Note de l'auteur : Coucou tous le monde, j'arrive enfin à publier un chapitre dans les temps. Merci à tous ceux qu'ils laissent des reviews et aussi à ceux qui lisent ma fanfic. Ça me fait très plaisir et ça me motive encore plus. :D

J'espère que ce chapitre vous plaira et Bonne Lecture ! :)

Disclaimer : Glee et Klaine ne m'appartient pas ni After

Couple : Evidemment c'est Kurt/Blaine et c'est du point de vu de Kurt


Chapitre 11

Bien que je n'ai pas envie d'entendre sa réponse, surtout devant Sam, je demande à Blaine :

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- D'après toi ? Tu te casses en douce quand je dors encore ? C'était quoi ça putain ?

Je retiens ma respiration, sa voix résonne dans la pièce. Un éclair de colère passe sur le visage de Sam et je sens qu'il commence à reconstituer le puzzle.

Je suis déchiré entre la nécessité d'expliquer à Sam ce qui se passe et le désir d'expliquer à Blaine pourquoi je suis parti.

- Réponds-moi !

Il hurle en se plantant devant moi. À ma grande surprise, Sam vient se mettre entre nous.

- Ne lui parle pas sur ce ton, dit-il d'un air menaçant.

Je suis figé sur place. La colère déforme le visage de Blaine. Pourquoi est-il furieux que je sois parti ?

Il se moquait de mon inexpérience hier soir et il m'aurait probablement fichu dehors ce matin, de toute manière. Il faut que je dise quelque chose avant que tout ça ne me pète à la figure.

- Blaine... je t'en prie, ne fais pas ça, pas maintenant.

Je le supplie. S'il part maintenant, je pourrai essayer d'expliquer à Sam ce qui se passe.

- Faire quoi, Kurt ? Demande Blaine en contournant Sam.

J'espère que celui-ci va garder ses distances, Blaine n'hésiterait pas à le flanquer par terre. Grâce au foot, Sam est costaud, mais je ne doute pas un instant que Blaine puisse lui tenir tête, et très probablement prendre le dessus.

Qu'est-ce qui se passe dans ma vie, bon sang, pour que j'en arrive à avoir peur que Sam et Blaine se battent ?

- Blaine, je t'en prie, va-'en. Nous reparlerons de tout ça plus tard.

Je voudrais faire retomber la tension. Mais Sam se contente de secouer la tête.

- Parler de quoi ? Qu'est-ce qui se passe Kurt, bon sang ?

Mon Dieu.

- Dis-lui. Vas-y dis lui.

Je n'arrive pas à croire qu'il fasse ça. Je sais qu'il peut-être cruel mais là, il va trop loin.

- Me dire quoi, Kurt ?

Sa question est agressive, mais il se radoucit parce qu'il s'inquiète pour moi.

- Rien du plus que ce que je t'ai déjà dit, j'ai passé la nuit chez Blaine et Finn.

J'essaie de regarder Blaine dans les yeux espérant qu'il arrête ça, mais il détourne le regard.

- Dis-lui, Kurt ou c'est moi qui le fais, grande-t-il.

Je sais que je suis foutu. Je sais qu'il est inutile de mentir plus longtemps. Je me mets à pleurer. Mais je préfère que Sam l'entende de ma bouche, et pas de celle de ce connard qui nous a entraînés jusque-là. Je me sens humilié, pas pour moi mais pour Sam. Il ne mérite pas ça et j'ai honte de la façon dont je l'ai traité et des aveux que je vais être obligé de lui faire devant Blaine.
- Sam... je... Blaine et moi avons...

- Oh mon Dieu.

Il bégaie et des larmes lui montent aux yeux.

Comment est-ce que je peux lui faire ça ? Qu'est-ce que j'ai dans la tête, putain ?

Sam se prend la tête dans les mains.

- Comment est-ce que tu as pu, Kurt ? Après tout ce que nous avons fait ensemble ? Quand ça a commencé ?

Des larmes coulent de ses beaux yeux bleus et ruissellent sur son visage. Je ne me suis jamais senti aussi mal. Je regarde Blaine et ma haine pour lui est si forte que je le bouscule sans répondre à Sam. Blaine, qui ne s'y attendait pas, perd l'équilibre mais se rattrape juste à temps.

- Sam, je suis tellement désolé. Je ne sais pas ce qui m'a pris.

Je me précipite sur lui et j'essaie de le pendre dans mes bras, mais il me repousse. Et il a probablement raison. Pour être honnête, ça fait un moment que je ne suis pas sympa avec lui. Je ne sais pas ce que je croyais, probablement quelque chose de dingue, du genre Blaine va devenir un mec bien et je romprai avec Sam pour pouvoir sortir avec lui. Quel idiot ! Ou j'arriverai à ne plus m'approcher de Blaine et Sam ne saura jamais rien de ce qui s'est passé entre nous ? Le problème, c'est que je suis incapable de ne pas m'approcher de Blaine. Je suis un insecte attiré par sa flamme, et il n'hésite jamais à me brûler les ailes. Ces illusions étaient aussi stupides et naives l'une que l'autre. J'ai tout faux depuis que je connais Blaine.

- Moi non plus je ne sais pas .

Le regret et la douleur se lisent dans ses yeux.

- Je ne te reconnais plus du tout.
Sur ce, il sort de la chambre. De ma vie.

- Sam, s'il te plaît ! Attends !

Je me précipite derrière lui, mais Blaine m'attrape par le bras pour essayer de me retenir.

- ne me touche pas ! Je n'y crois pas ! C'était vraiment un coup bas, Blaine, même venant de toi !

