pour elle.

- Mais tu l'es ! Bon sang elle t'aime depuis des années quand est ce que tu vas ouvrir les yeux pour le réaliser ! Et puis je trouve ta jalousie un peu mal placée. Certes elle a couché avec Tyler mais ça ne voulait rien dire pour elle et c'est toi qu'elle a choisi pour être son petit ami. Toi tu es sorti avec je ne sais combien de fille depuis que tu es arrivé à MF. Imagines comment elle a du se sentir durant tout ce temps où tu la regardais à peine. Elle a eu une vie avant toi et si aujourd'hui tu regrettes de ne pas en avoir fait parti plus tôt et bien tans pis pour toi ! Enfin bref. Maintenant dis moi ce qu'il s'est passé quand tu es allé la voir hier. Tu ne lui as quand même pas fait des reproches ?

Le jeune Mickaelson rougit et détourna le regard. Pas besoin de plus pour le bel italien.

- Oh c'est pas vrai tu lui as fait des reproches ! Mais t'as vraiment rien dans le crâne ! Dans toute cette histoire c'est toi qui es en tort et c'est toi qui es en colère ? Non mais je rêve. C'était à elle d'être en colère.

- Oui et bien pour ça elle l'a été en colère crois moi ! Elle m'a hurlé dessus.

- Non sérieux ? se moqua Stefan. Notre douce et gentille Caroline t'a crié dessus ? Haha trop fier d'elle ! Elle a bien fait.

- Oui je sais.

Il ne mentait pas. Klaus était heureux que Caroline ait eu le courage nécessaire pour lui hurler dessus car effectivement il était en tort dans cette histoire. Il se rappelait hier que durant toute leur dispute il n'avait eu envie que d'embrasser fougueusement sa Caroline qui était si sexy en colère. Personne ne lui avait jamais crié dessus comme cela, mais il était content que la première soit Caroline. Sa chérie commençait à se rebeller et à ne plus se marcher sur les pieds et même si sa fougue s'était retourné contre lui, il n'en était pas moins fier.

- J'espère qu'elle acceptera d'écouter mes excuses. Je sais que je ne la mérite pas. Cette fille est trop bien pour moi pourtant…bon sang je ne peux pas m'imaginer sans elle.

- Euh attention là tu deviens trop sentimental.

- Bon maintenant que tu m'as asticoté c'est à ton tour Salvatore !

- Comment ça ?

- Ne fais pas l'innocent ! Ma sœur était dans un état…assez secondaire je dois dire. J'ai entendu du bruit dans sa chambre qui alternait entre sanglots et marmonnements dans lesquels j'ai entendu ton nom.

- Tu es allé la consoler ?

- Moi ? Consoler les gens ? Et puis quoi encore ?

- C'est ta sœur !

- C'est à cause de toi qu'elle est comme ça ! Que s'est-il passé entre vous ?

- Elle…tu savais qu'elle était amoureuse de toi ?

- C'est ma sœur tout de même, tu me prend pour qui ? Bien sur que je le sais. Elle est dingue de toi depuis un bon moment d'ailleurs.

- Je…je ne savais pas. Je ne m'étais aperçu de rien. Je voulais lui parler hier au lycée après sa déclaration mais elle a décidé de m'éviter comme la peste. Je lui ai envoyé des messages, des appels mais rien à faire.

- Bienvenue au club. Pareil avec Care. En même temps je comprends ma sœur. Elle n'est pas encore prête à se faire rejeter par le mec de ses rêves.

- Mais pourquoi vous pensez tous que je vais la jeter ? Je l'adore et aucun cas je ne veux la faire souffrir.

- Oui mais elle ne veut pas d'une relation faussée avec toi.

- Je n'en veux pas non plus Klaus.

- Elle ne veut pas non plus être un pansement.

- Je ne l'a considérerais jamais comme telle. Ecoutes je ne sais pas exactement ce que j'éprouve pour elle. Mais je sais une chose : quand elle m'évite et quand je ne suis pas avec elle, j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose. Je ne veux pas la perdre.

- Il faut le lui dire dans ce cas !

