vous êtes apparemment nombreux à lire ma fic, alors je sais que cela n'est pas toujours évident, mais n'hésitez pas à laisser vos commentaires (bonne ou mauvaise, toute critique est constructive)

pour les fautes s'est en cours de correction ( j'ai uploadé la version non corrigée, je me suis rendu compte que j'avais effacé la corrigée)

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Mardi 16 juin

Pour la première fois depuis son retour House arriva en retard. Il était plus de 10h00 et il avait sa tête des mauvais jours. Cuddy qui discutait avec Wilson prés de l'accueil l'interpella, inquiète de le voir dans cet état, même Wilson fronça les sourcils.

Cuddy _ House !

House (soupirant bruyamment) _ Humph...Je suis en retard je sais, panne de courant mon réveil n'a pas sonné

Cuddy _ Dans mon bureau, immédiatement.

House haussa les épaules d'inférences et s'exécuta, il s'avança jusqu'au canapé et s'y avachit. Cuddy ferma et verrouilla la porte, baissant les stores, rendant ainsi son bureau impénétrable à un œil étranger. Elle s'assit prés de Greg, que lui arrivait-il ? Il avait les yeux rougis de fatigue, des cernes soulignaient un regard bleu qui avait perdu son intensité. Elle voulut lui prendre la main mais il eut un mouvement de recul et elle n'insista pas.

Lisa _ Greg…Greg que ce passe-t-il ?

House _ …Rien…Ce n'est rien…

Lisa _ S'il te plait dis moi ce qui ne va pas…c'est ta jambe ?

House (en profitant) _ …Oui…j'ai eu mal toute la nuit…il n'osait pas la regarder, craignant qu'elle ne lise son mensonge dans ses yeux.

Lisa _ Attend je vais te prescrire une dose de mo…

House _ NON…Pas de drogue...plus jamais…Il lui sourit timidement, sentant sa culpabilité le ronger…. Ca va aller ne t'inquiète pas, d'accord ?

Lisa _ D'accord, envoies ton équipe faire tes consultations cette après midi et …Si tu souffres trop viens me voir

House _ …

Lisa _ Promets le moi…Greg s'il te plait…

House _ Je viendrais si j'ai besoin….

Il se leva péniblement, il était tellement fatigué par sa nuit emplie des cauchemars du passé qu'il n'avait pas besoin d'accentuer sa claudication, d'autant plus que sa jambe lui faisait vraiment très mal. Il avait à peine posé ses affaires que Wilson déboulait dans son bureau. House poussa un grognement de désespoir et tout en enfilant sa blouse.

House _ Merde ! Après la sorcière, j'ai droit à Mère Theresa ! Avec la chance que j'ai aujourd'hui je vais certainement voir débouler la 'vipère noire' !

Wilson _ C'est ta jambe ? La douleur s'accentue ?

House _ Oui maman, non maman, ça va aller maman, au revoir, merci pour ta visite, brève mais chaleureuse.

Wilson _ Ta mauvaise humeur est toujours là, donc pas d'inquiétude à avoir, au cas où, tu sais où se trouve mon bureau.

House marmonna une réponse incompréhensible en fuyant se réfugier dans la grande salle, Wilson soupira et quitta le bureau de House. Content de voir qu'il était resté le même. House alla se servir un café, foudroyant ses larbins du regard les dissuadant ainsi de poser la moindre question.

House _ Comment va Anne Valen ?

Foreman _ Bien son état s'améliore… Vous vous rappelez de son nom ?

House (ignorant la question) _ Treize ! Taub ! Foreman ! Vous ferez mes consultations cette après midi. Foreman pour l'instant j'ai besoin de vos compétences de neurologue

Foreman _ …

House _ Ne me regardez pas avec cet air idiot ! Ce n'est pas pour moi, c'est pour notre patiente. Suivez moi dans mon bureau, vous deux à la paperasse !

Quelques secondes plus tard.

Foreman _ vous voulez savoir quoi ?

House _ Son Wilson est la cause de ses lésions au cerveau ?

Foreman _ Oui, d'habitude cette maladie se déclare dans 50% des cas en attaquant le foie, mais dans les autres 50% c'est le cerveau qui est atteint.

