Note de la traductrice :
Bonjour à tout le monde ! Merci, merci à tous ceux qui m'ont laissé une adorable review pour le chapitre précédent ! :D Je suis contente de voir que mes fidèles adorés sont toujours au rendez-vous. Qu'est-ce que je vous aime, vous ! ) Je vous en prie, vous qui lisez, un tout petit mot, un simple petit mot pour me dire ce que vous pensez de cette histoire. Par pitié ? ^^
Les choses évoluent encore progressivement dans ce chapitre entre Eirlys et Loki, on le sent vraiment ! Lisez entre les lignes dans les paroles et les réactions de Loki (et même d'Eirlys), vous verrez ! ) Et puis vers la fin, on apprend quelque chose qui va débuter un nouveau cycle de l'histoire, un cycle qui va tout changer, faites-moi confiance, si vous voyez ce que je veux dire… ) lol !
Je m'excuse également, au nom de l'auteur, du fait que ce chapitre soit un peu plus court que la normale. Mais il n'est pas dénué d'intérêt pour autant… Héhé ! p Et maintenant j'en arrête avec mes blablas et je vous laisse lire. Si si si si. Promis ! J'ai bien dit que j'arrêtais là, non ? ^^
L'histoire originale appartient à l'auteur NeverQuiteAwake. Je ne fais que la traduire.
CHAPITRE ONZE
Légendes anciennes
Le matin suivant, j'avais la tête embrouillée avec ce qui s'était passé au banquet. Au début, je ne pouvais cesser de me remémorer ma conversation plutôt inattendue avec Loki. Non seulement il m'avait épaulée en chassant les Trois Nigaudes, mais en plus il m'avait parlé avec un ton cordial. Plus stupéfiant encore, il m'avait adressé de sincères excuses. Je considérais ça comme une évolution assez intrigante – et qui était plutôt positive.
Le reste de la soirée a été centré sur la personne de la Dame Freya. La déesse, toujours très vive, a ri et flirté avec toutes les personnes avec lesquelles elle a eu le moindre contact. Et pourtant elle resta majoritairement en compagnie de Loki ou de Thor, partageant de vieilles allusions qu'eux seuls semblaient comprendre. Cela paraissait étrange de la voir charmer tout le monde, toute aimable et pleine d'humour. Je n'entendais jamais la moindre parole déplacée envers la Dame Freya.
Soupirant à présent avec lassitude, je progressai rapidement dans une aile de la libraire, clignant des yeux sous la lumière matinale une fois que je fus arrivée tout au bout de l'allée. Quand j'aperçus notre table habituelle, je me figeai, quelque peu sidérée de voir Loki assis avec la Reine Frigga. Ils parlaient à voix basse, un livre ouvert se tenant devant eux. Il y avait quelque chose dans la manière que Loki avait de converser avec sa mère qui le faisait paraitre tellement jeune. Elle semblait faire ressortir en lui une certaine sorte de chaleur.
Loki fut le premier à lever les yeux, et la douceur dans ses gestes s'estompa lorsqu'il me vit. Frigga l'imita juste après, même si sa réaction fut quant à elle plutôt réconfortante. « Le bon jour, Eirlys. » Elle se leva pour se déplacer jusqu'à la table la plus proche. Je vis alors dessus un certain nombre de tomes empilés les uns sur les autres, traitant tous du sujet des antidotes et des baumes – mon prochain sujet d'études, sans aucun doute. « Es-tu prête pour commencer ta leçon du jour ? »
« Oui, bien sûr. » Au moment où je m'assis en face d'elle, je ne pus empêcher mon attention de dévier en direction de Loki.
« Oh, ne fais pas attention à moi » dit-il doucement en relevant son livre pour cacher son visage. C'était un nouveau livre avec une couverture en cuir noir – de Midgard, assurément, même si je ne pouvais pas discerner le titre.
« Comme tu l'as évidemment deviné, nous allons nous intéresser aux antidotes et aux potions médicinales. » Frigga glissa le plus gros tome de la nouvelle pile vers moi. Consternée, je fixai le livre dont les pages étaient désespérément fines.
