Alors, coucou à vous. Ceci pour dire que, ça fait maintenant une année jour pour jour que cette fan-fic est née. Donc, j'me suis efforcée de boucler ce chapitre qui est quand même un passage du film assez ... marquant !!! Bref, cette fic n'est pas terminée, et si ça vous rassure, je compte la finir avant le 24 Avril 2008 !

J'en profite pour faire une annonce officielle : Roulement de tambour A tous ceux qui posent la question, ou qui protestent : La mort inéluctable de Drago ou Hermione n'est pas discutable ! Je sais, je suis méchante, mauvaise, sadique et tout ce que vous voulez, mais je me réserve mes prérogatives de hahem "auteur" pour décider de la fin ! Niark !

Néanmoins, la fic ne s'arrête pas à ce drame. Donc, la mort de l'un des deux n'est peut-être pas définitive ! J'en dirais pas plus !!!

Bonne lecture !


Lacus-Clyne06 : Merci, merci ! J'adapte au mieux afin qu'on reconnaisse la psychologie des personnages ainsi que le déroulement de Titanic ! Le voila ce 11ème , avec l'espoir qu'il te plaise ! Bisous.

Audette : Et voui, les p'tits changements ça me permet d'exposer les faits sous différents points de vue, et puis de changer ma manière de le raconter. Mais j'avoue préférer nettement écrire du point de vue d'Hermione, en bonne fleur bleue que je suis (gniiihi ) j'adore parler de Drago de la manière que j'aimerais le voir !!!

Fallen AnGel : Viva la révolution !!! Un happy-end pour un Drago/Hermione qui plus est sur le Titanic qui a causé la mort de millier de personne !!! Ce serait trop beau, pardonne mon sadisme :P mais oui, bien vu la taupe, ce sont des sorciers, ils devraient s'en sortir… Mais chaque solution apporte son lot de problème Ceci dit, bonne lecture !

Marie : La voila cette suite… J'espère que tu la dévoreras tout autant ! Bizz-Bizz

Rebbeca-Black : Mouahahaha ce chapitre tu dois l'attendre depuis le début !!! Eh ben, pour ta gouverne tu seras peut-être un peu déçue : non, je n'ai pas repoussé le « Moment X » mais il est beaucoup plus innocent que tu l'espérais peut-être ! Bwef, j'te laisse le plaisir ou la déception de le découvrir par toi-même. Bisous !

Ptitelili : La suite en veux-tu, en voila !!! J'vois mal comment je pourrais faire des clichés, et je vois même pas ce que t'entends par là… Toutefois, pas trop dur de mêler ces deux histoires qui, à mes yeux sont faites pour être mêlées !!!

Solène : Ca arrive, ça arrive !!! C'est tout frais ! Tout chaud, ça vient de sortir de ma tête !


CHAPITRE 11

Ce bonheur qui la berçait serait-il éphémère ? Elle ignorait tout du futur, et n'en avait cure. On lui offrait l'opportunité de saisir quelques moments heureux, pourquoi aurait-elle sali cette allégresse par des préoccupations soucieuses ? Pour une fois qu'elle ressentait une parfaite euphorie, elle comptait bien s'y abandonner tout entière, au risque d'y brûler vive.

Drago était penché sur une large table de bois massif, concentré sur la rédaction d'une lettre. Il avait inscrit quelques mots, d'une écriture élégante, et les lu à haute voix : « Pansy chérie, j'espère que le dessin te plaira. Bonne nuit. »

Il affichait un sourire fier, triomphant et Hermione en oublia toute gêne que sa nudité soit ainsi exposée aux yeux de Parkinson, fusse-t-elle en image. Après tout ce n'était que destiné à accroître la jalousie de la fiancée du jeune homme, et bien qu'elle n'appréciait pas ces pratiques, Pansy le méritait bien, ne serait-ce que pour les regards méprisants qu'elle lui avait adressé et dont Hermione conservait un souvenir cuisant.

Drago ébaucha un geste pour la prendre dans ses bras, possessif, et elle se sentit frémir, mais au même instant la porte résonna sourdement : un poing impérieux avait toqué. « Drago ! » La voix était grave.