En hurlant, je dégage mon bras et je le pousse violemment. C'est la première fois de ma vie que je fais ça, mais je le déteste plus que tout.

- Si tu lui cours après, tout est fini.

J'en reste bouche bée.

- Fini ? Qu'est-ce qui est fini ? Fini de jouer avec mes sentiments ? Je te hais !

Mais comme je ne veux pas le laisser satisfait de m'avoir fait enrager, je baisse le ton et j'ajoute plus calmement :

- Tu ne peux pas finir quelque chose qui n'a jamais commencé.

Il laisse retomber les bras le long de son corps et il ouvre la bouche pour parler, mais aucun son ne sort.

- Sam !

Je me rue dehors et cours le long du couloir. Je traverse la grande pelouse et finis pas le rattraper sur le parking. Il accélère le pas.

- Sam, je t'en prie, écoute-moi. Je suis désolé. J'avais bu. Je sais que ce n'est pas une excuse, mais je...

J'essuie mes larmes et son visage se radoucit.

- Je ne veux plus t'écouter...

Il a les yeux rouges. Je tente de lui prendre la main, mais il la retire.

- Sam, s'il te plaît. Je suis tellement désolé. Je te demande pardon. S'il te plaît.

Je ne veux pas le perdre. Je ne peux pas, tout simplement.

En arrivant à sa voiture, il passe la main dans ses cheveux impeccablement coiffés, puis se tourne vers moi.

- J'ai besoin d'un peu de temps, Kurt. Je ne sais plus quoi penser, là maintenant.

Je pousse un soupir résigné. Je n'ai rien à répondre à ça. Il a juste besoin de temps pour digérer ça.

- Je t'aime, Kurt.

Me prenant par surprise, il m'embrasse sur le front avant de monter dans sa voiture et de s'éloigner.


Je retrouve Blaine assis sur mon lit. Des visions de meurtre à coup de lampe me traversent l'esprit, mais je n'ai pas l'énergie suffisante pour me battre sur lui.

- Ne compte pas sur moi pour m'excuser, me dit-il tandis que je le contourne pour aller vers le lit de Quinn.

- Je le sais bien.

Je m'allonge sur le lit de Quinn. Je refuse de me laisser entraîner dans cette bagarre et je n'ai aucune illusion, il ne s'excusera pas. Je commence à le connaître, maintenant. Enfin, les événements récents tendraient à prouver que je ne le connais pas si bien que ça. Hier soir, je pensais qu'il n'était qu'un garçon en colère parce que son père l'avait abandonné et qu'il s'accrochait à cette souffrance, se servant de cette unique émotion pour tenir les autres à distance. Ce matin, je vois qu'il n'est en fait qu'une personne horrible et débordante de haine. Il n'y a rien de bon chez Blaine. S'il m'est arrivé de croire le contraire, c'est seulement parce que je me suis fait avoir.

- Il avait le droit de savoir.

Je me mords les lèvres pour retenir mes larmes. Je garde le silence jusqu'à ce que je l'entende se lever pour venir vers moi.

- Va-t'en Blaine.

Pourtant, lorsque je lève les yeux, il est toujours là, debout à côté de moi. Quand il s'assied sur le lit, je me lève d'un bond.

- Il fallait qu'il sache, répète-t-il.

La colère bout en moi. Je sais bien que c'est ce qu'il cherche.

- Pourquoi, Blaine ? Pourquoi faut-il qu'il sache ? À quoi ça peut servir de le faire souffrir ? Ça ne change absolument rien pour toi qu'il ne soit pas au courant. Tu pouvais continuer ta journée sans rien lui dire. Tu n'avais aucun droit de faire ça, ni à lui ni à moi.

Je sens les larmes monter de nouveau, mais cette fois je n'arrive pas à les contenir.

- Moi, à sa place, j'aurais préféré savoir.

Sa voix est ferme et froide.

- Oui, mais voilà, tu n'es pas à sa place. Et tu n'y sera jamais. J'ai été idiot de croire que tu pouvais lui ressembler un peu. Et d'abord, depuis quand attaches-tu de l'importance à ce qui est bien ou mal ?

- Ne t'avise pas de me comparer à lui !

Je ne supporte pas cette habitude qu'il a de ne réagir qu'à une partie de ce que je dis. Surtout qu'il détourne généralement mes paroles à son avantage. Il se lève et vient vers moi, mais je passe de l'autre côté du lit.

- Il n'y a rien à comparer. Tu ne l'a pas encore compris ? Tu es un abruti cruel et répugnant qui n'en a absolument rien à foutre des autres. Lui il m'aime. Même si j'ai fait des erreurs. Des épouvantables erreurs.

Blaine recule comme si je l'avais poussé.

- Il t'aime encore ?

- Oui, il m'aime encore après ce que j'ai fait. Alors ton plan minable pour le pousser à rompre avec moi, assis à regarder en rigolant n'a pas marché. Maintenant, sors de ma chambre.

- Ce n'étais pas... Je...

Je ne le laisse pas finir. J'ai déjà perdu assez de temps avec lui comme ça.

- Dégage ! Je suis sûr que tu es déjà en train de préparer ton prochain coup, mais tu sais quoi, Blaine ? Ça ne prendra plus. Maintenant, casse-toi, putain ?

Je suis moi-même surpris par ma violence, mais je ne regrette pas d'être aussi dur avec lui.

- Tu te trompes, Kurt. Je pensais qu'après ce qui s'est passé cette... je ne sais pas, je pensais que toi et moi...