House _ Et ses lésions sont la cause de sa névrose et de son état dépressifs ?

Foreman _ C'est fort probable, il sentait que House ne lui avait pas posé LA question, alors c'est quoi la vrai question ?

House _ Ce qui va se dire maintenant ne doit pas sortir de ce bureau, si vous en parlez je vous vire sur le champ.

Foreman reconnu à peine la voix de House, elle était devenue plus dure, plus froide, plus déterminée ne souffrant aucune question, seule une réponse était attendue : oui ou non. Il opina du chef, la curiosité l'emportant.

House _ Est-que des coups répétés au visage, sur la tête auraient aussi provoqués ses lésions ?

Foreman _ En partie oui, ne faisant qu'aggraver une situation déjà existante.

House _ Rédigez moi une note y exposant vos théories et imprimez la moi, allez !

Foreman fit exactement ce que House demandait, de toute façon il aurait une réponse à ses questions à un moment ou à un autre. 45 minutes lus tard il remettait son rapport à House. Ce dernier le remercia et parcourut le document, parfait cela faisait une pièce de plus à son dossier. Il partit à la cafétéria chercher un sandwich et retourna dans son bureau, il était seul. Patiemment il attendit que la femme passe dans le couloir, il la vit arriver, se leva, ouvrit la porte de son bureau et l'appela, lui expliquant qu'il voulait lui parler. Une demi-heure plus tard elle ressortait du bureau de House un épais dossier à la main et un air décidé sur le visage. On l'avait prévenu de l'étrange caractère du Dr House à son arrivée, elle le trouvait parfaitement normal et sympathique.

House se rendit auprès d'Anne Valen, son fils était recroquevillé sur le fauteuil, un nouveau livre dans les mains. Wilson qui passait par là s'arrêta net, House parlait avec une patiente et même avec son fils ! Et il …souriait ? Un sourire forcé, un sourire d'encouragement. L'estomac de Wilson se noua, il présageait une catastrophe ou encore des problèmes pour House, que lui arrivait-il ? Il était presque 16h00 donc il allait bientôt partir, demain il se promit d'avoir l'œil sur lui. Il tournait à l'angle du couloir quand House sortait de la chambre, son propre dessin à la main, William lui avait rendu, il le fourra dans sa poche d'un geste rageur.

House voulut passer voir Cuddy avant de partir mais il s'arrêta devant la porte, n'osant entrer. Elle savait le faire craquer plus facilement maintenant, elle ressentirait sa nervosité et l'interrogerait. Il fit demi-tour avant qu'elle ne le voit, il n'était pas prêt à lui parler de son enfance, ce qu'il aurait été obligé de faire s'il avait tenu au courant de ses intentions envers le Capitaine de frégate Mark Valen.

Bien sûr elle s'inquiéta de ne pas le voir alors elle lui téléphona, il lui dit qu'il allait prendre un bain chaud et se reposer car sa jambe lui faisait toujours mal. Elle lui souhaita une bonne nuit et raccrocha. De son côté House se coucha après avoir gobé un somnifère, il voulait être en forme pour le lendemain.

Mercredi 17 juin

House gara sa voiture sur sa place de parking, il regarda sa montre 7h45, il était à l'heure. Il traversa le hall et s'arrêta devant l'ascenseur, appuya sur le bouton d'appel. Il entrait dans ce dernier et la porte se refermait quand une main la stoppa, laissant juste assez de place pour laisser passer Cuddy, qui se jeta littéralement sur House, posa une main derrière sa nuque l'obligeant à baisser son visage vers le sien, elle lui emprisonna aussitôt ses lèvres dans les siennes. House ne résista pas, se laissant emporter par ce baiser passionné, à bout de souffle ils rompirent le contact. Il la regarda incrédule, c'est elle qui ne cessait de lui répéter « pas au travail » et là elle venait carrément de se jeter sur lui. Il n'allait sûrement pas s'en plaindre, il avait adoré cet échange et se rendit compte combien elle lui avait manqué ces trois derniers jours.

House _ Bonjour rayon de soleil !

