L'histoire débute plus loin, si vous ne voulez pas lire ces quelques lignes explicatives !
Genre : Romance/Angst.
Pairing : ShikaNaru.
Disclaimer : Cette fanfiction a été traduite de l'originale « Things Never Change II », suite de « Things Never Change » de makura moderski, que j'ai également traduit. L'univers de Naruto, quant à lui, appartient à Masashi Kishimoto.
Note du traducteur : Bonsoir tout le monde ! Ou plutôt, bon matin, du moins pour les lecteurs européens. Une fois de plus, vous avez dû attendre deux mois (et même un peu plus) pour pouvoir lire un nouveau chapitre, mais que voulez-vous, vous connaissez la chanson : études, blablabla… Remerciements à lora-chan, Folle-De-Fiction, shitsui, hathor2, Sheyne et kiwibanane pour avoir ajouté cette histoire ou son premier volume en Favorite et/ou Alert, ainsi qu'à Carlia-Snape pour m'avoir ajouté en Favorite Author. Merci aussi à LicyLie, Koyukii-chan, Groumde, hathor2 et konomu-imouto pour leurs reviews ! Sur ce, enjoy the chapter and please leave a comment at the end.
Dixième chapitre : « Ice Breaker » (Briser la Glace)
La pluie ne fit qu'augmenter et le vent ne soufflait que plus fort tandis que la nuit s'étirait. L'optimisme qu'avait eu Shikamaru s'était envolé tandis qu'il était allongé sans dormir, à cause de sa douleur lancinante et de sa plaie qui le démangeait. Il lança un regard dans l'obscurité vers l'endroit où il supposait que Naruto était couché et soupira. Il se demanda comment il avait pu se permettre de s'embarquer dans une vie si pénible. Cela faisait longtemps qu'il se posait cette question, mais il n'avait toujours pas de réponse.
Il médita les hypothétiques raisons pour lesquelles sa vie était plus compliquée qu'il ne l'avait prévue lorsqu'il était enfant, mais la douleur, semblable à un coup de poignard, conjuguée à la démangeaison de son bras, se manifesta à nouveau, interrompant ses réflexions pour le moment.
Il leva le bras dans le noir et soupira en le laissant retomber sur le côté. La douleur n'était pas insupportable, elle le gênait et l'empêchait simplement de dormir alors qu'il en avait vraiment besoin. Takigakure était encore à une journée de marche, s'ils gardaient une bonne allure. Pour cela, il fallait qu'il se repose, autrement, ils n'arriveraient pas avant la tombée de la nuit. Le génie grogna à cause de la douleur et de la frustration provoquée par la situation dans laquelle il se trouvait.
Naruto aussi était éveillé et écoutait l'orage. Ses pensées se tournèrent vers son foyer et Shibuki. La santé de ce dernier l'inquiétait vraiment et il se demandait s'il pouvait se permettre de perdre du temps en se reposant ainsi… Une soudaine culpabilité lui compressa la poitrine. Il avait complètement oublié pourquoi il était sorti de Takigakure, la mission qu'il devait accomplir. Il espérait que Shibuki allait bien. Il le fallait. Et pas seulement à cause de cette histoire de Takikage. Il était un ami précieux pour lui, presque comme un membre de sa famille, et l'idée qu'il puisse être mort ou agonisant en attente de son remède l'angoissa.
Quel genre de shinobi se laissait distraire durant une mission ? Il s'admonesta silencieusement. Il était inquiet pour Shibuki et Shizuku. Il ne voulait pas que cette dernière se sente coupable si l'autre mourait. Il ne pouvait supporter cette culpabilité. Il repoussa ces pensées angoissantes dont il s'occuperait plus tard. Il ne pouvait rien faire en cet instant. L'orage était trop fort pour voyager, il était donc coincé, ce qui le ramena à sa situation actuelle, ses sentiments envers Shikamaru et ce qu'il n'aurait pas dû faire.
En cet instant, il n'était sûr de rien et sa confusion se faisait sentir au creux de son ventre.
Il se demanda même pourquoi il emmenait Shikamaru avec lui. Naruto savait que cela ne pourrait finir de la façon dont son cœur l'aurait voulu, et il était heureux que la tente fût plongée dans une obscurité complète car il sentait les larmes lui brûler les yeux et s'y accumuler. Il voulait dire la vérité à Shikamaru, mais il avait tellement de raisons de ne pas lui avouer ce qu'il ressentait. Après tout, il y avait beaucoup réfléchi par le passé, et les choses étaient encore plus compliquées pour eux à présent. Il savait qu'il n'y avait aucune chance pour que cela se passe bien pour eux… mais il n'avait pas le cœur ni de lui dire, ni de le repousser.
