Et voilà, comme demandé, le harry/Lucius! J'espère que vous l'aimerez!Il est un peu court, mais j'ai moins le temps d'écrire, désolée!

Dark Néo : Je t'adore!!

Désolée, si j'ai oublié quelqu'un, si c'est le cas, cette personne à le droit de me frapper!

Rating M et homosexualité, vous êtes prévenus!


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Les amis y'a que ça de vrai

Part XI : A L'amour comme à la guerre!!

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La grande pièce avait des allures feutrées et intimes. La musique douce était présente, comblait l'espace sans empiéter sur la conversation. Entre les tables, les serveurs se hâtaient, le port droit, la figure digne. Très peu de sorciers pouvaient se payer ce genre de grands restaurants à la mode du chemin de traverse... très peu incluant les Malefoy. Et ce soir là, le seigneur de la noble famille était entré accompagné et avait dévoré son souper du regard.

Souper qui avait une attitude plus que provocante à manger ses crevettes de cette manière et à croiser ses jambes ainsi. Ils ne parlaient pas, et deux fois sur trois la fourchette se perdait en cours de trajectoire pour faire un atterrissage d'urgence entre le nez et la joue, le cerveau ne répondant plus à la tour de contrôle pour cause vue occupée à détailler la cible d'en face.

Au bout d'un temps correspondant à une centaine d'heures pour une fée, soit quinze secondes en arrondissant, les deux vis à vis se levèrent sans quitter l'autre du regard, le pas mal assuré, la voix fébrile. Les serviettes furent jetées plus ou moins sur la table ; à quinze mètres serait plus exact ; et une dizaine de gallions tombèrent sur la nappe pour régler la note, à savoir une entrée de trois crevettes à deux noises la douzaine.

Il va sans dire que les deux protagonistes s'en curaient les orteils de ce qu'il se passait autour d'eux, c'est pourquoi ils transplanèrent directement au manoir Malefoy sans un mot, dans la chambre de Lucius.

La chambre était magnifiquement décorée, les gravures datant du dix-huitième siècles étaient recouvertes à l'or fin, s'accordant avec la cheminée de marbre d'origine. Ce que l'invité ne vit pas, trop occupé à répondre aux caresses et aux baisers de son hôte...

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...

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Nous sommes en hiver, à Poudlard, et il neige abondamment. Les fêtes de fin d'année approchent, et pour une fois, Dumbledore à demandé à tous les parents d'élèves de venir fêter le réveillon dans le vieux château.

Au final tout le monde était présent, s'échangeant cadeaux et vœux de bonne année, chantant et dansant autour de l'énorme sapin de noël. On pu y voir Hermione et Blaise se disputant sérieusement pour savoir si l'hippogriffe était un oiseau ou un mammifère, puis se jetant dans les bras l'un de l'autre en acceptant que le créateur avait vraiment beaucoup d'humour, Ron et Luna jouant à pierre-feuille-ciseaux-marteau déstructeur de Thor, et Harry et Ginny comparant leurs conquêtes respectives (« Pansy est une vraie tigresse au lit! » « Ah ouais, t'as remarqué, toi aussi? Elle m'a fait penser à Seamus! » « Pas faux! »).

Tout se passait donc pour le mieux, d'autant que les rivalités inter-maisons disparurent quand on vit Malefoy draguer un Pouffsoufle (et nier par la suite) et Dean Thomas faire l'examen amygdalaire de Théodore Nott avec sa langue en plein milieu de la grande salle lors de la remise de la coupe des quatre maisons. Il eu du mal à nier, Colin avait prit des photos.

On aurait pu croire que tout se passerait alors pour le mieux. Mais non. Tout comme la crotte de chien qui refuse de partir de votre semelle une fois qu'elle l'a rencontrée, les rancœurs s'accrochèrent comme elles purent aux pensées. Et ça sentait mauvais pour l'avenir.

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- Il me le faut. Si je trouve ce petit impertinent seul, alors ce sera la fin pour lui et il mettra genoux à terre devant son nouveau maître. Oui, si je parvient à trouver la faille je ne serais plus en disgrâce auprès de Lui.

