Auteur: Lady Silverwings
Traductrice : Cassis Blake
Disclamer: les personnages appartiennent à J.K. Rowling.
Note: toute mes excuses pour cette longue absence. Je me rends compte que ce n'est pas très respectueux envers vous et je vais essayer de me rattraper. Sachez que je n'abandonne aucune de mes trad' mais j'ai eu une année difficile dans le genre VRAIMENT difficile. Votre chance est que je sois cloué au lit avec une vilaine entorse en ce moment... Donc je traduis avec une ardeur renouvelée. Maintenant je vais m'attaquer au prochain chapitre de The art of Hidden Persona's.
Harry trouva refuge derrière le large tronc d'un vieux chêne, les feuilles de celui-ci le protégeant idéalement des rayons du soleil d'été. Des rires emplissait l'air accompagnés de cris et glapissements d'enfants. En temps normal, Harry se serait trouvé au milieu d'eux, planifiant des farces et participant au joyeux grabuge, mais aujourd'hui il se sentait un peu démoralisé.
C'est censée être ma fête d'anniversaire à moi aussi, pensa-t-il avec une pointe d'amertume. Ses parents s'étaient joints à la grand-mère de Neville et avaient décidé de fêter l'anniversaire des garçons ensemble. Harry n'en voulait pas à Neville, mais même lui pouvait sentir la joie forcée que s'appliquaient à afficher les adultes. Ils avaient essayé d'éradiquer toute forme de magie pour le bien être de Harry et c'était là la cause de son humeur sombre. Il ne voulait pas de leur pitié.
Raison pour laquelle il se cachait actuellement de tous. Remus avait envoyé comme présent à Harry un livre à la reliure épaisse qu'il avait à présent ouvert sur les genoux. Animaux Fantastiques et Où les trouver en était le titre et il avait dors et déjà fasciné l'enfant âgé désormais de sept ans.
« Pourquoi est-ce que tu te caches ici ? » intervint une voix.
Harry leva les yeux, ses lunettes glissant au bout de son nez. Debout devant lui se tenait un garçon de son âge avec des cheveux blond platine et des yeux gris comme le mercure.
« Qui dit que je me cache ? » rétorqua Harry.
Le blond émit un petit bruit sarcastique, semblant ensuite plutôt vexé devant sa réponse. « Si tu ne te caches pas alors pourquoi n'es-tu pas là-bas à jouer avec les autres ? »
« Pourquoi est-ce que toi tu n'y es pas ? » répliqua le garçon au cheveux sombre.
« Parce que j'ai de bien meilleures manières de passer mon temps que d'agir de façon aussi enfantine. » Sans demander la permission, le garçon s'assit aux côtés de Harry, les yeux rivés au livre qui reposait dans son giron. « Draco Malfoy, au fait. »
« Oui, je me souviens de toi, » répondit Harry. « Ce ne serait pas poli d'oublier qui se trouve sur la liste des invités, pas vrai ? »
« Non, mais quant est-ce que la bienséance à été inculqué à Londubat ? Ou bien à Weasley ? »
« Weasley and Londubat ne sont pas de mauvaises personnes, » argua Harry tandis qu'il baissait les yeux sur les pages de son livre. « Tu ne devrais pas faire de jugements aussi hâtifs. »
« On peut difficilement appelé ça hâtif quand ils n'ont jamais fait preuve d'un comportement qui prouverait le contraire, » déclara Draco. « Regarde-les, courants dans tous les sens pendant que l'autre invité d'honneur est assis derrière un arbre en train de lire un vieux bouquin miteux. »
Harry s'esclaffa à ce dernier commentaire. « Il n'est pas miteux mais c'est un vieux livre, en effet, » concéda-t-il. « J'aime les livres, ils détiennent en eux un grand nombre de connaissance. »
« Oui, et bien, quand j'aurais besoin de cette connaissance alors j'irais trouver le livre approprié à lire. » Draco étendit les jambes et se laissa tomber sur les coudes. « Tu n'es pas exactement comme je l'avait imaginé, tu sais, » dit-il, sa voix baissant d'un ton, adoptant une consonance plus grave. « Tu es différent. »
Un sourcil d'ébène s'arqua vers le haut. « Différent ? En quel sens ? »
Draco émit un reniflement plein de dérision comme il étudiait froidement le garçon à ses côtés. « Tu dois savoir que tout le monde ici est conscient de tes… limitations, » débuta-t-il. « Je m'étais fait l'image d'un garçon renfrogné, perpétuellement en colère et qui voulait que toutes les personnes qui l'entoure soient misérables. Je sais que je le serais, si je ne pouvais pas faire de magie. »
« Alors je suis heureux de ne pas être toi, » gloussa Harry.