« C'est Rogue, le valet de mon père. Ne nous attardons pas ! » Puis il annonça, le ton faussement tranquille : « Oui ? Ne bougez pas, j'arrive. »

Et avec un empressement soudain, il s'empara de la main de la jeune femme et traversa la pièce l'allure vive. Ils claquèrent la porte, puis en claquèrent une autre et encore une autre ; seulement Rogue ne fut pas dupe très longtemps et bientôt ils comprirent qu'il s'était lancé à leur poursuite. Les portes furent cette fois fermées à double tour, les mains tremblantes d'excitation. Cette minuscule course poursuite avait éveillée chez Hermione des émotions d'antan, lorsqu'elle était bien plus jeune à Poudlard, et qu'elle se déjouait en compagnie d'Harry et de Ron des traques de Rusard. Ils trottinaient silencieusement à travers le château, se dissimulant dans l'ombre de la nuit, guettant Miss Teigne à chaque coin, et à nouveau, elle se laissa envahir par la sensation de jeu insouciant, teinté d'une angoisse intense, et d'une exultation chaque instant constituant un triomphe face à leur poursuivant.

Enfin, ils atteignirent le couloir, ahanants mais radieux. Il lui passa la main sur la joue, les yeux pétillants plus que jamais, mais trop essoufflé pour parler. Un élan de complicité naissait entre eux tandis qu'ils parcoururent le couloir, enlacés nonchalamment mais n'essayant pas de retenir quelques éclats de rire.

Il se pencha vers elle, et susurra dans son oreille : « La réussite est un luxe que l'audace permet. » Mais à peine eut-il fini, que la porte derrière eux claqua avec fracas ; ils avisèrent Rogue, jubilant, qui s'avançait vers eux. « Jouons la carte du culot ! » Lança Drago à voix basse, et tout deux s'élancèrent, caracolant joyeusement mais vifs. Ils ne cherchaient pas à atteindre une quelconque destination, se contentant de tourner à chaque intersections qui leur semblait chanceuse, riants, jetant des regards provocateurs au valet qui les poursuivait tant bien que mal.

Une soudaine bifurcation les surpris : couloir, escalier, ascenseur. Il fallait faire vite. D'un accord muet, tous deux se ruèrent dans la cage d'ascenseur, et en fermèrent la grille sous le nez de Rogue, haletant. Un éclair de stupéfaction furieuse se peignit sur ses traits gras, et alors que l'ascenseur entamait sa descente, Hermione vit avec stupéfaction Drago renâcler vulgairement puis cracher en direction du valet. Ils éclatèrent de rire, « Et ça, c'étaient trois malheureux postillons ? » railla-t-il. Puis il lui dédia un regard d'une tendresse narquoise.

Malefoy venait de cracher. De son plein gré. Sur le valet de son père. Pouvait-elle considérer cela tel un triomphe ? Non il était trop tôt pour crier victoire, se bercer d'illusions serait le meilleur moyen d'être déçue. Et pourtant, le cœur de la sorcière venait de se gonfler d'un espoir sans nom : le Noble indifférent et froid n'aurait jamais agi de la sorte. Elle avait déjà changé le jeune homme.

Du fait d'une multitude de directions, portes, et escaliers empruntés au sortir de la cage, ils déboulèrent dans le compartiment des machines, au beau milieu des travailleurs suintant de sueur, rouges. D'abord surpris, ils jetèrent un bref regard alentour ; la chaleur étouffante leur déclencha un véritable choc thermique. Drago prit finalement le parti d'en rire, et lança à la cantonade : « Ne vous inquiétez pas : on ne fait que passer ! Faîtes comme si nous n'étions pas là ! » Et le jeune homme de tirer par la main Hermione, galopant tout droit, l'épiderme en feu de raser de si près les machines de braises. Les ouvriers tentèrent quelques mises en gardes inquiets, seulement, elle s'en fichait ! Elle courait, les joues, le visage, les chevilles brûlantes ; sa robe faite de voiles et de drapés voletant tout autour d'elle dangereusement, dans un délicieux bruissement d'étoffe. Et sa main ! Oh sa main prisonnière de celle du garçon, prisonnière consentante qui pour rien au monde n'aurait voulu lâcher les barreaux de sa prison. Plus que partout ailleurs la brûlure de sa main était ardente, car elle avait l'audace de faire crépiter tout son corps en écho, et exaltée elle riait à gorge déployée, rire auquel son compagnon répondait de même manière.

Quelque chose, en cet instant, les liait : Hermione n'aurait trop su le définir, seulement elle sentait qu'une partie d'eux toujours bercée de solitude venait de goûter au délice du partage. Ils n'étaient plus seuls à rêver d'ailleurs, ils étaient désormais deux à la recherche de cette autre vie. Et dans ces instants, où comblé par une présence sans trop comprendre, les mots devenaient Ô combien inutile.