- Père il me semble que...

- Stop, Draco. Ton père réfléchit au moyen de capturer l'élu pour le ramener au QG. Encore vivant si possible, il sera plus utile. Le seul problème reste ses cafards d'amis qui ne décollent pas une seconde de son caleçon. Un petit impardonnable pourrait régler ça, mais le ministère m'a déjà à l'œil...

- Je vais chez Sirius...

- Chez ce grand dadais?! Et l'honneur de la famille, tu y pense entre deux âneries, Draco?

- Nous sommes officiellement du bon côté, père, et Sirius donne des cours de soutient aux élèves pendant les vacances. Mes notes en défense ont un peu baissé ces temps-ci.

- Pas étonnant si c'est un Gryffondor qui vous sert de professeur... Reviens avant le diner, ta mère tient à ta présence.

- Oui, père.

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Le grand homme s'affaissa dans un fauteuil en velours. Les temps étaient difficiles pour quelqu'un dans sa situation, et s'il ne ramenait pas l'élu au manoir, il pourrait pour ainsi dire, dire adieu à sa vie. Narcissa l'aidait et le réconfortait comme elle le pouvait mais ses affaires l'amenaient souvent à partir à l'étranger rameuter des troupes. Tout ce poids sur ses épaules...

Le jour où Harry se promènerait seul, alors il en serait fini du petit survivant! Il plierait genou et serait aussi docile qu'un agneau pour la Cause. Encore fallait-il attraper ce garçon aussi glissant et gigotant qu'un vers de terre. Il appela son elfe qui arriva avec un verre et une bouteille de gin. La nuit allait être longue. Surtout qu'il n'était encore que quatorze heures.

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Les deux garçons marchaient rapidement dans l'immense couloir, évitant mécaniquement les autres élèves. La conversation qu'ils avaient déjà eue maintes fois les absorbaient. Au détour d'un virage, peu avant la grande salle, le roux tenta de raisonner son ami.

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- Ce mec pourrait...

- Parlons de façon rationnelle, Ron. Non mais tu as vu son corps?! Il paraît vingt ans! Il a des yeux, Ron, des yeux!

- Permets moi d'insister, mais il n'a pas réellement le profil d'un gars qu'on qualifierait de « sympa »... Ils s'arrêtèrent et le brun regarda son ami droit dans les yeux.

- Il m'a dragué, Ron, et il m'a chauffé comme on l'avait jamais fait! Ce mec est une SALOPE!

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Au loin, les murs répercutèrent les syllabes crues, alors que la centaine d'élèves présents avaient suspendu tout mouvement, toute parole pour les écouter dans un silence d'église. Prenant Ron par la main, Harry s'engouffra dans la grande salle, quittant par la même occasion la dalle marquant l'endroit le plus acoustique de Poudlard. Les tables se parèrent du petit déjeuner habituel, et le survivant fit bien attention à manger sainement par ce que sans blagues il fallait bien qu'il garde la ligne s'il voulait serrer un de ces quatre.

Fort heureusement pour eux, le statut d'élu du monde sorcier donnait droit à quelques avantages tels que se faire oublier par tous après une démonstration publique peu avantageuse.

Hermione arriva tout guillerette, mais son sourire s'effaça quand elle vit le visage crispé de Ron. Harry avait remit ça sur le tapis. Pour seulement la troisième fois aujourd'hui. Avant même de leur dire bonjour, elle tenta de raisonner le survivant.

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- Harry, voyons je sais que ça te tient à cœur mais...

- Il le faut Hermione! Il faut que je ramène cet homme pour qu'il paye! Lucius Malefoy a retourné sa veste trop de fois, et on devrait tous fermer les yeux parce qu'il est bourré de fric? Non je trouverait son point faible et il abdiquera devant le monde sorcier!

- Tu n'y va pas un peu fort? Je veux dire après tout, ça aurait pu être pire, fit Ron.