- Tu crois que c'est facile ? Elle ne veut pas me voir.

- Bon écoutes je propose un truc : tous les deux on essaye de parler avec nos blondes aujourd'hui. On se retrouve ce soir pour faire le comte rendu après les cours.

- Ok mais me fait pas attendre, dit le jeune homme en sortant de la voiture sur le parking du lycée. J'ai quelque chose d'important à faire ce soir.


Rebecca avait toujours su au moment même où elle avait croisé son regard pour la première fois que sa relation (existante ou non) avec Stefan Salvatore serait compliquée. Cela aurait pu ne pas l'être : il était incroyablement beau, il avait de nombreuses qualités, des défauts mais qui la plus part du temps le rendait craquant, et il était par sa personnalité tout ce à quoi Rebecca Mickaelson aspirait puisqu'il était son contraire : amical en toute circonstances, bon vivant, généreux, passionné et les sentiments ne l'effrayait pas. Bref, il était tout ce que Rebecca n'était pas et c'était sans doute pour cela qu'elle était tombée amoureuse de lui. On aurait pu croire que tout serait simple entre deux à partir du moment où ils auraient commencé à se parler, tout marcherait sur des roulettes entre eux. Sauf que de nombreux éléments étaient venues s'infiltrer dans leur histoire avant même qu'elle n'est commencée : un poste de quater back, qui classait donc le jeune homme comme le garçon le plus populaire du lycée, une petite amie volage, une trahison, une blessure qui prendrait du temps à cicatriser et pour finir une déclaration d'amour imprévue survenue à un moment inopportun.

Un concours de circonstances qui amenait donc Rebecca Mickaelson depuis deux jours à éviter tout contact avec le beau footballeur. Lorsqu'elle croisa son regard entre deux couloirs, elle sut qu'il voulait lui parler. Sauf qu'elle ne voulait surtout pas avoir cette conversation avec le jeune homme. Ni maintenant, ni jamais. Elle savait très bien ce qui en ressortirait et en aucun cas cela ne la ferait se sentir mieux. Et puis qui avait-il de si compliqué à comprendre dans ce qu'elle lui avait avoué la veille ? Elle était amoureuse de lui, mais lui ne la voyait que comme une amie et n'aspirait à rien d'autre avec elle. Et elle ne pouvait pas lui en vouloir. C'est pourquoi Rebecca détourna très rapidement le regard et pour dissuader le jeune homme de venir lui parler, interpella Bonnie qui passait justement à côté d'elle.

- Salut Bonnie !

- Bex ! Tu vas bien ? répondit la jeune fille ravie qui ralentit le pas.

- Plus ou moins. Tu as entendu parler de la querelle entre…

- Care et ton frère. Oui ! Je crois qu'en une soirée ça a du faire le tour de la bande. Tu sais ce qu'il s'est passé ?

- Pour résumer mon frère a été un imbécile et Caroline s'est enfin rebellée et donc refuse de lui adresser la parole et encore moins de lui pardonner. Pour plus détails envoie « QUERELLE D'AMOUREUX » au 90154…

Bonnie explosa de rire. Elle admettait volontiers qu'entre Caroline et Klaus, ce n'était pas une histoire de tout repos. Comme elle avec…

- Au faite, demanda Rebecca tandis que Bonnie et elle s'était arrêté au casier de la brune, où ça en est avec mon autre idiot de frère ?

- Et bien ca en est….Bonnie ouvrit à ce moment la son casier et une montagne de roses rouges lui tombèrent dessus, elle vit dans le fouillis un étui de Tiffany tomber à ses pieds. Rebecca explosa de rire en voyant son amie couverte de pétales rouges, et ramassa l'étui pour elle. Par curiosité, elle l'ouvrit et vit une paire de boucles d'oreilles incrustés de rubis qui brillaient de mille feux.

- Voilà où ça en est ! fulmina Bonnie en se débarrassant des pétales.

- Waouh, dix huit carats ! Il ne plaisante pas mon frère avec toi !