Naruto échappa un lourd soupir en se tournant sur son flanc et ferma les yeux pour retenir ses larmes. Il tenta de dormir, mais peu importe à quel point il essayait, le sommeil ne venait pas, et ses pensées restèrent fixées sur le brun qui était allongé de l'autre côté de la tente. Le shinobi blond écouta dans l'obscurité et entendit le jeune Nara fouiller dans quelque chose dans le noir, et, au vu des quelques « pénible » qu'il entendit, il semblait que le surdoué n'arrivait pas à trouver ce qu'il cherchait.
Naruto feignit le sommeil, mais sa conscience prit le dessus et il saisit la lampe à huile à côté de lui et l'alluma pour Shikamaru.
Ce dernier s'arrêta net, surpris par la soudaine lumière dans la tente, et son regard se dirigea vers sa source, puis vers Naruto, qui tenait la lampe. Il écarquilla les yeux.
« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda le blond, se rapprochant de lui avec la lumière.
Le Jinchūriki posa son regard sur le bras du kishi et se rendit compte qu'il essayait d'appliquer de l'onguent et des bandages dessus, dans le noir, avec son autre bras. Sans un mot, il les lui prit, et le brun ne fit et ne dit rien. Honnêtement, Naruto préférait cela, comme il ne savait pas quoi dire.
Shikamaru ne dit rien mais, d'une manière étrange, il appréciait légèrement la situation. Il n'avait pas été aussi proche de Naruto depuis des années, et il appréciait cette sensation, même si son bras lui donnait l'impression d'être en feu. Le surdoué était reconnaissant pour chaque seconde de contact avec son ami, et d'être capable de sentir son odeur. Il espérait que ce moment ne se terminerait jamais, même s'il savait qu'il le devait, mais il pouvait toujours rêver.
Naruto commença par nettoyer les résidus de l'application précédente, ce qui fit grimacer et siffler de douleur Shikamaru. Le blondin arrêta quelques secondes, avant de recommencer avec plus de douceur, en regardant le brun dans les yeux.
« Désolé, » murmura-t-il, grimaçant comme si lui aussi souffrait.
« Qu'est-il arrivé à ton bras, d'ailleurs ? » demanda-t-il tandis qu'il le soignait.
Après y avoir jeté un coup d'œil l'autre jour, Naruto avait été curieux de savoir comment Shikamaru s'était blessé si sévèrement. Il avait beaucoup de questions à lui poser, mais il était ardu de savoir par où commencer, aussi avait-il décidé de se concentrer pour l'instant sur ce qui était arrivé à son bras. Il pourrait toujours poser ses autres questions plus tard, une fois qu'ils se seraient reposés.
Le shinobi des Ombres observa Naruto tandis que ce dernier nettoyait sa blessure et appliquait doucement l'onguent, qui le soulagea par sa fraîcheur. Il réfléchit et se demanda jusqu'à quel point il lui dirait la vérité avant de répondre.
« J'ai été pris dans une embuscade par des bandits dans une maison close, » dit-il, ne réalisant pas à quel point ces mots pouvaient lui être préjudiciables.
Naruto acquiesça durant un moment, jusqu'à ce qu'il ait comme une révélation. Ses yeux s'agrandirent et ses joues s'empourprèrent tandis qu'il se mettait à ricaner comme un imbécile.
« Quoi ? Qu'est-ce que tu fabriquais dans une maison close ? » demanda-t-il, un rictus aux lèvres.
Shikamaru remercia les dieux que la lumière fût en partie cachée par Naruto, car autrement, le blond aurait vu ses joues rouges autant de gêne que d'agacement.
« Idiot ! Je n'y étais pas pour ça, » asséna-t-il sèchement.
« Bien sûr… Je te crois… Je te jure, » le taquina le blond, tandis que tous les deux oubliaient leur malaise du jour passé.
« Quelle galère. Je suppose que je vais devoir m'expliquer pour que tu te taises, n'est-ce pas ? » demanda indolemment Shikamaru.