- Je veux dévoiler sa partie sombre et ainsi il sera le dernier de la liste. Il ne reste plus que lui, et de toutes façons c'était mon but ultime. Les autres étaient tous trop faibles je les ais terminés en moins de deux. Mais lui est plus rusé et plus puissant. Sans son bras droit, Il sera sans défense face à moi.

- Tu comptes quand même pas...

- Ben je suis un peu né pour ça, non? Fit l'élu avec un sourire pervers.

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Ils parvinrent néanmoins à déjeuner de façon somme toute normale. Pansy vint avec Luna récupérer Hermione pour le club féministe qu'elles avaient monté, en opposition au club « masculiniste » érigé par les jumeaux, Dean et Blaise. Il n'y avait pas réellement de but, de règles ou de conditions. Le tout était de s'affronter et d'avoir raison sur à peu près tous les sujets. Les adhérents étaient de plus en plus nombreux. Tous y venaient à un moment ou un autre... Sauf l'un d'eux, qui réfléchissait au moyen de faire tomber le dernier.

Il se promenait seul, à la lueur de la lune, réfléchissant au moyen de trouver des preuves flagrantes, le démasquer une bonne fois pour toutes. Il était la dernière pièce du puzzle avant que tout prenne sa place et qu'enfin il soit libéré. Son destin n'était pas des plus joyeux, mais il ferait en sorte de l'accomplir proprement.

Ron posa la main sur son épaule. Le regard confiant, il l'entraîna vers une salle bien connue, où Hermione les attendait. Ce soir, ils avaient trouvé un plan.

La salle sur demande avait trois bon fauteuils et un tapis épais, c'était bien là tout ce qu'ils leur fallait.

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- On a trouvé le code magique de la porte, enfin disons qu'on l'a extirpé de la bouche de Draco, commença la jeune femme.

- Comment...

- Tu ne veut PAS le savoir fit Ron.

- Non mais...

- Je te l'assure, tu ne veut PAS Harry, insista Hermione. Le fait est que son manoir, que l'on pensait inhabité l'est. Ce qui est déjà ça.

- Le problème ce sont les aurors, Lucius est blanchi, il est très difficile de l'approcher sans une raison valable.

- Oui, tout ça je le sais, 'Mione, mais cette raison, c'est?

- Le rapprochement. Fait comme si tu voulais conclure une trêve officielle avec Malefoy, invites-le et boum, tu sera le garçon qui a encore plus survécu!

- Et je le saoule, et il se confie?

- Parfaitement, mon gars!

- On commence quand?

- Dès que j'aurais terminé de rédiger la lettre pour Malefoy père, reprit la sorcière. Mais il faut y aller, là sinon on va se faire pincer par Rusard.

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Ils se levèrent, et Harry eut le tact de ne pas relever le fait qu'un coussin à hémorroïdes était placé sur le fauteuil de Ron.

La journée passa somme toute agréablement, et pour une fois, Draco n'emmerda personne, perdu dans ses pensées qui n'appartenaient qu'à son esprit détraqué. Harry fit de son mieux pour être discret, de sorte qu'il soit seul pour préparer son plan, être certain que le mangemort lui révélerait tout ce qu'il voudrait savoir. La mission était périlleuse, car il se jetait dans l'antre du serpent sans filet, avec tous les risques et les conséquences que cela pouvait avoir. Mais Harry avait promis, et ne reviendrait pas là-dessus.

Durant deux jours, on lu et relut la fameuse lettre, Harry eut quelques idées comme y mettre un des doigts de Draco et découper les lettres dans un journal, mais elles ne furent pas retenues, et l'écriture de Harry fut nécessaire pour que le tout reste crédible.

Un double fut envoyé à la gazette du sorcier pour que l'officialisation (et la sécurité de Harry) eut lieu. Le samedi qui arriverait, il aurait rendez-vous avec Lucius Malefoy dans un grand restaurant. Cette manœuvre était diaboliquement efficace. Elle obligeait le noble à montrer ses bonnes intentions, mais en plus le mettait sous les projecteurs de la gent rapace sorcière, à savoir les tabloïds. Un seul faux pas, et c'en était fini de lui.

