Chapitre 11 : Le FBI s'empare de l'affaire.
Il y eu un instant de silence, puis toutes les personnes présentes dans l'agence de Mouri se hâtèrent vers les véhicules les plus proches et roulèrent plein pot jusqu'au commissariat, sous un beau soleil couchant.
Effectivement, sur place, le commissariat était devenu en même pas deux minutes, qu'un gros tas de cendres et de gravats. Les pompiers arrivèrent en masse, et pendant une bonne heure, ils s'acharnèrent à retourner le moindre caillou pour sauver ce qu'il pouvaient des employés.
Le bâtiment était très haut, donc les chances d'avoir des survivants étaient minces, très minces.
- Je ne pensais vraiment pas qu'en rouvrant le dossier Hirota, le commissariat finirait comme ça, lâcha finalement Sato, dégoûtée et horrifiée par la vue de plus en plus de corps morts.
Il n'y avait aucun survivant. Un pompier expert s'approcha du groupe de policiers.
- L'explosion a été causée par un portable relié au système électronique. Des capteurs étaient posés à chaque étage. Celui qui a fait sauter le bâtiment tenait visiblement à ce qu'il n'y ait aucun survivant. Malheureusement, il a réussit.
- Et dire que j'ai faillis refuser de passer voir Mouri, se désola Megure. Mais on va coincer ceux qui ont fait ça, je vous le jure. Sato, Takagi : Vous allez contacter la préfecture d'Osaka, faites aussi venir celle de Tokyo centre et de la région de Tori. On se mobilise !
Ce furent avec les larmes aux yeux que les deux policiers s'exécutèrent.
Haibara commençait à trouver le temps vraiment long. Surtout quand on est attachée avec des liens qui scient la peau et qu'on s'est fait injecter dans le corps une vingtaine de seringues, chacune contenant un produit assez puissant pour faire mal sans tuer.
Vermouth lui avait soutiré les informations qu'elle voulait à propos d'Hirota lui-même et de sa famille. Ai ne se rappelait plus du reste de ses réponses.
Comme les deux femmes se détestaient, celle de l'Organisation l'avait laissée là, après lui avoir flanqué un coup de pied dans le ventre, ce qui lançait douloureusement Ai à la longue.
Elle redressa la tête, et tenta une énième fois de défaire ses liens. Sans succès. Ai appuya alors la vitre de sa montre comme elle le pouvait contre la poutre. Un léger 'bip' se fit entendre (encore une nouveauté de la part du professeur). Sa position pouvait être repérée !
Ai pria pour qu'un des DBs ait l'idée de bien vouloir mettre la paire de lunettes de rechange de Conan sur le nez.
Il ne restait plus qu'à attendre, en espérant qu'elle sortirait de là vivante.
- Le FBI ? Demanda Kogoro.
- Oui, répondit Jodie Starling en rangeant sa carte dans sa veste. Nous sommes plus ou moins reliés à cette affaire sur la famille Hirota.
- Et bien sûr, renchérit l'endormi avec mauvaise humeur, vous n'allez absolument pas nous dire quoi que ce soit sur cette affaire. Alors que les policiers présents sont aussi concernés, puisque leur commissariat a volé en éclats.
- Bien vu, lâcha l'agent Camel, qui enfonça un peu plus le clou. Mais par contre, vous pouvez quand même nous aider à propos de la disparition de Conan-kun. Cette partie peut encore être déléguée aux municipaux.
- D'accord, alors on continue de chercher le gamin quand même ? Demanda Megure.
- Bien sûr, s'expliqua James Black. Si vous cessez de le chercher, cela va faire louche auprès du kidnappeur. Et on ne peut se le permettre.
A propos du kidnappeur, personne ne se doutait qu'il était dans le coin. Il avait entendu l'explosion et s'était rapproché, un masque sur la tête, du lieu. Il jura quand il reconnu le FBI avec les policiers présents. Mr Hirota avait alors décidé un peu plus tôt d'aller à l'hôpital pour voir sa fille, même de loin. Il était sûr que le gosse ne voudrait pas bouger de la planque, la sortie étant trop bien cachée.
Puis il faudrait d'abord qu'il se détache, et ça, ce n'est pas un gosse de 7 ans à peine qui allait y arriver.
Hirota Ishigo arriva enfin sur les lieux de l'hôpital. Il vit tout de suite que quelque chose n'allait pas et ses soupçons se confirmèrent quand quelque chose de noir s'abattit sur sa tête, et qu'un coup de taser lui fit perdre connaissance.
Ça devait bien faire deux heures qu'il tournait en rond, mais Conan parvint enfin à dénicher la sortie. En fait la porte murale -qui s'ouvrait normalement en poussant- pouvait aussi coulisser. Le détective eut un sourire. Il allait enfin sortir d'ici, c'était déjà ça.
Des escaliers remontaient lentement, le rajeuni en déduit que la sortie devait être un peu plus loin. Conan poussa une planche et fut surprit de se retrouver vers le port, à à peine un mètre au-dessus du niveau d'eau. Le gamin comprit alors que la planque faisait partie elle-même d'un tout. Une ancienne ville, construite auparavant là.
Malgré ses connaissances Shinichi sentait qu'il pouvait rouvrir ses manuels, il ne connaissait même pas l'histoire de Beika !
Il se rappelait maintenant que la vieille ville avait été détruite en partie, mais qu'il restait des zones, petites c'est vrai), mais où celui qui s'y connaissait, pouvait y circuler.
Conan remit la planche en place et revint dans le tunnel. Des briques et du bois apparaissaient entre des morceaux de terre. Sans doute d'anciennes constructions partiellement détruites...
Ah, voilà ça expliquait tout. Le rajeuni avait manqué la sortie qui menait aux WC du parc. Il partit dans cette direction et ne tarda pas à sortir à l'endroit même où il était rentré avec Lili, il y a déjà presque deux semaines.
Il fallait aller chez Agasa immédiatement pour prévenir Ai qu'elle risquait d'être en danger. Non par l'Organisation même, mais plus envers Vermouth. La femme en noir ne manquerait pas une occasion de se débarrasser d'un Miyano, ou Hirota. C'était la même chose pour elle.
Le gosse remit la dalle en place et ouvrit la porte des toilettes. Il se dirigea le long du couloir et alla vers la sortie. Il constata que la nuit était tombée depuis peu.
Conan sorti de là et avala une bouffée d'air pur. Avant de rentrer accidentellement dedans la personne qu'il voulait le moins voir au monde.
Gin.
