Roi des Neiges

Arc de la Force

Chapitre 11 : Décider d'être heureux

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« Tu nous a vendu ! » s'écria Branch.

Aussitôt, il lança ses cheveux en dehors de la cage et ceux-ci s'enroulèrent autour de la gorge de Creek pour la serrer.

« Branch ! Arrête ! » s'écria Erik alors que le troll violet s'étranglait.

« Il y a forcément une explication » rajouta Poppy en tirant l'autre Troll qui lâcha prise. « Laisse-lui une chance de s'expliquer. »

« Merci Poppy » répondit Creek en se frottant le cou. « En fait…je vous ai vendu. »

Aussitôt, il se retrouva à nouveau à essayer de libérer sa gorgé de cheveux qui l'étranglaient. Sauf que cette fois, les cheveux étaient roses.

« Poppy ! Arrête ! » s'écrièrent ses amis en essayant de la faire lâcher.

« Aidez-nous ! » s'exclama Biggie aux Arendils.

« Vu ce qu'il a fait, je ne suis pas vraiment pressé » dit Ingrid, les bras croisés.

Aucun des autres n'avait d'ailleurs envie de bouger. Branch non plus d'ailleurs. Il faut dire qu'il avait un air assez satisfait sur le visage. Finalement, Poppy lâcha l'autre Troll qui ut reprendre son souffle.

« Tu ferais bien d'expliquer ce qui se passe, Creek ! » lui ordonna Poppy avec un regard noir.

C'était la première fois que les Arendils la voyaient en colère et d'après les réactions des autres, ça ne devait vraiment pas être fréquent.

« Très bien, très bien » souffla Creek. « Alors que je me préparais à affronter mon destin, j'ai éprouver ce que je pourrais qualifier de révélation spirituelle…je ne voulais pas mourir. En fait je me sentais capable de faire n'importe quoi pour éviter de mourir…n'importe quoi. »

« Non... » balbutia Poppy. « Creek, je t'en pris, ne fais pas ça. »

« Poppy, crois-moi » dit l'autre en avançant vers elle, « j'aimerais qu'il existe une autre option, une option où je ne me ferais pas manger. »

« Mais il n'y en a aucune » intervint la Chef en aiguisent un hachoir.

« Et maintenant je vais devoir vivre avec ça jusqu'à la fin de ma vie » reprit Creek qui se trouvait à présent juste en face de Poppy, à travers les barreaux. « Au moins vous, vous mourrez avec la conscience tranquille. Alors d'une certaine manière, on pourrait dire que je fais tout ça pour vous. »

Il se mit à caresser le visage d'une Poppy complètement horrifiée puis il plongea la main dans sa chevelure pour en sortir une clochette et un maillet. Il sourit puis toucha le nez de la jeune Troll avec le bout du maillet en faisant un petit bruit sa la même façon qu'Erik l'avait vu faire elle-même sur sa photo la veille. Il bouillant de colère. Cet…cet être…ce…faux jeton, ce…cet…

« Hypocrite ! » s'écria-t-il en essayant de frapper Creek.

Mais il s'était déjà éloigné. La Chef le reprit, le remit dans sa sacoche et sortit, laissant les Trolls seuls avec leur amertume.

0o0o0

Au plus profond du bunker de Branch, le Roi Peppy broyait du noir. Il s'inquiétait pour sa petite princesse, sa petite et merveilleuse Poppy, si courageuse. Il avait essayé de la dissuader de partir mais elle était la fille de son père. De la même façon qu'il avait libéré les Trolls du joug des Berghen sans en abandonner un seul, elle s'était lancée à l'aventure pour sauver ses amis. Lui était trop vieux pour la suivre ou pour aider son peuple. Il ne pouvait faire qu'attendre.

Soudain, il tendit l'oreille. Il entendait quelque chose…une son qu'il connaissait. Est-ce que ça pouvait être…

« Chut ! Chut ! Faites silence ! » ordonna-t-il aux autres Trolls. « Écoutez ! »

Tous obéirent et se mirent à tendre l'oreille. Le son était clair à présent. C'était un son métallique, le son de la cloche de Poppy. Elle était revenue. Vite, tous les Trolls sortirent du bunker et suivirent le bruit. Mais ce n'était pas Poppy qui faisait sonner la cloche. C'était Creek.

Celui-ci leur souri puis haussa les épaules. Quelque chose le tira alors par les cheveux et le souleva dans les airs. Peppy suivit sa course jusqu'à ce qu'il les voit. Les Berghen.

0o0o0

C'était le grand jour. Celui du Trollstice. Tous les Berghen, grands et petits se pressaient pour entrer au palais où aurait lieu le festin, un festin de bonheur, un festin de Trolls. Tous étaient excités.

A l'entrée du château, le patin à roulette serré contre lui, le Roi Graillon attendait sa bien aimée. Il scrutait la foule en espérant apercevoir les mèches arc-en-ciel de Lady Paillette Froufrou. Mais rien ne venait.

Dans les cuisines pleine d'activité, la Chef posa une grande soupière à couvercle scellé sur une table et l'ouvrit. Elle et ses commis se mirent tout autour et ouvrir leur sac banane à l'intérieur pour y déverser tous les petits Trolls avant de sceller leur prison à nouveau.