Il fallut attendre trois longs jours avant que la réponse ne vienne, et Harry lu avec délectation ce petit morceau de papier gravé d'une écriture fine et délicate, écrit par le prisonnier comme sa demande de pendaison. Le dernier des Malefoy acceptait, et se pliait à la volonté du survivant.

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« Cher Monsieur Potter,

C'est pour moi un grand plaisir que d'accepter votre invitation, afin d'officialiser notre entente, ce devant la presse comme témoin.

Je vous rejoindrais donc au hibou d'or à dix-huit heures trente comme convenu.

Cordialement,

Lucius Malefoy. »

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Hermione regarda son meilleur ami de survivant.

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- Harry...

- Oui?

- Tes parents étaient riches, non?

- Oui, bien sûr pourquoi?

- Dans ce cas expliques moi comment tu fais pour te retrouver avec des vêtements encore plus pourris que ceux du SDF du chemin de traverse? (1)

- Je... Ok j'ai compris le message. Demain on ira acheter de nouvelles fringues.

- Demain c'est mardi, précisa Ron. Tu comptes y aller quand exactement?

- Ben à vingt heures trente, évidement! Rendez vous devant la sorcière borgne, hein?

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...

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- Harry je te hais.

- Moi aussi.

- ...

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Il faisait froid, et les dix paquets de vêtements étaient la seule chose qui les maintenaient au chaud. Dans le couloir de la sorcière borgne, il leur était impossible d'user de magie sans se faire repérer. Miss Teigne s'était comme qui dirait prise d'affection pour la statue et dormait à ses pieds en ronronnant. Depuis une heure qu'ils étaient là, il ne voyaient aucun autre moyen de revenir à Poudlard.

Il y avait bien la cabane hurlante... Si Dumbledore n'avait pas eu l'idée fabuleuse d'installer un banc en pierre circulaire tout autour de l'arbre colérique. Le banc du suicide. Les seuls qui osaient s'asseoir sur cette énormité qui défiait toute logique étaient ceux qui devaient passer en retenue avec Snape un jour où son café bienfaiteur manquait au matin(et qui voulaient y échapper à tout prix, mais vraiment à TOUT prix), et ceux qui avaient laissé leur cerveau au vestiaire et qui se lançaient des défis dont l'intelligence était discutable.

Bref ce banc empêchait un chaton de passer par le tunnel, sans compter que la racine « spéciale » était hors d'atteinte à présent.

Bref, les trois compères se transformèrent en trois couillons gelés. Dans un accès de désespoir, Ron imita le bruit d'une personne en train d'uriner. Le félin s'étira, et ses griffes se firent entendre de là où était les trois amis. La lumière revint dans leur cœur, et de concert, ils imitèrent le bruit de l'eau qui coule. Le chat se sentit gêné, et continua de se retourner sur lui-même.

Excédé, il se leva, et les Gryffondor entendirent avec bonheur le pas doux de Miss Teigne s'éloigner sur le sol de marbre. Ils sortirent en trombe, et commencèrent à courir sur la pointe des pieds (avec le froid qui les avait engourdis, ça faisait assez mal) quand le chat revint avec son maître. Si Hermione n'avait pas été si rationnelle, elle aurait juré que cette [censuré] de chatte souriait de façon machiavélique. Et elle lui aurait bien renfoncé ce stupide regard bien profond dans [censuré aussi].

Finalement, il se retrouvèrent dans le bureau de Dumbledore. Ils durent jurer sous serment ne jamais avoir vu le noble et puissant directeur dans un pyjama orné de petits canards de toutes les couleurs, et le discours moralisateur débuta. Ron se demanda comment il faisait pour débuter un de ces longs monologues à toute heure du jour et de la nuit, et remarqua une pile de papiers avec un post-it, apparemment, sortis en hâte avant leur arrivée. « Pour bagarre », « Pour insolence »... la pile « Pour sortie non-autorisée à une heure pas possible, nan mais c'est vrai, quoi » était dérangée, on avait du fouiller et relire quelques idées dedans.

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- Les enfants... c'est pas bien.

- On est désolés.