Cuddy _ Tu m'as manqué

House _ C'est ce que j'ai cru comprendre dit-il en passant ses doigts sur ses lèvres.

Cuddy _ Tu as l'air moins fatigué, ta jambe….

House _ Je vais bien, c'est passé…ce n'est pas juste !

Cuddy _ Quoi ?

House _ D'utiliser tes prérogatives de directrice à des fins personnelles !

Cuddy _ …

House _ Si c'était moi qui t'avais sauté dessus pour t'embrasser tu m'aurais donné des heures de consultations en plus ou pire, tu m'aurais privé de sexe !

Cuddy _ Et m'en priver aussi ! C'est n'importe quoi !

House (redevenu sérieux) _ Tu voulais quoi à part me montrer ta profonde affection ?

Cuddy_ Pour les vacances c'est d'accord, j'ai tout arrangé. J'ai parlé avec Cameron, elle s'occupera de cette histoire de congrès à San Francisco et c'est elle qui ira pour représenter l'hôpital et comme c'est axé sur les différents besoins des services d'oncologies, je vais voir Wilson pour lui demander de l'y accompagner.

House _ C'est parfait….Merci Lisa.

Un silence gêné s'installa entre eux, heureusement ils étaient arrivés et la porte de l'ascenseur s'ouvrit. Cuddy prit la direction du bureau de Wilson et House du sien. Comme tous les matins depuis deux jours, House posa ses affaires et mit sa blouse, plus que deux jours à porter cette horreur pensa-t-il. House passa dans la grande salle pour se servir un café. Il n'y avait pas de nouveau cas, les membres de son équipe se rendaient donc utile ailleurs, Foreman assistait le Dr Keller en salle d'opération, Taub était aux urgences et Treize en consultations. Quand à House il essaya de passer le temps en faisant des grilles de Sudoku, mais il n'arrivait pas à se concentrer. Il sursauta quand son bipper sonna. Il se leva et d'un pas décidé se dirigea vers la chambre d'Anna Valen. Le moment était venu, l'infirmière venait de la prévenir de l'arrivée de son mari. Il le vit à travers la paroi transparente, campé bien droit devant le lit, dans son uniforme impeccable. Anne assise sur son lit soutenait son regard, alors que son fils, en pleurs, était blotti dans ses bras. Le sang de House se mit à bouillonner, il dut se faire violence pour ne pas débouler dans la pièce et mettre un coup de canne sur la tête de ce monstre. Plus il approchait, plus il entendait la voix du capitaine de frégate Mark Valen. Surtout se contrôler, il entra sans bruit, la porte étant restait ouverte.

M.V _ Ce gosse est un bon à rien ! Une vrai mauviette, 7 ans et il se pisse encore dessus !

A.V _ …Je…J'ai demandais le divorce.

Elle avait vu House et sa présence lui donna la force nécessaire pour faire front à son mari. William la tête plongé dans le cou de sa mère ne l'avait pas encore vu.

M.V _ N'importe quoi ! Pauvre folle et comment feras-tu pour vivre !

A .V _ Je trouverais un travail, je…

M.V _ Une mauviette et une cinglée, je suis vraiment gâté. Attendez d'être à la maison, menaça-t-il

A.V (encouragée par le regard de House) _ Nous ne rentrerons pas avec toi, j'ai trouvé un foyer pour nous héberger, William et moi. C'est fini te ne lèveras plus jamais la main sur nous !

La résistance de sa femme le surpris, comment osait-elle lui tenir tête, hausser le ton. Il s'avança un peu plus du lit, foudroyant sa femme du regard et d'une voix sourde.

M.V _ Je ne crois pas, vous allez venir avec moi et je te ferais regretter tes paroles, fais moi confiance. Il sursauta en entendant une voix masculine

House _ Dois-je en conclure que vous battez votre femme et votre fils Monsieur, il insista sur le mot, Valen ?

M.V (se retournant brusquement) _ Qui êtes-vous ? Et on dit Capitaine !

House _ Je suis le Dr Gregory House, c'est moi qui m'occupe de votre femme. Et ceci, désignant la chambre d'un geste circulaire, est un hôpital pas un porte avion, lui faisant ainsi comprendre qu'il ne l'appellerait pas par son grade.

