Bon d'accord la j'avoue je suis impardonnable d'avoir carrément oublié cette fic mais je vais essayer de me rattraper et de la finir. Surtout qu'il doit me manque que 4 à 5 chapitres au milieu de l'histoire pas de quoi fouetter un chat… Alors si certain me lise encore, bonne lecture.
16h45.
House trainait dans les couloirs, la fin de son service approchait et il n'avait aucune envie d'avoir un patient sur les bras maintenant, pas plus qu'il n'avait envie de croiser une nouvelle fois le docteur Wilson. Il n'avait pas envie d'être questionné ou invité à boire un verre. Non il avait juste envie de rentrer chez lui avec les filles. Juste envie de se poser devant la télé ou… Il se reprit, il ne devait pas laisser son esprit vagabonder ainsi mais au détour d'un couloir il croisa sa jeune supérieure. Elle semblait houspiller un jeune interne, elle semblait littéralement furieuse, et surtout sublime. Elle avait les joues rosées comme quand ils faisaient l'amour. Il s'approcha.
House : Cuddy !
Cuddy : Quoi encore, House ?
Ils se devaient de jouer le jeu en public. Le jeune interne en profita pour prendre la fuite pendant qu'elle se désintéressait de lui.
House : (chuchotant) J'ai envie de t'embrasser ! (fort) J'ai deux mots à vous dire ! Je ne suis pas du tout d'accord avec…
Cuddy : (le coupant) Okay okay ! Dans mon bureau !
Elle lui saisit le bras et l'entraina avec elle. A l'angle d'un couloir, il plaqua la jeune femme contre un mur et l'embrassa brusquement. Elle le repoussa.
Cuddy : House pas ici.
House : Pourquoi ? Personne ne nous voit !
Il lui frôla la nuque avec douceur, caressant la naissance de ses cheveux avant de capturer une nouvelle fois les lèvres la plaquant un peu plus contre le mur pendant que sa deuxième main s'aventurait bien trop loin.
Cuddy : House non !
Sa voix était ferme, elle avait senti le désir monter en elle et elle ne voulait pas, pas à l'hôpital. House recula d'un pas et l'observa des pieds à la tête.
Cuddy : Pas ici on pourrait nous voir.
House : Il n'y a personne.
Pourtant il avait tord, non loin de là deux médecins avaient cessé de discuter pour observer discrètement le couple. Pourtant ils ne se manifestèrent pas préférant s'éloigner.
Cuddy : J'ai du travail, toi rentre à la maison, la princesse doit t'attendre.
House : La princesse doit squatter un laboratoire ou se trouver au chevet d'un malade.
Cuddy : Elle est comme ça, on ne la changera pas.
House : Oui, et je ne sais pas si je dois dire heureusement ou malheureusement.
Cuddy : On se voit ce soir.
House : Chez moi ?
Cuddy : Ton bouiboui ? Plutôt chez moi.
House : Lisa…
Cuddy : C'est Lisa maintenant… Viens avec moi.
Il se lança à sa suite jusqu'à son bureau. Refermant la porte derrière eux, Lisa Cuddy fouilla dans sa veste pour attraper son trousseau de clefs. Trousseau qu'elle glissa dans la main de son amant.
Cuddy : Ne fouille pas la maison.
House : Je ne peux pas te le promettre, chérie.
Cuddy : File avant que je change d'avis, mon ange.
Il la regarda d'un air dubitatif, ce surnom ne lui correspondait absolument pas. Elle lui vola un baiser avant de le mettre à la porte de son bureau.
Domicile de Lisa Cuddy. 22h45.
La directrice de l'hôpital gara sa voiture dans l'allée et descendit du véhicule. Elle était littéralement exténuée, elle aurait du rentrer beaucoup plus tôt, mais comme à chaque fois dans un hôpital, on ne faisait pas ce qu'on voulait. La lumière filtrait du salon, les deux autres devaient l'attendre, elle s'en voulait. Elle avait promis de rentrer rapidement. Elle parcourra les derniers mètres jusqu'à la porte et l'ouvrit. Elle entra posa ses affaires et prit la direction de son salon. House se tourna dans sa direction et posa son doigt sur ses lèvres lui intimant ainsi de ne pas faire de bruit. Lisa parcourra la pièce des yeux et découvrit la jeune Cameron allongée sur le tapis épais. Elle dormait. Lisa Cuddy s'approcha et s'installa dans le canapé au coté de son amant avant de se blottir contre lui.
Cuddy : Ca fait longtemps qu'elle dort ?
House : Un moment oui, avant le générique du film.
Cuddy : Désolé d'être rentrée si tard.
House : Tu as mangé ?
Cuddy : Oui. Et vous deux ?
House : Cameron a fait la cuisine.
Cuddy : Pourquoi cela ne m'étonne pas.
Tous deux murmuraient pour ne pas réveiller la jolie Cameron. Pourtant ils savaient que d'ici peu ils devraient la réveiller pour aller au lit.