A l'intérieur, il faisait sombre mais pas complètement noir. De la lumière filtrait par de petits trous qui permettait aux Trolls de respirer. Buggy aida le Roi Peppy à se relever. Celui-ci regarda autour de lui et finit par apercevoir sa fille.

« Poppy ! » s'exclama-t-il en se précipitant vers elle. « Je suis tellement soulagé que tu ailles bien. »

« Oh oui, très bien » dit-elle sur un ton ironique en s'écartant de lui. « J'ai jeté tous les gens que j'aimais dans une soupière mais à part ça, ça va. »

« P…Poppy ? » osa alors demander Biggie. « Est-ce que tu viens d'être…sarcastique ? »

« Oui et alors ? » s'exclama cette dernière.

« Oh mon Dieu ! » s'exclama Smidge alors que tout les autres hoquetaient, horrifiés.

« Je suis désolée » repris Poppy. « Je sais pas comment j'ai pu croire que je vous sauverais. Je ne voulais qu'une chose, c'était tous vous mettre à l'abri. Comme tu l'as fait, papa…mais j'ai pas pu. »

Erik sentit sa gorgé se serrer. Il connaissait bien ce sentiment d'avoir peur de ne pas être à la. C'était un sentiment qui l'obsédais depuis des années. Au départ il n'avait à se préoccuper que d'Arendelle mais avec le début de la guerre, il s'était retrouvé investit également du destin de tous les sorciers Britanniques. Alors il avait cédé, il s'était jeté dans les combats, dans le travail….il avait négligé les autres, ses amis, ses amours…il leur avait fait du mal parce qu'il n'avait pas réussit à lâcher prise, à se laisser aider.

« Poppy… » souffla son père.

Mais celle-ci n'arrivait pas à le regarder en face.

« Je n'ai pas été à la hauteur » dit-elle alors en tombant à genoux par terre.

« Poppy… » tenta à son tout Branch qui ne supportait pas de voir la jeune Troll dans cet état.

« Tu avais raison, Branch » dit-elle, « le monde n'est pas que cupcakes et arc-en-ciel… »

C'est alors que Poppy se mit à…à changer. Progressivement, elle se mit à perdre ses couleurs. Tous le rose de son apparence devenait noir et gris. C'était donc ça. C'était donc ce qui était arrivé à Branch. Le désespoir. C'est le désespoir qui fait perdre sa joie et ses couleurs aux Trolls.

Devant le désespoir de leur princesse et amie, tous les autres Trolls baissèrent à leur tour les bras. Lentement, toutes les couleurs dont ils étaient parés s'estompèrent et disparurent.

« Erik ! » s'exclama alors Ingrid d'une voix paniquée. « Erik, il fait faire quelque chose ! »

« Qu'est ce qu'on peut faire ? »

« Dit le nous ! »

Erik regarda ses amis et il vit leurs attentes dans leurs yeux. Il ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Il n'avait rien à dire. A ce moment plus que les autres il ressentait ma perte de ses pouvoirs et l'inutilité qu'il en ressentait. Il ne savait pas quoi faire. Il ne savait pas comment répondre à leurs attentes.

Il baissa les yeux et c'est alors qu'il vit ses mains. Elles étaient grises. Toutes ses couleurs s'en allait alors que son désespoir augmentait.

Ses amis virent les couleurs de leur ami disparaître et comprirent qu'il ne pourrait pas les aider. Il ne pouvait rien faire et eux non plus. Peu à peu, ils perdirent leurs couleurs à leur tour si bien qu'il ne resta bientôt plus qu'une seule chose au fond de la soupière : le désespoir.

0o0o0

Au plus profond du château, le d'espoir régnait aussi. Brigitte continuait encore et toujours de faire la vaisselle comme la Chef lui avait ordonné. Les vêtements de Lady Paillette Froufrou étaient poses sur le lit mais sans les Trolls pour parfaire le déguisement, elle ne voulait même pas penser à l'enfiler. Le patin restant était posé aussi là, sur le lit et ma jeune fille le regardait de temps en temps en soupirant tristement.

L'autre patin, lui, était posé bien en évidence sur ma table royale où Graillon siégeait. Tous ses sujets étaient à la fête mais lui avait commencé à déprimer. Lady Paillette Froufrou n'était pas là.

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Branch ne pouvait pas…il ne pouvait pas supporter de voire Poppy comme ça. Il ne pouvait pas supporter ce désespoir qui émanait d'elle. Elle voyait enfin le monde de la même façon que lui et il n'en était pas heureux. Ce qu'il aimait lui, c'était la Poppy joyeuse, celle qui riait et dansait et faisait la fête. Même sa manie de faire du scrapbooking lui manquait.

Il voulait lui dire quelque chose. Il voulait qu'elle retrouve sa joie de vivre. Il voulait…chanter

« Tes yeux sont si tristes

Ne perds pas courage »

Tout le mode se regarda pour voir qui chantait. Quand ils le reconnurent, ceux qui étaient devant lui s'écartèrent pour le laisser rejoindre Poppy. Celle-ci le regarda mais finit par détourner les yeux. A quoi bon ? Branch s'agenouilla près d'elle et lui prit le menton pour tourner son visage dans sa direction.