Mark Valen s'avança vers House, bien droit, sûr de lui, persuadé de la toute puissance dont il pensait être investi grâce au port de son uniforme. Combien de fois House avait vu cet expression sur le visage de son 'père'.

Il se trouvait maintenant face à face, à moins d'un mètre l'un de l'autre. Anne regardait la scène avec effroi, tout en retenant avec beaucoup de mal son fils qui voulait aller rejoindre House.

Le regard de Valen glissa sur la canne de House et un sourire de dédain apparut sur son visage, il s'adressa à House d'une voix sifflante.

M.V _ Et vous croyez qu'un infirme va me dire ce que j'ai le droit de faire ou de ne pas faire ?

House _ C'est l'idée générale oui, votre femme vient de vous dire qu'elle voulait divorcer et contrairement à ce que vous pensez, elle n'est pas folle, c'est sa maladie qui l'a rendu comme ça…et les coups que vous lui donnez depuis des années, ceux sont aussi eux qui sont responsables de l'énurésie de votre fils…

M.V _ encore faut-il le prouver, elle n'osera jamais porter plainte…Ce n'est qu'une bonne à rien…

A.V _ Tu te trompes, j'ai porté plainte, le Dr House m'a donné le nom d'une avocate et je l'ai vu, elle va aussi s'occuper du divorce…

A partit de cet instant tout se passa très vite. Fou de rage Valen voulut se ruer sur sa femme la menaçant d'une 'bonne correction' mais House lui barra le passage en se mettant devant lui.

Il sourit quand le poing du capitaine vint s'écraser sur son nez, qui se mit immédiatement à saigner, il n'attendait que ça, une raison pour lui cogner dessus. Il riposta en lui donnant un coup de canne à l'entrejambe visant le scrotum. Valen se plia en deux sous l'effet de la douleur, House en profita pour lui envoyer son genou gauche en pleine mâchoire. Mais Mark Valen était un jeune pilote de combat surentrainé. Il reprit vite le dessus, ils étaient au sol, solidement empoigné l'un à l'autre, Valen plaquait le dos de house à terre en pesant de tout son poids, à moitié couché sur sa poitrine, alors que son poing s'abattait avec la régularité d'un métronome sur la cuisse de House lui arrachant des cris de douleurs.

William avait échappé à sa mère et était sorti de la chambre en appelant au secours. Heureusement il n'eut pas à attendre longtemps car Wilson, prévenu par une infirmière qu'il avait chargé de surveiller House, arrivait déjà, suivi par quatre agents de la sécurité. Wilson eut du mal à retenir William qui voulait défendre House, alors que les gardes séparaient les deux hommes qui se retrouvèrent tous les deux les mains menottées dans le dos.

Wilson regarda tour à tour les deux hommes, House souffrait des coups reçus sur sa jambes, le sang coulait de son nez maculant le devant de la blouse, il tenait à peine sur ses jambes, heureusement que les gardes le soutenaient. Quand au capitaine de frégate Mark Valen, il était toujours agité et hurlait qu'il allait détruire House, que sa carrière était foutue, qu'il allait porter plainte contre lui. Il exigeait de voir le directeur de l'hôpital. House pour une fois se taisait, mais Wilson vit une lueur de victoire dans ses yeux.

Il regarda dans le couloir, une foule mêlant patients et personnels soignants s'était agglutinée devant la chambre regardant le spectacle. Il dit aux agents de la sécurité de le suivre avec les deux pugilistes jusqu'au bureau du Dr Cuddy. Une foule encore plus nombreuse les attendait dans le hall quand ils sortirent de l'ascenseur.

L'incident avait déjà fait le tour de l'hôpital. Quand ils arrivèrent devant le bureau, Cuddy était à la porte, elle était tellement choquée par ce que l'on venait de lui dire, qu'elle avait dépassé le stade de la simple colère. Elle entra la première suivi des gardes dont deux avaient toujours beaucoup de mal à maîtriser Valen. Elle s'installa derrière son bureau, House et Valen furent assis sans trop de ménagement sur les deux chaises faisant face au bureau. Elle demanda aux agents de rester derrière eux, Wilson quand à lui s'assit sur le canapé.