Naruto acquiesça en pouffant bêtement, attendant que le brun lui raconte son histoire. Ce dernier soupira et commença lentement à expliquer ce qui lui était arrivé à Usagi.
L'histoire se révéla être un bon moyen de briser la glace pour eux deux. Shikamaru raconta tout en détail pour que Naruto arrête de ricaner et de le faire enrager pour avoir « visité » un bordel. Cependant, il garda secrets les détails plus personnels, à savoir pourquoi il était à Usagi, car il ne voulait pas le mettre mal à l'aise, mais il devait bien se rendre compte d'à quel point il l'avait recherché, n'est-ce pas ?
« Tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu étais à Usagi pour commencer… »
Shikamaru soupira derechef. « Je suppose qu'il est vraiment aussi lent à la détente… »
« Espèce de pénible idiot, je pensais qu'il était évident que c'était toi que je cherchais ! » répondit-il.
« Moi ? Sérieusement ? » demanda le blondin à haute voix sans s'en rendre compte.
Naruto savait que Shikamaru le recherchait, mais, à présent, cela semblait réel à présent, il semblait pouvoir lui faire confiance. Il ne s'était pas contenté de simplement le chercher; il avait tout donné pour le trouver. Cette idée fit se teinter de rouge ses joues.
« Oui. Je pensais que c'était assez clair… » confirma le génie avec un sourire.
« Tais-toi ! » s'écria Naruto, embarrassé, mais Shikamaru ne s'en formalisa pas. En fait, il trouvait qu'il s'agissait d'un changement appréciable après leur précédent malaise.
~Konoha~
Teuchi ouvrit son restaurant pour la journée. Il leva les yeux vers le ciel qui s'assombrissait et sut qu'aujourd'hui ne serait pas un bon jour pour les affaires. Des jours comme celui-ci, il se souvenait de quelle façon Ayame geignait et se plaignait d'être coincée à l'intérieur, et penser à sa fille le fit se rembrunir. La pluie se mit à tomber et il soupira en se détournant pour retourner à l'intérieur, les poings serrés. Il tomba sur une serveuse nouvellement embauchée qui – il ne l'avait pas réalisé à ce moment – ressemblait beaucoup à sa fille.
« Retourne travailler ! » lui asséna-t-il sèchement en criant, sans s'en rendre compte.
Il vit ses yeux s'écarquiller et elle s'empressa d'aller réapprovisionner les menus. Il se sentit mal de lui avoir hurlé dessus. Il soupira et se rendit à l'arrière de la boutique pour s'asseoir.
Sa colère n'était pas dirigée contre cette fille mais contre Danzō. Il lui avait enlevé sa fille, et le pire était qu'elle était forcée de porter l'enfant d'un étranger. L'idée que son enfant soit forcée à faire une telle chose lui faisait mal à la poitrine, et il serra les dents de colère. Pourquoi avait-il fallu que ce soit Ayame ?
« Teuchi-san, vous avez de la visite, » annonça la serveuse de l'entrée sans le regarder.
« Bien, je viens tout de suite, » répondit-il.
La serveuse se remit aussi vite que possible au travail après l'emportement de Teuchi un peu plus tôt. Il savait qu'il devrait remettre les choses à plat plus tard, mais, pour le moment, il devait parler avec quelqu'un. Il arriva à l'avant de la boutique alors que l'hôtesse se tenait près de son visiteur, prête à le faire s'asseoir. Aucun autre client ne se trouvait dans le restaurant au même instant, ce qui lui fit froncer les sourcils.
« Bonjour, puis-je vous ai-, » demanda-t-il en s'arrêtant en plein milieu de sa phrase.
L'hôtesse partit se charger de ses autres responsabilités, sentant l'atmosphère changer. Teuchi faisait face à Danzō.
« Hokage-sama, qu'est-ce qui vous amène ici ? » demanda le tenancier aussi poliment qu'il le pût, bien que le concerné ne fût pas dupe.
« Je suis venu manger les meilleurs ramen de Konoha et m'entretenir avec le propriétaire de ce bel établissement, » répondit ce dernier avec un rictus.
« Eh bien, c'est par ici, » fit Teuchi, en menant le dirigeant du village à sa meilleure table.
« Je me souviens des débuts de cet endroit, et regardez maintenant. Où avez-vous donc trouvé les fonds pour l'améliorer ? » demanda Danzō en faisant un sourire mauvais.
