Chapitre 11 : L'abandon
Hermione avait chaud : cela faisait bien une demi-heure que Ron, nonchalamment, alternait les doux supplices sur ses tétons et son clitoris alors qu'elle était allongée, nue et attachée aux barreaux du lit par les poignets et les chevilles. Elle avait déjà joui deux fois et se préparait malgré elle à subir un nouvel orgasme. Son clitoris, doucement taquiné du bout de la langue habile de Ron semblait grossir de plus en plus, gorgé de sang par l'excitation qui ne la lâchait pas.
- Allons, encore, Hermione !
- Ron, je n'en peux plus !
- Encore, Hermione, c'est un ordre ! Regarde, ton clitoris ne demande que ça, dit-il en titillant du bout de son index la petite perle sensible et rouge qui durcissait à ce contact…
Hermione gémit de plaisir, sentant l'orgasme qui approchait.
- Encore Hermione ! Laisse-toi aller…
Ron accentua l'efficacité de ses caresses en écartant de son pouce et de son index les grandes lèvres, tandis que sa bouche revint aspirer ce point si sensible.
Hermione cria tandis que l'orgasme s'emparait d'elle et que sa vulve et son bas-ventre se contractait violemment. Ron étendit les mains, et vint titiller de ses index le bout de ses tétons, ce qui prolongea l'orgasme d'Hermione et ses petits cris de plaisir.
- Ron, je t'en prie, stop, maintenant !
- Je n'ai pas compris ! sourit Ron
- Maitre ! Je vous en prie !
- Que veux-tu ?
- Je ne veux plus ! Je n'en peux plus !
- Que ne veux-tu plus exactement ?
- Ne me touchez plus, s'il vous plait !
- Où, Hermione ? Où ne veux-tu plus que je te touche ?
- Mon… clitoris ! C'est trop sensible !
- Soit, je consens, mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas te toucher ailleurs !
Et humidifiant son index de sa salive, il le glissa doucement vers son anus.
- Mais … Non, maitre !
- C'est à prendre ou à laisser Hermione ! Tu me laisses te toucher ici, ou je reprends mes caresses sur ton petit clito sensible ! Que choisis-tu ?
Hermione ne répondit rien et se mordilla la lèvre inférieure, gênée.
- Je peux donc continuer, voyons voir ça, j'attends ce moment depuis un bout de temps, ma belle… Ce soir, je veux que tu te donnes entièrement à moi… Complètement, ajouta-t-il d'une voix sensuelle en glissant doucement son index dans l'orifice d'Hermione.
Elle sentit celui-ci se contracter en réponse et retint une grimace de frayeur.
- Ne t'inquiète pas, j'irai très doucement, je ne tiens pas à te faire trop mal… Ce devra être un plaisir pour toi aussi.
Et il ajouta à son index le majeur qui vint écarter davantage son orifice anal, arrachant un gémissement étouffé à Hermione qui se calqua bien vite sur le rythme des quelques mouvements de va et vient que Ron entreprit de faire, massant habilement Hermione.
Elle ferma les yeux en réponse, rouge de honte, mais ce fut pire lorsqu'il ôta ses doigts et entreprit de détacher un à un les liens qui fixaient ses chevilles au pied du lit pour les rattacher à la tête du lit : Hermione se retrouva alors les jambes en l'air, les cuisses presque au contact de son ventre, les genoux pliés et les fesses totalement exposées et ouvertes. Elle sentit ses joues devenir cramoisies alors que Ron profitait de son impuissance pour étudier cette zone avec délectation. Puis, écartant davantage ses fesses et ne pouvant attendre davantage, il vint presser doucement l'extrémité de son pénis contre son anus. La réaction ne se fit pas attendre :
- Non ! Arrête Ron !
Elle essaya de se dégager mais les liens étaient bien serrés et la position inconfortable l'empêchait pratiquement de se mouvoir.
- Hermione, fais-moi confiance… Donne-toi toute à moi ! chuchota-t-il plus bas à son oreille.
Guidant alors son sexe d'une main, il pressa doucement puis plus fort. Hermione ne put retenir un cri de douleur lorsqu'elle sentit Ron s'immiscer lentement en elle. Il ne voulait pas entrer d'un seul coup, ça aurait été trop douloureux pour elle.
- Aïe, Ron, arrête, ça fait … Ça fait mal ! gémit-elle en essayant de se dégager.
- Attends, attends un peu … Ne bouge pas ! souffla-t-il.
Il bloqua sa hanche d'une main pour empêcher ses tressautements de faire ressortir l'extrémité de son gland déjà entrée.
- Détends-toi Hermione !
Il continua alors à avancer, tout doucement, très lentement, s'arrêtant entre chaque poussée, et petit à petit, l'orifice autour de lui se détendait, le laissant entrer de plus en plus. Il était aux trois quart entré quand il ne put se contenir plus longtemps et d'un coup plus puissant, entra en totalité. Hermione laissa échapper un cri aiguë, alors qu'il tâchait de maitriser son souffle et faisait appel à toutes ses facultés pour se contrôler, emporté malgré lui par les sensations divines qu'il ressentait : c'était à la fois très serré, humide et presque brûlant.
Petit à petit, il sentit le fourreau de chair soyeux se détendre autour de lui, ce qui lui permit de bouger. Il caressa du bout de son pouce le clitoris d'un mouvement circulaire et Hermione gémit à nouveau, mais cette fois de plaisir. Ron faisait ressentir à Hermione des choses qu'elle n'aurait jamais soupçonnées avant : une douleur assourdie qui mêlée à son plaisir le décuplait. Alors que Ron allait et venait en elle, elle sentait ses muqueuses internes massées de toutes parts et bien vite, une chaleur brûlante l'envahit.
Lorsqu'elle sentit Ron venir en elle, un orgasme plus fort que ce qu'elle n'avait jamais connu l'envahit et elle ne put retenir un long cri rauque et primitif, se laissant aller complètement. La honte et la douleur avaient disparu, seul le plaisir demeurait.
Alors que Ron ralentissait ses mouvements, elle fondit en pleurs, essayant malgré elle de retenir les larmes qui coulaient sur ses joues. La conscience de l'acte réalisé revenait, et avec elle, la honte …
- Hermione ?
Elle ne voulut pas répondre : elle sentit qu'il glissait hors d'elle et venait s'allonger à ses côtés.
- Je … je t'ai vraiment fait si mal ? Je … je suis désolé … Il éprouvait déjà du remord à l'idée de l'avoir blessée alors qu'il avait tant aimé ça.
- Non, c'est pas ça ! souffla-t-elle sans oser le regarder, hoquetant sous les sanglots.
- Alors c'était bon ? Ça avait l'air en tout cas ! Hermione ? Tu as aimé ?
Elle osa le regarder, les joues baignées de larmes :
- C'était … tellement fort ! C'est indescriptible ! Mais ça ne devrait pas ! Pourquoi c'était si bon ?
Ron sourit :
- Pour moi aussi c'était indescriptible, j'ai adoré te sentir t'abandonner comme ça, tu m'as fait entièrement confiance, tu t'es ouverte et tu t'es laissée aller, et ça c'est une magnifique preuve d'amour … Il l'embrassa tendrement sur le front, goûtant sa sueur salée.
- Tu ne regrettes pas ? ajouta-t-il la voix inquiète.
- Non, mais maintenant, j'ai absolument besoin d'une bonne douche ! Je suis moite de sueur, sourit Hermione, et je déteste ça. Si tu pouvais me détacher ?
- Tu l'as amplement mérité, mon amour !