Pendant les heures qui suivirent, Frigga me parla d'antidotes variés, de remèdes pour des maladies, de différentes plantes et herbes. Je la suspectai d'avoir reporté mes leçons sur la magie de soin pour que je puisse me concentrer sur la projection d'énergie. Peut-être qu'elle espérait que je serais capable d'utiliser mon tout nouveau contrôle de la magie en tant que magie de soin d'une quelconque manière, étant donné que c'était une des formes de magie des plus complexes. Même pour soigner les blessures les plus légères, j'avais besoin d'une énorme quantité de pouvoirs pour compenser mon manque d'aptitudes.
Tandis que Frigga continuait de parler en détails sur le sujet des baumes, mon attention se détourna à nouveau en direction du prince immobile. Etant totalement plongé dans son livre, Loki ne releva pas les yeux une seule fois. Je me demandai ce qu'il était en train de lire et à quel point cela pouvait être captivant, étant donné que son regard ne faiblit pas une seule fois. Arrête, me réprimandai-je. Ignore-le. La leçon d'aujourd'hui est très importante. Je fus capable de reporter mon attention sur Frigga au moment où elle commença à parler du venin des serpents. Ce fut un serpent en particulier qui a tout de suite accroché toute mon attention.
« Malheureusement, il n'y a aucun antidote pour le venin de jorgandr. Lorsque plusieurs gouttes de leur poison entrent dans le système sanguin, cela ne peut pas être soigné, et il ne reste à la personne que moins d'une minute à vivre. Leur venin créé des brûlures sur la surface de la peau – qui peuvent être traitées, bien que cela provoque bien d'autres dégâts qu'il est difficile à soigner. »
A la mention du jorgandr, je jetai instinctivement un coup d'œil en direction de Loki. Je ne pouvais m'empêcher de me rappeler le faux jorgandr qu'il m'avait envoyé. Un sourire en coin se forma rapidement sur sa bouche. Et à en juger par le regard de Frigga plein de sous-entendus, j'avais le sentiment qu'elle l'avait aussi remarqué.
« Je pense que nous allons nous arrêter là pour aujourd'hui » dit-elle en fermant le livre des antidotes. Elle le poussa dans ma direction pour que je puisse l'additionner à ma pile de livres, toujours grandissante, que je devais lire avant la fin du mois. J'en avais à présent quatre – cinq en comptant celui-ci. « Profite de tes jours de repos. Nous nous reverrons ici dans trois jours. »
Elle se releva, me fit un grand sourire, puis sourit également à Loki. Rien d'autre ne fut ajouté, et elle s'éloigna de notre table, quittant la librairie. Lorsque la porte se fut refermée derrière elle, nous tombâmes rapidement tous les deux dans le silence.
Les secondes s'égrainaient. J'étais assise avec les bras pliés sur ma table tandis que Loki continuait de lire son livre. Eclaircissant ma gorge, je traçai du bout de mes doigts désœuvrés quelques lignes sur la surface de la table. « As-tu bien apprécié la compagnie de la Dame Freya la nuit dernière ? »
Il releva les yeux vers moi, levant les sourcils avec assurance. « Autant que d'habitude. » D'un geste fluide, il marqua sa page avant de refermer brusquement son livre. Je fronçai les sourcils et laissai le sujet s'estomper. « Je crois t'avoir promis de t'instruire d'avantage. »
J'acquiesçai sobrement, me levant lorsqu'il fit de même. Puis nous nous rapprochâmes l'un de l'autre, nous rejoignant à mi-chemin entre les deux tables. « Très bien, alors… comment crois-tu que je puisse utiliser ma magie en tant qu'arme ? »
« Tu peux projeter ta magie » remarqua Loki. « Tu peux donc la projeter sur une certaine distance. Comme une flèche – une boule de magie. »
« Oui, je comprends bien cela » expliquai-je. « Mais la force de… d'un projectile d'énergie n'est peut-être pas comparable à celle dont j'ai actuellement besoin pour la barrière de magie dont je suis capable, surtout que je devrais la maintenir sur une plus longue distance. »
Il croisa les bras sur son torse et m'examina. « As-tu essayé de projeter ton énergie à une certaine distance ? »
En soupirant, j'acquiesçai. « Oui, mais toujours avec de piètres résultats. »
« Montre-moi. »
Inspirant fortement, je tendis mon bras et projetai ma magie, formant un disque dans la paume de ma main. Il resta suspendu en l'air, comme cloué sur place. Avec un énorme effort mental, je me concentrai sur l'idée d'envoyer ce fragment d'énergie au loin devant moi. Même avec une concentration si profonde que j'en venais presque à loucher, le disque bougea au mieux plus lentement encore que l'escargot le plus lent qui puisse exister. Ma magie ne fit rien de plus que de glisser de ma paume au bout de mes doigts à une allure insoutenable.