Etait-ce à cause de Rogue qui les cherchait vainement, qui devait s'énerver à l'heure qu'il était, qu'elle riait ainsi ? Ou bien était-ce dû à ce goût de passion qui faisait vibrer son corps d'un courant d'électricité ! Ou peut-être parce qu'en ces secondes, toute choses n'étant pas en rapport avec cette passion qui unissait Drago et elle, avait été repoussé dans les recoins les plus éloignés de sa conscience.

Leurs rires résonnaient encore lorsqu'ils pénétrèrent dans une nouvelle pièce. Contrastant avec le rouge de la machinerie, celle-ci était plongée dans l'obscurité, et aussi fraîche que l'ancienne avait été chaude et moite.

Au centre, trônait une voiture d'attelage, rutilante de délicatesse. Des reproductions de chevaux en bois massif étaient correctement placés, dans le but d'une exposition sans doute. Nonchalamment, le jeune homme ouvrit une des portières arrière et s'assit sur la banquette en velours noir, le regard rivé sur Hermione qui, par provocation, s'était installée sur le siège du conducteur et tenait des rênes imaginaires. Sans se retourner, elle demanda, la mine très sérieuse : « Connaissez-vous la géographie Américaine, mon Sieur Malefoy ?

― Et pour peu que je la connais ! La Californie, la Caroline du Sud ou du Nord, l'Alaska…

― Y a-t-il un pays en particulier où vous désirez que je vous emmène ? » La plaisanterie commençait à lui échapper. Sa gorge venait de se nouer d'appréhension qu'il la rejette froidement : en cette phrase innocente, elle avait placé une question silencieuse et son cœur battait à tout rompre. Mais déjà, la voix traînante, moqueuse du sorcier lui envoyait fermement : « Je ne te suivrais pas en Amérique… »

Un silence pesant s'installa. Une seconde, puis deux… Aux tempes d'Hermione battait le décompte du temps. Voulait-il rire ? Enfin, il ajouta, savourant son effet : « Je ne t'y suivrais pas ce soir. Je veux une autre destination.

― Aux tréfonds de l'océan ? On y aura la paix. »

Elle sentit la chaleur de Drago se rapprocher d'elle, dans son dos. D'une main possessive, il souleva la masse de cheveux qui lui tombait dans le cou, et sa bouche chaude collée son oreille frémissante, il murmura : « Ce soir, nous irons dans les étoiles. » Et farouchement il passa ses bras autour de sa taille pour la tirer sans douceur sur la banquette arrière. Un baiser tendre leur joignit les lèvres, nimbé de passion. Elle sentait que en plus de la séance de dessin, la course dans le compartiment des machines avait échauffé leurs sens, plus que de raison. La moiteur étouffante, la bestialité, et cette étreinte de leur main, pleine de promesse inavouées ! Et maintenant l'intimité dans une obscurité à la fois angoissante et rempart contre l'inhibition, les ténèbres qui refermaient les bras autour d'eux, qui les enveloppaient et les enfermaient au creux d'une bulle opaque. Ils étaient seuls au monde, ou s'ils ne l'étaient pas, rien n'oserait venir mettre fin à ce moment millénaire.

Frissonnante, elle se blottit contre le corps sensuel, masculin de son compagnon, irrésistiblement attirée par la désinvolture suave qu'il dégageait. Il passa sa main dans les boucles lourdes qui lui chatouillaient l'épaule. « Tu as peur, Hermione ? » Ils échangèrent un long regard ; sans doute avait-il perçu ses tremblements. Le bleu dans lequel elle se noyait avait la profondeur de l'océan, mais aussi l'immensité du ciel, elle aurait voulu s'y perdre et s'y laisser oublier. « Non… »

Pourquoi aurait-elle eu peur ? Il était là, tout contre elle. Il l'avait choisie à sa vie quotidienne, il avait même choisi d'abandonner cette vie pour elle. Elle aurait bien sûr, pu craindre que cette nuit soit la première tout comme la dernière, mais loin était cette préoccupation. Se gonfler de bonheur pour l'instant, regretter que ça ne fusse éternel, plus tard.

Avec délicatesse, il baisa brièvement chacun des doigts fins de la sorcière, qui ne put empêcher son souffle de se faire plus bruyant. Il posa sur elle un regard amusé, et passa un bras possessif autour de ses épaules. Hermione ne pouvait plus le nier, le cours de la soirée avait éveillé en elle une chaleur nouvelle, un désir auquel elle rêvait de s'abandonner ; ses reins, douloureux, brûlants réclamaient leur dû à présent, et se montraient trop exigent pour qu'elle puisse avoir la force d'y résister.