- Justement si ! Il m'énerve ! Hier il m'a envoyé une superbe robe noire et blanche, une pochette qui coûtait sans doute un bras, un bracelet…

- Il te couvre de cadeaux, j'ai compris. Pourquoi ça t'énerve ?

- Parce que ton frère croit que c'est en me couvrant de cadeaux qu'il m'aura ! Soit il me prend pour une poule de luxe, soit pour Elena et je ne vois même pas la différence entre les deux ! J'ai l'air d'être une fille matérialiste sérieux ? Pourquoi il n'est pas genre naturel avec moi ? Pourquoi est ce qu'il croit que je vais lui tomber dans les bras s'il me couvre de cadeaux ?

- Euh…j'aurais bien deux trois réponses mais…

- Tu sais quoi ? Je vais lui dire deux mots sur ma façon de penser !

La jolie brune s'éloigna un peu de la masse d'élèves suivie par son amie. Elle composa le numéro de Kol furieuse. C'est vrai que sa réaction était assez bizarre : n'importe quelle fille lambda serait enchantée qu'un homme lui fasse la coure comme Kol le faisait avec elle mais pas elle ! Oui elle était flattée mais elle avait été amie avec Elena, et pendant des années elle l'avait vu recevoir des milliers de cadeaux de différents garçons du lycée ou non qui n'espérait qu'au mieux sortir avec elle car ils étaient « amoureux », au pire coucher avec elle. Elle l'avait vu faire miroiter plus d'un mec, et parfois répondre à leurs avances. A ce moment là elle avait trouvé que son amie manquait cruellement de dignité et était étonnement superficielle. Mais voilà qu'elle se retrouvait à la place de son ancienne amie, sans avoir rien demandé. Et ça elle ne le supportait pas. Elle composa le numéro du beau parleur et deux tonalités plus tard elle entendit :

- Bonjour joli cœur ! Les roses t'ont plus ? Je voulais te demander quelque chose justement…

- Non mais c'est quoi ton problème ! J'ai failli les avaler tes roses !

- Je savais que j'aurais du choisir des tulipes ou des belles jonquilles… En attendant je voulais…

- Ce n'est pas les fleurs le problème !

- C'est quoi alors ? Le bracelet ? Tu n'aimes pas les rubis ?

- NON MAIS JE RÊVE ! Tu ne comprends rien à rien Kol Mickaelson !

- Qu'est ce que je suis sensé comprendre Bonnie Bennett ? demanda Kol. La jeune fille nota tout de suite le changement de ton du jeune homme. Sa voix était devenue plus grave, plus angoissante mais Bonnie ne se laissa pas démonter.

- Tu passes ton temps à m'offrir des cadeaux, à me draguer !

- En quoi c'est mal ?!

- Mais t'as pas compris que je n'en ai rien à foutre de tes cadeaux ? J'en ai marre tu comprends ? Qu'est ce que tu crois ? Qu'il me faut dix huit carats pour que je me rende compte que t'es un mec trop cool ? Laisse- moi te dire une chose : tu ne m'auras jamais de cette façon ! Et je crois même que tu ne m'auras jamais Kol Mickaelson parce que tu es un être superficiel, arrogant et terriblement exaspérant ! Et tu crois que je suis comme toi ! Tu m'énerves ! Et puis moi qui croyais que ton numéro d'hier était sincère ! J'y crois à peine et j'ai comme qui dirait l'impression que tu m'as raconté ton histoire pour que je me dise que tu es un mec bien et que je vais te tomber dans les bras ! Tu sais quoi ? Je suis même sûre que t'es pas amoureux de moi alors arrête ! Arrêtes de croire que je vais te tomber dans les bras comme ça parce que plus t'essayes, plus tu m'exaspères !

Bonnie n'entendit aucune réponse. Elle venait de se décharger d'un bloc. Elle savait qu'il était toujours en ligne. Elle reprit une voix calme.

- Qu'est ce que tu voulais me demander ?

- Je…j'avais…hum et bien…l'intention de heu…t'inviter au bal de ton lycée…mais euh c'est peut-être pas une si bonne idée finalement…c'était pour ça la robe hier soir au fait…mais écoutes oublies d'accord ? Tu as raison sur toute la ligne et je sais que je suis entrain de me ridiculiser de minute en minutes donc je vais te laisser. Au revoir.