« Cela aiderait d'utiliser un petit mouvement physique » dit Loki d'un ton quelque peu exaspéré. Il se détourna pour se mettre derrière moi. « Tu auras besoin d'utiliser plus que ton seul esprit et ton énergie. » Il s'approcha encore plus près de moi, posant une main sur mon épaule, et l'autre sur mon poignet droit. Je me tendis au toucher de sa peau sur la mienne. Il ne sembla pas le remarquer si c'était le cas, il n'en donna pas l'impression. « Vois-tu ces globes sur le mur ? » Observant les huit sphères de bronze, j'acquiesçai en silence. « Vise celle du milieu – celle qui représente Jotunheim. »
Je me penchai légèrement sur le côté pour lui jeter un coup d'œil, et mon nez faillit frôler sa joue. « Tu veux que je frappe un de ces globes ? »
« Oui. Je les ai frappés de nombreuses fois pendant mon apprentissage de la magie. Ils sont plutôt résistants, crois-moi. » Il me fit reprendre ma position avec une douce pression de ses doigts contre le bas de mon dos. « Maintenant, montre-moi ce dont tu es capable. »
Mordillant ma lèvre inférieure, j'inspirai puis concentrai toute mon énergie. Le disque d'énergie était consistant, chaud, frissonnant. Chaque muscle de mon corps se tendit alors que j'identifiai ma cible. Puis je ramenai mon bras en arrière et projetai ma magie devant moi. Bien que j'aie réussi à maintenir mon projectile sur une petite distance, j'avais manifestement besoin d'entrainement. Et au lieu de se diriger face à moi comme je le désirai, mon projectile fit une brusque courbe et fonça dans mes livres posés sur la table d'à côté. La pile de livres vacilla et ils s'inclinèrent, prêts à se renverser.
Dans un moment de panique, je tendis mes mains devant moi et bloquai un côté de la pile avec une barrière. Les yeux grands ouverts, je fixai les livres et retins ma respiration. Ils chancelèrent de façon précaire, semblant briller dans la lumière de ma magie bleu clair. Mais ils finirent par s'immobiliser, et je laissai la barrière s'estomper. Mon torse se soulevant tandis que je reprenais ma respiration en haletant, je regardai Loki par-dessus mon épaule, et il semblait presque amusé par ma folle lutte pour sauver ces textes d'une chute fatale.
« Sincèrement, Eirlys, est-ce que tu n'as jamais jeté le moindre projectile ? »
Je soufflai avec indignation. « Je te ferai savoir que toute l'étendue de mes capacités physiques n'ont jamais dépassé la danse et l'équitation. Je ne me suis jamais beaucoup exercée à cela auparavant. »
Le souffle de son rire caressa la peau de mon cou, envoyant un frisson dans tout mon corps. « Oui, je crois me souvenir de ton manque d'habileté avec un arc et des flèches. »
Même si ses paroles étaient plutôt insultantes, je me surpris à rire à ce souvenir. Ma tentative de tirer à l'arc avait été si terrible que je m'étais juré de ne plus jamais toucher d'arc et de flèche de ma vie.
« Est-ce que je vous dérange ? »
La soudaine apparition d'une autre voix me fit sursauter. En présence d'une autre personne, je me sentis tout particulièrement consciente de ma proximité avec Loki : sa main était toujours posée sur mon épaule, et mon dos frôlait son torse. Nous nous écartâmes l'un de l'autre avec la même hâte. Les joues en feu, je me tournai enfin pour découvrir que c'était Sif qui était venue vers nous.