« Dans mon dur labeur, je suppose. »
« Hum… Intéressant. J'ai ouï dire que les Hyūga et les Akimichi avaient quelque chose à voir là-dedans, » lança le chef de la Racine en parcourant d'un air absent le menu, grinçant des dents lorsque son regard tomba sur le « Spécial Uzumaki », sachant exactement en l'honneur de qui le plat se nommait ainsi.
Danzō avait été mis au courant de la participation des Hyūga et des Akimichi à Ichiraku, et il était devenu curieux de savoir pourquoi, soudainement, deux familles proéminentes de Konoha avaient décidé de soutenir un simple stand de ramen, à moins qu'il n'ait quelque chose de spécial.
Teuchi ne croisa pas le regard du Hokage, mais il répondit. « En effet. C'est parce qu'ils sont mes meilleurs clients. »
« Je pense qu'il y a là bien plus que ça… »
« Non. »
« Je sais que tu sais quelque chose à propos de la résistance, car ce restaurant lie tous les éléments jusqu'ici. »
« Je ne sais rien à son propos si ce n'est qu'elle existe, » affirma Teuchi, mais sa poitrine lui faisait mal, son cœur battant et sa peur grandissant.
« Tu dis donc que tu ne peux pas m'aider ? »
« Non. »
« Quel dommage que tu sois si peu désireux d'aider ta fille… Elle a dû subir plusieurs tentatives pour tomber enceinte, » déclara Danzō, sachant que Teuchi savait quelque chose et qu'il aurait bientôt la résistance entre ses mains. « Je suis sûr qu'en essayant encore un peu, elle le sera enfin, » poursuivit-il en se levant pour partir, ce qui sembla faire son effet sur le cuisinier.
L'idée de sa vie se faisant violer plusieurs fois le mit plus en colère qu'il ne l'avait jamais été de toute sa vie. Le visage du vieil homme était plein de haine et ses poings serrés si fort que ses jointures étaient devenues blanches. Il fallait qu'il éloigne son enfant de ce tyran et qu'il la ramène à la maison, là où était sa place. Il ferait n'importe quoi pour l'aider, même trahir.
« Pardonnez-moi, » pensa-t-il avec culpabilité.
« Attendez. Si je vous le dis… relâcherez-vous Ayame ? » demanda-t-il avec désespoir, les yeux suppliants.
« Bien entendu, » répondit Danzō avec un rictus. « Je vous repose la question : allez-vous aider votre fille ou la laisser dans sa prison ? »
« Si cela peut la libérer, alors je le ferai, » répondit Teuchi en se rembrunissant.
~Sur la route vers Takigakure~
L'après-midi était avancé et la pluie commençait enfin à s'apaiser non pas que cela eût une quelconque importance pour les deux shinobi car ils étaient tous deux trempés jusqu'à l'os et inconfortables. L'atmosphère entre eux s'était beaucoup détendue et ils se reparlaient même comme dans le bon vieux temps. Quand le silence s'installait, il n'était ni mauvais ni inconfortable; c'était juste le silence.
« Naruto, je peux te demander quelque chose ? » demanda Shikamaru après une petite période silencieuse.
Le blond fit un geste affirmatif de la tête avec appréhension, espérant que Shikamaru n'allait pas lui poser des questions par rapport à leur « situation ». Il ne savait vraiment pas comment répondre pour le moment, même s'il savait qu'il allait devoir le repousser au bout du compte, et ce peu importe à quel point il ne le voulait pas.
« Je me demandais comment les gens de Takigakure te traitent… Je veux dire, ils se comportent mieux avec toi que les civils de Konoha ? »
Naruto échappa un soupir soulagé et acquiesça. Son rembrunissement disparut en pensant à son foyer, auquel il avait hâte de rentrer pour plusieurs raisons; la première et la plus importante étant de ramener son remède à Shibuki.
« Oui, ils me traitent beaucoup mieux là-bas, » sourit-il.
« Donc, je suppose que tu aimes cet endroit, » demanda Shikamaru, espérant que le blondin ne l'aimait en fait pas autant qu'il le semblait.
« Oui. Je n'ai pas besoin de craindre que les villageois se mettent tous contre moi et entrent chez moi par effraction, » souligna celui-ci.