- Kol…

Mais le jeune Mickaelson avait déjà raccroché. Rebecca qui se trouvait à côté de Bonnie avait écoutée la conversation bouche bée.

- Bonnie…

- Je viens de faire une connerie là non ?

- Si ce que tu luis as dit était sincère…non. Mais je crois savoir de quelle histoire tu parlais et pour info : non il ne t'a pas menti. L'histoire avec la garce ? Totalement vrai. Si je revois cette fille je lui fais la peau, sérieux ! En attendant …t'aurais peut-être pas du être aussi virulente. Je sais que c'est un peu mal venu de la part d'une fille aussi impulsive que moi mais bon… Après tout il pensait bien faire !

- Je sais…allez viens on va en cours.

Bonnie savait parfaitement qu'elle n'aurait pas du lui parler comme ça. Mais en même temps…Kol était tellement agaçant parfois ! Ce qu'elle n'arrêtait pas de se demander c'est pourquoi ce trait de caractère l'attirait autant chez le jeune homme…


- Caroline.

En attendant son prénom dans la bouche de son petit ami qui venait de se poser à côté d'elle pendant qu'elle fermait son casier, Caroline Forbes se dit qu'il y'a moins d'un mois, elle aurait été dans un état d'extase si Klaus Mickaelson était venue la voir et avait prononcé son prénom de manière aussi sexy. Mais aujourd'hui, elle ne souhaitait qu'une chose : disparaître. Elle n'était plus vraiment en colère contre Klaus mais sa colère avait laissé place à la peine. Elle se sentait blessée. Pourtant elle savait que ce moment où il découvrirait toutes ces choses sur elle et la repousserait arriverait mais elle ne l'avait pas vu venir. Elle en voulait à Klaus d'avoir laissé Elena gâché leur histoire mais elle savait qu'avec ou sans Elenouille, leur histoire aurait été tôt ou tard confronté au passé. A son passé en l'occurrence. Elle avait peur de ce Klaus allait lui dire et elle était sûre de ne pas être prête à ca : « Désolé Caroline, je t'aimais bien mais savoir que tu descends d'un fou à lier et d'une gouine, et qu'en plus tu as couché avec Tyler Lockwood (ce n'était pas de sa faute à elle mais qu'importe ?), ça m'a légèrement refroidie. Je préfère tout arrêter. » Elle savait que cela était très immature de chercher à éviter cette confrontation mais elle savait qu'elle ne pourrait pour l'instant pas supporter de se faire rejeter par l'homme de sa vie. Mais lui était décidé à avoir cette foutue conversation.

- Caroline s'il te plaît ! Nous ne pouvons pas rester sur une dispute pareille ! Je sais que tu m'en veux mais je veux seulement qu'on en parle calmement et…

- Non. Désolée je…ce n'est pas le moment. Je dois y aller.

Elle avait fait dix mètres, Klaus la fixant toujours lorsqu'elle se heurta à une sal…oups Elena ! ( ^^)

- Oh désolée…, marmonna Caroline bien décidée à s'éloigner le plus possible de cette peste qui en moins de 24 heures avait réussi à faire battre de l'aile son couple.

- Ouais c'est ça, je dirais plus tôt que tu l'as fait exprès. Mais ça tombe bien je voulais te rendre quelque chose qui est à toi.

La brune sortit d'un sac plastique une chose qu'elle balança sur Caroline. Ce fut sans doute la goutte d'eau de trop pour la jolie blonde. Sa robe verte qu'elle cherchait depuis qu'elle était revenue de NY. Mais pas la magnifique robe olive que Caroline avait achetée et qui coutait cher : une robe bien verte mais couverte de boue, de tâches en tout genre et surtout déchirée de partout Enfin bref une robe en lambeaux qu'elle était sensée porter vendredi soir Caroline savait pertinemment qu'elle n'en trouverait pas d'autre. Tout le monde la regardait, y compris Klaus. Elle tenait une robe en lambeaux et elle sentait déjà des larmes couler sur ses joues.