Elle dévisagea les deux hommes devant elle, l'officier de l'aéronavale était fort agité et ne cessait de répéter qu'il voulait voir LE DIRECTEUR de l'hôpital, qu'il voulait porter plainte contre le Dr House. Ce dernier ne disait rien, et restait sagement assis sur sa chaise, curieusement son attitude l'effraya plus que celle de l'autre. Elle demanda à un agent de détacher House qui la remercia d'un signe de tête. Sentant toujours son sang couler de son nez, il se pencha en avant, prit plusieurs mouchoirs en papiers dans la boîte sur le bureau et s'appliqua à stopper l'hémorragie. Et attendit tranquillement que Cuddy explose devant l'attitude misogyne de Valen qui d'une part vociférait de plus belle car cette 'gourde ', comme il venait de l'appeler, ne lavait pas fait libérer et parce qu'il n'avait pas encore compris que c'était ELLE le boss !

Cuddy _ FERMEZ-LA !

M.V _ DE QUEL DROIT ? JE VEUX VOIR LE DIRECTEUR DE CET HOPITAL ! JE N'AI RIEN A FAIRE AVEC UNE SECRETAIRE !

Cuddy (réussissant à garder son calme) _ Je vous dis de la fermer parce que mon statut de DIRECTRICE de cet hôpital me l'autorise et que vous êtes dans mon bureau et non sur un porte-avion en train de donner des ordres !

Elle se leva, leur tourna le dos et regarda quelque minutes par la fenêtre pour se calmer. Mark Valen était muet de stupéfaction, choqué de s'être fait clouer le bec par cette femme. House quand à lui buvait du petit lait. Et rien n'aurait pu faire sortir Wilson du bureau. Cuddy s'installa de nouveau à son bureau. Par lequel devait-elle commencer ? Lisa fixa House toujours les kleenex appuyés sur ses narines et se tourna enfin vers Valen. Elle allait l'interroger en premier, elle inspira un grand coup et demanda d'une voix qu'elle espérait ferme et neutre.

Cuddy _ Je vous écoute, que c'est-il passé pour que vous et le Dr House en veniez aux mains ?

M.V _ Il a monté ma femme et mon fils contre moi ! Ma femme veut demander le divorce !

Cuddy _ Cela n'explique pas votre bagarre, puis- je en connaître les raisons ?

M.V _ Cet individu, il désigna House du menton d'un air méprisant, insinue que je bats ma femme et mon fils, ce qui est totalement faux !

Cuddy _ Je ne pense pas que le Dr House s'amuserait à proférer de telles accusations sans preuves.

M.V _ Si ses preuves sont les dires de ma femme, cela n'a aucune valeur, elle est sujette à des névroses depuis des années et c'est l'une de ses obsessions. Quand à mon fils il n'a que 7 ans, donc très influençable !

Cuddy _ Puis-je savoir lequel de vous deux a frappé le premier ?

M.V _ C'est moi ! Mais seulement dans le but de protéger mos fils et ma femme, il voulait m'empêcher de les approcher, voulant ainsi les garder sous son contrôle. Il va s'en dire que je vais porter plainte pour « manipulation mentale ».

Cuddy _ Maintenant Dr House puis-je avoir votre version des faits ?

House _ Avant toutes explications de ma part, auriez–vous l'obligeance de dire à Maître Winters de venir nous rejoindre, s'il vous plait Dr Cuddy.

Il avait dit sa tirade d'une voix si solennelle que Lisa se demanda pendant une fraction de seconde s'il ne se moquait pas d'elle. Mais elle vit dans ses yeux que tout cela était très sérieux, vraiment très sérieux. Cuddy appela l'avocate de l'hôpital et demanda à ce que l'on apporte une autre chaise. Cinq minutes plus tard, Janet Winters entra dans le bureau un énorme dossier dans les mains ainsi que des enveloppes krafts de grandes tailles.

Winters _ Dr House vous n'avez encore rien dit j'espère.

House _ Absolument rien maître.