« Je suis un Malfoy et nous sommes unique, » s'offusqua Draco. « Pourtant, te voilà, aussi content que tu puisses l'être de ton sort. Tu souris, tu ris, tu agis comme si tout était parfaitement normal, comme si tout allait parfaitement bien quand tous les adultes présents semblent vouloir marcher sur des œufs autour de toi. Ce qui est assez drôle, en fait. »
« Peut-être que ça l'est pour toi, mais moi je souhaiterais juste qu'ils arrêtent avec les regards plein de pitié. » Harry referma son livre, son esprit entièrement focalisé sur leur conversation. « Tu sais, je pourrais dire la même chose de toi. J'ai entendu dire un grand nombre de choses aux sujets des Malfoy. Coincés, avides, égocentriques et égoïstes pour n'en nommer que quelques unes. Et pourtant tu es là, choisissant de m'aborder et daignant me parler. Qu'es-ce que tu veux ? »
Une lueur brilla dans les yeux de Draco avant qu'il ne rejette la tête en arrière et s'esclaffe de rire. Celui-ci sonnait légèrement rauque, comme si rire était une chose étrangère au garçon, et si contagieux que Harry parti lui aussi d'un rire léger.
« Quelle clairvoyance, » le congratula Draco. « Tu pourrais bien t'en sortir finalement. Tu as raison, père dit toujours qu'un Malfoy ne devrait jamais perdre son temps avec quelqu'un qui n'en vaudrait pas la peine. Père dit que si un homme n'a rien à donner, alors un homme n'a aucune valeur. Mais toi, tu es différent. Tu as des secrets, je peux le dire. Positivement charmant, des secrets délicieusement noirs et je veux les connaître. En te confiant à moi, tu obtiendras le support et le soutien d'un Malfoy. C'est quelque chose que chaque sorcier et sorcière désire et ils ne sont pas nombreux à en recevoir le privilège. Qu'est-ce que tu en dis ? Amis ? »
Harry pencha la tête sur le côté tandis qu'il considérait le garçon et sa proposition. Etre utilisé et user en retour de l'influence d'une famille puissante. Et tout ce que Draco voulait était qu'il partage avec lui certains de ses secrets ?
Un sourire se forma sur le visage de Harry. Bon, pensa le jeune garçon. Draco n'a jamais dit qu'il voulait connaître tous mes secrets. Peut-être qu'un ou deux devraient suffirent. Il tendit la main vers le garçon aux cheveux platine.
« Salut, » dit-il d'une voix légère. « Mon nom est Harry Potter. Ce serait un plaisir de te compter parmi mes amis. »
Draco lui rendit son sourire et saisi sa main tendue. « Draco Malfoy. Le plaisir est pour moi. »
« J'espère que tu t'es amusé, mon chéri, » dit Lily tandis qu'elle triait les cadeaux qu'avaient reçu Harry. « Tu sembles t'être entendu à merveille avec Draco. »
Harry sourit à sa mère comme il l'aidait à mettre de côté ce qu'il restait de son gâteau. « Je me suis bien amusé et j'ai apprécié passé du temps avec Draco. Il a un sens de l'humour plutôt mordant. »
« Quelque chose me dit que M. et Mme Weasley ne partage pas ton avis, » déclara James d'un ton moqueur. « Pas avec toutes les farces que le jeune Malfoy à fait aux dépends de leur fils, Ron. »
Harry haussa les épaules. « Ron aurait du le voir venir, » répondit-il. « J'ai essayé de l'avertir. Il n'aurait jamais dû dire les choses qu'il a dites en public et en plaisante compagnie. Il s'attirera des problèmes un de ces jours. »
Lily rit alors qu'elle se penchait pour ébouriffer les cheveux de Harry. « Mon fils, le gentleman, » taquina-t-elle. « Va ranger tes cadeaux pour moi, mon cœur. Je vais commencer le dîner. »
Alors que Harry déambulait dans sa chambre, rangeant ses cadeaux là où il le souhaitait, il entendit le léger sifflement sibyllin annonçant l'arrivé de Nagini.
:: Et voilà mon doux serpent parleur, :: roucoula telle comme seul un serpent pouvait le faire. Une fois encore, attachée par un charmant ruban à la base de sa tête triangulaire, se trouvait une boite. Son cadeau d'anniversaire.
:: Nagini ! Tu m'as manqué aujourd'hui ! :: l'accueillit Harry, gratifiant le Cobra Royal d'un baiser au sommet de la tête tandis qu'il la délestait de son paquet.
