Salut, salut :D
Nous sommes jeudi ! Et voilà donc un nouveau chapitre. Je pense poster un nouveau chapitre chaque Lundi et Jeudi, mais bon, la régularité et moi ça fait 35 -_-' Alors je suis capable de complètement oublier... Vous voilà prévenue :P
Pour le moment, j'espère que ce chapitre vous plaira :D Il voit débarquer Jane, qui est un personnage important...et haut en couleurs !
Je finirais par un grand merci ! J'ai eu une foule de mails de ff dans ma boite et je dois avouer que ça m'a vraiment fait plaisir ^^
Voilà, voilà ^^ N'hésitez pas à donner votre avis sur ce chapitre :)
Bonne lecture !
Bella
Chapitre 9 : Accès de colère autour d'une robe bleue
-Papa s'inquiète pour toi tu sais. Dit Jane
-Papa s'inquiète pour le chat du voisin lorsqu'il disparait deux jours de suite, alors pour sa fille ainée tu imagines !
-Tous les soirs il fait le pied de grue devant le téléphone, espérant que tu appelles et je te raconte pas l'état dans lequel il est après tes coups de fil.
-Hmm...fis-je en mimant une réflexion intense, souriant, limite béat, surexcité comme un gamin et certainement plein de gentillesse envers tout le monde. Je me trompe ?
-Portrait plus que fidèle ! S'exclama-t-elle en riant.
Nous étions toutes les deux dans ma chambre, mon père était parti, Edward vaquait à ses occupations et Jane inspectait ma chambre avec minutie. Ma sœur n'avait aucune gêne, et fouiller dans les affaires des autres ne semblait pas la déranger outre mesure. Elle avait beaucoup apprécié mes rideaux et l'ensemble de mon mobilier et s'était assise à la chaise de mon bureau, inspectant mes dernières photos.
-Tu as toujours celle que j'adore ? Tu sais celle de la petite fille et du grand-père dans ce parc ?
-Elle est dans le premier tiroir, à droite, regarde. Elle s'exécuta
-Ils ont l'air si heureux, si paisibles. Je la regarde souvent, elle me fait toujours penser à toi. Chuchota-t-elle.
Je l'enlaçai avec douceur en lui caressant les cheveux.
-J'ai toujours ton bracelet autour du poignet, je ne l'enlève jamais, dire que tu n'étais qu'un bout de chou quand tu l'as fabriqué, je m'étonne presque qu'il tienne encore, depuis le temps.
Elle se mit à tripoter un bracelet en perles accroché à mon poignet gauche, il était tout simple, avec des petites perles de toutes les couleurs, quelques unes étaient même phosphorescentes. Le fil de nylon commençait à fatiguer et certaines perles avaient perdu de leur éclat mais cela importait peu, c'était mon bracelet préféré. Pendant une longue minute, nous restâmes silencieuses, dans la quiétude de ma chambre.
Elle se leva et ouvrit sa valise qui trainait devant mon armoire.
-Tu m'aides ? S'exclama-t-elle avec enthousiasme
Sans surprise, elle avait pris trois fois trop de vêtements, de chaussures et d'accessoires. Jane était une véritable fashion victim, chose qui m'avait beaucoup amusée à une époque. En effet, petite, elle était une vraie poupée, et j'aimais l'habiller de telle ou telle sorte, étant donné qu'elle adorait se faire pouponner, nous nous amusions beaucoup. Maintenant, c'était elle qui me donnait des conseils de mode sur mes tenues vestimentaires. Et l'inversion des rôles étaient loin de me plaire. Elle me prenait pour un véritable mannequin, et les longues heures passées dans les magasins pour filles à essayer n'importe quoi avaient le don de me pomper l'air très rapidement. Je l'aidai donc à ranger ses affaires dans ma penderie presque vide.
-Cette semaine il faut absolument que nous allions faire les boutiques, Bella, parce que là tu survis à peine avec le minimum vital !
-Jane, pitié...suppliai-je mollement sachant pertinemment que je n'y couperais pas.
-Estime toi heureuse, je t'épargne la lingerie !
-Youpi...lâchai-je en levant les yeux au ciel.
Sa valise se vidait petit à petit, même si j'avais l'impression de ne pas en voir la fin. Chaque vêtement qui sortait de la valise était examiné et commenté comme une œuvre d'art. Soudain elle interrompit son commentaire argumenté d'une robe bleu roi achetée dans un petit magasin en solde.
-Au fait, tu ne m'avais pas dit qu'il était aussi sexy !
-Qui ça ?
-Le pape !...Edward, évidemment !
-Jane, enfin, il a dix ans de plus que toi !
-Bah quoi je disais juste ça comme ça ! Et puis tu ne peux pas nier qu'il est carrément canon.