House : Tu es fatiguée.
Cuddy : Oui.
Ils se levèrent comme un seul homme et contournèrent la jeune femme. House repoussa la masse de cheveux pour découvrir son visage. La respiration de la jeune femme était sifflante.
Cuddy : Allie réveille toi.
Une demi-heure plus tard, ils étaient enfin couchés, blottie entre ses deux amants, la lumière du couloir allumée, Allison Cameron avait replongé dans le sommeil sans aucune difficulté.
Cuddy : Tu regrettes ?
House : Pas pour le moment, même si je dois avouer que dormir la lumière allumée est assez dérangeant.
Cuddy : Il faudra bien qu'on s'y fasse parce que je n'ai pas l'impression que les choses vont s'arranger pour elle dans ce domaine.
House : Si seulement on savait au moins pourquoi.
Cuddy : Tu dis ça par simple curiosité n'est ce pas.
House : Beaucoup d'enfants battus ont peur du noir.
Cuddy : Tu ne penses quand même pas…
House : Je ne sais pas… Elle t'a peut-être dit quelque chose…
Cuddy : Tu devrais savoir tu as eu accès à son dossier médical…
House : Il manquait certaines choses dans son dossier comme si quelqu'un avait essayé de faire disparaitre…
Cuddy : N'y compte même pas. Si elle veut nous parler de son passé, elle le fera d'elle-même quand elle sera prête. Maintenant dodo.
House : Tu es un véritable tyran, Lisa Cuddy !
Cuddy : Hé !
House : Bonne nuit chaton.
Cuddy : Bonne nuit.
Vendredi 27 Juillet. 22h30. Domicile de Lisa Cuddy.
La journée avait encore une fois été longue, et aucun n'avait voulu sortir cette fois, et il n'avait que peu dormi les nuits précédentes. Non cette fois ils avaient décidé de passer la soirée au calme devant un bon film, Les oiseaux d'Alfred Hitchcock, un choix de House. Mais les deux jeunes femmes somnolaient dans ses bras, blotties contre lui.
Cuddy : Je vais aller me coucher, Greg, j'ai trop mal à la tête.
Lui non plus ne se sentait pas très bien, quelque chose n'allait pas.
House : Cameron, réveille-toi.
Mais il avait beau secouer la jeune femme, rien n'y faisait, elle était désespérément inconsciente.
House : Il faut sortir, Lisa aide moi pour Allie.
Mais leurs corps étaient engourdis, ils se sentaient faible, fatigués.
Cuddy : House, je suis fatiguée.
House : Lisa dehors !
Il se leva et tira Allison par le bras, Cuddy, malgré le brouillard de son esprit comprit que quelque chose n'allait pas. Elle se mit debout et l'aida à trainer la plus jeune à l'extérieur. Tous trois s'effondrèrent sur le sol, épuisés par l'effort.
Cuddy : House…
Sa voix était pleine de détresse et il ne pouvait rien faire pour la rassurer, il n'avait même pas la force de vérifier l'état de santé de la plus jeune, il avait la sensation d'étouffer. Le cri d'une femme se fit entendre, une voisine de Cuddy.
Femme : Mon , Robert appelle les secours.
L'homme sortie la tête par la fenêtre et vit les trois corps sur le sol, et sa femme, Judith se diriger vers eux.
Judith : Ca va aller, Bob, mon mari, est entrain d'appeler du secours. Monsieur, ouvrez les yeux.
Il avait envie de la pousser, de lui dire quelque chose de méchant, il ne voulait pas qu'elle approche des deux femmes, une peur totalement irrationnelle envahie son corps et son âme, et il se sentait totalement impuissant, incapable de jouer son rôle de médecin.
House : Mo… monoxy… carbone…
Judith : Quoi ? Je ne comprends pas.
Il la poussa et essaya de ramper vers la jolie doyenne.
Deux ambulances arrivèrent moins d'une dizaine de minutes plus tard. Les ambulanciers les placèrent sur des brancards et leur mit des masques à oxygènes.
Ambulancier : Nous allons vous conduire à l'hôpital, ne vous inquiétez pas.
House arracha son masque à oxygène pour parler, il se sentait mieux et avait envie d'exprimer sa mauvaise humeur.
House : Nous sommes médecins, ne nous parlez pas comme à des abrutis.
Ambulancier : Il est très probable que vous ayez fait une intoxication au monoxyde de carbone, nous allons vous conduire à l'hôpital pour faire des examens complémentaires.
House : Comment vont les autres ?
Ambulancier : Votre compagne va bien, votre fille semble plus durement touchée, mais ses constantes sont correctes.
House : Allie n'est pas ma fille !
Ambulancier : D'accord désolé. Nous allons vous conduire au Princeton Plainsbo…
House : Non, ailleurs, le Princeton General n'est à peine qu'à trois minutes de plus…
Ambulancier : Mais…
House : Faite le.
Ambulancier : D'accord.