« Dame Sif. » Loki prononça son nom de façon presque effrontée. « Qu'est-ce qui t'amènes ici ? Je ne croyais pas que tu étais du genre à t'intéresser au domaine des livres. J'oserai même dire qu'ils ne sont pas vraiment adaptés à ton esprit. »
Je lui lançai un regard cinglant. Sif lui envoya un regard tout aussi sinistre. « Je ne suis pas une imbécile, Loki » rétorqua-t-elle. Puis elle s'approcha de notre table avant de claquer un tome particulièrement lourd sur sa surface. « Contrairement à ce que tu pourrais penser. Tu crois que tous les autres ne sont que des imbéciles, n'est-ce pas, oh brillant Dieu de la Tromperie ? »
« En comparaison avec moi ? » répliqua Loki. « Bien sûr que je le pense. »
« Ton humilité est stupéfiante » dit Sif d'un ton impassible. Laissant échapper un soupir, elle secoua la tête et me regarda. « Je ne suis pas venue pour échanger des piques avec Loki. J'espérais pouvoir parler avec toi, Eirlys. »
Je fis le tour de la table pour arriver à ses côtés. « De quoi voulais-tu me parler ? »
Son regard se posa brièvement sur Loki lorsqu'il se déplaça pour prendre un siège face à elle. Lorsqu'elle reposa son regard sur moi, je vis une étincelle de feu dans ses yeux. « As-tu déjà entendu parler de l'épée appelée Drekisbane ? »
Je pris un moment pour chercher dans ma mémoire, mais ce nom ne me disait vraiment rien. « Je ne crois pas que je la connais. Est-ce une épée de légende ? »
« En quelques sortes » acquiesça Sif, puis elle ouvrit son livre et tourna rapidement les pages. « Il fut porté par une des plus nobles demoiselle guerrière de notre royaume : Skjoldis. »
Après s'être arrêtée sur une page bien particulière, Sif me désigna la représentation d'une demoiselle aux cheveux blonds portant une protection légère et une arme à double lame. Je trouvai cette arme assez particulière elle était formée d'une grande poignée de cuir possédant une longue lame à chacune de ses extrémités. Comme deux épées soudées par leur poignée.
« J'ai déjà entendu parler de Skjoldis auparavant » dis-je en m'approchant un peu plus pour examiner l'image de la fière guerrière. Il n'y a pas eu énormément de demoiselles guerrières dans la longue histoire d'Asgard et des autres royaumes, mais elle était une de celles dont j'avais lu l'histoire dans ma jeunesse. « C'est elle qui a tué trois puissants serpents avant de succomber à leurs poisons. »
« Et on a longtemps pensé que son épée, Drekisbane, avait été perdue dans le territoire glacé de Nidavellir où elle a battu avant de mourir ces les trois serpents. » De son doigt, Sif suivit les lignes de textes qui étaient notées. « Il est dit que les nains Dvalinn et Durin forgèrent cette épée pour que Skjoldis puisse les défendre de ces serpents. Ils étaient les plus habiles nains forgerons de tous les Royaumes, c'est pour ça que Drekisbane n'a pas pu être détruite. »
Les sourcils froncés, je relevai la tête et partageai un regard sceptique avec Loki. « Sif, qu'est-ce qui a provoqué cet intérêt soudain ? » lui demandai-je. « A dire vrai, j'apprécie la légende de Skjoldis, mais je vois dans tes yeux que tu prépares quelque chose. »
« Tu arrives très bien à lire en moi. » Elle me fit un sourire en coin. « J'ai rencontré un nain au marché ce matin. Il a assuré qu'on pouvait trouver Drekisbane dans les profondeurs de la montagne de Nidavellir. » Etant clairement venue préparée, elle sortit une carte de sa poche et l'étendit sur la table devant nous. Je ne connaissais rien des terres de Nidavellir. En examinant la représentation détaillée, tout ce que je pus percevoir furent les montagnes. Quelque part au milieu se trouvait une zone entourée à l'encre rouge. « Je voudrais retrouver Drekisbane pour la posséder. »
« C'est une idée absurde » lança immédiatement Loki. « Skjoldis n'est qu'une légende du temps de Buri – mon arrière-grand-père – ce que signifie qu'elle aurait vécu il y a des milliers et des milliers d'années. Je m'interroge sur l'authenticité de telles légendes. »
Sif secoua la tête. « Cela ne la rend pas impossible pour autant. »
Loki se moqua d'elle. « Et tu crois la parole d'un quelconque nain que tu as croisé au marché ? Tu m'étonnes, Sif. »