« Faut que tu résistes...

Pas facile le courage,

Dans un monde plein de gens

Tout ça te semble fatal

Et tu te sens perdu

Ton p'tit coeur a trop mal. »

À ce moment là, la fleur du bracelet de Poppy s'ouvrit avec un tintement. Branch écarta alors les bras pour un câlin mais à nouveau, Poppy détourna le regard et cacha le fleur de sa main. Mais à ce moment là, les fleurs des autres Trolls s'ouvrirent à leur tour avec chacun son tintement et sa petite lumière colorée.

A l'extérieur de la soupière, Brigitte écoutait. La Chef l'avait appelée mais elle ne semblait pas se préoccuper d'elle à présent alors la jeune Berghen avait tendu l'oreille et entendu la chanson.

« Qu'est ce que tu fabrique ? » demanda alors la Chef en la faisant sursauter. « Le Roi attends alors emporté les Trolls pour le banquet ! »

« Désolé chef » balbutia la jeune fille.

« Oh tu es désolé » se moqua la Chef alors que Brigitte partait en poussant la soupière su un chariot.

Mais à l'intérieur, Branch ne s'avouait pas vaincu. Non, il refusait. Il prit donc les mains de Poppy et la força à se relever.

« Fais-moi un sourire

Oublie tes larmes

Je n't'ai pas vu rire

Depuis bien trop longtemps... »

Sa grand-mère avait raison, se dit Erik. Il avait la voix d'un ange. Mais Poppy se détourna encore une fois et s'éloigna de lui.

« Ce monde te détruit » continua Branch en se mettant à genou et en glissant vers elles. « Tu as tant donné de toi… »

Poppy le regarda à nouveau et sourit. C'était un tout petit sourire mais c'était déjà énorme pour Branch qui redoubla d'ardeur.

« Juste, appelle-moi...

Je serai toujours là pour toi

Car je vois les douces couleurs

Qui t'entourent »

Poppy regarda ses pieds. Ses couleurs revenaient en effet. Ça commençait par ses pieds et ça remontait lentement le long de son corps. Erik, lui, ne savait pas pourquoi mais il sentait aussi son propre espoir revenir. Quand Branch s'était mis à chanté, il avait tourné les yeux vers Wolf. La chanson de Branch résonnait dans sa tête mais aussi dans son cœur. Elle lui disait qu'il n'était pas seul.

« Et du fond de mon coeur,

je t'aimerai toujours. »

Poppy, qui avait retrouvé toutes ses couleurs, se tourna alors vers Branch, surprise. Son cœur battait fort dans sa poitrine. Branch de son côté était soulagé. Il l'avait enfin dit. Il avait enfin avoué ses sentiments à ma fille qu'il aimait. Elle lui sourit et il lui sourit en retour. Elle avait de nouveau envie de chanter.

« Alors n'aie pas peur... »

Elle avança sa main et posa sa paumé sur celle de Branch. Au même moment, Erik avança vers Wolf et lui prit les mains. Aux contacts de leurs peau, il y eut de la lumière alors que Poppy et Branch reprenaient en duo.

« ...de les montrer

Les vraies couleurs de ton coeur

Si merveilleuses... »

La couleur rêvant sur la peau et les cheveux d'Erik et de Wolf mais aussi sur celle de Branch. Débarrassé de son désespoir, le cœur plein d'amour, il sentait à nouveau monter en lui un feu qu'il n'avait pas connu depuis longtemps. Sa peau devint d'un beau cyan alors que ses cheveux prenaient une teinte d'un bleu outre-mer.

« Je vois les vraies couleurs

qui t'entourent...

Les couleurs du bonheur

Qui brillent mon amour »

Erik et Wolf avaient maintenant retrouvés leurs couleurs. Ils se regardèrent dans les yeux et se sourirent. Ils se tournèrent alors vers les amis. Ingrid, Hans et Hotun virent leurs expressions décidés et commencèrent à reprendre courage. De tout côté, les Trolls faisaient de même et à nouveaux brillaient de couleurs chatoyantes et regardaient Branch et Poppy danser.

« Alors n'aie pas peur de les montrer

Ces vraies couleurs

Ces vraies couleurs

De l'arc-en-ciel »

Erik et Wolf se rapprochèrent des autres et meurs prirent les mains.

« Je ne peux pas le faire seul » dit Erik. « J'ai besoin de vous. De vous tous »

Les autres lui sourirent. Il y eu alors quelque chose entre eux. Comme une étincelle. Mais aucun ne le remarqua.

« C'est tellement beau

Oh oh oh ooooohh Ooh

C'est tellement beau » continuèrent à chanter Poppy et Branch à présent accompagné par l'harmonica de Cooper et que tous les Trolls se rapprochaient du couple qui s'enlaçait à présent.

« Merci Branch » dit Poppy quand ils se séparèrent.

« Non, merci à toi » dit-il en plongeant ses yeux bleu dans ceux de la jeune fille.

« Merci de quoi ? »

« De m'avoir fait découvrir…le bonheur. »

« T'es sérieux ? T'es heureux finalement ? » demanda-t-elle toute excitée avant d'ajouter, dubitative : « Maintenant ? »

« Ouais, je crois que je le suis » répondit Branch. « Le bonheur est en chacun de nous, pas vrai ? Parfois on a juste besoin d'un peu d'aide pour le trouver. »

Poppy sourit.