:: Et moi que diable suis-je donc ?:: dit une autre voix. :: De la viande haché ? Pas de paroles de bienvenue à mon égard ? Insolent enfant. ::
:: Tu m'a manqué aussi, Tom, :: répliqua Harry en pouffant de rire. :: Merci pour mon cadeau d'anniversaire ! ::
:: Comment peux-tu me remercier quand tu ne sais même pas ce que c'est ? Ouvre le, idiot. Dépêche-toi ! ::
Avec un plaisir enfantin, Harry déchira l'emballage qui recouvrait la boite rectangulaire. Niché à l'intérieur se trouvait un long objet en bois élégamment taillé. Le garçon de sept ans trembla comme il caressait délicatement l'artefact.
C'était une baguette. Sa baguette à lui.
:: T-Tom, :: bredouilla Harry. :: Est-ce que c'est… ce que je pense que c'est ? ::
:: Et bien ce n'est pas un stupide bouquin si c'est ce que tu demandes, :: rétorqua-t-il. :: Et avant que tu ne devienne trop excité, sache que c'est une baguette de débutant. En quelque sorte similaire à un balais de débutant, elle a un pouvoir restreint et des capacités réduite comparé à une vraie baguette. Elle t'apprendra à concentré adéquatement ta magie, de manière à ce que quand tu obtiendras la vrai, tu ne cafouille pas pathétiquement comme la plupart des premières années à Poudlard. ::
Harry fondit alors en larmes, ses mains serrant possessivement la baguette contre son torse. Nagini et Tom émirent à l'unisson un grognement de consternation. Le serpent s'enroula autour de l'enfant sanglotant et tenta de sécher ses larmes.
:: Non, non je vais bien, :: hoqueta Harry comme il s'essuyait les yeux de la paume de la main. :: C'est juste que… c'est tellement surréaliste. C'est tout mes rêves devenus réalité et de le voir et de le savoir c'est juste trop pour moi. Je suis désolé. ::
:: Shut, mon petit enfant-serpent, :: chantonna Nagini. :: Ne sois jamais désolé pour exprimer tes sentiments devant nous. Nous sommes très fiers de toi. ::
:: Nagini a raison, :: acquiesça Tom. :: Tu as parcouru un long chemin depuis que nous nous sommes rencontré pour la première fois, Harry. C'est compréhensible d'être aussi… émotif. ::
Harry étouffa un rire. :: On croirait entendre Draco, :: murmura-t-il tandis qu'il se nichait plus confortablement entre les anneaux de Nagini.
:: Ah, oui. Le jeune Malfoy. J'ai ouï-dire qu'il s'était fait connaitre de toi. ::
:: Oh ? Comment connais-tu Draco ? Qui te l'a dit ? ::
:: Et bien, hmm, je connais son père vois-tu, :: répondit rapidement Tom. :: Nous travaillons ensemble au Ministère alors nous sommes en quelque sorte des connaissances. ::
:: Oh, tout s'explique. C'est comme ça que tu connais mon père aussi, vu qu'il est un Auror, pas vrai ? ::
:: Oui, tu peux dire ça comme ça, :: vint l'étrange réponse. :: Un conseil cependant. Aussi plein d'esprit soit-il, le jeune Malfoy est le fils de son père. Je me montrerais méfiant face à ses intentions. ::
:: Tu veux dire, garder mes amis proches et mes ennemis plus proches encore ? Tu es si pessimiste, Tom, :: taquina Harry. :: Arrête de t'inquiéter. Je sais que Draco aimes comploter. Je resterais sur mes gardes. ::
:: Excellent. Je te savais capable de voir au travers de son masque mais je voulait m'en assurer. S'il te fait du mal Harry, je déplacerais Ciel et Terre pour le lui rendre au centuple. ::
:: Je sais, Tom, je sais, :: dit doucement Harry. :: Ne te fais pas de soucis s'il te plait. Draco à rendu mon anniversaire un peu plus tolérable et ton cadeau a rendu celui-ci meilleur encore. ::
:: Bien sûr que mon cadeau était le meilleur de tous. Comment peux-tu penser qu'il en soit autrement ?:: contra Tom, répondant au souhait de Harry de changer de conversation. :: Comme je te l'ai déjà dit, c'est une baguette de débutant. J'ai placé sur celle-ci des sorts qui veilleront à ce que le Ministère ne sois pas alerté de son usage. Pas de sortilèges majeurs pour toi, mon garçon. Nous commencerons par des sorts mineurs et renforcerons l'essence même de ta magie avant de passer à d'autres choses. L'exténuation magique est une condition qui peut s'avérer irréversible. Je ne laisserais rien de telle t'arriver. Jamais. ::
Un petit sourire flotta sur les lèvres de Harry au ton qu'avait pris la voix de Tom. D'autres auraient pu en prendre offense, trouvant celui-ci possessif ou autoritaire, mais Harry savait mieux que de penser ça. Il connaissait Tom et cela faisait toute la différence.
Je t'aime aussi, Tom, chuchota-t-il dans son cœur.
Et voilà. Maintenant il vous faut patienter jusqu'au prochain chapitre publié par l'auteur.