- Je sais. Il est tard, enfin tôt, à présent, je suis fatigué, et de toutes façons, vous n'écouterez pas la moitié de ce que je vous dirais. Donc, pourquoi?

- Le rendez-vous officiel, monsieur le directeur.

Ron était absorbé par les canards sur le tissu qui avaient entamé une queue-le-leu, et qui semblaient bien s'éclater.

- Je vois. Vous n'auriez pas du sortir en douce alors vous allez être punis. Demain, vous serez en retenue avec le professeur Snape, de dix-huit à vingt heures.

- Bien professeur, répondirent les trois amis ensemble.

- Et que je ne vous y revoie plus, fit-il en bâillant.

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Depuis la fin des vacances d'hiver, ses amis étaient un peu étranges avec Harry. Bien sûr ils étaient les seuls à le traiter toujours comme « Harry », et non comme le survivant-Qui-Survit-Chaque-Année-Comme-Si-Il-En-Faisait-Une-Série-Télé-Moldue. Ce qui était long à retenir et pas toujours évident.

Ron devenait distant et partait retrouver son amour secret à la nuit tombée, prenant la cape d'invisibilité avec lui, tandis qu'Hermione ne parlait parfois plus, et devenait rêveuse quelques instants, en regardant la table d'en face lorsqu'ils déjeunaient. L'amour, toujours l'amour. Mais il avait une guerre à mener, et s'il était le garçon de la prophétie, ses amis n'avaient rien demandé et avaient droit au bonheur.

Le samedi arrive, et Harry s'habille. Il était comme à son habitude, d'une simplicité accablante, avec un jean noir et un t-shirt blanc, mais cela lui allait bien au final. La presse sorcière était au rendez vous, et le survivant arriva accompagné de ses amis, et de la moitié de Poudlard, curieuse de voir le déroulement des évènements.

Il était dix-huit heures vingt-cinq. Les journalistes avaient respecté le droit de Harry de ne pas vouloir parler avant l'entrevue. Et Il arriva. Il avait directement transplané, et à son arrivée, ses cheveux retombèrent sur ses épaules, sa cape tournoya un instant avant de se poser. Il avait un port royal, un visage androgyne et des yeux de prédateur. Son corps d'apollon en faisait baver plus d'un, surtout depuis la découverte de son mariage non consenti avec Narcissa.

Les gants qu'ils portaient lui donnaient un air de sadique prêt à assouvir tous vos fantasmes les plus dépravés dans le plus pur plaisir, et sa démarche, alors qu'il s'approchait du restaurant, était celle d'un félin, d'un tentateur, d'un dieu de la b...[c'est vous qui l'avez dit!]. Mais le plus important, ses fesses...

Il entra avec un sourire pour son vis-à-vis, avant Harry qui lui avait ouvert la porte, ce qui permit au survivant de constater que les deux melons biens durs et fermes que l'on devinait sous la cape hurlaient à plein poumons « CROQUE NOUS! ».

Il s'assirent finalement dans deux fauteuils bas confortables, avec une table tout aussi basse entre eux. Il fallait que l'assistance journalistique soit à l'aise et ne se sente pas rejetée.

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- Monsieur Potter, commença le blond en signe de civilités.

- Monsieur Malefoy...

- Appelez moi Lucius, je vous en prie.

- Dans ce cas ce sera Harry.

Le sourire hypocrite qu'ils se lançaient auraient pu rendre aveugle l'assistance, mais pour le survivant, tout le monde fit semblant de rien.

- Je voudrais vous remercier pour cette invitation, cela a même été une surprise pour moi.

Les plumes à papote grattaient furieusement le papier.

- Je vous en prie. Je souhaitais que le monde sorcier n'aie plus aucun doute à votre propos, c'est tout à fait légitime, après tout.

- Merci bien. Dans ce cas portons un toast.