« La légende s'est transmise parmi les nains, c'est comme ça qu'il le sait. » Elle se pencha en avant, posant une de ses mains sur la table et pointant du doigt Loki. « Et nous avons déjà eu des aventures bien plus téméraires. »
« Oui, sous la conduite de Thor » riposta Loki. « Je ne m'attendais pas à une telle folie de ta part. »
« Est-ce vraiment si fou ? » demandai-je doucement. Ils tournèrent tous deux le regard vers moi – Sif avec ferveur, Loki avec incrédulité. « Le pire des dangers à Nidavellir est le froid, n'est-ce pas ? » Sif acquiesça. « Je peux nous protéger de ça. Si un autre danger nous tombait dessus, nous avons les meilleurs guerriers d'Asgard à nos côtés. Le pire qui pourrait nous arriver serait que nous ne trouvions pas Drekisbane. »
Le sourire qui apparut sur le visage de Sif était le plus large que j'ai jamais vu. Je m'attendais presque à ce qu'elle se précipite pour me serrer dans ses bras, mais elle ne le fit pas. « Alors nous partirons demain. Nous devrons être très précis sur l'endroit où nous voulons atterrir » dit-elle avec une ardeur que je n'avais jamais vue chez elle avant. « Malheureusement, nous devrons voyager à pieds. Les montagnes et la neige seraient trop pénibles pour nos chevaux. »
Un rire moqueur la coupa dans son exaltation. Notre attention se tourna vers Loki, qui secoua simplement la tête avec désapprobation. « Et tu es vraiment sérieuse en disant ça. »
Sif le stoppa avec un rire sec. « Vas-tu te joindre à nous, mon prince ? »
« Je suppose que je n'aurai pas le choix. » Il soupira, apparemment vexé par cette idée. « Que dirait ma mère si je laissai son apprentie se tuer sur les pentes de Nidavellir ? Avec tous ses amis, bien entendu. »
« Ta confiance en nous est sans égale » dit Sif sèchement. « A présent, je dois soigneusement planifier notre aventure. » Elle ferma son livre avant de poser sa main sur une de mes épaules. « Habille-toi chaudement. »
Je souris en réponse à sa plaisanterie tandis qu'elle partait errer parmi les étagères, sans aucun doute pour chercher plus de diagrammes et de cartes. Une fois qu'elle fut hors de vue, je me tournai vers Loki, dont le regard perçant ne se détournait pas de moi. Il était pour le moins mécontent. « Tu n'aurais pas dû l'encourager » dit-il. « Tu es aussi folle qu'elle, à jeter de l'huile sur le feu de telles stupidités. »
« Tu n'as pas non plus dit quoi que ce soit pour la faire changer d'avis » répliquai-je.
Il renifla d'un air moqueur. « Elle ne m'aurait pas écouté. »
« Non ? » Je ris, acquiesçant. « Mais tu nous accompagnes quand même, malgré tout. Tu n'es pas si différent d'eux que ce que tu penses. » Il leva le sourcil quand il croisa mon regard. « Tu cherches l'aventure, n'est-ce pas ? Tu en meurs d'envie, tout comme eux. J'ai entendu parler de toutes vos aventures. »
« Nous sommes nés pour faire de grandes choses. Mon frère et moi ne pouvons rien y faire » dit-il. Je remarquai que j'avais presque réussi à le détourner de sa propre suffisance. « Mais toi ? Tu n'es pas faite pour ça, même si tu désires tant vivre des aventures. Pourquoi ça ? Veux-tu essayer de prouver que tu es plus qu'une simple demoiselle de la cour ? Essayer de prouver ta valeur ? »
« Et pas toi ? » lui demandai-je. Il ne fit aucune réplique. « Je ne me fais aucune illusion sur ma valeur, et je n'ai aucune illusion sur la dangerosité des aventures. Mais je suis mes amis dans leur folie pour les aider – pour les protéger de la manière dont je pourrai. Sif serait partie à Nidavellir quel que soit mon avis. Je pars avec eux parce que je me soucie d'eux. Tu peux le comprendre. »
Il eut un sourire triste. « Oui. Je pense que je le comprends. »
Note de l'auteur :
Mes excuses pour ce chapitre un peu court. Je vais essayer de voir si je peux publier un peu plus tôt la prochaine fois pour me faire pardonner. :)
Comme toujours, je remercie tout particulièrement ma merveilleuse beta, Hr'awkryn. Et je remercie tous ceux qui ont reviewé, mis en favoris, et choisis de suivre l'histoire. Chaque message de plus illumine ma journée.
S'il vous plait, laissez une review. Je ne me lasserai jamais de vos messages, mes chers lecteurs !