Winters _ Parfait, s'adressant à Cuddy, je tiens à préciser que dans cette affaire je représente d'une part le Dr House, ici présent, mais aussi Anne Valen et son fils William Valen.

Cuddy (de plus en plus surprise) _ Très bien, maintenant serait-il possible au Dr House de nous raconter sa version des faits ?

Winters _ Bien sûr, Dr House si vous voulez bien.

House _ Le capitaine de frégate Mark Valen bat et maltraite sa femme et son fils. J'en ai la preuve dans ce dossier, il désigna le dossier sur le bureau. Grâce à l'infirmière Atkins du service pédiatrie qui m'a fait part de certains troubles physiques et psychologiques chez le petit William, j'ai interrogé ma patiente Anne Valen qui a confirmé mes soupçons. J'ai donc effectué avec son accord, des examens médicaux sur elle et son fils, qui ont révélé de nombreuses lésions aux niveaux des tissus musculaires et osseux, comme par exemple une fracture des côtes chez William mal ressoudé fautes de soins, une fracture du même type au pied droit de sa mère. Toutes les radios et images sont accompagnées d'un compte rendu médicale détaillé complet que j'ai établi et que maître Winters a fait contre expertisé par des collègues de l'hôpital San Sébastian. Madame Valen m'ayant demandé si je connaissais un avocat, je lui ai donc conseillé maître Winters. Il se tourna vers l'avocate qui prit la parole.

Winters _ Mme Valen m'a dit qu'elle voulait porter plainte contre son mari pour violences conjugales et violences sur mineur et quitter le domicile familial le plus rapidement possible. L'adjoint du procureur au vu du dossier monté par le Dr House, a accepté de porter l'affaire devant les tribunaux. J'ai prévenu les services compétents avant de venir, des policiers vont bientôt arriver pour arrêter Mr Valen.

M.V _ Ceux sont des mensonges ! Ce dossier est trafiqué, j'aime mon fils et ma femme et ils m'aiment ! J'ai même empêché cet individu de leur nuire. C'est pour ça que je l'ai cogné l'estropié !

House se leva très calmement, prit des feuilles pliées dans la poche de sa blouse et les tendant à maître Winters. Puis s'adressant à Valen.

House _ Vous m'avez mis votre poing dans la gueule car je vous ai empêché de cogner votre femme. A maître Winters, regardez donc ces dessins, c'est William qui me les a fait, vous verrez combien son père les aime lui et sa mère.

L'avocate déplia les dessins, les regardant l'un après l'autre et ne put retenir des larmes en murmurant un « oh mon Dieu ». Cuddy les regarda à son tour, Wilson qui s'était approché regardait par-dessus son épaule, même lui sentait ses yeux lui brûler alors que Cuddy réagit comme l'avocate. Sans un regard pour Mak Valen, elle s'adressa aux gardes.

Cuddy _ Sortez moi cette ordure de mon bureau, tout de suite !

Elle n'arrivait pas à détacher son regard des 3 dessins. Le 1er sur lequel il y avait des traces de larmes, on y voyait un enfant couché sur un lit avec une femme à côté les bras levés, comme pour le protéger d'un immense bonhomme tout en noir qui tenait quelque chose ressemblant à une ceinture dans sa main. Le 2ème montrait un enfant dans une baignoire avec toujours le même bonhomme qui avait cette fois sa main sur la tête de l'enfant comme s'il voulait l'enfoncer sous l'eau. Mais c'est la 3ème qui la choquait le plus, elle représentait un enclos avec un niche et une écuelle, mais ce n'était pas un chien qui y était attaché mais un enfant. Le point commun à tous ces dessins c'était les larmes qui coulaient des yeux de l'enfant et de la mère et qui formaient des flaques sur le sol.

Machinalement ils portèrent tous les 3 leurs regards sur House, qui toujours assis sur sa chaise, avait fermé les yeux, essayant de faire le vide dans son esprit et de se calmer en contrôlant sa respiration. Il se sentait faible, d'une part parce qu'il avait perdu pas mal de sang avant de pouvoir stopper le saignement, mais aussi parce que la tension nerveuse étant retombée, il pouvait ressentir la douleur à sa cuisse. Il remua faiblement la tête quand l'avocate, ayant ajouté les dessins au dossier, quitta le bureau en le remerciant. Même les yeux fermés il sentait peser sur lui les regards interrogateurs de Wilson et de Lisa.