Il semble avoir du mal à trouver les mots, ce qui serait bien la première fois. Une partie de moi, la plus grande, meurt d'envie de savoir ce qu'il allait dire, mais c'est comme ça que je suis tombé dans ses filets la première fois. Il se sert de ma curiosité contre moi, c'est un jeu pour lui. Je m'essuie les yeux furieusement.

- Tu ne crois pas quand même pas que je vais gober ça, sérieux ? Toi, tu as des sentiments pour moi ?

Je dois arrêter ça tout de suite, il faut qu'il s'en aille avant que je m'énerve encore plus.

- Évidemment que j'en ai, Kurt. Avec toi je me sens si...

- Ne recommence pas, Blaine. Je refuse de t'écouter. Je sais que tu mens et que c'est ta façon perverse de t'en sortir. De me faire croire que tu pourrais partager mes sentiments, pour ensuite tirer le tapis sous mes pieds. Je sais comment tu fonctionnes maintenant, et je me laisserai pas faire.

- Partager tes sentiments ? Tu es en train de me dire que tu... tu as des sentiments pour moi ?

Un éclair passe dans ses yeux, qui ressemble à de l'espoir. Il est encore plus comédien que je le croyais.

Il sait bien que j'en ai, ce n'est pas possible autrement. Sinon, pourquoi est-ce que je continuerais à entretenir ce cycle malsain avec lui ?

Avec une sensation de peur, assez nouvelle pour moi, je me rends compte que je viens d'énoncer devant lui ce que je me suis à peine avoué à moi-même, mes sentiments pour lui. Lui donnant la possibilité de tout piétiner, plus encore qu'auparavant.

Je sens que mes défenses tombent peu à peu et je ne dois pas le laisser faire.

- Va-t'en Blaine. Je ne vais pas te le redemander. Si tu ne pars pas, j'appelle la sécurité.

- Porcelaine, je t'en prie, réponds-moi.

- Ne m'appelle pas Porcelaine !Va-t'en !

J'ai hurlé, beaucoup trop fort que je ne voulais. Il faut qu'il s'en aille et me laisse tranquille. Je déteste qu'il m'appelle Porcelaine. Il a une façon de le prononcer qui le rend plus intime, plus sensuel.

Putain, Kurt, arrête ça immédiatement !

- S'il te plaît, il faut que je sache si tu...

- Putain quel week-end, les amis. Je suis morte !

Quinn entre comme une tornade dans la chambre, nous faisant partager sa fatigue sur un ton joyeux dans un langage fleuri. Mais elle s'arrête net en voyant les traces de larmes sur mes joues. Elle plisse les yeux en regardant Blaine.

- Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que tu as fait ? Où est Sam ?

Elle me regarde en posant la question.

- Il est parti et Blaine s'apprêtait à en faire autant.

- Kurt... commence Blaine.

- Quinn, s'il te plaît, emmène-le.

Elle accepte. Blaine reste bouche bée en me voyant utiliser Quinn contre lui. Il pensait qu'il me tenait, une fois de plus.

- On y va, Superman.

Elle l'attrape par le bras et le tire vers la porte. Je garde les yeux fixés sur le mur jusqu'à ce que j'entende la porte se refermer, mais j'entends leurs voix dans le couloir.

- C'est quoi ce bordel, Blaine ? Je t'ai dit de le laisser tranquille. C'est mon coloc et il n'est pas comme les autres mecs avec qui tu sors en général. Il est gentil, innocent et, si veux mon avis, beaucoup trop bien pour toi.

Je suis à la fois content et surpris de la façon dont elle me soutient. Mais cela ne suffit pas à calmer la douleur dans ma poitrine. J'ai le cœur qui me fait carrément mal. Je croyais savoir ce que c'était qu'avoir le cœur brisé après la journée à la rivière, mais ce n'était rien comparé à ce que j'éprouve maintenant. Ça me fait horreur, mais je dois admettre que cette nuit avec lui a renforcé mes sentiments. Son rire pendant qu'il me chatouillait, le chaste baiser sur mes lèvres, ses bras couverts de tatouages autour de moi, le battement des ses paupières et ses yeux qui se fermaient quand je passais mes doigts sur sa peau nue, voilà pourquoi je suis amoureux de lui. Je l'aime d'avantage pour ces moments t'intimité mais j'en souffre encore plus. Et pour couronner le tout, j'ai tellement blessé Sam qu'il n'y a rien d'autre à faire que prier pour qu'il me pardonne.

- Ce n'est pas ce que tu crois.

Sa colère renforce son accent et hache ses paroles.

- Arrête tes conneries, Blaine. Je te connais. Trouve-toi quelqu'un d'autre pour t'amuser, ce ne sont pas les mecs qui manquent. Il n'est pas du genre avec qui tu peux faire ça. Il a un mec et il ne sait pas gérer ce merdier.

Ça ne me plaît pas de l'entendre dire que je suis trop sensible, genre je suis trop faible ou quoi, mais je suppose qu'elle n'a pas trot. Je n'arrête pas de pleurer depuis que je connais Blaine. Je n'ai pas l'étoffe d'un ami avec avantage en nature, malgré ce qu'il provoque en moi. J'ai plus de respect moi-même que ça et je suis trop émotif. Et maintenant, il a essayé de détruire mon histoire avec Sam.

- D'accord, je ne l'approcherai plus. Mais tu ne l'amènes plus jamais aux fêtes de ma fraternité.

Sa voix est cassante et je l'entends parti d'un pas bruyant. En s'éloignant dans le couloir, sa voix perd de l'intensité quand il crie :

- Je suis sérieux. Je ne veux plus le voir ! Si je le vois, je le détruis.


Quinn revient et me prend immédiatement dans ses bras minuscule.

- Merci de m'avoir débarrassée de lui.