« Qu'est-ce qui va se passer maintenant, Princesse Poppy ? » demanda une petite Troll.

« Je ne sais pas » lui répondit celle-ci. « Mais je sais qu'on va pas baisser les bras. »

Elle se tourna à nouveau vers Branch et ils se sourirent.

« Bon, écoutez-moi » dit alors Erik à ses amis. « Il va falloir qu'on se tienne prêt. »

« Tu as un plan ? » demanda Hans.

« On est des guerriers non ? On ne va pas se laisser faire comme ça. S'ils veulent nous mettre dans leur bouche, crois moi ils devront le mériter parce que…Oulah ! » s'exclama Erik en essayant de rester debout alors que la soupière tremblait.

Ils entendirent alors de grands bruits. C'était les attaches du couvercle sautaient une a une. Tout le monde tremblait.

« Tenez vous prêt » dit Erik à ses amis.

Le couvercle se souleva alors et la lumière envahis la soupière. Un visage apparut alors. Le temps qu'ils se réhabituent à la lumière, celui-ci se pencha.

« Poppy ! »

« Brigitte ? » s'exclama celle-ci en reconnaissant la jeune Berghen.

Celle-ci tendit la main et Poppy grimpa dessus.

« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda la Troll.

« Je peux pas les laisser vous manger » répondit Brigitte en rapprochant le petit être de son visage.

« Mais… »

« Dépêchez-vous ! Allez vous en ! » s'exclama alors la jeune Berghen en renversant la soupière. « Courez ! Courez ! Courez ! Courez ! Courez ! E restez pas ici. »

« Non ! Brigitte ! » s'exclama Poppy alors que celle-ci la reposait au sol. « Si tu retourne là-bas sans nous, tu sais ce qui t'attends. »

« Oui, je sais » dit simplement celle-ci en repassant la porte.

« Mais Brigitte… »

« C'est pas grave. Ça va aller. »

Elle se voulait rassurante mais on sentait sa peur. Elle se pencha alors et mit son visage au niveau de la jeune Troll.

« Tu m'as fait découvrir ce que c'était que le vrai bonheur. J'aurais jamais pu connaître ça si t'avais pas été là et je t'aime rien que pour ça. »

« Moi aussi je t'aime Brigitte… » dit Poppy d'une petite voix.

A ce moment là, ils entendirent la voix de la Chef qui appelait Brigitte. Celle-ci sursauta et se releva.

« Allez ! Va-t-en ! Tu ois te dépêcher ! » s'exclama-t-elle en voulant refermer la porte.

« Alors viens avec nous ! »

« Pour qu'ils vous retrouvent plus facilement ? Non, sûrement pas ! Allez ! Sauve-toi ! »

« Brigitte ! » s'exclama alors Poppy en retenant la porte.

La jeune Berghen eut un sourire triste. Elle se baissa puis repoussa son amie Troll du doigt. Poppy le lui serra mais finit par le lâcher.

« Au revoir Poppy » dit Brigitte, les larmes aux yeux.

Puis elle referma la porte. Branch prit alors le bras de Poppy et l'entraîna avec lui.

De son côté, Erik et ses amis suivaient les autres Trolls.

« Vous pensez à ce que je pense ? » demanda-t-il.

« Et comment ! » s'exclama joyeusement Hans.

« On met le Trolls en sûreté… »

« …Et on retourne sauver Brigitte ! » dirent Hotun et Ingrid.

Erik se tourna alors vers Wolf qui hocha la tête. Le jeune Prince sourit. Il n'était pas seul.

0o0o0

« Trolls ! Trolls ! Trolls ! Trolls ! »

Dans la grande salle du banquet, les Berghen s'impatientaient en criant et tapant sur la table. Mais les bébés sur leur chaise haute et avec leur sucette à la bouche tapait sur leurs tablettes avec leurs couverts. La Chef, debout devant la table royale, les excitait de plus en plus.

C'est de cette ambiance que Brigitte entra dans la salle. Elle poussa son chariot avec la soupière désormais vide par-dessus et se faufila entre les tables jusqu'à celle où se trouvait Graillon. Elle le regarda. Il semblait mal à l'aise.

« Attendez ! » s'exclama-t-il. « On ne pourrait pas attendre Lady Paillette Froufrou ? »

Le cœur de Brigitte fit un bond dans sa poitrine quand elle entendit ces mots et qu'elle vit que le Roi tenait entre ses mains son patin. Elle sentit ensuite l'amertume lui étreinte la poitrine. La fille qu'il attendait n'existait pas.

« Vous avez parfaitement raison » répondit la Chef avant de se tourner vers la foule. « Nous ne servirons pas de Troll tant que l'invitée du Roi ne sera pas arrivée. »

Il y eut des cris et des grondements dans la salle. Les Berghen en avaient assez d'attendre. La Chef sourit.

« À moins que… »

« À moins que quoi ? » demanda Graillon.

« À moins qu'elle ne vienne pas du tout. Mais franchement, ce serait ridicule, pourquoi ne voudrait elle pas vous voir ? »

Le Roi regarda la Chef, puis son peuple en colère et enfin le patin entre ses mains. Il était triste. Brigitte pouvait le voir. Graillon posa alors le patin et se tourna vers la Chef.