House _ Pas envie d'en parler…Pas maintenant.

Il ouvrit enfin les yeux et leur fit un faible sourire, il se leva et dut se rattraper au bord du bureau. Sa tête lui tournait, il s'était levé trop vite, malheureusement ses jambes se dérobèrent sous lui mais il fut retenu par deux paires de bras qui le saisirent chacune par un bras et le trainèrent jusqu'au canapé ou ils l'allongèrent, son corps était parcouru de tremblements. Wilson sortit du bureau et revint quelques minutes plus tard, nettoya le nez de House, vérifia qu'aucun caillot de sang ne bouchait de narines et lui fit une piqûre de calmant. House voulut protester mais sans succès, épuisé aussi bien physiquement que nerveusement, il s'endormit. Wilson et Cuddy s'assirent sur les fauteuils les questions se bousculant dans leur crâne.

Cuddy _ Il ne vous à rien dit ?

Wilson _ Rien…J'aurais dû le voir venir…

Cuddy _ Je ne vois pas comment ?

Wilson _ Je l'ai vu discuter avec sa patiente, il était attentionné vis-à-vis de William. Où votre relation l'a transformé radicalement ou c'est plus profond.

Cuddy (voyant un papier sur le sol devant le canapé) _ Il a oublié de donner un dessin, mon Dieu Wilson comment peut….

Wilson (inquiet en voyant l'expression sur le visage de Cuddy) _ Lisa ?

Lisa que se passe-t-il ? Qu'est-ce que ce dessin peu représenter de pire que…

Cuddy _ Mon Dieu James regardez…S'il les a aidé c'est parce

Wilson _ Qu'il c'est reconnu dans cet enfant. Bon sang ! Il m'a dit le jour de l'enterrement de son père que ce dernier, alors qu'il était âgé de 12 ans, l'avait enfermé durant deux mois dans sa chambre….Jamais il ne m'a parlé de ça…sa main tremblait tellement sous le coup de l'émotion qu'il laissa tomber la feuille au rectangle bleu, où une main d'enfant avait rajouté 7 lettres au dessus de la petite silhouette _grégory_

Cuddy _ Jamais je n'aurais soupçonné que… Que va-t-on lui dire ?

Wilson _ Absolument rien, repliez ce dessin et remettez le dans sa poche…Lisa je sais que cela risque d'être difficile pour vous, mais ne lui dites pas que vous savez. Ne gâchez pas ce que vous êtes en train de construire tous les deux. Après ce qui vient de ce passer, quand il sera prêt il vous en parlera, mais ne l'y forcez pas.

Cuddy _ Je n'en avais pas l'intention, je ne tiens pas à le perdre…Il est tellement différent quand on est tous les deux….

Wilson _ En tout cas, il reste un manipulateur de génie, il a parfaitement réussi à amener ce type où il voulait, même si pour cela il a fallut qu'il se prenne une bonne raclée. Il a tout calculé, tout prévu.

Cuddy _ C'est House, ce serait dommage qu'il change totalement.

Wilson _ Bon je vais aller faire taire les rumeurs, appelez moi si vous avez besoin.

Cuddy _ Oui...Merci.

Cuddy alla baisser les stores, afin que personne ne puisse voir dans son bureau. Elle jeta un regard compatissant à House, jamais elle n'aurait pensé que cet homme dans les bras duquel elle se sentait en sécurité, ait pu être un enfant sans défense à la merci d'une brute. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux.

Lorsque House ouvrit les yeux, une heure plus tard, il lui fallut quelques secondes pour réaliser où il se trouvait. Alors qu'il se redressait, il entendit la voix de Lisa qui se leva et s'approcha de lui.

Lisa _ Comment te sens-tu ?

Greg _ Soulagé…Je suis désolé de…

Lisa _ Désolé ? Je ne vois pas pourquoi, grâce à toi ce monstre va être mis en cage à son tour !

Greg _ Ce n'est pas toujours le cas malheureusement….