Je sanglote et elle me serre plus fort. Maintenant mes larmes ruissellent et elles ne semblent pas près de s'arrêter.

- Blaine est mon pote, c'est sûr, mais toi aussi et je ne veux pas qu'il t'embête. Je suis désolée, tout ça est de ma faute. Je sais que j'aurais mieux fait de donner ma clé à Mike et je n'aurais pas dû le laisser venir ici tout le temps. Il peut être un vrai connard, quand il veut.

- Non, tu n'y es pour rien. C'est moi qui suis désolé. Je ne veux pas interférer dans votre amitié.

- Pas de problème.

Lorsque je me dégage de ses bras, je suis frappé de l'inquiétude que je lis sur son visage. Elle ne saura jamais à quel point j'apprécie sa présence à mes côtés en ce moment. Je me sens si seul. Sam a besoin de temps pour décidé s'il rompt ou pas, Blaine est un sombre connard, mon père péterait les plombs si je lui racontais tout, et Finn serait très déçu s'il savait jusqu'où je suis allé avec Blaine. Je n'ai vraiment personne d'autres, à part cette fille tatouée aux cheveux roses avec qui jamais je n'aurais cru devenir amie. Mais je suis vraiment content qu'elle le soit.

- Tu veux qu'on en parle ?

- En fait, oui.

Je veux me libéré de ce poids sur ma poitrine. Je lui raconte tout, depuis le premier baiser avec Blaine et notre journée à la rivière, en passant par l'orgasme qu'il m'a donné et comment il a crié mon nom dans son sommeil, jusqu'à la façon dont il a réduit à néant mon respect pour lui quand il m'a obligé de tout avouer à Sam. Pendant mon récit, l'expression de son visage passe d'inquiète à triste puis carrément choquée. Quand j'arrive au bout, ma chemise est trempé de larmes et elle me tient la main.

- Waouh ! Je n'aurais jamais imaginé qu'il s'était passé tout ça. Tu aurais pu m'en parler la première fois. Je me suis doutée qu'il y avait quelque chose le soir où Blaine s'est pointé ici avant que nous allions au cinéma. Je venais à peine de raccrocher le téléphone avec lui qu'il était déjà là. Je l'avais déjà soupçonné d'être venu pour te voir. Je veux dire, tout au fond de lui, il ne s'est pas comment s'intéresser à quelqu'un de la façon dont toi comme la plupart des filles, tu veux qu'on s'intéresse à toi. À ta place, j'essaierais plutôt de me rabibocher avec Sam, parce que Blaine est incapable d'être le petit ami de qui que ce soit.

Elle serra ma main comme pour appuyer ses propos.

Je sais bien que tout ce qu'elle me dit est vrai et qu'elle a raison. Alors pourquoi est-ce si douloureux ?


Le lundi matin, Finn m'attend, adossé contre le mur de la cafétéria. Je lui fait signe et c'est alors que je remarque un cercle bleuâtre autour de son œil gauche. Je regarde de plus près et vois qu'il a aussi un bleu sur la joue.

- Qu'est-ce que tu as à l'oeil ?

Je cours vers lui et, soudain la vérité me tombe dessus et arrête ma course, comme un camion.

- Finn ! C'est Blaine qui t'a fait ça ?
J'ai la voix qui tremble.

- Oui...
Je suis horrifié.

- Pourquoi ? Que s'est-il passé ?

J'ai envie de le tuer pour avoir fait du mal à Finn.

- Il est sorti en trombe de la maison après ton départ et quand il est revenu, environ une heure plus tard, il était furax. Il a commencé à chercher ce qu'il pourrait casser d'autre, je l'en ai empêché. Enfin j'ai essayé. On s'est battus. Ce n'est pas si terrible que ça en a l'air. Je pense que nous avions tous les deux des comptes à régler. Je ne l'ai pas raté moi non plus.

Je ne sais pas dire. Je suis surpris qu'il le prenne sur le ton de la plaisanterie.

- Tu est sûr que tu vas bien ? Est-ce que je peux faire quelque chose ?

Je me sens coupable. Blaine était furieux contre moi, mais de là à se battre avec Finn ?

- Non, non, je t'assure. Tout va bien.

En chemin, il me raconte comment le père de Blaine, qui par chance est rentré avant qu'ils ne s'entretuent s'est interposé entre eux et combien sa mère a pleuré en voyant que Blaine avait cassé toute sa vaisselle. Même si elle n'avait aucune valeur sentimentale, elle était choquée qu'il ait pu faire ça.

- Mais j'ai une une nouvelle, Rachel vient me voir le week-end prochain. Elle vient pour le feu de camp.

- Le feu de camp ?

- Ben oui, tu n'as pas vu les panneaux partout sur le campus ? Ça se passe tous les ans, pour fêter le début de l'année. Tout le monde y va. En général je n'aime pas trop ce genre de truc, mais là c'est cool, en principe. Demande à Sam de venir. On pourrait y aller tous les quatre.

J'approuve en souriant. Si j'invitais Sam, ce serait l'occasion de lui montrer qu'il y a aussi des gens bien parmi mes amis, comme Finn. Je sais que Blaine et Finn... Je veux dire Sam et Finn s'entendraient super bien, et j'ai très envie de rencontrer Rachel.

Maintenant que Finn m'en a parlé, je vois des affiches pour le feu de camp sur pratiquement tous les murs, je devrais être vraiment trop préoccupé toute cette semaine pour ne pas l'avoir remarqué.$ sans m'en apercevoir, je me retrouve en cours de littérature malgré les avertissements de ma conscience. Je ne le vois nulle part, mais ses mots résonnent dans ma tête : Je le détruirai.