« Oui, peut-être qu'on devrait commencer » dit-il d'une voix triste alors que les autres Berghen exposaient.

Brigitte regarda la marmite. Elle ne pouvait pas gagner plus de temps. Tout ce qu'elle espérait c'était que les Trolls avaient réussit à s'enfuir.

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C'était le cas. Branch, Poppy et mes Arendils étaient à l'entrée du trou dans l'arbre à Troll et faisaient entrer tout me monde dans mes tunnels. Alors que presque tous étaient déjà passé, le regard de Poppy s'attarda sur le château où se trouvait son ami.

« Poppy ? » l'appela Branch.

« Brigitte à détruit sa vie pour sauver la notre ! C'est pas bien ! »

« Donc vous venez avec nous » les interrompit Ingrid.

« On avait déjà l'intention d'aller sauver Brigitte après avoir mit tout le monde a l'abri. »

« Mais il faudrait un plan ! » s'exclama Branch.

« On en a un » dit Hans.

« On vient aussi »

Tous se retournèrent et virent Biggie, Smidge, Cooper et les autres se tenir prêt.

« Alors, on y va ? » demanda Erik à la Princesse.

Celle-ci sourit et hocha la tête mais alors qu'elle allait partir, elle fut interpellée par son père.

« C'est dangereux ! » lui dit-il.

« Il faut que j'y aille. Brigitte mérite de connaître le bonheur au moins autant que nous ! Ils le méritent tous. Et puis souvient toi, on ne laisse aucun ami derrière. »

Elle l'enlaça une dernière fois et partit rejoindre les autres. Ils devaient se dépêcher.

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« Bien, très cher Berghen, qui est prêt à manger des Trolls ! » cria la Chef sous les viva de la foule.

Elle se tourna ensuite vers le souverain.

« Roi Graillon, il n'y a qu'une seule chose qui peut vous faire connaître le bonheur » dit-elle en désignant la soupière, « Et qu'un Berghen au monde qui peut vous l'apporter. »

Elle commença à enlever les attaches unes à unes puis saisit le couvercle.

« Bon appétit ! » cria-t-elle alors.

Mais quand elle baissa les yeux vers la soupière, elle vit qu'elle était vide.

« Ils ont disparut… » balbutia-t-elle.

« Disparut ? » s'exclamèrent plusieurs Berghen.

« Brigitte ! Qu'est-ce que tu as fait ! » s'exclama ma chef en reposant brutalement le couvercle et en se tournant vers la jeune servante. « Tu les a mangé ! Tu n'es qu'une sale petite goinfre. »

La Chef se mit à avancer vers Brigitte qui reculait, paniquée.

« Non…je » tenta de dire Brigitte alors que les autres Berghen l'accusaient.

« Gardes ! Enfermez-la ! » cria la Chef.

Quatre garde pointèrent alors leur lance vers Brigitte et la menacèrent. La foule était de plus en plus hostile. Terrorisée, La jeune Berghen ferma les yeux.

Soudain, il y eut un bruit de vitre brisée et quelque chose atterrit sur le sol de la salle. C'était un patin. Me second patin, celui que Brigitte avait gardée. Au commande, Poppy réussit à le diriger vers Barnabus qui était couché là et à lui grimper dessus. Agissant comme un tremplin, le crocodile les propulsa dans les airs.

Tous les Trolls sautèrent alors pour atterrir sur la tête de Brigitte qui, déséquilibrée, tituba. Son pied rentra alors dans le patin qui était retombé au sol et elle se mit à tourner sur elle-même. Quand elle réussit à se redresser, les Trolls avaient déjà allongés leurs cheveux et formaient à présent une perruque arc-en-ciel sur sa tête.

La stupéfaction était totale mais les lus surprit étaient sans contexte la Chef et, bien sûr, Graillon. Rapidement, il passa sous la table pour émerger devant la jeune fille.

« Lady Paillette Froufrou ? » balbutia-t-il.

Brigitte s'avança alors vers lui et, alors que les Trolls faisaient revenir leur chevelure à la normale, elle le posa sur la table, à côté d'elle.

« Mais…comment…pourquoi… » se mit à bredouiller Graillon. « Pourquoi avoir fait ça ? »

« Parce qu'elle pensait que tu ne voudrais pas d'une personne comme elle » lui répondit Poppy.

« C'est vrai ça… » reprit Brigitte. « Non mais allo quoi, est ce que c'est vraiment quelqu'un comme moi que tu attends ? Je ne crois pas… »

La Chef était un peu en panique. Tout ça n'était vraiment pas prévu et elle avait un mauvais pressentiment. Elle devait agir.

« Gardes ! Finissons-en ! » cria-t-elle.

« Non ! » tenta faiblement de s'interposer Graillon.

Mais ça ne semblait pas efficace. Les Arendils se mirent en position de combat ais a ce moment là, Poppy intervint.

« Attendez ! » cria-t-elle. « Roi Graillon, quand tu étais avec Brigitte, tu as bien éprouvé quelque chose ? »

« Oui, c'est vrai mais… je croyais que j'avais mangé trop de pizza » dit celui-ci en se tournant vers Brigitte.