Shikamaru se renfrogna en entendant à quel point Naruto semblait apprécier sa vie à Takigakure, puis il s'admonesta pour cela. Le bonheur de Naruto était ce qu'il y avait de plus important pour lui, et il avait perdu cela de vue l'espace d'un instant. Il se montrait égoïste en espérant que le blond n'aimait pas son nouveau village. Si Naruto était heureux, cela suffisait à ce qu'il le soit aussi.
« Est-ce qu'ils savent ? » demanda-t-il en baissant le ton jusqu'à murmurer.
« Ils savent que je suis un Jinchūriki, si c'est ce que tu veux dire, mais cela ne les effraie pas du tout. En fait, ils ont l'air de s'en ficher, » répondit Naruto.
« Je suis heureux que tu aies enfin pu trouver un endroit où tu puisses vivre heureux, » déclara Shikamaru avec un sourire triste.
« Merci, je suis vraiment heureux ici, » mentit à moitié le blond, car, tout au fond de lui, Konoha et ses amis lui manquaient.
Ils firent une pause à environ une heure du village. Naruto ne voulait pas s'arrêter à cause de l'importance de sa mission, mais il savait que l'état du bras de Shikamaru rendait un peu de repos nécessaire, surtout depuis que l'infection lui avait fait déclencher de la fièvre. Ainsi, ils s'étaient donc arrêtés.
Le shinobi blond s'assit à côté du génie, qui reposait son dos contre un arbre et avait les yeux fermés. Il pensait à Konoha depuis un moment et se demandait comme tout le monde se portait. Il s'agissait d'une des questions qu'il mourrait d'envie de poser.
« Hé, Shikamaru. Comment vont les autres de Konoha ? » demanda-t-il avec curiosité. « Et pourquoi Konoha a-t-il déclaré la guerre à Suna ? »
Shikamaru rouvrit vivement les yeux, choqué. Il se rendit compte qu'il s'agissait de la première question de Naruto à propos de Konoha et qu'il ne devait être au courant de rien s'il la posait. Takigakure devait ignorer les affaires internes de Konoha en dehors de son conflit puis de sa guerre avec Suna. Il devait à présent être celui qui allait tout lui révéler.
Naruto observa le changement d'expression de Shikamaru vers un air grave et son estomac se noua dans l'attente d'une réponse dont il savait qu'elle n'aurait rien de bonne. Il déglutit.
« Je suis désolé, Naruto. J'aimerais pouvoir te dire que tout le monde se porte comme un charme, mais ce n'est pas le cas. Tu te rappelles ce que je t'ai dit que tout a changé le jour où tu es parti ? »
Le blondin acquiesça anxieusement, attendant qu'il lui annonce de mauvaises nouvelles.
« Tsunade-sama a été renversée par ce type qui en a après toi, Danzō. Personne ne l'a revue, et on ne parle plus d'elle. En réalité, la plupart pense qu'elle est morte. Je le crois aussi. »
« B-Baa-chan ? Morte ? » demanda Naruto.
Shikamaru ne parvint pas à le regarder dans les yeux, sachant qu'il allait devoir lui révéler bien d'autres horribles choses. Il prit une profonde inspiration et poursuivit. Il savait que cela serait douloureux pour Naruto de savoir que ses deux mentors étaient décédés.
« J'ai bien peur que les mauvaises nouvelles ne s'arrêtent pas là. Je suis réellement désolé, Naruto. »
« Qui d'autre est mort ? » questionna celui-ci.
« Jiraiya-sama, Kakashi-sensei et Asuma-sensei ne sont plus là eux aussi, » annonça Shikamaru, le regard tourné vers le sol.
« Non, c'est impossible ! »
« C'est la vérité, » affirma le kishi, son ton se faisant plus grave.
« Bordel, mais qu'est-ce qui est arrivé à Konoha depuis que je suis parti ? » s'écria avec colère le blond.
Shikamaru inspira à nouveau profondément et entreprit de raconter une autre longue histoire à Naruto, sauf que celle-ci n'avait rien à voir avec un simple moyen de briser la glace et n'était drôle d'aucune façon. Ce dernier aurait presque préféré ne pas avoir posé de questions à propos de Konoha. Il avait été beaucoup plus heureux en pensant qu'ils se portaient tous mieux maintenant qu'il n'était plus là et que Konoha prospérait et n'était pas à la veille d'une guerre tout en ayant pour Hokage un homme abominable.
« Tu as formé une résistance contre Danzō ? Toi ? » demanda le blond avec incrédulité.