Que pourrait-il faire de pire que tout dévoiler à Sam ? Je ne sais pas, mais je commence à imaginer des choses quand Finn me tire de ma rêverie.

- Je ne crois pas qu'il soit là. Je l'ai entendu dire à ce Adam qu'il permutait ses cours. Bon sang, si tu pouvais voir l'oeil au beurre noir que je lui ai mis !

Finn me sourit et je détourne vivement les yeux vers les premiers rangs.

J'aimerais pouvoir dire que je ne cherchais pas Blaine, mais je sais que c'est inutile. Blaine a un œil au beurre noir ? J'espère qu'il va bien. En fait non, en vérité j'espère que ça le fait horriblement souffrir.

- Ah ? D'accord.

Je prends l'air dégagé. Finn ne me parle plus de Blaine pendant tout le reste du cours.


Les autres jours de la semaine se déroulent exactement de la même façon : je ne parle de Blaine à personne et personne ne me parle de lui. Puck a zoné dans notre chambre toute la semaine, mais ça ne me dérange pas. En fait, je l'aime bien, il fait rire Quinn et moi aussi quelquefois, même si je n'ai jamais passé une aussi mauvaise semaine de toute ma vie. Je porte n'importe quoi du moment que c'est propre et pratique et j'ai retrouvé ma routine familière.

Sommeil, cours, boulot, repas, sommeil, cours, boulot, repas...

Quand arrive vendredi, Quinn s'est clairement ms en tête de sortir le vieux mec pour lui faire prendre l'air.

- Allez Kurt, c'est vendredi. Viens avec nous et on te ramènera juste avant d'aller chez Bla.. je veux dire à la fête.

J'ai du boulot et je dois appeler mon père. Je ne lui ai pas répondu de toute la semaine et il faudrait que j'appelle Sam pour savoir s'il a pris une décision. Je lui ai fichu la paix à part quelques textos sympa dans l'espoir qu'il viendra. J'ai vraiment envie qu'il soit là pour le feu de camp vendredi prochain.

- Non, merci, je préfère rester... je vais voir des voitures demain et j'ai besoin de me reposer.

Ce n'est qu'un demi-mensonge. Je dois réellement chercher ne voiture le lendemain, mais je sais très bien que ça ne va pas beaucoup me reposer de rester là tout seul, à ruminer à propos de Sam qui ne se décide pas, et Blaine qui était vraiment sérieux quand il a dit qu'il ne me verrait plus. Je suis vraiment content qu'il l'ait fait. Mais je ne peux pas me l'enlever de la tête.

Il me faut plus de temps, c'est tout.

C'est ce que je me répète sans arrêt.

Pourtant son attitude la dernière fois que je l'ai vu, comme s'il attendait quelque chose de moi, a semé le trouble dans mon esprit.

Mes pensées vagabondent vers un lieu où Blaine serait agréable et drôle, et où on s'entendrait bien. Un lieu où on pourrait sortir ensemble, vraiment et où il m'emmènerait au cinéma ou au restaurant. Il passerait son bras autour de ma taille et il serait fier qu'on nous voie ensemble, il mettrait sa veste sur mes épaules quand il fait froid et m'embrasserait pour me dire bonsoir et à demain.

- Kurt ?

La voix de Quinn me sort de ma rêverie et mes pensées s'envolent en fumée. Elles étaient complètement irréaliste et ce garçon ne serait jamais Blaine.

- Oh ! Arrête, tu as mis ce pantalon de pyjama molletonné toute la semaine, dit Puck pour me vanner, et ça me fait rire.

C'est mon pyjamas préféré pour dormir, surtout quand je suis malade ou lors d'une rupture, ou les deux.

Je continue à me demander comment Blaine et moi avons pu mettre fin à quelque chose qui n'avait pas de début.

- Ok, ok. Mais vous promettez de me ramener juste après le dîner, parce que je dois vraiment me lever tôt.

Quinn sauta sur place en tapant des mains.

- Yess ! Mais tu veux bien que je te fasse une petite faveur ?

Elle sourit d'un air innocent, en battant des cils. Ce qui n'augure rien de bon.

- Quoi ?

- Laisse-moi juste choisir ce que tu peux mettre et te coiffer. S'il te plaaaîîît !

Elle a dit ça sur son ton le plus théâtral.

- Hors. De. Question.

Je me vois d'ici, les cheveux roses avec une tenue punk.

- Rien de trop voyant, je veux juste que tu ait l'air... de ne pas avoir hiberné en pyjama tout ce temps.

Elle sourit et Puck se mordille les lèvres pour ne pas éclater de rie. Bon, je cède.

- D'accord.

Elle applaudit à nouveau.


Après que Quinn m'ai épilé les sourcils, elle me coiffe les cheveux et met de la laque pour tout tenir.

- Coiffure et épilations, c'est fait ! Maintenant, au tour des vêtements. J'ai vu quelque petit truc dans tes affaires que tu ne met jamais et qui devraient t'aller.

Je la suis vers mon placard en essayant de me regarder dans mon petit miroir mais elle me pousse.

- Tiens, mets ça.

Elle décroche un t-shirt noir d'un cintre que je ne savais plus qu'il été là.

- Je ne peux pas mettre ça ! Il y a des motifs bizarre !

- Alors pourquoi tu l'as acheté ?

- Je sais plus.

- D'accord... que penses-tu de cette chemise ?

Elle sort une chemise noire. Et me la montre. C'est parfait et ce n'est pas trop voyant.

- C'est parfait.

- Bon, le haut c'est fait. Maintenant, passons au pantalon et aux chaussures.