« Moi aussi ! » s'exclama-t-elle.

« Cette sensation, c'était ça, c'était le bonheur ! » leur dit Poppy.

Et on fait quoi si c'était pas ça et qu'ils ont vraiment mangé trip de pizza ?

Hans, ta gueule.

Un brouhaha commença à se faire entendre.

« Mais on doit langer un Troll pour connaître le bonheur ! » dit un Berghen sans l'assemblée. « Tout le monde sait ça… »

« Mais le Roi Graillon n'a jamais mangé un Troll de sa vie, pas vrai ? »

« Non, jamais » dit celui-ci en souriant à Brigitte. « Et pourtant… »

Il se mit à genou et présenta le second roller à ma jeune fille en face de lui avant de le glisser sur son pied.

Ça m'a rappelle quelque chose… dit Hotun à ses amis.

« Mon ventre est vide mais mon cœur déborde » reprit Graillon en se relevant et en prenant les mains de Brigitte.

Tout autour d'eux, les Berghen soupirèrent, attendris. Mais l'un d'entre eux n'était pas mais alors pas content du tout. La Chef voyait ses plans tomber à l'eau à cause d'une vulgaire fille de cuisine et de simple amuse-gueules parlant. Ça n'allait pas se passer comme ça.

« N'écoutez pas ces sornettes ! » s'écria-t-elle en avançant vers le couple. « Il n'y a qu'une manière d'accéder au bonheur ! Ma manière ! »

Elle poussa Brigitte et Graillon et se précipita sur les Trolls. Elle plongea la main vers eux et se saisit d'un. C'était Wolf.

« Avec moi aux commandes, vous mangerez de Trolls tout les jours de l'année ! »

Elle se saisit ensuite de Graillon et l'assit sur son siège. Elle lui ouvrit à bouche et essaya de mettre Wolf a l'intérieur.

« Avec moi comme Reine » continua-t-elle, « la vie dans ce royaume sera une véritable indigestion de bonheur ! Maintenant, Mangez ! »

Graillon voulait résister mais la Chef était trop forte. A ce moment là, Erik se jeta sur elle et lui mordit la main. La grande Berghen cria et lâcha à la fois Wolf et Graillon. Erik se précipita alors vers son ami.

« Er… » commença Wolf.

Il n'eut pas le temps de finir car Erik avait écrasé sa bouche sur la sienne et l'embrassait. Quand ce dernier se sépara de lui, Wolf clignait des yeux, ébahis et incrédule. Erik lui sourit. Il sentit une main sur son épaule et vit Poppy. Il hocha la tête pour dire qu'ils allaient bien.

« Ce qu'elle dit est faux » dit alors la princesse Troll. « Le bonheur n'est pas quelque chose que l'on met à l'intérieur de soi, il y est déjà. Parfois on a juste besoin qu'on nous aide un peu à me trouver, c'est tout. »

Elle se tourna vers Branch et celui-ci lui sourit.

« Je peux vraiment connaître le bonheur ? »

« Moi aussi je veux le connaître »

« Moi aussi ! » se mirent à quémander les Berghen.

« Vous pensez vraiment que moi je peux connaître le bonheur ? »

« Évidemment » répondit Poppy. « Il est au fond de vous, il est au fond de chacun de nous…et je ne le pense pas, je le sens. Je sens le feeling

Là, dans mon corps

J'me sens électrique

Dès que je prends mon essor »

À ce moment là, Branch s'avança et se mit à reprendre la chanson avec sa bien-aimée.

« Et si tu le veux

De fond du cœur »

« Le tempo t'emmène sur la musique en douceur » reprirent ils ensemble. « Car… »

A ce moment, ils se mirent à danser et les autres Trolls avec. Prient dans le tempo, Hotun, Ingrid et Hans les imitèrent.

« … j'ai du soleil dans mes poches

Et le rythme dans les pieds

Cette chanson qui m'accroche

Quand elle coule »

Les Berghen étaient totalement hypnotisés par ces petits êtres chantants et joyeux. C'était un spectacle qu'ils n'avaient encore jamais vus.

« Aide-moi, tu es magnifique

Et on danse à la folie

Tout le monde se donne et c'est fantastique

Oui, c'est top »

Maintenant, Smidge, Cooper, Chenille, Satin, Guy Diamant et Biggie s'était mis à chanter aussi alors que Fuzzbert mes accompagnait en dansant. Même les trois Arendils avaient entrepris de pousser la chansonnette et ils ne s'en sortaient pas trop mal (c'était sûrement dû à leur nouvelle apparence).

« Sous les sunlights, enfin vient l'amour

Si tu m'appelles, je viens à ton secours »

« Je serais là toujours » rajouta Cooper.

« On se prouve ce qu'on a su toujours »

« Allez, on bouge ! »

Comme répondant à l'ordre, certains Berghen se mirent à bouger. Ce n'était pas grand-chose, une épaule qui bougeait ou un pied qui tapait sur le sol mais ça montrait que ça marchait. Ils sentaient me rythme de la chanson.

Grâce à ça, Chenille, Satin, Guy Diamant et Smidge s'enhardirent et montèrent sur les mains d'un Berghen.