« Oui. C'était en quelque sorte ma façon de venger ta mort, » répondit Shikamaru sur un ton solennel.
« Attends… Une minute… Tu croyais que j'étais mort ? » cria presque le blond.
Le jeune Nara ne s'était pas rendu compte qu'il avait oublié de mentionner cette partie de l'histoire. Il avait commencé avec l'accès au rang d'Hokage de Danzou et n'avait pas expliqué les événements antérieurs à celui-ci.
« Bien entendu, autrement pourquoi crois-tu que ça m'ait pris autant de temps avant de venir te chercher ? »
« Je pensais que tout le monde était heureux que je sois parti, » admit le blond avec culpabilité.
« Baa-chan, tu ne m'as vraiment pas trahi, » songea-t-il.
« Donc, tout le monde croyait que j'étais mort ? » demanda-t-il, surpris. « Je parie que la plupart d'entre eux devait s'en réjouir, » ajouta-t-il avec amertume.
« Mais tu vas te taire ! Ces villageois ne comptent pas ! Ils n'ont jamais compté ! Ce qui compte, c'est que tes amis étaient tristes, tu leur as manqué ! La résistance avait un nindō. Tu sais lequel ? » demanda sérieusement Shikamaru.
Naruto secoua la tête. « Non. »
« Son nindō était de « ne jamais abandonner ». Mon nindō est de ne jamais abandonner. »
« Ouah ! J'y crois pas ! Pourquoi mon nindō ? » demanda Naruto.
« Pénible. Tu comprends rien, hein ? Ils ont tous rejoint la résistance de leur plein gré pour te venger et sauver Konoha. »
Naruto avait les larmes aux yeux. Il ne croisa pas le regard du brun à côté de lui, mais celui se doutait malgré tout qu'il était sur le point de pleurer.
« Et donc, comment as-tu su que j'étais toujours en vie ? »
« C'était un message de Kakashi. Son dernier message, » déclara avec tristesse Shikamaru.
Naruto resta silencieux un moment, puis il se leva. « Allez. J'ai toujours une mission à accomplir, après tout. Je ne peux pas abandonner maintenant. »
Ils se mirent en route en silence tandis que le blondin assimilait ce qu'il venait d'apprendre. Shikamaru aurait aimé que les choses ne se passent pas ainsi et qu'il n'ait pas à supporter tout cela, mais le plus tôt il aurait géré cela et appris la vérité, le plus vite il pourrait commencer à guérir, du moins c'était ainsi que le kishi aimait envisager la chose.
~Konoha~
« Où est Nara Shikamaru ? » hurla Danzō en tenant le menton d'une femme au visage enflé.
« Je ne vous dirai rien ! » cracha cette dernière.
« Je n'en suis pas si sûr. Je peux me montrer très persuasif, » répliqua Danzō avec un sourire machiavélique.
« Tu peux me frapper jusqu'à l'agonie, je ne trahirai jamais un ami ! »
Ses cheveux bruns, qui étaient habituellement attachés en chignons, tombaient à présent sur son visage et ses yeux. Quelques mèches étaient collées à sa peau par le sang séché. Elle avait été frappée et harcelée durant des heures pour lui extraire des informations. Elle savait qu'elle ne tarderait pas à partager le sort de Kakashi. Elle avait à présent une bonne idée de ce qu'il avait dû ressentir et elle se sentait honteuse de ne pas lui avoir fait confiance. Il ne les avait jamais trahis, et elle en ferait autant.
« Vois-tu, tu vas trahir ton camarade d'ici une minute, » annonça-t-il en défaisant le bandage sur son visage.
Elle l'observa avec perplexité tandis que le tissu blanc tombait de son visage, mais elle réalisa rapidement son erreur tandis que son regard se plantait directement dans le Sharingan. Sa couleur rouge la transperça, et elle eut sommeil. Elle essaya de se détourner, mais c'était trop tard. Elle était en transe.
« Où se trouve Nara Shikamaru ? » demanda Danzou à la jeune fille hypnotisée.
« Il est parti chercher Naruto. »
Note de l'auteur : Okay, les gens. Désolée si ce chapitre est un peu confus, j'ai fait ce que j'ai pu, et j'avais le sentiment que je ne pouvais pas vous faire attendre encore longtemps pour un nouveau chapitre, ce pourquoi je m'excuse aussi. Dans le prochain chapitre, Naruto et Shikamaru arrive enfin à Takigakure !