Elle chercha pendant quelque instant pendant que j'enlève mon pyjama en le pliant soigneusement et mets ma chemise.

- Essaye ce pantalon là.

C'est un pantalon noir aussi, mais tout arraché au niveaux des genoux.

- Ok si tu veux.

Je mets le pantalon en essayant de ne passer mes pieds au trous. Il est très serré, je ne savais pas que j'avais ça dans ma garde-robe.

- Ça te va à merveille.

- Merci, mais tu ne trouve pas que c'est trop serré ?

- Non, c'est parfait.

Elle rechercha dans mon placard et sortit des converses noires.

- Met-ça.

- Je peux pas mettre mes Toms ?

- Non surtout pas. Je n'en peux plus de les voir toujours à tes pieds.

Je fronce les sourcils pour rire. Mes Toms me vont parfaitement. J'ai flashé dessus un jour quand je suis allé faire les magasins avec Sam. J'ai envie de lui répondre à son commentaire, mais je ne dis rien. À la place, je m'assieds sur mon lit pour mettre mes converses.

- Je ne peux plus attendre ! Regarde-toi.

Elle ouvre l'autre porte du placard. En voyant mon image dans le miroir en pied, j'étouffe un petit cri.

Bon sang ! Qui est ce mec !

C'est moi, mais en mieux.

Elle a réussi a coiffer mes cheveux comme je le fais tout les jours mais en mieux. Et ma tenue change par rapport à ceux que je mets d'habitude. Mais ça me va bien.

- Impressionnant.

Je me regarde de plus près en souriant. Je me pince la joue pour m'assurer que c'est bien moi.

- Tu vois, c'est toujours toi. En plus sexy, plus sophistiqué.

En gloussant de plaisir. Elle demande à Puck :

- Et toi, qu'est-ce que tu en penses ?

- Tu es super, vraiment super.

Il sourit et passe le bras autour de la taille de Quinn. Elle se colle contre lui et je regarde ailleurs.

- Tu est prêt ?

- Oui.

- N'oublie pas de prendre ton sac.


Pendant le trajet, assis à l'arrière, je regarde par la vitre, laissant mon esprit vagabonder. Nous arrivons au restaurant et j'ai un mouvement de recul en voyant le nombre de motos garées devant. Je croyais que nous irions au TGI Friday ou chez Applebee, pas dans un resto pour motards. Quand nous entrons, j'ai la sensation que tous les yeux sont rivés sur moi alors que ce n'est sûrement pas le cas.

Quinn m'attrape par la main et m'entraîne vers un box dans le fond.

- Mike va nous rejoindre. C'est ok pour toi ?

- Oui, sans problème.

Du moment que ce n'est pas Blaine, tout va bien. Et puis je n'ai rien contre un peu de compagnie, pour l'instant j'ai un peu l'impression de tenir la chandelle.

Une femme encore plus tatouée que Quinn et Puck s'approche de notre table à grands pas et prend nos commandes. Quinn et Puck demandent une bière, ça doit être pour ça qu'ils aiment venir ici, on n'exige pas leur carte d'identité. La serveuse prend l'air étonné quand je commande un Coca light, mais je ne veux pas boire d'alcool. J'ai du boulot qui m'attend. Quelques minutes plus tard, elle nous apporte nos verres et je bois une longues gorgée quand j'entends un sifflement d'admiration. Mike et Adam se dirigent vers nous. Quand il sont un peu plus près, j'aperçois la chevelure rose de Sebastian... suivi de Blaine.

Je recrache le Coca Light dans mon gobelet.

Les yeux de Quinn s'arrondissent en voyant Blaine et elle me regarde.

- Je te jure que je ne savais pas qu'il allait venir. On peut partir maintenant si tu veux, murmure-t-elle tandis que Adam se glisse sur la banquette à côté de moi.

Je dois faire un effort pour ne pas regarder dans la direction de Blaine.

- Waouh, Kurt, tu es super sexy ! S'exclame Adam.

Ce qui me fait rougir.

- Vraiment... genre, waouh, je ne t'ai jamais vu comme ça.

Je le remercie d'un petit sourire. Mike, Sebastian et Blaine s'asseyent dans le box derrière nous. J'ai envie de demander à Quinn de changer de place avec moi pour tourner le dos à Blaine, mais je n'arrive pas à m'y résoudre. Je vais juste éviter son regard toute la soirée. Je dois pouvoir faire ça.

- C'est vrai que t'es super sexy comme ça, Kurt renchérit Mike par-dessus la séparation.

Je souris parce que je ne suis pas habitué à toute cette attention. Blaine ne fait aucun commentaire sur mon nouveau look, mais c'est normal. C'est déjà bien qu'il ne m'insulte pas.

Avec Sebastian, ils sont assis juste dans ma ligne de mire. Je vois parfaitement le visage de Blaine entre les épaules de Quinn et Puck.

Juste un regard, ça ne peut pas faire de mal...

Je jette un coup d'oeil en douce et je le regrette immédiatement. Blaine a passé le bras autour des épaules de Sebastian.

La jalousie me transperce., ma punition pour l'avoir regardé quand je n'aurais pas dû. C'est évident qu'ils flirtent à nouveau. Ou encore. Ils n'ont probablement jamais arrêté. Je me rappelle comme il avait l'air à l'aise quand il était à califourchon sur lui à la fête, et je ravale l'amertume qui me monte à la bouche.

Blaine est libre de faire ce qu'il veut avec qui il veut.

- Il est super, non ?

Quinn les encourage et tous acquiescent.

Je sens le regard de Blaine posé sur moi, mais je ne peux pas le regarder une deuxième fois. Il porte un t-shirt blanc et on doit voir ses tatouages au travers, ses cheveux sont savamment ébouriffés, mais je m'en fiche.