« Alors imagine, imagine, imagine »

Utilisant leurs cheveux, les Trolls se mirent à faire une grande construction avec des cœurs multicolores. A ce moment là, des dizaines et des dizaines de Trolls se mirent à sauter des lustres pour rejoindre les autres. Apparemment, le Roi Peppy ne voulait pas refaire l'erreur de laisser sa fille partir seule et avait amené tous ses sujets et amis avec lui pour l'aider.

C'était maintenant une grande fête avec des lumières. En effets, certains Trolls à paillettes s'étaient suspendus deux par deux au plafond par les cheveux pour jouer les boules disco. C'était assez incroyable.

« Je ne vois vraiment que toi

Quand tu danses, danses, danses

Je sens enfin mon cœur qui bat

Alors danse, danse, danse

Je ferai n'importe quoi

Si tu danses, danses, danses

Rien n'est meilleur qu'ici-bas

Alors danse » chantaient les Trolls.

Il y en avait partout, partout autour des Berghen, sur les Berghen et avec les Berghen. De plus en plus, ils ressentaient le rythme et se mettaient à essayer de danser aidés par les Trolls qui étaient bien content de leur mitre comment faire.

« On a tous le feeling

Alors danse, danse, danse

On a tous le feeling

Alors danse, danse, danse

On a tous le feeling

Alors danse, danse, danse

On a tous le feeling

Alors, danse »

« Et si on les rejoignaient ? » demanda Erik en jetant un coup d'œil à ses amis de toujours.

« Attends ! » demanda Wolf en le retenant. « Pourquoi…pourquoi tu m'as embrassé ? »

« Parce que je t'aime » répondit fermement Erik.

« Mais Draco… »

« Et j'aime aussi Draco » dit le jeune Prince. « Jusque-là, j'ai ai fais que me laisser faire. Je t'ai laissé m'aimer, j'ai laissé Draco m'aimer, je t'ai laissé me quitter…les seuls fois où j'ai agit, c'était pour vous faire du mal. J'ai gardé le secret pour Draco, je n'ai rien dit à personne sur notre séparation et je vous ait tout les deux obligés à subir et moi aussi je l'ai subit. J'ai décidé que ça suffisait. Je vais arrêter de me laisser faire et agir vraiment. Je veux être heureux et je veux aussi vous rendre heureux tout les deux, toi et Draco. Je ne conçoit pas la vie sans vous deux, vous deux en même temps. »

« Tu…tu crois que ça sera aussi facile ? » demanda Wolf.

« Je ferais en sorte que ça le soit » dit Erik avec un grand sourire, « dussé-je te séduire, je le ferais. J'ai décidé d'être heureux.

A ce moment là, ils ressentirez quelque chose. C'était comme…des picotements aux bouts de leurs extrémités. Ces picotements se propagèrent et bientôt ce fut comme si tout leur corps fourmillait. Erik et Wolf se tournèrent vers leurs amis et virent qu'ils l'avaient sentit également. Ils regardèrent leurs mains et virent des étincelles lumineuses et colorés au bout de leurs doigts.

Leur magie revenait.

Mais ils n'eurent pas vraiment le temps de se réjouir. La Chef n'avait pas bougée depuis le début de la chanson mais elle bouillant littéralement de rage. Tout son plan, toute sa vengeance était foutue à cause de ces misérables petits êtres qui ne savaient faire que chanter et danser. Elle ne serait peut-être jamais Reine mais il était hors de question qu'elle se laisse faire sans se battre. Si elle tombait, elle emporterait me plus de Trolls avec elle. Elle bouscula alors les gardes qui l'entouraient, saisit ses couteaux et se précipita vers Poppy et ses amis.

Brigitte vit son action et lui lança la première chose qui lui tomba sous la main. Une cuiller en bois. Elle toucha la Chef en pleine tête ce qui la figea sous le choc. A ce moment là, Erik tendit la main et essaya de lui lancer un stupefix. Le sort frappa la grande Berghen mais celle-ci ne broncha pas.

Je…je crois que les Berghen sont insensibles à la magie, dit-il.

On va voir s'ils sont insensible à ça ! S'écria Ingrid.

Elle joignit les mains et créa entre elle un éclair qu'elle envoya directement sur la Chef. Celui-ci la toucha de plein et elle se retrouva électrocutée. Elle tituba en arrière et se prit les pieds dans les cheveux de Chenille et Satin qui s'étaient placés derrière elles à dessin. Elle tomba alors dans la soupière à Trolls et le chariot sur lequel elle se trouvait se mit à avancer sous son poids. Il continua à rouler à travers le château puis passa par la grande porte avant de dévaler les escaliers, puis la rue et sortit de la ville.

Dans la grande salle de banquet, personne ne se préoccupait d'elle car ils avaient autre chose à regarder. Les cinq Trolls Arendils avaient commencé à briller et à s'élever dans les airs. Il y eut un grand flash et bientôt, cinq humains apparurent…et tombèrent au sol en un tas de corps meurtris.

« Erik ! » s'exclama Poppy en courant vers son ami.

Elle arriva ores de sa tête et posa sa petite main sur sa joue.