Lisa _ Une seule chose, pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?

Greg _ Je ne voulais pas que tu sois de parti pris et puis comme ça ta réaction a été naturelle.

Lisa (s'asseyant près de lui) _ Je suis extrêmement fière de toi, et voilà un petit avant goût de ta récompense.

Elle approcha ses lèvres des siennes, il les prit avec douceur, lui mordillant la lèvre inférieure, cependant il fut surpris quand Cuddy se décolla en émettant un 'bah c'est dégoûtant'. Hein ? Son baiser dégoûtant ? Cuddy, devant la mine déconfite de House, éclata de rire, ce qui le perturba encore plus.

Lisa _ Tu as un goût de fer si tu veux savoir ! Tu as du sang, sur ta barbe et tes lèvres.

Greg _ Je préfère ça ! Sur le coup j'ai cru m'être transformé en quelque chose de visqueux. Je peux me servir de ta salle de bain ?

Lisa _ Oui, tu trouveras tout ce dont tu as besoin. Enlèves aussi ta blouse et jette là, elle est foutue.

Elle aida House à marcher jusqu'à la salle de bain, il accepta son aide avec un grand sourire. Elle comprit pourquoi, quand il profita de la situation en lui passant le bras autour du cou et en l'amenant à lui beaucoup plus prêt que nécessaire. Elle n'y opposa aucune résistance, profitant elle aussi de la situation. House se nettoya et ayant pris soin de prendre le dessin dans la blouse, ressortit de la salle d'eau cinq minutes plus tard, il avait aussi jeté sa chemise tâchée par le sang qui avait traversé le tissus de la blouse. Cuddy lui tendit une canne. House la prit, il avait la main sur la poignée de la porte quand il se retourna.

House _ Ce soir chez toi 19h00, j'apporte le repas. Chinois ça ta vas ?

Cuddy _ Parfait, à ce soir….

En se dirigeant vers l'ascenseur House fut surpris par la réaction de certain membre du personnel, des infirmières en particulier qui, lui firent de timide sourire, accompagné de petit hochement de tête en signe d'approbation. Il trouva enfin refuge dans la cabine de l'ascenseur, « merde ! Il manquait plus que ça » pensa-t-il, comment allait-il pouvoir continuer à terroriser les infirmières, si elles le prenaient maintenant pour un type sympa ?

Il arriva enfin au bon étage et se rendit dans la chambre d'Anne Valen, William se précipita vers lui et le serra dans ses bras, manquant de renverser House.

William _ Merci Grégory.

Anne.V _ Oui, merci pour tout….Vous allez bien ?

House _ Très bien, il s'était approché du lit, que va-t-il se passer maintenant pour vous deux ?

Anne.V _ Nous allons être accueilli dans une pension de famille. Une association d'ex femmes battues va m'aider à trouver un emploi, j'ai une formation de comptable, avec une remise à niveau tout devrait bien se passer… Un nouveau départ et cela grâce à vous.

House n'avait pas besoin de répondre, chacun se comprenant par un simple regard. Il regarda William qui était monté sur le lit et s'était blotti dans les bras de sa mère, détendu et heureux. Puis il reprit son rôle de médecin lorsqu'elle lui demanda comment ça allait se passer maintenant, qu'il avait trouvé sa maladie. Il lui expliqua qu'elle devrait prendre son traitement à vie et venir régulièrement faire des examens, pour vérifier que tout se passe bien. Comme ses problèmes aux reins et au foie étaient récents, cela pouvait être réglé par un traitement médical approprié. Elle pourrait quitter l'hôpital ce vendredi.

Il récupéra sa canne, accrochée au pied du lit et les laissa tous les deux. Et pour la première fois de sa vie, le Dr Grégory House fut heureux d'aller faire ses consultations, cela lui permit d'échapper aux questions de Wilson et d'éviter les regards amusés de ses larbins et toutes personnes au courant de 'l'incident'.

A 17h00 il quitta l'hôpital, et quiconque aurait suivi la voiture du Dr House aurait été surpris de voir les différentes courses qu'il fit avant de passer prendre le repas chinois et de se rendre chez Lisa.