Je m'en fiche qu'il soit beau ou que Sebastian soit habillé comme une pute.

Il est trop énervant avec ses stupides cheveux roses et ses vêtement de pute. C'est une pute.

Je m'étonne moi-même de penser ça et d'être aussi en colère contre lui, mais c'est vrai. Vraiment, je ne l'aime pas. Je pense que c'est la première fois que je traite quelqu'un de pute, même en pensée.

Bien sûr, c'est le moment qu'il choisit pour me complimenter.

- C'est vrai que tu n'as jamais été aussi canon ! Me dit-il en se collant contre la poitrine de Blaine.

Je le regarde dans les yeux en lui décrochant un sourire hypocrite.

- Tu permets ?

Adam me fauche mon gobelet et boit dedans. Je le laisse faire, ce qui n'est pas dans mes habitudes, mais je me sens tellement mal à l'aise, là, que j'ai du mal à réagir. Il avale d'un trait la moitié de mon Coca Light et je lui donne un coup de coude dans les côtes.

- Désolé, Bébé, je vais t'en commander un autre.

Il est vraiment très séduisant, il ressemble plus à un mannequin qu'à un étudiant. S'il n'avait pas tant de tatouages, il serait probablement mannequin, d'ailleurs,

Un bruit nous parvient du box d'à côté et je cherche automatiquement Blaine des yeux. Il s'éclaircit la gorge bruyamment en me fusillant du regard. Je voudrais regarder ailleurs, mais je ne peux pas, je suis comme paralysé. Adam se lève et le repose sur le dossier de la banquette juste derrière moi. Blaine plisse les yeux et je décide de m'amuser un peu.

Me rappelant qu'il était assez intraitable sur le fait que je ne devrais ps sortir avec Adam, avant, je me laisse aller contre Adam. Blaine écarquille les yeux, mais il se reprend immédiatement. Je me rends bien compte que ce petit jeu est totalement immature et ridicule, mais ça m's égal. Puisque je me retrouve près de lui, je tiens à ce qu'il soit aussi mal à l'aise que moi.

La serveuse revient et prend les commandes des plats. Pour moi, un burger avec des frites, sans ketchup, et pour les autres des chicken wings pimentés. Elle apporte un Coca à Blaine et une deuxième tournée de bière pour les autres. J'attends toujours mon Coca Light, mais je ne veux pas me monter impoli en lui faisant remarquer.

- C'est ici qu'ils font les meilleurs wings, me dit Adam, et je lui souris.

- Au fait, tu vas au feu de camp le week-end prochain ?

- Je ne sais pas, ce n'est pas trop mon truc.

Il prend une gorgée de sa bière et retire son bras du dossier pour le poser franchement sur mes épaules.

- Et toi ?

Bien que je ne regarde pas dans sa direction, j'imagine l'agacement de Blaine en voyant ça. La vérité, c'est que je me sens vraiment coupable de jouer les coquets avec lui, je n'ai jamais essayé de faire ça à personne jusqu'ici, et je me sens très mauvais à ce jeu.

- Oui, j'y vais avec Finn.

C'est un éclat de rire général.

- Finn Hudson ? Demande Adam, hilare.

- Ouais, c'est un ami.

J'ai répondu sur un ton brusque, mais je n'aime pas la façon dont ils rient tous de lui.

- Ça ne m'étonne pas qu'il aille au feu de camp, il est tellement nul, dit Sebastian.

Je lui jette un regard furieux.

- Ce n'est pas vrai. En fait, il est très cool.

Je comprends que nous n'avons pas la même définition du mot cool. Mais c'est la mienne qui est la bonne.

- Finn Hudson et cool ne font pas partie du même vocabulaire, dit Sebastian en repoussant la mèche de Blaine sur son front.

Je le hais !

- Eh bien, je suis désolé qu'il ne soit pas assez cool pour faire partie de votre bande, mais il est...

Je crie en me redressant sur la banquette, ce qui fait retomber le bras d'Adam qui était sur mes épaules.

- Hé, Kurt, ne t'emballe pas. On ne fait que vanner, dit Mike.

Sebastian me sourit d'un air narquois. J'ai le sentiment qu'il ne m'aime pas beaucoup non plus.

- Je n'aime pas qu'on vanne mes potes, surtout quand ils ne sont pas là pour se défendre.

Il faut que je me calme... C'est parce que Blaine est dans le coin et qu'il fait du plat à Sebastian devant moi que je perds le contrôle de mes émotions.

- Ok, ok, excuse-moi. En plus, c'est quand même lui l'auteur du magnifique œil au beurre noir de Blaine, ce qui n'est pas rien, je dois dire, dit Adam en reposant son bras sur mes épaules.

Ça fait rire tout le monde, même moi. Seul Blaine ne semble pas trouver ça drôle.

- Ouais, heureusement que le prof les a séparés, sinon Blaine aurait reçu une méga raclée de la part de ce loser, dit Mike en me souriant d'un air gêné.

- Désolé, ça m'a échappé.

Un professeur ? Je croyais que c'était le père de Blaine qui les avait séparés. Soit Finn m'a menti, soit... attends, je me demande si ces gens savent que Finn sera bientôt le demi-frère officiel de Blaine. Je le regarde, il a l'air inquiet. Il leur a menti. Je devrais le griller là, devant tous le monde.

Mais je ne peux pas. Je ne suis pas comme ça. Contrairement à lui, je trouve ça difficile de faire du mal aux autres.

À part à Sam ?

- Moi, je penses que le feu de camp, ça peut être sympa.