« Ça…ça va » dit Erik en ouvrant les yeux. « Je vais bien…mais ça irait mieux si certaines personnes voulaient bien se lever de dessus moi ! »

Finalement, personne ne posa trop de questions, tout le monde était bien trop pris par l'ambiance festive et ma joie de connaître le bonheur pour se préoccuper de détails. Mais Poppy demanda à Erik et ses amis s'ils pouvaient lui montrer leur magie. Ils acceptèrent bien évidemment. Wolf et Erik chasserent alors les nuage au dessus de la ville tandis que Hans et Ingrid se mirent à colorer murs et sols avec des formes psychédéliques. Hotun, lui, alors que la fête se propageant dans la ville, posa sa main sur l'arbre à Troll et lui redonna sa vitalité.

En regardant le résultat, les Arendils se dirent qu'il ferait presque bon vivre à Berghenville…presque.

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« Vous croyez que ça va aller pour eux ? » demanda Hotun à ses amis.

« Les Trolls ont rapidement oubliés le quasi génocide de leur race par mes Berghen et se sont mit à danser avec eux donc je dirais que oui » lui répondit Ingrid.

Les Arendils étaient à présent répartit dans la forêt. Il ne fallait tout de même pas oublier que leur but, c'était de retrouver les nains. Il s'était passé tellement de choses qu'ils avaient presque oublié le but de leur voyage.

Le Roi Graillon et la future Reine Brigitte les avaient tout de même invités à passer la nuit au château pour ne repartir que le lendemain. En fait, il avait étendu l'invitation a tout le monde, Trolls comprit, qui avaient préférés rester auprès de leur arbre pour la nuit avant de repartir chez eux. Cependant le reste de la journée avait été l'occasion d'une très grande célébration pour fêter rien de moins que le couronnement de Poppy. Devant son courage mais aussi sa détermination et son grand cœur, le Roi Peppy avait décidé qu'elle était prête à lui succéder.

Débarrassé de la menace d'une fin imminente, ils avaient ou faire une fête encore plus bruyante que les autres. Ils avaient cependant dû se réfréner parce que les Berghen n'avaient pas vraiment l'habitude et s'était rapidement retrouvés épuisés.

En tout les cas, le marin avait été le moment des adieux. Erik et les autres avaient convoqués leurs sacs par magie (ceux-ci étant mystérieusement intact) avant de dire au revoir aux Berghen et aux Trolls. Prudent, ils avaient jetés un sort qui créait une ligne dans le ciel. Elle reliait Berghenville aux flan de la montagnes. Comme ça ils ne pourraient pas se perdre.

Ils marchaient depuis déjà une bonne heure quand Wolf se rapprocha d'Erik.

« Ce que tu as dit hier, tu le pensais vraiment ? »

Erik le regarda un instant avant de répondre.

« Tu sais, j'ai eu le temps d'y penser. Je ne comprenait pas pourquoi la sphère de Jinfa nous avait transformé en Troll et nous avait privé de nos pouvoirs et puis je crois que j'ai comprit. Jinfa avait dit que la magie nous aiderait et elle la fait…enfin, pour moi. Sans pouvoirs, nous avons dû suivre Poppy et nous confronter à une autre manière de penser. Je pense qu'avec cette guerre nous avons oublié comment être heureux. Nous ne faisions plus que survivre. Quand j'ai comprit que ce qui comptait ce n'était pas la guerre elle-même mais ce qu'on ferait après, ce qui nous rendrait heureux, le but à atteindre, alors la magie s'est dissipé et nous avons récupéré nos pouvoirs et notre apparence. »

« Et où est-ce-que tu veux en venir ? »

« Si je ne pensais pas ce que je disais, jamais nous ne nous serions retransformés » conclut Erik avec un sourire.

Wolf sentit son cœur battre plus fort et il se mit à espérer plus que tout de ne pas avoir rougit.

« Donc tu compte me séduire ? » demanda Wolf.

« Pas seulement. Je te rendrais heureux aussi. »

« Et bien bon courage » dit Wolf en le dépassant pour marcher devant.

Erik sourit. Oui, il allait être heureux, c'était sûr et certain. Et puis il pourrait toujours demander de l'aide à ses amis. Après tout, il n'était pas seul.

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« Vous êtes sûr qu'on doit monter tout ça ? » demanda Hans en geignant.

Ils avaient enfin traversé la forêt et se trouvaient manteau au pieds de la montagne. Celle-ci était immense, plus que tout ce qu'ils n'avaient jamais vu. Le ciel était si bleu qu'ils pouvaient même en voir le sommet. C'était impressionnant et surtout…effrayant.

« Allez, arrête de te plaindre » dit Ingrid.

« C'est vrai » rajouta Erik. « Et puis tu te souviens : Quand on cheveux on peut ! »

À suivre…

Un chapitre assez court, seulement une quinzaine de pages mais je suis content d'avoir finit le film Troll cette semaine là plutôt qu'il y a deux semaines.

En tout les cas, j'espère que ça vous a plut et que ce chapitre à répondu à vos attentes. Maitenant, vous savez ce que je veux pour la vie sentimentale d'Erik et j'espère que ça vous plaît. En tout les cas, sachez que c'est prévu depuis le début. Maintenant le tout est de savoir comment va réagir Draco 😉.

En tout les cas, je vous remercie encore et je vous dit à dans deux semaines !