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Le reste de la conversation porta sur le cours de la bourse, les futurs projets des deux hommes et le temps qu'il faisait, autant dire que tout le monde s'emmerdait royalement, et que seul les journalistes restèrent au final, le fan-club de Potter étant rentré manger, ce soir c'était poulet grillé. Lucius bu une quinzaine de verres de gin sans broncher et Harry resta au jus de pomme. Chacun mesurait ses gestes au millimètre près, et finalement, il fut temps de se dire au revoir avec une bonne poignée de mains, mitraillée par les objectifs.

Et le survivant rentra frustré et énervé de cette entrevue. Ses amis tentèrent de le calmer, mais rien n'y faisait. Il n'était pas de taille à affronter la noblesse de Malefoy (et sa descente phénoménale). Sauf que le lendemain, un aigle royal apporta une note. Seul une famille aussi pompeuse que celle de Lucius se payait les services d'un aigle, et Harry défit fébrilement le parchemin. L'écriture était toujours aussi travaillée, mais les mots beaucoup moins sucrés.

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« ''Cher'' Monsieur Potter,

Vous comptiez me démasquer? Je suis plus fort que vous à ce jeu. En revanche, je me ferais un plaisir de vous laisser une seconde chance. Peut-être parviendrez-vous à un quelconque résultat sans la bande de harpies qui vous suis continuellement. Pourquoi? Cela m'amuse de vous voir vous exténuer, alors qu'à présent, ma reconnaissance auprès du monde sorcier est faite, cela grâce à vous.

Rendez-vous ce soir même heure, même endroit.

Lucius Malefoy. »

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L'ancien mangemort venait de lui dire avec tout le tact d'un sang pur qu'il l'avait eue bien profond, et qu'il s'était empalé avec enthousiasme tout seul comme un crétin. La lettre brûla d'elle-même, et Harry jeta un regard de désespoir à ses amis. Il n'avait pas le choix. Ce soir, il sortirait aussi. Il remit les mêmes habits simples, sa cape sorcière en prime.

Ron et Hermione ne l'accompagnèrent pas pour assurer ses arrières et Potter vola jusqu'au chemin de traverse. Lucius l'attendait déjà, et Harry se posa doucement sur le sol. Le sourire narquois qu'il reçu en guise de bonjour fit débuter les hostilités.

Ils entrèrent dans le restaurant presque vide ce jour-là, et la conversation débuta.

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- Que voulez-vous de moi, Monsieur Potter, exactement?

- Révéler au monde entier qui vous êtes réellement. Vous plierez face aux preuves, Malefoy.

- J'en doute.

- Et moi pas. J'ai vaincu tous les mangemorts les uns après les autres. Vous n'êtes qu'une pièce de plus.

- Très bien, vous voulez jouer à cela avec moi? Vous vouliez instaurer une paix amicale avec le clan Malefoy? Libre à vous. Mais vous allez vous en mordre les doigts, petit impertinent.

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Le noble seigneur se leva avec un regard carnassier pour le plus jeune, et partit en laissant deux gallions sur la table. Gentleman jusqu'au bout.

La période qui suivit fut la plus éprouvante pour Harry. Lucius ne donna pas la moindre nouvelle pendant deux mois, et en février, lors des vacances, il invita officiellement Harry dans son manoir. Pour que cela ne paraisse pas trop étrange, Hermione, Ron et Severus furent de la partie, et il autorisa son fils à avoir un ami avec lui, ce fut Blaise Zabini qui fut désigné.

Le maître des potions avait été attesté comme étant du côté de la lumière, ce qui mettait Harry entre de bonnes mains. Une semaine dans le manoir Malefoy. Une semaine de confrontation à Lucius. Harry allait souffrir. Surtout que la fouine et son sous-fifre étaient là aussi.

Dobby récupéra leurs valises. Le petit elfe de maison était revenu chez ses anciens maître mais libre. Il voulait monter sa société d'elfes de maison, et les Malefoy avaient accepté qu'il se fasse la main sur les leurs en attendant. Hermione et Ron furent conduits à leur chambre respectives par un elfe tandis que Lucius en personne accueillait Harry. Draco et Blaise étaient déjà dans leurs quartiers, quant à Severus, il ne devait arriver que le soir tard.

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- Monsieur Potter, c'est une joie.