« Drago, pose tes mains sur mon corps… » Et éperdue de passion, elle lui offrit ses lèvres. Ce qui suivit alors était le prolongement naturel de ce baiser, sans qu'aucun mot ne soit plus échangé, toute question exilée bien loin d'eux. Ce n'était la première fois ni pour elle, ni pour lui, pourtant chacun y découvrit l'inconnu. La permission qu'ils se donnèrent était absolue, ils ne s'appartenaient plus eux-même, et n'avaient encore jamais imaginé d'union plus solide que celle que leur apporta cette découverte commune l'un de l'autre.

Leurs corps se répondaient avec le naturel et la fougue propre à l'osmose, ils s'offraient, avides de caresses, se donnaient, ivres de plaisir. Et quelle que fut leurs expériences antérieures, elles furent inutiles et reléguées à l'oubli : ils n'anticipaient pas plus qu'ils n'appréhendaient leurs gestes.

Torrent de passion, vague d'émotions… La fébrilité de Drago lorsqu'il avait retiré sa robe était émouvante, ses baisers brûlants parcouraient son corps, et elle les ressentirait encore longtemps. De même qu'il fallait avoir goûté le sucre pour décrire cette saveur, ou qu'il fallait avoir contemplé le rouge pour savoir ce qu'était cette couleur ; cette sensation si unique était bien au-delà des mots. Les bras qui se resserraient autour de sa taille qu'elle sentait si frêle, dans un sursaut d'appartenance ; le regard tantôt fiévreux d'une avidité effrayante, tantôt complice de tant d'ivresse partagée ; l'odeur fraîche de ses cheveux dans lesquels il était si agréable d'enfouir son visage ; la moiteur du torse, d'où se dégageait une fragrance animale grisante, attrayante ; les grognements rauques, le goût de sa peau, la chaleur de son cou… Mille détails n'auraient suffi à exprimer son ressenti des choses.

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Des filles, Drago en avait mis plus d'une dans sa couche, mais rien qui n'égalait de près ou de loin à ce qu'il ressentait avec Hermione. Dès la première, il avait pensé savoir ce qu'était l'amour, et bien malgré lui il avait l'espace d'un instant, été déçu. « Alors… Ca n'est que ça ? La fille se tortille en miaulant sous mes coups de reins, une grande chaleur m'enveloppe quelques secondes, et c'est fini ? » se souvenait-il avoir pensé. Par la suite, il avait parlé de l'acte en rigolant, il l'avait évoqué grossièrement, l'avait tourné en dérision, tout en multipliant les expériences. Cependant, lui qui avait cru faire l'amour toutes ces fois, avait seulement assouvi un besoin bestial, enfoui aux tréfonds de lui. Mais Hermione s'était différent.

Elle s'offrait entièrement, sans peur, sans pudeur ; parfois provocante, parfois fragile. Le moelleux purement féminin de ses seins, la courbe affriolante de son bas-dos, l'éclat épanoui de son regard, ses mains agrippées solidement au dos du jeune homme… Complétude…

Ils s'étaient apparemment endormis ; étendu sur la banquette, dans la tiède étreinte des bras de la jeune femme, son corps encore chaud et humide collé au flanc de Drago. Il s'était laissé emporter par le torrent de passion, il l'avait laissé déferler en lui. Seulement, à tête reposée, il craignait les colères de son père, et cette fois plus que les autres, il n'y couperait pas. Mais désormais, saurait-il se passer d'Hermione ? La voix de la raison lui soufflait qu'il ne pouvait pas laisser sa famille derrière lui, c'était une partie de sa vie trop importante ; pas plus qu'il n'arrivait à se résoudre qu'il lui fallait donc abandonner Hermione…

Quelle ânerie ! Il en était incapable. Demain, il irait trouver les Malefoy et leur expliquerait qu'il les quittait définitivement. Demain… Pour l'instant il désirait profiter encore un peu de la douceur sommeillante de sa compagne.

Il caressa sa joue, émerveillé par la candeur qu'elle exhalait maintenant. « Tu es là, près de moi, tu es moi, et tuez-moi si je ne t'aime pas… » Souffla-t-il, hypnotisé.


Voili-voilou pour ce soir. Des reviews ! Des reviews ! Il me faut un leitmotiv pour la suite, sinon je vais jamais m'en dépêtrer de cette fic...

Gniiii siouplez, donnez-moi vos impressions !