Adam me regarde avec intérêt.

- J'y ferai peut-être un tour finalement.

- Moi j'irai, dit Blaine négligemment depuis l'autre box.

Tout le monde se tourne vers lui, et Sebastian se met à rire.

- C'est ça, genre toi tu vas y aller !

Il rit de plus belle.

- Non, c'est vrai, ça peut être sympa.

Blaine insiste doucement, ce qui lui vaut un autre regard en coin de la part de Sebastian.

Blaine veut y aller parce que Adam a dit qu'il irait ?

Je suis peut-être meilleur allumeur que je le croyais, en fin de compte.

La serveuse nous apporte nos plats et me tend mon burger. Il est très appétissant, si on oublie le ketchup qui dégouline sur le côté. Je fronce le nez et essaie d'en enlever une partie avec la serviette en papier. Je déteste renvoyer les plats, et puis j'ai mon compte pour ce soir. La dernière chose dont j'ai besoin, c'est de me faire remarquer encore plus.

Dans les deux box, la conversation dévie sur la fête de ce soir tandis que tout le monde mord dans ses ailes de poulet et que moi, je picore mes frites. Finalement la serveuse revient et demande si nous avons besoin d'autre chose.

- Non merci, c'est parfait, dit Puck et la serveuse s'éloigne.

- Attendez. Il a commandé un burger sans ketchup, dit Blaine d'une voix forte.

Je laisse retomber ma frite. La serveuse me regarde d'un air ennuyé.

- Je suis désolée, vous voulez que je le remporte ?

Je suis horriblement gêné. Je secoue la tête, c'est tout ce que je trouve à faire.

- Ouais, c'est ce qu'il veut, dit Blaine à ma place.

À quoi joue-t-il, putain ? Et d'abord comment a-t-il su qu'il y avait du ketchup dedans ?

- Allez, chérie, donnez-moi votre assiette, dit la serveuse en souriant. J'en rapporte un autre.

Je la lui tends et la remercie en baissant les yeux. J'entends Sebastian demander à Blaine :

- C'était quoi, ça ?

Il ferait bien de faire un effort sur le chuchotement.

- Rien, il n'aime pas le ketchup, c'est tout.

Sebastian souffle avant de boire une gorgée de sa bière.

- Et alors ?

Blaine lui jette un regarde furieux.

- Et alors, rien. Laisse tomber.

Au moins, je sais maintenant que je ne suis pas le seul avec qui il se conduit comme un mufle.

Mon nouveau burger sans ketchup arrive et je le mange pratiquement en entier, sans appétit. Pour finir, Adam paie pour moi, ce qui est à la fois sympa et maladroit. L'agacement de Blaine semble augmenter quand Adam passe de nouveau son bras autour de mes épaules en sortant.

- Nick dit que la fête est déjà blindée ! Dit Mike en regardant ses messages.

- Tu devrais venir avec nous, propose Adam qui a l'air déçu quand je secoue la tête.

- Je ne vais pas à la fête. Puck me ramène.

- Je peux le reconduire à sa chambre puisque je suis venu en voiture, dit Blaine.

Je manque de m'étaler en entendant ça, heureusement Quinn me rattrape et sourit à Blaine.

- Ce n'est pas la peine. Puck et moi allons le raccompagner, Adam peut venir avec nous.

Si un regard pouvais tuer, Quinn s'écroulerait sur le sol à cet instant.

- Tu ne vas pas conduire sur le campus avec ce que tu as bu, on est vendredi soir et la police aligne les PV.
Quinn me regarde, attendant que je dise quelque chose, mais je ne sais pas quoi dire. Je ne veux pas me retrouver seul en voiture avec Blaine, mais je ne veux pas non plus monter avec Puck qui a bu. Je hausse les épaules et me laisse aller contre Adam, ils n'ont qu'à décider ça entre eux.

- Génial ! On le largue chez lui et on va s'éclater après, dit Sebastian à Blaine, mais celui-ci secoue la tête.

- Non, toi tu montes avec Puck et Quinn.

Sebastian se recroqueville sur lui-même.

- Pour l'amour de Dieu, est-ce qu'on pourrait pas tout simplement monter en voiture et se casser ? Soupire Mike en sortant ses clés.

- Allez, on y va, Kurt, dit Blaine.

Je lève les yeux vers Adam puis vers Quinn.

- Kurt ! Aboie Blaine en déverrouillant la portière de sa voiture.

Il tourna la tête pour me regarder et j'ai l'impression que si je ne le suis pas, il va me tirer par les cheveux jusqu'à sa voiture. Mais pourquoi voudrait-il être avec moi alors qu'il a dit à Quinn que j'avais intérêt à ne pas m'approcher de lui ? Il disparaît dans la voiture et met le moteur en marche.

- Ça va aller, mais tu m'envoies un texto dès que tu es rentré, me dit Quinn.

Je la regarde et avance vers la voiture de Blaine. Ma curiosité prend le dessus. Il faut que je sache quelles sont ses intentions. Il le faut.


Ne m'envoyer pas des tomates, je sais que après ce qu'il s'est passé dans le chapitre 10 qui était un peu tout beau tout rose, vous ne souhaitez pas qu'il y a encore une dispute mais je peux me justifier : Cette dispute était tout simplement important dans l'histoire et qu'il fera évoluer leur relation même si ce n'est pas gagné. Pour vous consolez, le chapitre 12 est en cours et arrivera bientôt.

N'hésitez pas à laisser des reviews, et si vous avez des questions sur la fanfic ou autres, vous pouvez me les poser, je répondrai avec joie.

J'espère que ça vous ai plu et...

À bientôt :D