- Pour moi aussi, fit le survivant avec une voix aussi polaire que celle de son hôte.

- Cachez un peu votre enthousiasme, je vous propose de venir parler un peu dans mon salon privé.

- Bien.

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Harry suivit Lucius en trainant la patte, et deux couloirs plus tard, la porte d'un gentil petit salon aménagé se referma sur eux, enclenchant les sorts d'intimité automatiquement.

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- Vous. Allez. Payer.

- Bien sûr. Je trouverais bien un moyen de vous avoir, Potter, vous serez à genoux devant votre nouveau maître d'ici peu, croyez moi.

- Jamais. En revanche le monde entier saura que vous m'avez remis les armes comme un bon chien que vous êtes.

- Ne prenez pas ce ton là avec moi, Potter. Le mangemort se rapprocha du survivant, se collant presque à lui. J'ai des informations sur vous, je sais que vous avez faillit faire plonger le monde dans les ténèbres à cause de votre fierté et de votre arrogance, Potter. Comment-vous expliquerez-vous alors à la communauté sorcière?

- Que fait là votre main, monsieur?

- Ne tentez pas de détourner le sujet, et répondez à ma question.

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La main fautive s'écarta vivement du fessier de l'élu qu'elle pelotait joyeusement lorsqu'un elfe transplana.

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- Le professeur Snape est arrivé, Monsieur Malefoy.

- Bien. Faites-le attendre dans le salon. J'arrive.

- Le blond se retournait pour accueillir son ami lorsqu'une main agrippa sa manche.

- Vous ne partirez pas en me laissant comme ça, non?

- Plait-il?

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Le regard de Harry était noir de haine. Lucius sourit et se rapprocha pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Le regard vert émeraude s'agrandit, et Harry prononça malgré lui.

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- Même heure même endroit demain.

- Bien. Vous avez comprit la leçon, Potter.

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La soirée fut assez morne, les Serpentards lançant des regards furieux aux Gryffondor et vice versa. Sans savoir pourquoi Harry chantonnait quelque chose dans sa tête qui faisait « je dit M, comme un emblème... »(2)

Potter ne parla pas à ses amis, et ne répondit pas à leurs questions. D'une phrase, le blond l'avait coincé, il avait besoin d'un autre rendez-vous dans un lieu plus intime avec lui pour retrouver sa liberté.

Ce fut donc le lendemain soir, habillé depuis quatre heures de l'après midi qu'il se rendit à nouveau devant ce restaurant hors de prix. À peine assis, il entama.

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- Cela fait trois.

- Non, juste deux.

- Je compte celle avec les journalistes.

- Accordé.

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Le serveur vint prendre leur commande. Une longue et douloureuse minute passa, durant laquelle chacun s'arrachait la rétine à essayer de détailler et faire plier l'autre du regard.

Une mouché péta, et soudain, les gestes et les paroles furent fébriles, alors que les crevettes arrivaient.

Harry lécha sa première crevette délicatement tartinée de mayonnaise.

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- Match nul?

- Ouais, match nul, hein, répondit Lucius en se levant.

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Il va sans dire que les deux protagonistes s'en curaient les orteils de ce qu'il se passait autour d'eux, c'est pourquoi ils transplanèrent directement au manoir Malefoy sans un mot, dans la chambre de Lucius...

Le blond déchiqueta presque la chemise de Harry, avant de planter ses dents dans la chair ferme de ses épaules, tel un vampire. Le brun gémissait sous les assaut, et s'énervait contre les habits de son amant, tirant dessus comme un forcené, et les balançant loin dans la chambre. Jamais des vêtements ne furent si mal aimés.

Ils se retrouvèrent nus, toujours aussi impatients, en sueur, touchant et goutant tout ce qui se trouvait à portée. Harry se sentit plaquer contre un mur, et ce ne fut que lorsque sa voix vibra qu'il comprit qu'il répétait sans cesse le nom de l'homme face à lui. Lucius ne le ménagea pas et souleva ses cuisses sur ses hanches, écartant les deux lobes de chair. Il s'introduisit doucement, mais fermement, et commença ses vas-et-vient, grognant à l'unisson avec les gémissements non retenus de son Gryffondor.