Je la regardai en souriant, j'étais vraiment contente de la voir là, ses mimiques, son regard ingénu et ses magnifiques cheveux blonds m'avaient vraiment manqué. Depuis qu'elle était née, nous n'avions jamais été séparées plus de trois jours, et cela me faisait bizarre de ne pas l'avoir dans mes pattes en permanence. Sa désinvolture chronique qui m'irritait la plupart du temps, me donnait maintenant le sourire.
-Bella, je te parle ! Trépigna-t-elle
-Pardon, Ja', je pensais à autre chose. Tu disais ?
Elle se rapprocha de moi et me regarda avec un sourire mutin plein de sous entendus.
-A moins que ce soit chasse gardée...
-Hein ? Mais de quoi tu parle ?
-Bon je vais te la faire courte, est-ce que t'en pinces pour ton colocataire si sexy ?
-Mais non enfin ! T'as de ces idées ! Répondis-je, pas aussi convaincante que je l'aurais voulu.
Tout d'un coup, elle se mit à rire, de sa petite voix enfantine.
-Pourquoi tu ris ?
-T'es toute rouge sœurette !
Immédiatement je me cachai le visage avec mes mains, et d'un coup d'œil furtif je tentai de regarder mon miroir. Doucement, j'enlevai mes mains de mes pommettes et je me rendis compte qu'elle avait raison. Ma stupéfaction provoqua une nouveau fou rire de ma sœur. J'eus nettement l'impression qu'un second rire venait s'ajouter au sien, je tendis l'oreille, faisant signe à Jane de se taire un instant, mais aucun bruit ne me parvint. J'avais certainement rêvé...
-Qu'est-ce qui t'arrive ? Demanda-t-elle avec curiosité
-Rien, j'ai crus que...enfin, ça n'a pas d'importance.
-Mouais, mouais, fit-elle, perplexe. En tout cas, je constate trois choses, déjà tu es complètement dans la lune, ensuite tu te mets en mode « tomate » lorsque je parle de lui et pour finir, vu les regards insistants qu'il te lançait du coin de l'œil tout à l'heure, c'est clair qu'il y a un truc.
-Il a fait ça ? M'exclamai-je avec enthousiasme.
Jane ne manqua pas de le remarquer et je compris que ma réaction abondait très largement dans son sens. Elle se remit à rire.
-Ah ! J'en étais sure ! Je te connais par cœur !
C'était vrai qu'elle me connaissait très bien, comme mon père, je n'avais aucune capacité à cacher mes sentiments, et ma sœur était passée maitre dans l'art de découvrir ce qui pouvait me trotter dans la tête. Les expériences précédentes avaient prouvé que j'avais du caractère, mais jamais assez pour résister à Jane. D'une manière ou d'une autre, elle obtenait toujours se qu'elle voulait. Mais, tout de même ! Comment diable pouvait-elle être si futée et perspicace alors qu'elle n'avait même pas 16 ans ? Elle planta son regard dans le mien, bien décidée à me faire avouer les faits. Je résistais, du mieux que je pouvais, son visage d'ange me faisait vaciller.
-Bella, s'il te plait, dis moi ! On ne se cache jamais rien toutes les deux n'est-ce pas ? Me supplia-t-elle
-Je n'ai rien à cacher, rien du tout, balbutiai-je.
-Ah vraiment ? Fit-elle faussement étonnée.
-Oui.
-Tu ne sais pas mentir, Bell' tu le sais bien.
-MAIS JE NE MENS PAS! Hurlai-je d'un seul coup.
Ma voix, tonitruante, devait certainement s'être entendue jusqu'au trottoir, incluant donc Edward qui occupait la chambre à côté. Jane resta totalement penaude devant mon éclat de colère, et c'était compréhensible. De mémoire, je n'avais jamais eu une telle réaction devant personne, et surement pas contre ma sœur.
-Excuse moi Jane, je me suis levé très tôt ce matin et je manque un peu de sommeil, je vais aller prendre l'air, ça me fera du bien, tu n'as qu'a finir de ranger tes affaires pendant ce temps, je vais aller au petit parc en bas, mais j'ai besoin d'être seule un peu, d'accord ?
-Oui, oui marmonna-t-elle encore choquée, tu es sure que ça va ?
-Oui, ne t'inquiète pas, je vais bien.
Tout en attrapant mon appareil photo, j'enjambai la valise et passai la porte avec hâte, au même instant, Edward franchissait la sienne.
-Bella, attends je...
-Désolé, c'est vraiment pas le moment Edward.
N'attendant même pas sa réponse, je dépassai l'entrée de l'appartement et fermai la porte derrière moi. Je descendis les marches quatre à quatre sans même y penser, j'étais trop préoccupée pour ça.