- Pauvre Caroline… Plus de cavalier, plus de robe, plus le moral. Heureusement qu'on sait tous que tu n'aurais jamais été élue : tu aurais fait une Miss Mystic Falls pitoyable !

Notre blonde en larmes ne prit même pas la peine de répondre. Elle laissa tomber ce qui restait de sa robe et s'enfuit du lycée en larmes non sans avoir distinctement entendue le rire si caractéristique des méchants dans les Disney. Ce rire là mais adressé à elle et par une fille qu'elle avait considéré pendant des années comme une fille bien. Elle ne vit donc pas l'expression qu'affichait son petit ami. L'expression d'un homme, terriblement bouleversé par les larmes et le désespoir de la fille qu'il aimait.


Bonnie n'aimait pas particulièrement le shopping. Elle aimait bien errer dans les boutiques avec ses amies mais ce n'était pas son passe temps préféré comme Caroline. Cependant lorsqu'elle avait besoin de décompresser ou de ses changer les idées, elle n'hésitait pas à prendre sa mini Cooper et à partir au centre commercial. Le bonus de la journée était qu'elle avait besoin d'une robe pour le bal. Elle ne pouvait pas mettre la robe de Kol : on aurait dit une star de ciné dedans ! Le genre de robe à rendre verte de jalousie n'importe qu'elle pimbêche du lycée. Hors son but n'était pas de se faire remarquer à cette soirée. Elle se demandait d'ailleurs si elle allait vraiment y aller. Elle avait repoussé son seul cavalier potentiel et de toute manière, elle ne se voyait pas y aller avec quelqu'un d'autre que Kol.

Mais elle devait absolument soutenir Caroline pour son élection. Même si elle se demandait si son amie remettrait un jour les pieds au lycée, sachant que la fin du lycée était dans quelques jours. Caroline n'avait jamais été aussi humiliée de toute sa vie, Bonnie le savait parfaitement. Elle n'avait jamais autant haï Elena. Oh si, elle l'avait haï quand elle avait fait « réapparaître » l'ex de Jeremy, Hannah mais à ce moment Bonnie savait qu'avec ou sans Elena, son couple avec Jeremy aurait connu des problèmes. Elena n'aimait pas voir ses amies en couple, Bonnie l'avait toujours su. Elle était jalouse de nature et sortir avec deux frères en même temps, l'avait rendu encore plus possessive et orgueilleuse. Bref, la façon dont Elenouille avait traité Care ne l'étonnait pas mais cela la mettait dans une grande colère car Bonnie détestait qu'on s'en prenne à ses amis.

Elle aurait volontiers étranglé Elena après que Care soit partie mais Rebecca (ce souvenir fit rire Bonnie), qui avait assisté à toute la scène comme la moitié du lycée, s'en était chargée avec joie. Elle avait giflée Elena et les deux filles s'étaient battues comme des chiffonniers mais avant qu'un prof n'intervienne, Stefan les avait séparées. Il n'avait rien dit à Rebecca qui avait parfaitement raison (NA : Oh ça c'est clair !) mais par contre, il avait engueulé Elena. Après cela tout le monde s'était dispersé et Bonnie en avait profité pour appeler Care mais celle-ci ne décrochait pas. Bonnie savait que son amie devait être dans un état affreux mais elle n'appréciait pas qu'on vienne la voir lorsqu'elle était triste. Enfin tout plein de raisons pour que Bonnie en ait marre de MF et décide d'aller au centre commercial et plus précisément dans le magasin de tenues de bals.

Elle trainait autour des rayons quand elle entendit une conversation tenue par deux voix qui ne lui étaient pas étrangères : Kol et Elijah étaient entrain de regarder des costumes. Ils ne l'avaient pas vu et Bonnie ne tenait pas à ce qu'ils la remarquent. Mais elle entendit leur discussion.

- Alors tu vas retourner à New-York samedi ?

- J'en ai bien peur mon frère. Il n'y a plus grand-chose qui me retient ici.