Il imposa au rythme de ses reins, sa main sur le sexe gorgé de sang de l'élu. Les yeux dans le vague, leur frustration ne mit pas longtemps à se déverser entre eux. Pantelant, le Gryffondor eut la force d'articuler.

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- Pas avant le troisième rendez-vous hein? T'aurais pu préciser ça AVANT, quand même!

...

Severus tenait Draco contre lui sur le lit. Le jeune blond s'était niché entre ses cuisses et dévorait une gaufre au chocolat. Il sentit le baiser de son professeur sur la nuque et sourit. La porte s'ouvrit sur Ron. Alors Severus ouvrit l'autre bras pour l'accueillir.

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- Hey vous auriez pu m'attendre!

- Désolés, mon ange, lui répondit le blond, viens près de moi.

- Heureusement que c'est insonorisé, ici, ça résonne jusque dans le salons, leurs cochonneries!

- Je t'en prie, ne m'envoie pas ce genre d'image mentale, fit Severus après avoir embrassé son second protégé. Il était tout de même temps, j'en avais marre de leur cinéma pour savoir qui plierait avant l'autre! Et puis parler de leur sexe à la troisième personne c'était à la limite du ridicule...

- En parlant d'autre, reprit Draco, que font Hermione et Blaise?

- Ils révisent, répondit Ron.

- Ooooh comme la dernière fois tu veux dire? Lui fit son jeune amant avec un clin d'œil douteux.

- Nan, nan, ils révisent vraiment. C'est Hermione, quoi, fit le roux.

- Semaine rouge, firent les deux plus jeunes en riant.

Ils reçurent chacun une claque derrière le crâne, bien méritée.

- Au fait, ils sont au courant que Voldemort est mort depuis deux mois au moins, non?

- Je crois. Que s'est-il passé, déjà? Je n'étais pas là ce jour là, fit Severus à Draco, j'ai toujours oublié de te le demander. Ce fut Ron qui répondit.

- Harry a fait preuve d'imagination en usant de bonnes vieilles méthodes moldues pour en finir avec Voldemort, personne n'a été blessé. Peu de gens restent en vie après avoir reçu un coup de fusil à pompe d'un tueur à gage sorcier professionnel, plaisanta-t-il. D'ailleurs, ce sorcier avait un nom à pas laisser un sombral coucher dehors et il arrêtait pas de répéter « hasta la vista, baby »... Les gens sont parfois étranges.

- J'approuve, confirma le blond.

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Deux mains de deux personnes différentes commencèrent alors à caresser sous le t-shirt du plus âgé. En fait cela faisait un moment, mais les petits scorpions avaient démarré leur plan pervers très progressivement. D'un baiser chacun, Snape les autorisa à aller plus loin.

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...

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Plus loin, dans une grande chambre aux meubles anciens, deux gamins s'étaient endormis l'un sur l'autre après à peine dix minutes de « lutte ». La dernière quête de Harry, qui était de se faire (et garder) le grand Lucius Malefoy, seul mangemort à avoir résisté à ses charmes (le seul à qui il les ait offert, aussi) était enfin accomplie. Lucius n'était pas encore parvenu à faire mettre le survivant à genoux devant son « maître » d'une vingtaines de centimètres de longs, mais cela ne saurait tarder...

...

Dans le salon, deux élèves studieux lisaient un énorme livres de runes... Qui cachait l'exemplaire original du kamasutra. Penchant parfois la tête sur le côté pour comprendre la pose des protagonistes ils se donnaient des idées pour les jours prochains. Sans leur initiative de mettre Harry dans l'antre du « serpent », ils en seraient encore à écouter les plans de guerre de leur ami.

Les potos, j'vous jure...


Le SDF du chemin de traverse : (1) : je crois l'avoir déjà mis dans une fic, celui-là...

Je dit M, comme un emblème : (2) :devinez à qui appartient le M...


Et voilà! j'espère qu'il vous a plu!! à vous de choisir le prochain couple!