Moi qui espérais que la venue de Jane me permettrait de penser à autre chose. Je m'étais trompée sur toute la ligne. Je marchais rapidement, slalomant entre les passants, je faisais à peine attention à la direction que je prenais. J'étais totalement perdue. Ce baiser, mon mutisme du matin, ma réaction face à Jane de tout nier en bloc, et surtout mon accès de colère si soudain, tout ça, ce n'était pas moi. Je ne faisais jamais ce genre de choses, Jane si, mais moi non, elle, elle est comme notre mère, inconstante, surexcitée, instable et moi je suis comme mon père, posée, claire et raisonnable, ça ne pouvait en être autrement. Je n'étais pas comme ma mère, je ne voulais pas être comme elle.
Déjà je ne savais même pas pourquoi j'avais embrassé Edward. J'en avais eu envie, bien sur, quand il m'avait enlacée, je m'étais sentie apaisée entre ses bras et son odeur, irrésistible, m'avait envoutée totalement. Mais je n'avais pas voulu de ce baiser, si fougueux, haletant, électrique...A cet instant je stoppai net ma marche, éberluée.
-Putain, mais je suis en train de fantasmer là ? pensai-je à voix haute
Plusieurs passants autour de moi me lancèrent un regard surpris, d'autres se mirent à rire, mais tout l'auditoire me prit pour une folle, à n'en pas douter. Je portai mes mains à ma bouche, bon sang, j'avais dit ça tout haut, mais quelle gourde ! Je repris ma marche, fuyant les moqueries des badauds.
C'était clair, je me mentais à moi-même, j'avais parfaitement et consciemment eu envie de ses lèvres à cet instant et chercher à le nier ne servait à rien. Mais alors quoi ? L'attirance physique ne suffisait pas, et je ne voulais en aucun cas me lancer dans une relation avec Edward Cullen. Il n'était pas du tout fait pour moi, et je n'étais pas le moins du monde faite pour lui. Il ne doit pas manquer d'admiratrices et ce n'est surement pas une fille comme moi qui doit l'intéresser. De toute façon je suis certaine qu'il m'a juste embrassée comme ça, il n'y avait surement aucun sentiment derrière son geste, et ce n'est pas parce que notre entourage fait des sous-entendus à la noix qu'il va se passer quelque chose, et de toute manière, il ne se passera rien.
-Je ne veux pas d'une relation avec un homme quel qu'il soit ! criai-je une nouvelle fois au milieu de la rue.
Toute honteuse, je m'attendais à de nouvelles moqueries de la part des passants, mais en regardant autour de moi, je me rendis compte que la rue était quasiment vide. Seule une petite fille sur le trottoir d'en face jouait sur le perron d'une grande maison blanche au volets bleus. J'avais marché sans même regarder où j'allais, et résultat, je n'avais aucune idée de l'endroit où je me trouvais, il fallait que je rentre, pour m'excuser auprès de Jane, et parce qu'elle allait s'inquiéter. L'idée qu'Edward lui aussi s'inquiète pour moi me traversa l'esprit, mais je la chassai dans l'instant, irritée de penser à lui. Je traversai donc la rue en faisant signe à la petite fille.
-Hey, petite! Dis moi, tu connais le nom de cette rue ?
Elle ne répondit pas.
-Ma belle, je te parle, s'il te plait, réponds à ma question.
-J'ai pas le droit. Dit-elle d'une toute petite voix
-Oh, je comprends, ta maman t'a interdit de parler aux inconnus, je suppose. Ce n'est pas grave, merci quand même.
Je m'éloignai donc de la maison blanche, je trouverai mon chemin seule, après tout j'étais une grande fille.
-Madame, madame, attends !
La petite me courait après, un papier à la main.
-Je peux pas te dire mais c'est écrit là ! Tiens !
Elle me tendit une carte de visite colorée, où était marqué :
Tanya Denali
Publicitaire Eco-innovation
1731 rue Nelson Mandela
702-427-7030
-C'est le nom de ta maman ?
Elle fit oui de la tête. Vue de près elle me rappelait nettement quelqu'un, je ne saurais trop dire qui, elle ne devait pas avoir plus de quatre ans et j'étais certaine de ne l'avoir jamais vue. De ces petites mains elle attrapa avec hésitation mon appareil photo.
-Tu veux que je te prenne en photo ?
-Oui, fit-elle en gigotant, toute gênée.
Elle était vraiment trop mignonne. Je m'exécutai donc, et prit plusieurs clichés d'elle, lorsque j'entendis une voix masculine provenant du perron de la jolie maison blanche.
-Kate ? Kitty ! T'es où bon sang, Kate ! cria l'homme affolé.
-Papa ! Fit-elle en s'approchant de sa maison, regarde la madame elle a pris plein de photos de moi !
L'homme descendit les marches en bois blancs et enlaça sa fille.
-Bella ? Qu'est-ce que tu fous là ?
-Emmett !