- Est-ce que ce départ précipité n'aurait pas un rapport avec une jolie Bennett ?

- Dans le mille, Elijah !

- Racontes moi.

- Il n'y pas grand-chose à raconter. Je lui ai offert mon cœur sur un plateau d'argent et elle l'a refusé. Je ne vois pas l'utilité de rester ici. C'était pour elle que j'étais venu après tout.

- Ce n'est pas ton genre de renoncer Kol. Encore moins lorsque tu es amoureux…

- Je l'aime mais si elle ne veut pas de moi, je ne vais pas la forcer.

- Dépenser une fortune pour elle n'était donc pas une si bonne idée ?

- Que pouvais faire d'autre Elijah ? Des cadeaux et mon cœur, c'est tout ce que je peux lui offrir. Si ca ne suffit pas, je n'y peux rien. Enfin elle m'a engueulé parce que je la gâtais tu trouves ça normal toi ? Je sais parfaitement que ce n'est pas une fille matérialiste et je n'ai jamais voulu lui renvoyer une telle image ! La seule chose que je voulais c'était lui plaire. Je lui ai parlé de mon histoire avec Hayley (NA : comme nom de garce je trouvais que ca sonnait bien je ne sais pas pourquoi ^^) et elle m'a accusé de l'avoir inventé ou de le lui avoir raconté pour l'attendrir ! C'est n'importe quoi ! Si j'avais voulu l'attendrir je lui aurais parlé de mon bénévolat pour les refuges d'animaux !

- C'est sur qu'il est difficile de résister lorsque tu portes un bébé chien…

- Très drôle Lijah ! En attendant, elle m'a accusé de choses complètement fausses. Si elle ne m'aimait pas, elle aurait pu me le dire simplement, pas besoin de me briser le cœur en plus de cela, marmonna le beau brun.

- Tu sais parfaitement dissimuler tes sentiments mon frère, ce qui montre que tu n'es d'ailleurs pas un Mickaelson pour rien. Tu aurais peut-être du les montrer un peu plus à cette jeune fille au lieu de la couvrir de cadeaux.

- Je lui ai dit que je l'aimais hier. J'avais peur mais je l'ai dit quand même.

- Alors tu aurais du commencer « ton plan » par cela. Tu es vraiment décidé à partir ?

- Oui. Je reste jusqu'à vendredi pour voir Caroline écraser cette punaise d'Elena Gilbert, et samedi, je prends la route. Si je revois Bonnie, ma volonté risque de prendre un coup. New-York me manque beaucoup. J'aurais tellement aimé lui faire découvrir cette ville, ma ville.

Bonnie n'entendit pas plus de la conversation car les jeunes hommes s'éloignaient. Mais ce qu'elle avait entendu était amplement suffisant. Lorsqu'elle retourna à sa voiture sans avoir rien acheté elle se mit à réfléchir : Kol allait repartir pour NY. Elle n'aurait plus à le supporter lui, cet insupportable et terriblement sexy New-Yorkais. Mais pourquoi cela ne lui faisait pas plaisir ? Non pire, pourquoi est ce que cela l'attristait. Elle savait que Kol l'aimait, il le lui avait dit. Mais elle n'en prit véritablement conscience qu'en cet instant : il l'aimait. Il était amoureux d'elle mais préférait partir car elle l'avait délibérément repoussé. Tout en roulant vers MF, Bonnie se rendit compte qu'il y avait longtemps qu'elle n'avait pas pleuré pour un garçon. Mais cette fois ci, elle ne pleurait parce qu'il lui avait brisé le cœur mais parce qu'ELLE avait blessé le beau new-yorkais. Exactement comme cette Hayley ou comme Elena avec Stefan, et Bonnie refusait catégoriquement de devenir une garce.


Et voilà ! La vengeance d'Elena est achevée et j'espère que vous n'allez pas trop me maudire. Le prochain chapitre arrivera dans un bon moment parce qu'il se trouve que c'est le deuxieme chapitre clé de l'histoire ( et l'avant dernier par ailleurs) donc je tiens à ce qu'il soit parfait J merci à toutes !